Thury-Harcourt

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Thury-Harcourt
Image illustrative de l'article Thury-Harcourt
Blason de Thury-Harcourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Canton Thury-Harcourt
Intercommunalité Communauté de communes Cingal-Suisse Normande
Maire délégué Paul Chandelier
Code postal 14220
Code commune 14689
Démographie
Gentilé Harcourtois
Population 2 019 hab. (2014)
Densité 412 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 05″ nord, 0° 28′ 23″ ouest
Altitude Min. 18 m
Max. 156 m
Superficie 4,90 km2
Historique
Commune(s) d’intégration Le Hom
Localisation

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Thury-Harcourt

Thury-Harcourt est depuis le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle du Hom[1], et une ancienne commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie.

Elle est peuplée de 2 019 habitants[Note 1].

Située dans la vallée de la rivière l’Orne, ses environs très vallonnés comme à Clécy, ou bien à la Roche d'Oëtre sont un contraste saisissant avec le plateau de Caen situé plus au nord. Cette Suisse normande, faite de collines, attire les visiteurs en raison des nombreuses activités sportives qui peuvent y être pratiquées.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville se situe à vingt-quatre kilomètres au sud de Caen, dans la vallée de l’Orne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Thury est attesté sous les formes latinisées Torei vers 1000 et Turium vers 1150[2].

Ces formes anciennes sont semblables à celle des noms de type Tauriac, Thoiry, Thoré, Thorey, etc. toutes issues d'un anthroponyme gallo-roman Taurus ou Torus, suivi du suffixe -i-acum indiquant la propriété.

C'est ce nom de « Thury ! » (« Toirié ! »[3]) que criaient Raoul Ier Tesson et ses suivants révoltés contre le pouvoir ducal à la bataille du Val-ès-Dunes[4] et non point « Thor aïe ! » (« Thor aide ! ») selon une explication légendaire tenace[5]. Raoul Tesson était effectivement seigneur de Thury et il était d'usage de crier le nom de son « enseigne » lors d'une bataille.

Le déterminant complémentaire Harcourt a été ajouté référence à Henry d'Harcourt qui tirait justement son titre du village normand de Harcourt (aujourd'hui dans le département de l'Eure).

Le nom ancien est Thury, mais le marquisat de Thury fut érigé en duché-pairie au bénéfice de Henry d’Harcourt, marquis de Thury sous le nom de « duché de Harcourt » en 1709[6], induisant une modification du nom.

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune reprit le nom de Thury[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les seigneuries normandes de Thury, Dangu, Préaux, Ferrières, Tilly et Crèvecœur ont partagé un moment les mêmes seigneurs.

1- La famille Taisson/Tesson[8] possède d'abord Thury depuis le XIe siècle au moins, puis par mariage les Bertran de Bricquebec[9] en héritent au XIIIe siècle[10], enfin les Bec Crépin[11] au XIVe siècle, déjà sires de Dangu[12]. L'héritière Blanche Crespin du Bec est dame de Thury et Dangu, qu'elle apporte à son mari Pierre II de Préau(l)x, † 1360 : ils sont les parents de Jean IV (otage des Anglais en 1361 puis établi durablement en Angleterre, d'où postérité : les Preaulx) ; sa sœur Marguerite dame de Préaux, Dangu et Thury (épouse en deuxièmes noces de Jacques de Bourbon-La Marche seigneur d'Argies, d'où les Bourbon-Préaux sur deux générations jusqu'à Marie de Bourbon, la dernière des Bourbon-Preaulx, † sans postérité avant 1440) ; et leur sœur Yolande/Jeanne ci-dessous (mariée au seigneur Jean II de Ferrières, probablement Ferrières-Saint-Hilaire : ce serait alors la branche française des Ferrers ; plutôt que La Ferrière-Harang), qui sera finalement l'héritière des trois fiefs.

2- Avant de poursuivre, évoquons les seigneurs[13] de Préaux/Preaulx : selon la tradition – contestée – un seigneur de Préaux, souche de la famille, serait Eudes (de Préaux ?), lieutenant de Guillaume le Conquérant, aidant celui-ci à asseoir sa conquête en Angleterre. En tout cas les seigneurs de Préaux ou Preaulx tiendront une place importante dans l'histoire de la Normandie et se trouveront mêlés aux conflits entre Anglais et Français.

Il faut distinguer cette famille normande des Préaulx de Touraine (Indre), même si on a essayé d'établir un lien : un chevalier Guillaume-Raoul aurait reçu de Philippe Auguste le fief de Préaux (36) en remerciement de son courage à Bouvines (1214) ; serait-ce Guillaume († 1235) ci-dessous, ou son oncle Guillaume frère cadet de Jean Ier, ou encore un autre Guillaume – issu ou pas de la famille normande ?

Après deux Ingelran (Enguerrand) de Préaux, on trouverait une Heudeberge, fille d'Ingelran II, qui par son mariage avec Osbert II de Cailly fit passer Préaux vers la moitié du XIIe siècle dans la Maison de Cailly, d'où deux fils, Osbert III et Simon (la branche de ce dernier se trouverait installée en Angleterre au XIIIe siècle sous le nom de Cailly) ; Osbert III fut le père de Jean Ier (qui suit), Pierre (au service d'Henri II d'Angleterre, Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre ; en 1204, il défendit la ville de Rouen assiégée par les troupes de Philippe Auguste mais dut se rendre au roi de France ; gardant toujours sa fidélité à Jean sans Terre, il devint Bailli des îles anglo-normandes, † 1212), Simon, Roger, Guillaume et Enguerrand.

Jean Ier de Préaux-Cailly († après 1213) eut pour fils Guillaume (Guillaume-Raoul ? ; † 1235), d'où Jean II, † 1303 < Pierre Ier, † 1311, x Yolande de Lusignan fille d'Hugues XI et de Yolande de Dreux-Bretagne < Jean III, † 1330, x Catherine fille de Jean II Malet de Graville < Pierre II de Préaux-Cailly x Blanche Crespin du Bec dame de Thury et Dangu, vus plus haut.

3- La fille cadette de Blanche et Pierre II de Préaux, Yolande/Jeanne de Préaux ci-dessus, dame de Thury et Dangu en héritage de sa nièce Marie de Bourbon-Preaulx dans la deuxième moitié du XIVe siècle, épouse donc Jean II Gouvain baron de Ferrières, d'où la suite des sires de Thury, Dangu, Préaux et Ferrières. Leur fils Jean III de Ferrières, chambellan du roi en 1402, épouse Marguerite d'Harcourt (dame de Montfort-le-Rotrou, cousine germaine de Philippe d'Harcourt sire de Bonnétable et Vibraye, grand-père de Jacques d'Harcourt-Beuvron ci-après), d'où Charles < Jean IV, chambellan du roi en 1453, x 1449 Jeanne dame de Tilly et de Crèvecœur-en-Auge † 1495 < Marie de Ferrières, dame de Tilly et Thury en partie, qui suit ; et ses frères Jean V (qui poursuit les barons de Ferrières et Montfort-le-Rotrou), et Guillaume de Ferrières (baron de Crèvecœur, Préaux, Dangu et de l'autre partie de Thury, père du baron Pierre et de Françoise).

4- En effet, une part de Thury, avec Tilly, passe au XVe siècle aux d'Harcourt par le mariage en 1457 de Marie, ci-dessus, fille de Jean IV de Ferrières et Jeanne de Tilly, avec son lointain cousin Jacques Ier d'Harcourt de Beuvron : c'est l'origine de Thury-Harcourt, siège du duché d'Harcourt.

Alors que l'autre part de Thury, avec Dangu, Préaux et Crèvecœur, échoit aux d'Aumont vers 1500 par le mariage de Françoise de Ferrières ci-dessus, héritière de son père Guillaume et de son frère Pierre de Ferrières, avec Ferry II d'Aumont sire de Méru († 1525, fils de Jacques d'Aumont, donc frère de Jean V et grand-oncle du maréchal Jean VI d'Aumont), d'où Anne et Louise d'Aumont.

Anne d'Aumont, dame de Méru, Crèvecœur et Thury en partie, épouse Claude de Montmorency-Fosseux : les Montmorency-Fosseux conservèrent Crèvecœur et furent titrés marquis de Thury : < leur fils Pierre Ier, baron de Fosseuse (= Baillet-sur-Esche, sans doute un fief Aumont) x Jacqueline d'Avaugour dame de Courtalain < Anne < Pierre II < François < Léon < Anne-Léon Ier < Anne-Léon II. Ils devinrent ducs de Montmorency en 1767 par le mariage d'Anne-Léon II avec la duchesse Charlotte-Anne-Françoise de Montmorency (des Montmorency-Luxembourg-Beaufort ; fille du duc Anne-François arrière-petit-fils du maréchal François-Henri ci-dessous).

5- La sœur cadette d'Anne, Louise d'Aumont, dame de Méru, Préaux et Dangu, échange ces fiefs en décembre 1538 ou à l'automne 1554 avec le connétable Anne de Montmorency, dont la petite-fille Madeleine, fille de Guillaume de Montmorency-Thoré (frère cadet du duc Henri Ier de Montmorency et du duc Charles de Damville ci-dessous), transmet Dangu aux Luxembourg par son mariage avec Henri deuxième duc de Piney-Luxembourg[14], d'où Marie-Liesse († 1660) x duc Henri de Lévis-Ventadour († 1680 ; ci-dessous) ; et sa sœur aînée Marguerite-Charlotte († 1680) qui transmet Dangu et le duché de Piney-Luxembourg à ses deux maris : Léon d'Albert de Luynes, puis Charles-Henri II de Clermont-Tonnerre fils du comte Charles-Henri Ier < Madeleine-Charlotte duchesse de Clermont-Tonnerre et de Piney-Luxembourg (1635-1701) x le maréchal François-Henri de Montmorency-Bouteville, dit Montmorency-Luxembourg.

La baronnie de Dangu connut alors des ventes : en mars 1640 ou 1641 à François Sublet de Noyers qui y meurt en octobre 1645 < son fils Guillaume est obligé de restituer Dangu aux Montmorency-Luxembourg par un arrêt du Parlement de Rouen de juin 1663 ; puis en juin 1714 à Louis-Guillaume Jubert de Bouville (1677-1741) < André † 1742 < le marquis Nicolas-Louis de Bouville ; et vente enfin en août 1781 par les Jubert de Bouville à Louis-Auguste Le Tonnelier de Breteuil, ministre de Louis XVI.

6- Quant à la baronnie de Préaux, elle fut héritée par le connétable-duc Henri Ier de Montmorency, fils du connétable Anne, frère aîné de Guillaume de Thoré ci-dessus et de Charles de Damville seigneur de Méru (sans postérité ; Méru alla ensuite à son frère Henri Ier de Montmorency et à son fils Henri II, puis aux Condé-Conti issus de Charlotte-Marguerite sœur d'Henri II), puis par les enfants d'Henri Ier : le maréchal-duc Henri II († 1632) et sa demi-sœur Charlotte de Montmorency († 1636 ; cousine germaine de Madeleine de Montmorency-Thoré dame de Dangu ; aussi demi-sœur de Charlotte-Marguerite princesse de Condé ci-dessus et sœur de Marguerite ci-dessous), qui transmit à son mari Charles duc d'Angoulême comte d'Auvergne, fils de Charles IX < duc Louis-Emmanuel < les comtes d'Auvergne, ducs d'Angoulême et de Joyeuse jusqu'à Marie-Françoise, † 1696.

A l'extinction des Valois-Angoulême-Auvergne en 1696, la succession de Préaux revient aux héritiers de la grand-tante de Marie-Françoise d'Angoulême, Marguerite de Montmorency (1577-1660 ; sœur de Charlotte, Charlotte-Marguerite et Henri II ci-dessus ; Marguerite avait épousé son cousin germain le duc Anne de Lévis-Ventadour († 1622 ; fils du duc Gilbert et de Catherine de Montmorency, sœur du connétable-duc Henri Ier, de Charles amiral-duc de Damville et de Guillaume de Thoré ci-dessus : trois des enfants du connétable-duc Anne) < Henri († 1680 sans postérité de sa femme Marie-Liesse de Piney-Luxembourg, ci-dessus) et son frère cadet Charles de Lévis († 1649), successivement troisième et quatrième ducs de Ventadour. Le fils du duc Charles de Lévis-Ventadour, le cinquième duc Louis-Charles († 1717), a pour fille Anne-Geneviève de Lévis-Ventadour († 1727), qui épouse Hercule-Mériadec de Rohan-Soubise : ils s'intitulent marquis de Préaux < leur petit-fils Charles de Rohan († 1787 ; le maréchal de Soubise, duc de Ventadour) < Charlotte de Rohan († 1760) x Louis V prince de Condé < Louis VI de Condé († 1830) < le duc d'Enghien († 1804). Au XIXe siècle encore, les héritiers des Rohan-Soubise et des Condés, dont le duc d'Aumale (héritier de son grand-oncle Louis VI de Condé), tentaient de remettre la main sur la forêt de Préaux après l'ouragan révolutionnaire[15]...

Combats de 1944[modifier | modifier le code]

Descriptif cartographique de l'avancée des troupes alliées autour de Thury-Harcourt en août 1944 pendant la bataille de Normandie à la suite du débarquement.

En juin et juillet 1944, le bourg de Thury-Harcourt est bombardé à plusieurs reprises par les alliés, ce qui le détruit à environ 75 % .

Au début du mois d'août 1944, l'armée allemande, acculée par la supériorité aérienne et logistique des alliés, tente une contre attaque à Mortain. Cette contre attaque s'avère un échec, ce qui amène les unités allemandes engagées, à se replier sur l'Orne, devenue la limite occidentale des positions allemandes. Le 10 août, les unités allemandes prennent position à Thury-Harcourt et aux alentours, afin de tenir les ponts sur l'Orne, rivière qui longe le bourg et traverse le parc du château. Le 13 août, au terme de combats acharnés, qui voient la mort de 261 soldats alliés, les allemands amorcent leur retraite vers ce qui deviendra, plus à l'Est, la Poche de Falaise [16].

Avant leur départ, ils incendient le château, peu touché par les bombardements et les combats, et qui brûle entièrement.

La Flèche, dans la Sarthe est la ville marraine de guerre 1939-1945 de Thury-Harcourt , qui est reconstruite dans les années 1950 .

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Thury-Harcourt

Les armes de la commune de Thury-Harcourt se blasonnent ainsi :
De gueules aux deux fasces d'or[17].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1954 Richard Prentout   Médecin
1954 1954 Robert Gautier   Notaire
1954 1970 Roger Bellair   Pharmacien
1971 2001 Jacques Gautier   Notaire
2001 en cours Paul Chandelier[18] DVD Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.
La vallée de l’Orne décrit une courbe en fer à cheval à proximité de Thury-Harcourt.

Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et cinq adjoints[18].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[20],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 2 019 habitants, en augmentation de 2,59 % par rapport à 2009 (Calvados : 1,56 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 077 977 957 1 011 1 005 991 984 1 069 1 077
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 111 1 310 1 280 1 479 1 190 1 137 1 161 1 124 1 113
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 127 1 110 1 065 1 034 975 955 1 008 715 1 169
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 191 1 190 1 363 1 586 1 803 1 825 1 813 2 022 2 019
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Façade du château de Thury-Harcourt.
Église Saint-Sauveur.
C’est en 1635 qu’Odet d'Harcourt édifie cette demeure sur les restes d'un château médiéval . Elle sera agrandie en 1714 et 1723.
Lors de son déplacement pour l’inauguration du Port militaire de Cherbourg, en juin 1786, le Roi Louis XVI y fait étape .
Lors des combats qui suivent le débarquement allié en Normandie, pendant la Bataille de Normandie, le village est bombardé une première fois le . Le château est épargné. Après des combats acharnés contre la 59e division britannique du 13 au 14 août 1944, l’occupant évacue le bourg et incendie le château qui n’avait que peu au souffert auparavant. Avec cet édifice ont disparu une grande partie des archives de la Normandie, une bibliothèque de près de 15 000 ouvrages, de nombreux tableaux de famille et un mobilier de grande valeur.
Il ne reste aujourd’hui que le pavillon central, la chapelle et les dépendances de ce monument qui comptait 264 fenêtres !
Voir la page château d'Harcourt (Thury-Harcourt).
  • L'église Saint-Sauveur, romane, du XIIe siècle, est un monument situé au centre du bourg, il a souffert des bombardements de l’été 1944. Seule subsistait la nef. Sauvée de la destruction lors de la reconstruction, l’église est aujourd’hui restaurée à l’image de ce qu’elle était avant guerre.
  • La gare qui fut aussi détruite pendant l’été 1944, a été reconstruite dans les années 1950. La ligne de transport des passagers a été ouverte en 1873 et fermée en 1971. Le transport de marchandises a été arrêté en 1983.

Un train touristique reliant Louvigny (près de Caen) à Clécy a circulé avec succès de 1991 à 1994.

  • Village de Saint-Benin rattaché à Thury-Harcourt en 1858. Église romane des XIIIe et XIVe siècles. Le chœur de style ogival est en bon état de conservation, mais la nef a disparu dans un incendie au XIXe siècle. Construction en calcaire et schiste. Toiture en bâtière, sommet surmonté d’une croix de pignon. La tour clocher est soutenue par quatre piliers du XIIIe siècle ornés de motifs dits à godrons. Ils représentent des visages humains. Les oiseaux s’entremêlant rappellent les motifs des livres d’enluminures.

Activité culturelle et manifestations[modifier | modifier le code]

En septembre 2014, la ville accueille les Championnats du monde de kayak-polo.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Buste de Paul Héroult

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[23].
  1. « recueil des actes administratifs du Calvados »
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris 1979, p. 670
  3. Wace, Roman de Rou, vers 3900
  4. René Lepelley, Guillaume le duc, Guillaume le roi : extraits du Roman de Rou de Wace, Centre de publication de l'université de Caen, p. 34, vers 3900 et p. 73.
  5. René Lepelley, Dex Aïe : « l'enseigne au duc de Normandie » in Annales de Normandie, 1987, 37, p. 101 (lire en ligne) [1]
  6. Célestin Hippeau, « Le gouvernement de Normandie au XVIIe et XVIIIe siècles, d'après la correspondance inédite des marquis de Beuvron et des ducs d'Harcourt, gouverneurs et lieutenants-généraux de cette province » dans les Mémoires de l'Académie royale des sciences, arts et belles-lettres de Caen, Caen, Hardel, 1862, pp. 223–250
  7. Notice de Thury-Harcourt sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS, consulté le 27 juillet 2012.
  8. « Tesson », sur Racines & Histoire
  9. « Bertran(d) de Bricquebec », sur Racines & Histoire
  10. Thury était aux Tesson, puis Jeanne Tesson, arrière-arrière-arrière-petite-fille de Raoul Taisson révolté contre le duc Guillaume le Bâtard à Vals-ès-Dunes en août 1047, apporte Thury à son mari, épousé vers 1210, Robert IV ou V Bertran de Bricquebec ; leur arrière-petite-fille Jeanne, sœur du maréchal Bertran, transmet Thury à son mari Jean Ier Crespin baron de Dangu, épousé vers 1300 : par leur fils Jean II Crépin seigneur de Dangu et Thury, mari de Jeanne fille d'Henri III d'Avaugour, ils sont les grands-parents de l'héritière Blanche.
  11. « Bec-Crespin », sur Racines & Histoire
  12. Dès la deuxième moitié du XIe siècle, Guillaume II du Bec est châtelain de Dangu. Dans la première moitié du XIIe siècle, un certain Robert du Plessis est dit seigneur de Dangu, mais sa fille Isabelle du Plessis épouse Goscelin/Josselin Crespin du Bec, quintisaïeul de Blanche Crespin, qui passe donc ce fief, avec Thury, à son mari Pierre II de Préaux dans la première moitié du XIVe siècle.
  13. « de Preaulx, p. 131 », sur Nobiliaire de France, suite du Dictionnaire de Saint-Allais et de Courcelles, tome XVIII, Moreau imprimeur, 1821
  14. Le duc Henri était issu du fameux connétable Louis < Antoine comte de Ligny, Brienne et Roussy < Charles < Antoine II < François premier duc de Piney < Henri deuxième duc de Piney-Luxembourg x Madeleine de Montmorency-Thoré...
  15. « Forêt de Préaux : entre les princes de Soubise et les vicomtes de Boisgelin », sur Christian Ninot : peinture, nature, histoire de Préaux
  16. Christophe Prime & Stéphane Jonot, Le Pays de Falaise dans la guerre 39-45, de l'occupation à la Poche de Falaise, Bayeux, Orep, , 108 p., p. 69-70
  17. « GASO, la banque du blason - Thury-Harcourt Calvados » (consulté le 6 décembre 2011)
  18. a et b Réélection 2014 : « Thury-Harcourt (14220) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 27 mai 2014)
  19. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  23. « Thury-Harcourt sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Châteaux et Manoirs de Basse-Normandie, Collection Châteaux Passion des éditions Atlas, (ISBN 978-2731243512)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]