Seppois-le-Bas

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Seppois-le-Bas
L'église Saint-Maurice
L'église Saint-Maurice
Blason de Seppois-le-Bas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Altkirch
Canton Hirsingue
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de la Largue
Maire
Mandat
Francis Demuth
2001-2008
Code postal 68580
Code commune 68305
Démographie
Population
municipale
1 211 hab. (2011)
Densité 180 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 32′ 13″ N 7° 10′ 31″ E / 47.537, 7.1754 ()47° 32′ 13″ Nord 7° 10′ 31″ Est / 47.537, 7.1754 ()  
Altitude Min. 365 m – Max. 440 m
Superficie 6,73 km2
Localisation

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Seppois-le-Bas

Seppois-le-Bas (Needersept en alsacien) est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Seppois-le-Bas sont appelés Bas-Seppoisiens et Bas-Seppoisiennes.

Formant une agglomération continue avec la commune voisine de Seppois-le-Haut, elle se trouve au croisement des axes routiers Bâle - Montbéliard et Porrentruy - Altkirch.

Les grandes agglomérations les plus proches de Seppois-le-Bas sont Bâle à 40 kilomètres à l'est, Mulhouse à 30 kilomètres au nord, Belfort à 40 kilomètres au nord-ouest, Montbéliard à 35 kilomètres à l'ouest et Delémont à 35 kilomètres au sud.

La Largue est la principale rivière qui traverse la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Sape (1256), Sapoi (1257), Septe (1269), Saipoy (1370), Sapois/Sappoy/Seppoix (1582), Sept pois (Cassini), Nidersept (1793).
  • En allemand: Niedersept[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Même si on pense que le village existait déjà à l'époque des Celtes, le plus vieux document faisant référence à Saipoy date de 1164[2].

Un autre document daté de 1302 fait apparaître une distinction entre Seppois-le-Bas (Septen inferioris) et Seppois-le-Haut[3].

En 1530, l'existence d'une paroisse comprenant les deux Seppois est attestée. C'est aussi vers cette date que sera célébré le mariage de Marie de Hagenbach et de Jean Eusèbe de Breitenlandenberg. Leurs descendants habiteront un manoir au village jusqu'en 1818[2].

Pendant la Guerre de Trente Ans, les Suédois ravagent le pays et en 1633, seule une maison du village serait restée debout[2].

En 1789, le seigneur de Seppois va représenter la noblesse de l'Alsace du Sud aux états généraux à Versailles. Fin juillet 1789, lors des troubles de la Grande Peur, les paysans attaquent le manoir. Durant la Terreur, Jean Bochelen, vicaire du village qui célébrait des messes en cachette, est arrêté et fusillé à Colmar en 1798[2].

En 1871, par le Traité de Francfort, l'Alsace est cédée à l'Empire allemand, à l'exception de la partie sud-ouest du Haut-Rhin qui deviendra le Territoire de Belfort. De par sa position limitrophe avec ce nouveau département français, Seppois-le-Bas devient un village frontière et accueille un poste de douane.

Au début du XXe siècle, Seppois-le-Bas bénéficiait des effets de la croissance économique de l’époque. Bien que les agriculteurs y demeuraient largement majoritaires, le village comptait également 4 restaurants, 3 menuisiers, 2 boulangers, 2 charrons, 2 cordonniers, 2 épiciers, 2 tailleurs, 1 boucher, 1 maréchal ferrant, 1 sabotier, 1 sellier et 1 tonnelier ainsi qu’une forge, un moulin et une unité de fabrication de boîtiers de montres. À cela, il convenait d’ajouter une poste et une perception. Une petite communauté israélite, essentiellement commerçante, s'y était implantée et possédait sa propre synagogue. Celle-ci sera détruite pendant la première guerre mondiale et ne sera jamais reconstruite. De nos jours, les seuls vestiges de cette installation sont une Rue des Juifs proche de leur ancien lieu de culte et un cimetière israélite[4].

Une ligne de chemin de fer Dannemarie-Pfetterhouse passant par le village est construite en 1908 et inaugurée en 1910. Cette ligne continuera à fonctionner jusqu'en 1968, puis, laissée à l'abandon, la majeure partie de son tracé sera convertie en piste cyclable dans les années 1990.

L'église détruite (1916).

À partir du , le village connait une période de troubles et d’incertitude lies à la Première Guerre mondiale. On peut ainsi citer notamment le 23 août où l’armée allemande occupe la localité le matin et les Français l’après-midi. Le 3 septembre, des dragons venant de Belfort investirent le village et emmenèrent derrière leurs lignes tous les hommes valides qu’ils trouvèrent encore et qui étaient âgés entre vingt et trente-deux ans. Le 17 septembre, ce fut au tour des Allemands de venir procéder de la même manière[5]. En octobre, le front se stabilise à quelques kilomètres du village qui devient un cantonnement de l’armée française. Le clocher de l’église sert notamment de tour de guet. Toutefois, ce nouveau statut fait que Seppois-le-Bas subit de nombreux bombardements jusqu’à la fin de la guerre. Le , une cérémonie est organisée, au cours de laquelle les villageois présentent leurs vœux aux militaires et qui symbolisera officiellement le retour de la localité à la France[6]. Mais devant l’intensification du pilonnage, la population civile est évacuée à la fin janvier 1916 et ne reviendra qu’au printemps 1919 dans un village transformé en champ de ruines[7]. Ces évènements vaudront au village la croix de guerre de 1914-1918 (Journal officiel du )[3].

Durant la Seconde Guerre mondiale, Seppois, comme le reste de l'Alsace, sera à nouveau annexé au Reich allemand, et retrouvera son statut de poste frontière. De par sa proximité avec la Suisse, le village accueillera alors plusieurs passeurs. Toutefois, la guerre touche à sa fin le , lorsque le Régiment d'infanterie coloniale du Maroc, incorporé à la première armée du Général de Lattre de Tassigny fait de Seppois-le-Bas le premier village libéré d'Alsace.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Seppois-le-Bas

Les armes de Seppois-le-Bas se blasonnent ainsi :
« D'or à trois écussons de gueules deux et un, au chef de gueules à trois anneaux d'argent »[3].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Seppois le Bas
La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 mars 1977 Édouard Braun S.E. -
mars 1977 - Francis Demuth Div. droite Ancien Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 211 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
590 750 555 520 621 717 762 799 810
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
723 692 737 686 709 711 712 667 732
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
629 703 726 458 517 531 547 553 562
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
539 560 645 638 836 946 1 064 1 080 1 211
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9])
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • collège de la Largue : situé impasse de la Gare, 300 élèves environ y sont inscrits.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village dispose de plusieurs monuments commémorant les âpres combats qui permirent sa libération, en 1944.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Cathy Muller, coureur automobile ;
  • Lazare Weiller (1858 - 1928), industriel et homme politique français issu d'une famille originaire de Seppois-le-Bas.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868)
  2. a, b, c et d Jean-Daniel Gissinger et Dominique Zeller, « Historique », Visite du village, sur École Mixte Jean-Henri Lambert Seppois-le-Bas (consulté le 24 août 2013)
  3. a, b et c C. Wilsdorf, L. Rohn, A. Herscher, « Seppois le Bas », Armoiries des communes du Haut-Rhin, sur Archives Départementales du Haut-Rhin,‎ 23 janvier 2006 (consulté le 24 août 2013)
  4. Vincent Heyer, Le front oublié : Seppois et ses proches alentours dans la première guerre mondiale, Éditions CSV, coll. « La grande guerre »,‎ 2007, 194 p. (ISBN 9782953057904), p. 21-22
  5. Vincent Heyer, Le front oublié : Seppois et ses proches alentours dans la première guerre mondiale, Éditions CSV, coll. « La grande guerre »,‎ 2007, 194 p. (ISBN 9782953057904), p. 39
  6. Vincent Heyer, Le front oublié : Seppois et ses proches alentours dans la première guerre mondiale, Éditions CSV, coll. « La grande guerre »,‎ 2007, 194 p. (ISBN 9782953057904), p. 63-64
  7. Vincent Heyer, Le front oublié : Seppois et ses proches alentours dans la première guerre mondiale, Éditions CSV, coll. « La grande guerre »,‎ 2007, 194 p. (ISBN 9782953057904), p. 99
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011