Seppois-le-Bas

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Seppois-le-Bas
Seppois-le-Bas
L'église Saint-Maurice.
Blason de Seppois-le-Bas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Haut-Rhin
Arrondissement Altkirch
Intercommunalité Communauté de communes Sud Alsace Largue
Maire
Mandat
Maurice Barnabe
2020-2026
Code postal 68580
Code commune 68305
Démographie
Gentilé Bas-Seppoisiens
Population
municipale
1 384 hab. (2018 en augmentation de 4,85 % par rapport à 2013)
Densité 206 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 32′ 13″ nord, 7° 10′ 31″ est
Altitude Min. 365 m
Max. 440 m
Superficie 6,73 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Masevaux
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Seppois-le-Bas

Seppois-le-Bas (Needersept en alsacien) est une commune française située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Seppois-le-Bas sont appelés Bas-Seppoisiens et Bas-Seppoisiennes.

Formant une agglomération continue avec la commune voisine de Seppois-le-Haut, elle se trouve au croisement des axes routiers Bâle - Montbéliard (l'ancienne route nationale 463) et Porrentruy - Altkirch.

Au nord, Largitzen, à l'est Seppois le Haut, au sud, Pfeterhouse, au sud-ouest Rechesy, à l'est et au nord-est Ueberstrass
Les communes limitrophes de Seppois-le-Bas.

Les grandes agglomérations les plus proches de Seppois-le-Bas sont Bâle à 40 kilomètres à l'est, Mulhouse à 30 kilomètres au nord, Belfort à 40 kilomètres au nord-ouest, Montbéliard à 35 kilomètres à l'ouest et Delémont à 35 kilomètres au sud.

La Largue est la principale rivière qui traverse la commune.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Seppois-le-Bas est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Sape (1256), Sapoi (1257), Septe (1269), Saipoy (1370), Sapois/Sappoy/Seppoix (1582), Sept pois (Cassini), Nidersept (1793).
  • En allemand : Niedersept[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Même si on pense que le village existait déjà à l'époque des Celtes, le plus vieux document faisant référence à Saipoy date de 1164[7]. Un autre, de 1264 et conservé dans le fonds de Lucelle confirme confirme cette existence[8].

Un texte daté de 1302 fait pour sa part apparaître une distinction entre Seppois-le-Bas (Septen inferioris) et Seppois-le-Haut[9].

En 1530, les autorités religieuses et les fidèles d'une paroisse comprenant les deux Seppois, Luffendorf et une partie de Bisel signent une charte de 32 décrets qui serait la première du genre sur le territoire alsacien[8].

C'est aussi vers cette date que sera célébré le mariage de Marie de Hagenbach et de Jean Eusèbe de Breitenlandenberg. Leurs descendants habiteront un manoir au village jusqu'en 1818[7].

Pendant la Guerre de Trente Ans, les Suédois ravagent le pays et en 1633, seule une maison du village serait restée debout[8].

En 1789, le seigneur de Seppois va représenter la noblesse de l'Alsace du Sud aux états généraux à Versailles. Fin , lors des troubles de la Grande Peur, les paysans attaquent le manoir. Durant la Terreur, Jean Bochelen, vicaire du village qui célébrait des messes en cachette, est arrêté et fusillé à Colmar en 1798[7].

En 1871, par le Traité de Francfort, l'Alsace est cédée à l'Empire allemand, à l'exception de la partie sud-ouest du Haut-Rhin qui deviendra le Territoire de Belfort. De par sa position limitrophe avec ce nouveau département français, Seppois-le-Bas devient un village frontière et accueille un poste de douane[10].

Au début du XXe siècle, Seppois-le-Bas bénéficie des effets de la croissance économique de l’époque. Quatre foires annuelles se mettent en place et un marché s’établit tous les mercredis ; tous deux connaissent un certain succès[8]. Bien que les agriculteurs y demeurent largement majoritaires, le village compte également 4 restaurants, 3 menuisiers, 2 boulangers, 2 charrons, 2 cordonniers, 2 épiciers, 2 tailleurs, 1 boucher, 1 maréchal-ferrant, 1 sabotier, 1 sellier et 1 tonnelier ainsi qu’une forge, un moulin et une unité de fabrication de boîtiers de montres. À cela, il convient d’ajouter une poste et une perception. Une petite communauté israélite, essentiellement commerçante, s'est implantée et possède sa propre synagogue. Celle-ci sera détruite pendant la première guerre mondiale et ne sera jamais reconstruite. De nos jours, les seuls vestiges de cette installation sont une Rue des Juifs proche de leur ancien lieu de culte et un cimetière israélite[11].

Une ligne de chemin de fer Dannemarie-Pfetterhouse passant par le village est construite en 1908 et inaugurée en 1910. Cette ligne continuera à fonctionner jusqu'en 1968, puis, laissée à l'abandon, la majeure partie de son tracé sera convertie en piste cyclable dans les années 1990[12].

L'église détruite (1916).

À partir du , le village connait une période de troubles et d’incertitude lies à la Première Guerre mondiale. On peut ainsi citer notamment le 23 août où l’armée allemande occupe la localité le matin et les Français l’après-midi. Le 3 septembre, des dragons venant de Belfort investirent le village et emmenèrent derrière leurs lignes tous les hommes valides qu’ils trouvèrent encore et qui étaient âgés entre vingt et trente-deux ans. Le 17 septembre, ce fut au tour des Allemands de venir procéder de la même manière[13]. En octobre, le front se stabilise à quelques kilomètres du village qui devient un cantonnement de l’armée française. Le clocher de l’église sert notamment de tour de guet. Toutefois, ce nouveau statut fait que Seppois-le-Bas subit de nombreux bombardements jusqu’à la fin de la guerre. Le , une cérémonie est organisée, au cours de laquelle les villageois présentent leurs vœux aux militaires et qui symbolisera officiellement le retour de la localité à la France[14]. Mais devant l’intensification du pilonnage, la population civile est évacuée à la fin et ne reviendra qu’au printemps 1919 dans un village transformé en champ de ruines[15]. Ces évènements vaudront au village la croix de guerre de 1914-1918 (Journal officiel du )[9].

Durant la Seconde Guerre mondiale, Seppois, comme le reste de l'Alsace, sera à nouveau annexé au Reich allemand, et retrouvera son statut de poste frontière. De par sa proximité avec la Suisse, le village accueillera alors plusieurs passeurs. Toutefois, la guerre touche à sa fin le , lorsque le Régiment d'infanterie coloniale du Maroc, incorporé à la première armée du Général de Lattre de Tassigny fait de Seppois-le-Bas le premier village libéré d'Alsace[8].

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Seppois-le-Bas

Les armes de Seppois-le-Bas se blasonnent ainsi :
« D'or à trois écussons de gueules deux et un, au chef de gueules à trois anneaux d'argent »[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Seppois le Bas
La mairie[16].
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 mars 1977 Édouard Braun SE -
mars 1977 mars 2014 Francis Demuth DVD Conseiller général du canton de Hirsingue (1988-2008)
mars 2014 En cours Claude Burgy SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[17] :

  • total des produits de fonctionnement : 1 458 000 , soit 1 167  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 109 000 , soit 888  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 981 000 , soit 786  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 426 000 , soit 341  par habitant ;
  • endettement : 4 822 000 , soit 3 861  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 16,08 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 13,09 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 70,95 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 50,60 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 19,72 %.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[19].

En 2018, la commune comptait 1 384 habitants[Note 2], en augmentation de 4,85 % par rapport à 2013 (Haut-Rhin : +0,82 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
590750555520621717762799810
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
723692737686709711712667732
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
629703726458517531547553562
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
5395606456388369461 0641 0801 235
2017 2018 - - - - - - -
1 3781 384-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Collège de la Largue : situé impasse de la Gare, 300 élèves environ y sont inscrits.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Maurice[22] et l'orgue de 1930[23],[24].
  • Ancienne synagogue[25].
  • Maison des Breiten-Landenberg[26].
  • Maison, forge de maître de forge[27].
  • Monuments commémoratifs :
    • Monument aux morts[28],
    • Cimetière de catholiques, de militaires[29],
    • Cimetière de juifs[30],[31].
  • Le village dispose de plusieurs monuments commémorant les âpres combats qui permirent sa libération, en 1944.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Il s'agit de trois bâtiments; celui de gauche, gris, fait trois étages, alors que les deux autres n'en comportent que deux; celui du milieu a avec une façade blanche alors que celui de droite, gris avec des liserés jaunes, est aussi large que les deux autres réunis
Le siège de l'entreprise Waterair.
  • L'entreprise Waterair qui fabrique des piscines est implantée à Seppois-le-Bas.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  6. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868)
  7. a b et c Jean-Daniel Gissinger et Dominique Zeller, « Historique », Visite du village, sur École Mixte Jean-Henri Lambert Seppois-le-Bas (consulté le 24 août 2013).
  8. a b c d et e Mairie de Seppois-le-Bas, « histoire de seppois-le-bas 68580 » (consulté le 11 février 2017).
  9. a b et c C. Wilsdorf, L. Rohn, A. Herscher, « Seppois le Bas », Armoiries des communes du Haut-Rhin, sur Archives Départementales du Haut-Rhin, (consulté le 24 août 2013).
  10. Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense, « Le Haut-Rhin et la Grande Guerre dans les collections photographiques et cinématographiques de l’ECPAD (1915-1919) », sur 14-18 Mission Centenaire (consulté le 11 février 2017).
  11. Vincent Heyer, Le front oublié : Seppois et ses proches alentours dans la première guerre mondiale, Courtelevant, Éditions CSV, coll. « La grande guerre », , 194 p. (ISBN 978-2-9530579-0-4, lire en ligne), p. 21-22.
  12. Claudio Filipponi, « Le chemin de fer (Porrentruy) - Bonfol - Pfetterhouse - Dannemarie », sur Binary Morti, (consulté le 11 février 2017).
  13. Vincent Heyer, Le front oublié : Seppois et ses proches alentours dans la première guerre mondiale, Courtelevant, Éditions CSV, coll. « La grande guerre », , 194 p. (ISBN 978-2-9530579-0-4, lire en ligne), p. 39.
  14. Vincent Heyer, Le front oublié : Seppois et ses proches alentours dans la première guerre mondiale, Courtelevant, Éditions CSV, coll. « La grande guerre », , 194 p. (ISBN 978-2-9530579-0-4, lire en ligne), p. 63-64.
  15. Vincent Heyer, Le front oublié : Seppois et ses proches alentours dans la première guerre mondiale, Courtelevant, Éditions CSV, coll. « La grande guerre », , 194 p. (ISBN 978-2-9530579-0-4, lire en ligne), p. 99.
  16. « mairie, école », notice no IA68002995, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Les comptes des communes : Seppois le Bas » [archive du ], Ministère français de l'Économie et des Finances, (consulté le 19 janvier 2017).
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  22. « église paroissiale Saint-Maurice », notice no IA68002992, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. Notice no IM68006292, base Palissy, ministère français de la Culture orgue de l'église paroissiale Saint-Maurice
  24. Inventaire de l'orgue
  25. La communauté disparut au cours de la première guerre mondiale
  26. « maison des Breiten-Landenberg », notice no IA68002997, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  27. « maison, forge de maître de forge », notice no IA68002996, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. Notice no IM68006294, base Palissy, ministère français de la Culture monument aux morts
  29. « Cimetière de catholiques, de militaires », notice no IA68002993, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. « cimetière de juifs », notice no IA68002994, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. Cimetières israélites du Haut-Rhin
  32. « Alsace : le palmarès sportif de 2020 est sorti, Yann Ehrlacher détrône Pierre-Hugues Herbert », France 3 Grand Est,‎ (lire en ligne, consulté le 20 janvier 2021)
  33. Luc Dreosto, « Cyclisme : Hugo Hofstetter, un Alsacien participera au Tour de France 2020 », France Bleu Alsace,‎ (lire en ligne, consulté le 20 janvier 2021).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]