Banogne-Recouvrance

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Banogne-Recouvrance
Banogne-Recouvrance
Banogne.
Blason de Banogne-Recouvrance
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Rethel
Canton Château-Porcien
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Rethélois
Maire
Mandat
Jean-Luc Guillaume
2014-2020
Code postal 08220
Code commune 08046
Démographie
Population
municipale
157 hab. (2016 en diminution de 4,27 % par rapport à 2011)
Densité 8,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 34′ 23″ nord, 4° 07′ 42″ est
Altitude Min. 80 m
Max. 162 m
Superficie 19,01 km2
Localisation

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Banogne-Recouvrance est une commune française située dans le département des Ardennes, en région Grand Est.

Ses habitants se nomment les Banognais.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'écrivain Ernst Jünger garde de son passage le souvenir d'un petit village à l'écart des grandes routes, niché dans de gracieuses collines de craie[1]. Au sud-ouest du département des Ardennes, ces collines séparent la vallée de l'Aisne de la plaine picarde.

Histoire[modifier | modifier le code]

Hameau de Recouvrance.

Le bourg est cité dans des cartulaires au XIIIe siècle.

En 1570, Banogne est qualifiée de cense, et est rattachée à la paroisse du Thour dont les barons et l’Hôtel Dieu de Reims se partagent le terroir. À Recouvrance, un fort entouré de fossés sert de refuge aux habitants. L'écart de Ruisselois est une propriété de l'abbaye de Signy, puis du collège des jésuites de Reims. Une carrière de craie blanche tendre est exploitée à proximité.

En 1822, ces différents bourgs sont réunis en une seule commune avec Banogne comme centre (avec le Ruisselois pour hameau). Recouvrance devient un hameau.

En 1918, le village est le lieu de combats acharnés lors de la bataille de la ligne Hindenburg, durant les dernières semaines de guerre. Le 25 octobre, l'armée française enlève les hauteurs de la commune et s'empare ainsi du dernier tronçon entre Saint-Quentin et la vallée de l'Aisne d'un système de fortifications et de défense allemand, la Hunding Stellung. Sur les 125 maisons de la commune, seules une dizaine restent debout à l'issue des combats. Le village et l'église seront reconstruits dans la décennie suivante.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Sébastien Loriette    
mars 2008 mars 2014 Alain Deparpe[2]    
mars 2014 En cours Jean-Luc Guillaume SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2016, la commune comptait 157 habitants[Note 1], en diminution de 4,27 % par rapport à 2011 (Ardennes : -2,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
324368336368690681694715704
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
650613562559563572528536502
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
477273381338353260308265216
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 - -
194166128139157164157--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Héraldique[modifier | modifier le code]

Mairie.
Armes de Banogne-Recouvrance

Les armes de Banogne-Recouvrance se blasonnent ainsi :

parti de gueules et d’azur aux trois épis de blé d’or liés du même brochant sur la partition, au chef aussi d’or chargé de trois merlettes de sable[7].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église.

Église reconstruite après la guerre, vitraux sur la guerre 1914-1918.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Ernst Jünger : écrivain allemand, il séjourne dans le hameau de Recouvrance alors qu'il n'est qu'un jeune soldat. Ce hameau est légèrement en arrière du front début 1915 et sert de lieu d'apprentissage. Ernst Jünger consacre quelques pages à ce séjour, qui précède son engagement sur le front, dans son journal Orages d'Acier[1],[8].
  • Émile Prouvay, né à Banogne-Recouvrance le 26 novembre 1890, officier de l'Armée de l'air qui commanda la base aérienne 112 de Reims (alors base centre instruction du secteur militaire de Reims) du 15 septembre 1944 au 31 janvier 1946. Officier de la Légion d'honneur, il portait la Croix de guerre 1914-1918 avec quatre citations.[9]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Journaux de guerre. Ernst Jünger. Tome I. 1914-1918. Bibliothèque de la Pléiade. Gallimard. pp.13-15.
  2. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  7. Banque du Blason
  8. [1], Banogne-Recouvrance, l'épreuve de la Grande Guerre et le récit de Ernst Jünger.
  9. D'après « Émile Prouvay, le fantassin de 2e classe devenu commandant de base », article paru dans : Jean-Pierre Calka et Frédéric Lafarge, BA 112 de Reims, côté coulisses, Éditions Dominique Guéniot, , 176 p. (ISBN 978-2-7089-9233-7, présentation en ligne).


Liens externes[modifier | modifier le code]