Saint-Blaise-la-Roche

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Saint-Blaise-la-Roche
Saint-Blaise-la-Roche
Le village en fin d'après-midi.
Blason de Saint-Blaise-la-Roche
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Molsheim
Canton Mutzig
Intercommunalité C.C. de la Vallée de la Bruche
Maire
Mandat
Gérard Desaga
2014-2020
Code postal 67420
Code commune 67424
Démographie
Gentilé Saint-Blaisien(ne)s
Population
municipale
233 hab. (2016 en augmentation de 0,43 % par rapport à 2011)
Densité 97 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 17″ nord, 7° 09′ 45″ est
Altitude Min. 404 m
Max. 661 m
Superficie 2,39 km2
Localisation

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Liens
Site web saintblaiselaroche.
valleedelabruche.fr

Saint-Blaise-la-Roche est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Altitude : 435 m.

Le village est situé dans la haute vallée de la Bruche à la jonction des rivières Bruche et de la Climontaine à 50 km de Strasbourg.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Blaise-la-Roche
Plaine Fouday
Saint-Blaise-la-Roche Blancherupt
Saulxures Colroy-la-Roche

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom médiéval attribué par les fonctionnaires des différents seigneurs ne paraît pas s’inspirer de la tradition orale. Cité le plus souvent dans les textes de langue germanique sous les formes Hiltbestgerute en 1371, Hiltewösgerute en 1413, et Helmsgereuth au XVIIe s, on trouve déjà Saint Blaise en 1621 dans les textes de langue française. Le nom actuel est selon toute vraisemblance issu de celui du patron de l’église du lieu San Blasy en 1489. En dialecte lorrain, le nom se prononce Saint Biè’r. En allemand : Sankt Blasius.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village apparaît dans les textes en 1284 sous le nom de Hiltwinsgerüte en allemand et de S. Blasius ad rupem. Il s’agit d’un alleu appartenant à la famille d’Andlau. Eberhart d'Andlau le cède en 1371 (avec l’annexe de Blancherupt) à Dietrich de Rathsamhausen zum Stein pour 150 pfund pfennig, monnaie de Strasbourg, qui l’incorpore à la seigneurie du Ban de la Roche. Un découpage paroissial attribua à Saint-Blaise, chef-lieu de paroisse, les habitats situés sur la rive gauche de la rivière Chirgoutte, Bellefosse et une partie de Fouday, en plus de Blancherupt. Un prêtre, attesté en 1489, y résidait en permanence. Les deux villages sont ensuite cédés en fief à l'évêché de Strasbourg en 1507, les Rathsamhausen restant propriétaires féodaux.

Les Rathsamhausen édifient vers 1570 un château résidentiel (Schloss). En 1578, le village totalise 36 feux, c'est le plus peuplé de la seigneurie du Ban de la Roche dont il fait partie jusqu'en 1584. À cette date, le Ban de la Roche est vendu au comte Georg Hans de Veldenz, seigneur de La Petite Pierre (Lutzelstein). Saint Blaise et Blancherupt, qui ne sont pas territoire impérial, sont écartés de la vente. En 1753, on pouvait encore voir dans l'ancienne église (remplacée par une nouvelle en 1849) des fresques représentant des nobles de Bollweiler avec les millésimes 1617 et 1618. Une pierre tombale de la famille d'Andlau s'y trouvait également.

Les deux villages sont vendus par Samson de Rathsamhausen zum Stein le 26 mai 1604 pour 150 pfund pfennig, monnaie de Strasbourg, à Rodolphe de Bollweiler, avec le consentement du cardinal Charles de Lorraine, évêque de Strasbourg. Rodolphe de B. en investit Nicolas de Weilersberg après 1621, puis le comte Hans Ernst de Fugger. Il parvient finalement par héritage à Georg Friedrich d’Andlau que la famille conserve jusqu’à la Révolution. La guerre de Trente Ans (1618-1648) ruine le village et le château, lequel ne sera plus reconstruit (château disparu).

La commune porta, au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), le nom de La Roche-Blaise[1].

Intégré au département des Vosges, il revient alors à l’Empire allemand de Guillaume II en 1871, avant d'être définitivement rattaché au Bas-Rhin en 1919 par le traité de Versailles.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Bernard Enclos[2]    
2014 En cours Gérard Desaga    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4].

En 2016, la commune comptait 233 habitants[Note 1], en augmentation de 0,43 % par rapport à 2011 (Bas-Rhin : +2,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
190181224245374360400384351
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
353341331331293248237239235
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
251281296296341266243221231
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
243270236245260252231228238
2016 - - - - - - - -
233--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Blaise construite en 1849, en remplacement de la chapelle médiévale trop petite.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Saint-Blaise-la-Roche

Les armes de Saint-Blaise-la-Roche se blasonnent ainsi :
« Parti : au premier d'argent à la fasce de sinople, à la bordure de gueules, au second d'or à la croix de gueules. »[6].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Saint-Blaise-la-Roche », in La Haute vallée de la Bruche, Patrimoine d’Alsace, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Éditions Lieux Dits, Lyon, 2005, p. 85-86 (ISBN 978-2-914528-13-9)
  • Denis Leypold, Le Ban de la Roche au temps des seigneurs de Rathsamhausen et de Veldenz (1489-1630), Oberlin, Strasbourg, 1989, 119 p.
  • Denis Leypold, « Les châteaux méconnus de Rothau et de St Blaise-la-Roche, données historiques », L'Essor, no 145.
  • Denis Leypold, « Les paroisses de Rothau et de Saint Blaise-la-Roche du Moyen Âge à 1600 », L'Essor, no 185.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]