Bataille de Sidi-Brahim

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Bataille de Sidi-Brahim
Le combat de Sidi-Brahim par Louis-Théodore Devilly
Le combat de Sidi-Brahim par Louis-Théodore Devilly
Informations générales
Date 23 - 26 septembre 1845
Lieu Sidi-Brahim (Algérie)
Issue Victoire algérienne
Belligérants
Drapeau du Royaume de France Royaume de France Dz flag-Abdelkader.png État d'Abd el Kader
Commandants
Lucien de Montagnac Abd El Kader
Forces en présence
540 hommes 3 000 à 6 000 hommes
Pertes
~ 400 morts
96 prisonniers
inconnues
Conquête de l'Algérie
Coordonnées 35° 15′ 38″ N 0° 34′ 03″ O / 35.260555555556, -0.567535° 15′ 38″ Nord 0° 34′ 03″ Ouest / 35.260555555556, -0.5675  

Géolocalisation sur la carte : Algérie

(Voir situation sur carte : Algérie)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Sidi-Brahim.

La bataille de Sidi-Brahim s'est déroulée du 23 au 26 septembre 1845 entre les troupes françaises et Abd El Kader. Elle dura 3 jours et 3 nuits.

Déroulement de la bataille[modifier | modifier le code]

Episode des guerres d Afrique: Sidi Brahim par Gaspard Gobaut.

Les Français, commandés par le lieutenant-Colonel Montagnac, avaient engagé à la légère le 8e bataillon de chasseurs à pied et le deuxième escadron du 2e régiment de hussards contre les troupes de Abd El-Kader.

Imprévue, mal commandée par un Montagnac inconséquent, la rencontre tourna mal pour les troupes françaises. Après un premier combat, les troupes françaises furent réduites de 450 à 82 chasseurs et hussards face à 10 000 Algériens. Acculés, les chasseurs de la compagnie de carabiniers se réfugièrent dans un marabout d'où ils repoussèrent tous les assauts.

La bataille de Sidi Brahim selon Gaspard Gobaut.

Après plusieurs jours de siège, les hommes, sans eau, sans vivres, à court de munitions, en furent réduits à couper leurs balles en morceaux pour continuer à tirer. L'émir Abd El Kader fit couper la tête du capitaine Dutertre, fait prisonnier et amené devant le marabout pour exiger la reddition des chasseurs. Malgré tout, Dutertre, eut le temps d'exhorter les survivants à se battre jusqu'à la mort. Lorsque l'émir demanda au clairon français, Guillaume Rolland, de sonner la retraite, celui-ci n'en fit rien et sonna la charge. Lors d'une de ces demandes de reddition, un chasseur répondit « merde » à l'émir[réf. nécessaire]. Les survivants, n'ayant plus de munitions, chargèrent à la baïonnette. Ils percèrent les lignes ennemies et, sur les 80 survivants, 16 purent rejoindre les lignes françaises (5 moururent quelques jours plus tard). Seuls 11 chasseurs sortirent vivants de la bataille. Le caïd de Nedroma, Nekkach, recueillit une partie au moins des survivants et refusa d'ouvrir les portes de sa ville aux troupes de l'émir.

Hommage[modifier | modifier le code]

Autoportrait du colonel Montagnac tué pendant la bataille.

Fait de bravoure extrême, la bataille reste dans la mémoire des chasseurs à pied et donne son nom au 8e bataillon de chasseurs à pied, dit bataillon de Sidi-Brahim. Elle est inscrite sur le drapeau des chasseurs. Toutefois selon Gilles Manceron, on se garda bien de dire que les soldats « y avaient été conduits de manière assez inconsidérée » par le colonel de Montagnac « dont les écrits fourmillent, sans aucun remords, du récit des nombreux crimes de guerre dont il se vante »[1].

Les restes des soldats tués à Sidi-Brahim furent rassemblés à Djemmaa Ghazaouet dans le « Tombeau des Braves » puis déposés au Musée des Chasseurs, au vieux fort de Vincennes en 1965.

L'expression « faire Sidi-Brahim » est devenue un symbole chez les chasseurs. Durant la Première Guerre mondiale, le 7e bataillon de chasseurs alpins tint un col allemand pendant plusieurs jours et, manquant de munitions, se battit avec des pierres et repoussa l'attaque allemande. Les chasseurs y gagnèrent le surnom de « diables bleus », qui est encore utilisé de nos jours. L'insigne du 7e bataillon de chasseurs alpins est un diable dans un cor de chasse : le cor représente les chasseurs et le diable représente le 7e BCA et leur Sidi-Brahim[2].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Gilles Manceron, Marianne et les colonies, La découverte, 2003, p.168
  2. Archives du 7e bataillon de chasseurs alpins de Bourg-Saint-Maurice