4e bataillon de chasseurs à pied

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4e bataillon de chasseurs à pied
Image illustrative de l’article 4e bataillon de chasseurs à pied
Insigne de 1945 du 4e BCP

Dissolution
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Bataillon de chasseurs à pied
Rôle Infanterie
Devise Qui s'y frotte s'y pique
Inscriptions
sur l’emblème
Voir étendard unique des chasseurs
Guerres Guerre franco-allemande de 1870
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Fourragères aux couleurs de la médaille militaire
Décorations Croix de guerre 1914-1918

Le 4e bataillon de chasseurs à pied (4e BCP) est une unité militaire dissoute de l'infanterie française (chasseurs à pied) qui participa notamment aux deux conflits mondiaux et à la guerre d'Algérie.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • 1840 : création du 4e bataillon de chasseurs à pied,
  • 1842 : devient le 4e bataillon de chasseurs d’Orléans,
  • 1848 : redevient le 4e bataillon de chasseurs à pied,
  • 1940 : devient le 4e bataillon de chasseurs portés,
  • 1940 : le , le 4e BCP est dissous à Bourdeilles en Dordogne,
  • 1940 : le , il redevient le 4e bataillon de chasseurs à pied dans l'armée d'armistice,
  • 1942 : démobilisation du 4e BCP,
  • 1944 : création du 4e BCP FFI,
  • 1945 : 1er février, nouvelle création à Mulhouse,
  • 1949 : 1er janvier, nouvelle dissolution à Besançon,
  • 1954 : , recrée à Rastatt,
  • 1964 : le , le bataillon est dissous définitivement à Sarrebourg.

Historique des garnisons, campagnes et batailles[modifier | modifier le code]

Second Empire[modifier | modifier le code]

En 1850, le régiment est en garnison à Besançon et son dépôt est à Strasbourg.

Au , le 4e bataillon de chasseurs fait partie de l'Armée de Châlons.

Avec le 11e régiment d'infanterie du colonel de Behagle et le 46e régiment d'infanterie du colonel Pichon, le 4e forme la 1re Brigade aux ordres du général Saurain. Cette 1re Brigade avec la 2e Brigade du général baron Nicolas, deux batteries de canons de 4, une batterie de mitrailleuses et une compagnie du génie constituent la 1re division d'infanterie. Cette division d'infanterie appartient au 5e corps d'armée ayant pour commandant en chef le général de Failly.

De 1871 à 1914[modifier | modifier le code]

Durant la Commune de Paris en 1871, le régiment participe avec l'armée versaillaise à la semaine sanglante.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Deux chasseurs du 4e BCP avec un militaire britannique, vers juillet 1916.


Ce bataillon était en août 1914 stationné à Saint-Nicolas-de-Port (54) et rattaché à la 21e brigade d'infanterie, 11e division d'infanterie, 20e corps[1].

Rattachements successifs[modifier | modifier le code]

Rattachements[1] :

1914[modifier | modifier le code]

Il participe à la bataille de Morhange sous le commandement de Gustave Lacapelle[2].

1915[modifier | modifier le code]

1916[modifier | modifier le code]

1917[modifier | modifier le code]

1918[modifier | modifier le code]

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

De 1945 à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Guerre d'Algérie 1954-1962[modifier | modifier le code]

  •  : recrée à Rastatt
  • 1954-1962 : combat dans l'Aurès Némenchas, au sein de la 21e DI.
  • Le , le 4e BCP massacre pendant une opération 79 villageois à Beni Oudjehane.
  • Le 4e BCP quitte le PC de Tkout le et il est remplacé par une unité de la force locale créée par les Accords d'Évian du , dont la passation de pouvoirs a eu lieu le [4]. Composée de 90 % de militaires musulmans et 10 % de militaires métropolitains, l'unité composée par le 4e BCP, nommée 434e UFL est appelé dans l'Algérois, à Guyotville le . Le 4e BCP servant de support à celle-ci, rejoint l'Algérois et cantonne à El Biar. Le jour de l'indépendance, à la suite des élections, le 1er juillet, la Force Locale déserte[5].
  • 1962-1964 : Alger, 10e RM
  •  : dissous à Sarrebourg

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

  • ...
  • 1840 : chef de bataillon de Bousengen
  • 1845 : chef de bataillon Edouard Sol
  •  : chef de bataillon Auguste Gaspard Camille Gustave Capriol de Pechassant
  • 1870 : commandant Foncegrives
  • ...
  • 1905 : Joseph Nicolas Edmond Vaimbois (1856-1941)
  • ...
  • -  : Commandant Lacapelle[2]
  • -  : commandant Cordier (tué au combat au Labyrinthe)[2]
  • ...
  • 1935: Commandant Baril
  • ...
  • 1940 : commandant Bertrand
  • 1944 : Commandant Audibert
  • ...
  • 1962 : Chef de Bataillon Lieutenant Colonel Mairal Bernard
  • 1963 : commandant Lacrose
  • ...

Traditions[modifier | modifier le code]

Insigne[modifier | modifier le code]

Une cigogne soutenant un cor portant un chardon enlacé à une Croix de Lorraine. La cigogne tient dans son bec un listel portant la devise " Qui s'y frotte, s'y pique ", rappel de ses garnisons en Lorraine : Saint-Nicolas-de-Port, Plombières puis en Alsace : Neuf-Brisach et Colmar.

Devise[modifier | modifier le code]

" Qui s'y frotte, s'y pique ! "

Drapeau[modifier | modifier le code]

Comme tous les autres bataillons de chasseurs ou groupes de chasseurs, il ne dispose pas de son propre drapeau. Il n'existe en effet qu'un seul drapeau pour tous les bataillons de chasseurs à pied et alpins, le drapeau des chasseurs.

En revanche, chaque bataillon possède son propre fanion.

Le fanion du 4e bataillon de chasseurs à pied
  • avers
    • Soie bleu et jonquille.
    • Bleu à la hampe.
    • Cor argenté au centre du Fanion, avec pavillon à droite et chiffre 4.
    • Inscription : 4e Bataillon de Chasseurs à Pied.
  • devers
    • Soie bleue et jonquille.
    • Bleu à la hampe.
    • Cor argenté au centre du Fanion avec pavillon à gauche et chiffre 4 au centre du cor.
    • Sur le haut de la hampe : insigne du 4e BCP

Décorations[modifier | modifier le code]

Le capitaine Molle du 4e BCP, portant la fourragère verte, entre 1916 et 1918.

Pendant la Première Guerre mondiale, le bataillon est cité six fois, dont quatre à l'ordre de l'armée. Décorés de la fourragère verte aux couleurs de la croix de guerre 1914-1918 le [6], ses soldats reçoivent la fourragère jaune aux couleurs de la médaille militaire fin 1918[7].

Chant[modifier | modifier le code]

refrain du bataillon : " 4e Bataillon, commandant Clinchant, toujours en avant ! "

Personnalités[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Historique du 4e bataillon de chasseurs à pied pendant la guerre 1914-1918, Paris, Impr. Berger-Levrault, , 46 p., lire en ligne sur Gallica.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Parcours et historique des bataillons de Chasseurs durant 14/18 », sur chtimiste.com, (consulté le 17 janvier 2021)
  2. a b et c Historique 1920, p. 5.
  3. Jean-Louis Baudot, « Les combats de Chambry du 19 mai 1940: un épisode méconnu d’une période sombre », Bulletin de la Société historique de Haute-Picardie, vol. XX « Épisodes de l’histoire de Laon »,‎ , p. 233-271 (résumé en ligne)
  4. http://www.ina.fr/audio/PHD94017840  -Audio a écouter de la 8 minute a la 11 minute
  5. S.P 86934 le,    l'Adjudant chef……..         de la 434e U.F.O du 4e Bataillon de Chasseurs à Pied.   A Monsieur le Lieutenant-Colonel Mairal Bernard  Commandant  le 4e Bataillon de Chasseurs à Pied. "   Rapport concernant la désertion de la 434e U.F.O avec la participation d’éléments extérieurs  (A. L.N. et civils en armes) et, l’enlèvement de plusieurs Sous-Officiers et Chasseurs métropolitains dans la nuit du 1er au vers 23 heures."[réf. non conforme]
  6. « Citations collectives des Bataillons de Chasseurs durant 14/18 », sur www.chtimiste.com, (consulté le 17 janvier 2021)
  7. Historique 1920, p. 25-26.