Vieilley

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Vieilley
Vieilley
L'église Saint-Léger à Vieilley.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Canton Baume-les-Dames
Intercommunalité Grand Besançon Métropole
Maire
Mandat
Christiane Zobenbuller
2014-2020
Code postal 25870
Code commune 25612
Démographie
Gentilé Vieilleys
Population
municipale
703 hab. (2016 en augmentation de 0,86 % par rapport à 2011)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 20′ 16″ nord, 6° 04′ 47″ est
Altitude Min. 215 m
Max. 593 m
Superficie 9,43 km2
Localisation

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Vieilley est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vieilley est situé à 12 km (à vol d'oiseau) au nord-est de Besançon, à environ 250 m d'altitude. Le village s'étend sur le sud de la vallée de l'Ognon et le nord de la Grande Côte, au pied du fort de la Dame Blanche (fort de Chailluz ou Kirgener). Vieilley est frontalier avec la Haute-Saône, au nord-ouest du département du Doubs.

La commune de Vieilley a une superficie de 9,43 km² limitée au sud par l'Ognon et Besançon, au nord par la Grande Côte et la forêt de Chailluz (où l'on trouve le point culminant de la commune à 593 m) et à l'ouest par Mérey-Vieilley.

Accès[modifier | modifier le code]

Vieilley est située au bord de la route départementale de Devecey à Moncey. L'autoroute la plus proche est l'A36 à Marchaux, à environ 11 km. Au sud de Vieilley passe la ligne TGV Mulhouse - Besançon - Lyon[1].

La commune est desservie par la ligne 65  du réseau de transport en commun Ginko.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Villiacus en 1049 ; De Villeyaco en 1143 ; Fertalita de Veilley en 1260 ; Ecclesia de Veilley au XIIIe siècle ; De Veilley au XIVe siècle ; Veilley en 1343[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Cromary
(Haute-Saône)
Palise Rose des vents
Mérey-Vieilley N Venise
O    Vieilley    E
S
Besançon, Braillans Marchaux

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

En 1992, Daniel Daval a découvert à Vieilley des restes de céramique sigillée, caractéristique de l'Antiquité romaine[3]. On les attribuent à la céramique d'Argonne, répandue surtout en Antiquité tardive (à partir du IIIe siècle apr. J.-C.)[4]. Les découvertes ne permettent cependant pas de conclure que la région était déjà peuplée à cette époque, il est plutôt probable qu'elles proviennent de la voie ralliant par l'Ognon Luxeuil à Besançon[5].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 895, Vieilley est documenté pour la première fois. L'église Saint-Léger date également de la fin du IXe siècle. Au Moyen Âge le village appartenait à l'abbaye Saint-Étienne de Besançon. En 1258, Étienne de Chassagne fait construire le château de Vieilley, qui sera détruit par les troupes de Louis XI en 1470, puis reconstruit de suite[6].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Lors de la guerre de Trente Ans les troupes du duc Bernard de Saxe-Weimar seront stationnées en juillet 1637 à Vieilley et Cromary en attendant les renforts venant de Montbéliard, menés par le Comte de Concey. Ensemble ils participeront à la campagne pour libérer la Franche-Comté de l'envahisseur lorrain[7]. Lors des années précédentes Vieilley avait souffert à plusieurs reprises de pillages et saccages menés par des soldats errants dans les environs, comme les communes des alentours et de nombreuses autres régions d'Europe pendant la guerre[8]. Le château ne sera également pas épargné : il se voit incendié par les troupes suédoises en 1642[9]. Dans le traité de Nimègue Vieilley et le reste de la Franche-Comté revient définitivement à la France.

Au début du XVIIIe siècle l'archevêque de Besançon acquit la possession du château de Vieilley. L'archevêque François-Joseph de Grammont meurt ici en 1717 après avoir royalement aménagé le château[10]. Il avait eu plusieurs conflits à résoudre avec le Parlement de Besançon sur les débats autour du jansénisme et de la bulle Unigenitus[11]. Lors de la Révolution française le château devient propriété d'état et est vendu en 1792[9].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Fort de Chailluz ou Kirgener.

Entre 1875 et 1878 est construit, au-dessus de Vieilley, dans la forêt de Chailluz, le fort Chailluz ou Kirgener qui offre de la place pour 600 hommes. Il s'aligne dans les nombreuses fortifications autour de Besançon (la citadelle étant probablement la plus célèbre) chargées de la défense de la ville. Après la défaite dans la guerre franco-allemande de 1870-1871, plusieurs forts ont été construits pour renforcer les systèmes défensifs, dont le fort de Chailluz fait partie.

Lors de la Première Guerre mondiale le château est réquisitionné par la cavalerie française. Aujourd'hui un monument dans la rue du Général-Charles-de-Gaulle rappelle les morts originaires de Vieilley. Pendant la Deuxième Guerre mondiale Vieilley est un lieu important de la Résistance : l'opposition locale s'organise dans le maquis de Vieilley[12]. Il réalise entre autres avec succès des actes de sabotages sur la ligne ferroviaire de Besançon pour ainsi interrompre les transports allemands[13]. L'anglais George Millar joue un rôle important lors de la Résistance à Vieilley. Le soldat de la Special Operations Executive se fait parachuter au-dessus de la région en août 1944 et soutiendra à partir de là le maquis de Vieilley. Il se chargera entre autres de la formation militaire du maquis. Le 15 août, Vieilley est encerclé par les Allemands qui fouillent l'ensemble de village et arrêtent le chef du maquis local. Il réussira à fuir le jour même et pourra continuer de travailler pour la résistance[9]. Le 16 novembre 1944 les chars français de la 1re Division blindée traversent Vieilley dans le cadre de la Libération[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 En cours Christiane Zobenbuller SE Retraitée Fonction publique
mars 2008 2014 André Mathez[15]    
mars 2002 2008 Bernard Bourgeois    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

En 2016, la commune comptait 703 habitants[Note 1], en augmentation de 0,86 % par rapport à 2011 (Doubs : +1,79 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
399293451435459449442441448
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
387417461448424401410404374
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
375357351307314325310278280
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
241246372432525587707697703
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Une école primaire très moderne construite en 2004 par l'architecte Bernard Quirot reçoit les élèves de Vieilley mais également des villages environnants.

Initialement un deuxième bâtiment était prévu qui devait héberger une bibliothèque et cantine, mais ce plan ne fut pas réalisé[20],[21] Une petite bibliothèque est installée dans la mairie. Elle propose un choix de livres principalement pour les jeunes. Elle ouvre une fois par semaine et propose des livres du Bibliobus, géré par la bibliothèque municipale de Besançon pour les environs de Besançon.

Équipements[modifier | modifier le code]

La salle polyvalente est régulièrement utilisée pour des manifestations culturelles telles des concerts ou des pièces de théâtre.

Sports[modifier | modifier le code]

Près de la salle se trouve un terrain de foot et un terrain de tennis. Près du fort de Chailluz se trouve une piste de décollage pour parapente.

Économie[modifier | modifier le code]

Vieilley est une commune principalement marquée par l'agriculture et l'exploitation forestière. Depuis plusieurs décennies elle accueille également de plus en plus de familles banlieusardes travaillant dans l'agglomération bisontine.

En dehors d'une épicerie on ne trouve pas de commerce à Vieilley. Le supermarché le plus proche est celui de Devecey.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint Léger du XVIIIe siècle avec son clocher comtois.
  • Les fontaines-lavoirs.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ligne TGV Rhin-Rhône
  2. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 6, BESANÇON, CÊTRE,
  3. Daniel Daval, Prospection de la moyenne vallée de l'Ognon : Entre Bonnay et Ruffey-le-Château, dans: Gallia Informations 1991, 2, Paris 1991, p. 60-62.
  4. Lydie Joan, Le Doubs et le territoire de Belfort: 25 et 90, Vol. 25, Paris 2003, p. 431.
  5. Victor Adolfe Malte-Brun, Nouvelles Annales des voyages ..., Paris 1862, p. 200
  6. Anna Tyzack, Property in France: Wartime 'hotel' gets a facelift, dans: The Daily Telegraph, Londres 14 juin 2008.
  7. Gérard Louis, La guerre de Dix Ans, 1634-1644, Paris 1998, p. 39.
  8. Paul Delsalle, La Franche-Comté au temps des archiducs Albert et Isabelle : 1598-1633, Besançon 2002, p. 12.
  9. a b et c Tyzack, Londres 2008. (cf. note 4)
  10. Eugène Auguste Bouchey, Recherches historiques sur ... Mandeure, Besançon 1862, p. 39.
  11. Jean François Nicolas Richard, Histoire des diocèses de Besançon et Saint-Claude, Besançon 1851, t. 2, p. 386-388.
  12. Jean Riche, La Franche-Comté sous l'occupation allemande et sa libération, Vol. 3, Besançon 1980, p. 126 et suivants.
  13. http://www.besancon.fr/gallery_files/site_1/346/353/781/guide_jeunes_resistance.pdf , p. 13
  14. Jean Navard, La Libération avec les chars, Paris 1980 p. 160
  15. [PDF] Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  20. quirotassocies.com
  21. Infociments.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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