Bagnoles-de-l'Orne

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Bagnoles-de-l'Orne
Bagnoles-de-l'Orne
Blason de Bagnoles-de-l'Orne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Alençon
Canton Bagnoles-de-l'Orne
Intercommunalité Communauté de communes Andaine-Passais
Maire délégué Jean-Pierre Blouet
2014-2020
Code postal 61140
Code commune 61483
Démographie
Gentilé Bagnolais
Population 2 317 hab. (2016)
Densité 250 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 18″ nord, 0° 24′ 40″ ouest
Altitude Min. 145 m
Max. 242 m
Superficie 9,26 km2
Historique
Commune(s) d’intégration Bagnoles de l'Orne Normandie
Localisation

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Liens
Site web www.ville-bagnolesdelorne.com

Bagnoles-de-l'Orne (prononcé [ba.ɲol.də.lɔʁn]) est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Bagnoles de l'Orne Normandie.

Elle est peuplée de 2 317 habitants[Note 1].

Elle est célèbre en tant qu'unique station thermale du Grand Ouest français et haut-lieu touristique de la Normandie, reconnue attrayante et offrant un large éventail de services touristiques.

Géographie[modifier | modifier le code]

La station se situe dans le sud de la Normandie, à quelques kilomètres de la limite avec le Maine, dans le cœur du pays d'Andaine, au sud-est du Bocage normand.

À 6 km de La Ferté-Macé, à 70 km au sud de Caen et à 200 km à l'ouest de Paris[1], Bagnoles-de-l'Orne se trouve au coeur de la forêt d'Andaine, dans le parc naturel régional Normandie-Maine.

La ville est arrosée par la Vée, une rivière prenant sa source à La Ferrière-aux-Étangs un peu plus au nord de Bagnoles-de-l'Orne et se jetant dans la Mayenne.

Communes limitrophes de Bagnoles-de-l'Orne[2]
(comm. nouv. de Bagnoles-de-l'Orne-Normandie)
Juvigny-sous-Andaine
(comm. nouv. de Juvigny-Val-d'Andaine)
Saint-Michel-des-Andaines
(comm. nouv. de Bagnoles-de-l'Orne-Normandie)
La Ferté-Macé
La Chapelle-d'Andaine
(comm. nouv. de Rives-d'Andaine)
Bagnoles-de-l'Orne La Ferté-Macé
Tessé-Froulay Tessé-Froulay, Couterne (comm. nouv. de Rives-d'Andaine) Couterne
(comm. nouv. de Rives-d'Andaine)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Baignolles en 1617[3].

Bagnolles est issu d'un terme latin du IVe siècle Balneolas « petit bain, petit établissement de bains »[3]. Selon le dictionnaire de vieux français de D. Godefroy, Baignolet désigne une étendue d'eau assez large mais peu profonde. Également en vieux français, bagnole désigne une habitation isolée ou un petit groupe d'habitations isolées, un hameau.

Le toponyme Tessé serait issu de l'anthroponyme gallo-roman Tessius[4].

Le gentilé est Bagnolais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon la légende locale, les origines de l'activité thermale datent du Moyen Âge. Cette dernière raconte que le seigneur médiéval Hugues de Tessé sentant qu'il atteint la fin de sa vie décide d'abandonner son cheval Rapide dans la forêt d'Andaine. Il est stupéfié quand l'animal revient quelques heures plus tard, fort et totalement revitalisé. Sans aucun ressentiment, Rapide emmène son maître vers les eaux de Bagnoles où, après avoir bu, il est aussi rajeuni. La station thermale est née.

Dans un autre conte, il est rapporté qu'un très vieux moine franciscain, qui lui aussi a pris les eaux de Bagnoles, retrouve une étonnante nouvelle vigueur et saute entre les plus hautes roches situées au-dessus de la ville. Ces roches s'appellent toujours « le Saut du Capucin ». Une autre facette de cet endroit fascinant sont les légendes arthuriennes, puisque Bagnoles et ses environs sont censés être le pays de Lancelot du Lac. D'ailleurs, le calendrier des événements culturels du village inclut une visite des sites arthuriens les plus célèbres.

Au XVIe siècle, les forges de Bagnoles sont cependant plus connues que sa source et il faut attendre le XVIIe siècle pour trouver dans des documents quelques mentions de ce qu'on appelle alors la « fontaine de Baignoles ». Mais le véritable promoteur de la station est le sieur Hélie de Cerny, auteur d'un Traité des eaux minérales de Bagnoles paru en 1740. Dans cet opuscule, un prospectus destiné à attirer les visiteurs en plus grand nombre, on lit sous la plume du fils que le père se rend adjudicateur de ce domaine en 1691, pour 150 livres de redevance annuelle à Falaise ; il fait construire un bain pour les hommes, un autre séparé pour les femmes et un troisième pour les pauvres ainsi que plusieurs corps de logis pour loger les malades et leurs équipages.

Vers 1770, le chevalier de Tréperel, successeur d'Hélie de Cerny, effectue d'importants travaux de rénovation. Chaque baigneur dispose d'une baignoire particulière « où l'eau entre par des tuyaux avec des robinets et se vide à volonté ». La Révolution apporte un certain trouble dans l'exploitation des bains qui passe alors entre des mains successives.

En fait, c'est surtout depuis le XIXe siècle que cette commune est réputée pour ses établissements thermaux (13 000 curistes par an pour environ trois semaines). Grâce à un certain monsieur Lemachois, les bâtiments reçoivent de nouvelles améliorations, un hôpital militaire est créé et la station connaît une vague nouvelle. De belles villas commencent à se construire et les sociétés commerciales responsables des bains apportent au fil du temps de nombreux embellissements : piscine, pavillon d'hydrothérapie, chalet de la source, etc. C'est l'époque idyllique où les calèches stationnent devant les bains, où redingotes et crinolines se frôlent dans la cour de l'établissement, où l'on chasse dans le parc et pêche dans la Vée et l'étang devenu lac.

Le site des thermes est initialement sur la commune de Couterne. C'est en 1913 que la commune est créée par prélèvement des territoires de Tessé-la-Madeleine (ouest de la Vée), Couterne (sud-est) et La Ferté-Macé (forêt au nord-est).

Le , les frères Carlo et Sabatino Rosselli, militants antifascistes italiens exilés en France, sont assassinés à Bagnoles-de-l'Orne (où Carlo est venu prendre les eaux) par un commando de la Cagoule.

Le , Bagnoles-de-l'Orne et Tessé-la-Madeleine fusionnent pour devenir une seule et même commune appelée Bagnoles-de-l'Orne, mais prenant le code Insee de Tessé-la-Madeleine (61483). Afin de désigner les deux parties, il est fait usage des noms de Bagnoles-Lac pour le Bagnoles « historique » et Bagnoles-Château pour Tessé. En 2013, la commune fête son centenaire

Aujourd'hui, la fontaine où but le fidèle destrier du vieux Hugues de Tessé a livré tous ses secrets. Son eau de source tiède, qui jaillit à raison de 48 m3 par heure, est indiquée pour les affections en phlébologie, rhumatologie et gynécologie.

Le , Bagnoles-de-l'Orne intègre avec Saint-Michel-des-Andaines la commune de Bagnoles de l'Orne Normandie[5] créée sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi no 2010-1563 du 16 décembre 2010 de la réforme des collectivités territoriales françaises. Les communes de Bagnoles-de-l'Orne et Saint-Michel-des-Andaines deviennent des communes déléguées et Bagnoles-de-l'Orne est le chef-lieu de la commune nouvelle.

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Bagnoles-de-l'Orne fait partie du canton de Bagnoles-de-l'Orne, dans l'arrondissement d'Alençon. Elle est intégrée dans la 1re circonscription de l'Orne.

Bagnoles-de-l'Orne adhère à la communauté de communes Andaine-Passais — depuis le 1er janvier 2017 — faisant partie du Pays du Bocage.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1966 Robert Cousin   Propriétaire.
1966 1977 Maxime Merlin   Pharmacien.
1977 1983 George Flipo (maire par intérim)   Médecin thermal.
1983 1992 André Brière   Directeur général délégué RFO.
1992 1995 René-Charles David   Géomètre expert.
1995[6] mars 2011[7] René Jambon   Médecin thermaliste retraité.
avril 2011[8] 31 décembre 2015 Jean-Pierre Blouet[9] DVD Vice-président du Conseil général de l'Orne.
2016   Olivier Petitjean   - Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et cinq adjoints[10]. Ces conseillers intègrent au complet le conseil municipal de Bagnoles de l'Orne Normandie le jusqu'en 2020 et Jean-Pierre Blouet devient maire délégué.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune comptait 2 317 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2005, 2010, 2015, etc. pour Bagnoles-de-l'Orne[11]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

           Évolution de la population de Tessé-la-Madeleine jusqu'en 1999 puis de Bagnoles-de-l'Orne  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1121 1001 2531 1681 1031 155610643637
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
610516513504417480471513518
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5195145925386136346071 048723
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
7738147909331 0911 2792 4772 4052 341
2016 - - - - - - - -
2 317--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique de Bagnoles-de-l'Orne avant 2000
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
371484482485730658598642651
1982 1990 1999 - - - - - -
783875893------
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Sources : EHESS[14])

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le quartier « Belle Époque »[modifier | modifier le code]

La Villa Simone, construite en 1903 par Jean-Alfred Besnard.
L'hôtel du Roc au Chien.

Le quartier « Belle Époque » de Bagnoles-de-l'Orne constitue un exemple plutôt bien préservé de ce que pouvait être un lotissement résidentiel de la bourgeoisie française du début du XXe siècle. Construit entre 1886 et 1914 et situé dans la partie méridionale de la ville, il est composé de superbes villas richement ornementées.

Des projets semblables ont été développés en France à la même époque, parmi lesquels on peut citer Le Vésinet près de Paris, le parc de Saurupt à Nancy et la ville d'hiver d'Arcachon. L'ampleur du projet de Bagnoles-de-l'Orne est considérable, le quartier atteignant le nombre de 53 villas en 1907. Ce succès peut être attribué en grande partie à Albert Christophle, ancien ministre des travaux publics et gouverneur du Crédit foncier, qui est l'un des principaux initiateurs du projet.

  • Le château Goupil.
  • La « villa du Crédit foncier », un des premiers bâtiments à être construit dans le quartier, est inaugurée en grande pompe le . Avec ses 22 chambres, sa salle de billard et sa bibliothèque, elle était utilisée pour la retraite et les vacances des employés du Crédit foncier de France.
  • Rétrospectivement, l'opulence architecturale de constructions telles que les villas Printania (1905), Simone (1903) et le Castel (1900) donne une bonne idée du goût éclectique et raffiné de cette époque. Ce sont les architectes-constructeurs Léon Bénard et Alphonse Apert qui se partagent la plus grande partie du marché bagnolais de l'époque.

Il est clair que si le modèle local semble avoir été inspiré par le courant néo-régionaliste normand tel qu'on peut le trouver dans les stations du bord de mer de la Côte Fleurie comme Deauville, Houlgate ou Trouville-sur-Mer, il existe bien un style architectural « Bagnolais » à nul autre semblable.

Depuis 1991, l'ensemble de ce quartier constitue une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP).

L'architecture Art déco[modifier | modifier le code]

Après la brutale coupure provoquée par la Première Guerre mondiale, le développement de Bagnoles-de-l'Orne comme destination touristique continue. Pendant cette deuxième période de grande affluence, qui correspond à ce qui est connu en France comme les « années folles », le succès de la station devient international.

À cette époque, les saisons thermales sont rythmées par les concerts de musique classique, les courses de chevaux à l'hippodrome, les tournois de golf et les nombreuses autres activités de loisirs destinées à une clientèle sophistiquée et exigeante. La demande est telle qu'un deuxième casino est finalement construit !

Comme il est essentiel qu'une ville thermale soit toujours à la dernière mode, les bâtiments érigés pendant cette période sont fortement influencés par le style « Art déco », qui est très en vogue durant l'entre-deux-guerres. C'est principalement l'investissement privé qui permet la construction des édifices de ce nouveau style. Le milliardaire américain Frank Jay Gould, déjà propriétaire du Grand Hôtel, s'intéresse de près à l'aménagement de la station et, à l'instar d'Albert Christophle durant la Belle Époque, s'investit personnellement dans son développement.

Les exemples les plus intéressants de ce type d'architecture sont le « Casino du Lac » construit par l'architecte Auguste Bluysen et l'église du Sacré-Cœur (1934) de l'architecte Olivier Michelin (dont le clocher ne comporte pas de cloche mais un haut parleur qui diffuse un enregistrement), labellisée « patrimoine du XXe siècle » en 2002. Ces deux bâtiments ont réussi le pari de s'intégrer parfaitement dans la verdure du paysage environnant tout en ajoutant une touche de décoration moderne basée sur l'utilisation de formes géométriques et de tons blancs.

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Impact de la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La forêt d'Andaine, proche, abrite plusieurs dépôts de matériels et munitions. Les hôtels ainsi que les casinos sont occupés par les troupes allemandes stationnées sur place. Quelques jours après le débarquement, le jeudi à h 30, le quartier du « Petit Bagnoles » est rasé par un bombardement allié (quarante pavillons sont détruits ainsi que l'hôtel de la Forêt et l'hôtel de la Biche).

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

Bagnoles-de-l'Orne est une ville fleurie ayant obtenu quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris[15]. L'arboretum du château de la Roche-Bagnoles a été créé au XIXe siècle dans un parc de 18 ha autour du château de la Roche qui est aujourd'hui la mairie[16]. Il contient 168 espèces dont de nombreux séquoias géants[17]. La station se situe au cœur de la forêt d'Andaine. Un parcours de santé jalonne les abords de la ville dans la forêt. La ville possède aussi plusieurs parcs et jardins : jardins bordant le lac et le casino, jardin des Thermes, parc du Château, promenade verte le long de la Vée, etc.

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Activité, labels et manifestations[modifier | modifier le code]

Labels[modifier | modifier le code]

La commune est une ville fleurie (quatre fleurs) au concours des villes et villages fleuris[18].

Sports[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La station fait profiter à ses visiteurs des spécialités locales normandes, notamment les tripes en brochette de La Ferté-Macé, le camembert de Normandie, le pommeau (alcool servi à l'apéritif), le cidre, le poiré, le calvados, la Bagnolaise (alcool mis au point à Bagnoles), ou encore les macarons, chocolats, étriers normands et autres confiseries bagnolaises et normandes.

Par ailleurs, la station célèbre en automne la cueillette des champignons dans la forêt d'Andaine : cèpes de Bordeaux, bolets, lactaires, craterelle, etc. Un festival gastronomique appelé Automne gourmand est alors organisé.

Bagnoles-de-l'Orne et la philatélie[modifier | modifier le code]

Un timbre postal d'une valeur de 0,2 franc représentant la commune avec le lac de la Vée, le casino et le grand-hôtel est émis le 8 mai 1961 à 5 135 000 exemplaires[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Centre-ville de Bagnoles-de-l'Orne.
Vue du lac de Bagnoles-de-l'Orne ; jadis on l'appelait plus modestement « étang de la forge ».

Hugues, vidame de la Ferté-Macé, seigneur de Tessé, Couterne et autres lieux mythiques de la forêt d'Andaine est à l'origine de la légende des eaux de Bagnoles-de-l'Orne.

Nul ne sait s'il est un personnage de légende ou réel, son histoire est évoquée dans un opuscule du comte de Blanzay qui paraît en 1885.

Visiteurs célèbres de la station[modifier | modifier le code]

Construit selon des règles strictes et destiné à des curistes fortunés, le concept d'un quartier résidentiel en plein cœur de la forêt normande attire une clientèle aisée. De surcroît, à cette époque, l'activité thermale ne se veut pas populaire mais favorise au contraire l'élitisme, le luxe et les aspirations des classes sociales favorisées qui prennent plaisir dans l'exaltation de la nature comme lieu de ressourcement.

C’est pour cette raison que Bagnoles-de-l'Orne est également connu pour les nombreux visiteurs prestigieux qui y ont résidé : le roi et la reine de Roumanie, le prince Carol, le prince Pierre de Monténégro, le prince Georges de Grèce, le duc et la duchesse de Connaught, le maréchal Pétain, le général Robert Nivelle, la baronne de Rothschild, la princesse Georges Bibesco, la princesse de Bettembourg, Marie Laurencin, Édouard Herriot, Eugène Lefèvre-Pontalis, Alexandre Dumas, ou même la Maharani de Kapurthala.

Depuis le début du XXe siècle, la station a reçu René Coty, Georges Pompidou et Jacques Chirac.

L'assassinat des frères Rosselli[modifier | modifier le code]

Carlo Rosselli (1899-1937) était un intellectuel et militant socialiste italien célèbre pendant les années entre la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale. Il consacre sa vie entière et sa fortune au combat anti-fasciste contre Mussolini, Hitler, et Franco.

Il est assassiné avec son frère Sabatino (1900-1937) par des membres de La Cagoule probablement sur ordre de Mussolini, à côté de Bagnoles-de-l'Orne le , précisément sur la route isolée tutoyant le château de Couterne. À l'automne 1948, les huit membres du commando sont condamnés aux Assises de la Seine dans le cadre du vaste procès de la Cagoule. L'un des deux tueurs avec Fernand Jakubiez, le militant d'extrême-droite Jean Filiol, a déjà fui en Espagne, condamné ainsi une troisième fois à mort par contumace.

L'affaire Benjamin Saunier[modifier | modifier le code]

La célèbre affaire Benjamin Saunier et Henri Cibois qui a lieu dans le quartier de Tessé-la-Madeleine en 1907, est jugée le 8 avril 1908 à la cour d'assises de l'Orne à Alençon.[réf. nécessaire]

Autres personnalités[modifier | modifier le code]

  • Clovis Thorel (né à Vers-Hébécourt en 1833 et mort à Bagnoles-de-l'Orne en 1911), botaniste, explorateur et médecin, consacre les 20 dernières années de sa vie à l'étude des propriétés thermales de la grande source de Bagnoles-de-l'Orne. Il est l'auteur du Code médical du baigneur à Bagnoles[22].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bagnoles-de-l'Orne

« D'argent aux quatre fasces ondées d'azur, chaussé de sinople, au chef de gueules chargé d'un léopard d'or, armé et lampassé d'azur[23]. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bagnoles-de-l'Orne, de l'eau et de l'air, par Loïc Bouquerel, Éditions Charles Corlet, 2013.
  • Bagnoles-de-l'Orne, par Jean-Marie Foubert, éditions OREP, 2009.
  • Bagnoles-de-l'Orne, ville d'eaux (sous la direction de Hervé Pelvillain) ; réd. Isabelle Léone-Robin ; photogr. Pascal Corbierre. - [Caen] : Développement culturel en Basse-Normandie, 1995. - [22] p. - (Itinéraires du patrimoine, (ISSN 1159-1722) ; no 106).
  • Auguste Salles, Le Pays-Bas-normand, Le Bagnoles d'autrefois, p. 5-30, 1923.
  • Jean-François Miniac (préf. Alain Lambert), Les Grandes Affaires criminelles de l'Orne, Paris, Éditions de Borée, coll. « Les Grandes Affaires criminelles », , 336 p., poche (ISBN 978-2-84494-814-4)
    Sur l'assassinat des frères Rosselli et l'affaire Benjamin Saunier et Henri Cibois.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2016.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les distances sont à vol d'oiseau.
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1 : Formations préceltique, celtiques, romanes, Genève, (lire en ligne), p. 295
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  5. « Recueil des actes administratifs de Novembre 2015 », sur le site de la préfecture de l'Orne (consulté le 20 novembre 2015).
  6. « Décès de René Jambon, maire de Bagnoles-de-l’Orne », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 14 novembre 2014)
  7. Décédé en fonction le 2 mars 2011 (Ouest-France du 3 mars 2011)
  8. « Jean-Pierre Blouet élu maire de Bagnoles-de-l'Orne », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 14 novembre 2014)
  9. Réélection 2014 : « Jean-Pierre Blouet a été réélu maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 10 avril 2014)
  10. « Bagnoles-de-l'Orne (61140) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 22 mai 2016)
  11. Date du prochain recensement à Bagnoles-de-l'Orne, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 20112012201320142015 2016 .
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Bagnoles-de-l'Orne », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 22 mai 2016)
  15. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris » (consulté le 13 juin 2011)
  16. http://www.bagnolesdelorne.com/voir-faire/sites-de-visite/518668-arboretum-parc-du-chateau
  17. http://www.normandie-tourisme.fr/pcu/arboretum-du-chateau-de-la-roche-bagnoles/bagnoles-de-lorne-normandie/fiche-PCUNOR061FS00085-1.html
  18. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris », sur villes-et-villages-fleuris.com (consulté le 22 mai 2016)
  19. « Hippodrome de Bagnoles-de-l'Orne », sur letrot.com, Le Trot (consulté le 20 août 2019)
  20. https://stationdetrail.com/fr/stations/bagnoles-normandie
  21. Le timbre
  22. Code médical du baigneur à Bagnoles... par les Drs C. Thorel,... Raoul Vaucher, G. Steinheil, 1900, 162 p.
  23. « Bagnoles-de-l'Orne », sur GASO, la banque du blason (consulté le 23 mai 2013)