Ibrahim Boubacar Keïta

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Ibrahim Boubacar Keïta
Ibrahim Boubacar Keïta au Parlement européen, à Strasbourg, le 10 décembre 2013.
Ibrahim Boubacar Keïta au Parlement européen, à Strasbourg, le 10 décembre 2013.
Fonctions
5e président de la République du Mali
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&&02247 mois et 12 jours)
Élection 11 août 2013
Premier ministre Diango Cissoko (intérim)
Oumar Tatam Ly
Moussa Mara
Prédécesseur Amadou Toumani Touré
(président de la République)
Dioncounda Traoré (intérim)
5e président de l'Assemblée nationale malienne

(&&&&&&&&&&&018615 ans, 1 mois et 3 jours)
Prédécesseur Aly Nouhoum Diallo
Successeur Dioncounda Traoré
5e Premier ministre malien

(&&&&&&&&&&&022016 ans, 0 mois et 10 jours)
Président Alpha Oumar Konaré
Prédécesseur Abdoulaye Sékou Sow
Successeur Mandé Sidibé
Biographie
Nom de naissance Ibrahim Boubacar Keïta
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Koutiala (AOF)
Nationalité Malienne
Diplômé de Université de Dakar
Université Panthéon-Sorbonne
Profession Fonctionnaire

Ibrahim Boubacar Keïta
Premiers ministres maliens
Présidents de la République du Mali

Ibrahim Boubacar Keïta (surnommé « IBK »), né le à Koutiala (AOF), est un homme d'État malien. Il a occupé les fonctions de Premier ministre et de président de l’Assemblée nationale avant d'être élu président de la République en 2013.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1945 à Koutiala, Ibrahim Boubacar Keïta a fait ses études secondaires au lycée Janson-de-Sailly à Paris et au lycée Askia Mohamed de Bamako. Il a étudié à la faculté des lettres de l’université de Dakar puis à l’Université Panthéon-Sorbonne et à l’Institut d'histoire des relations internationales contemporaines (IHRIC), rattaché aupres de la même université. Il est titulaire d’une maîtrise d’histoire et d’un diplôme d'études approfondies en politique et relations internationales.

Après ses études, il est chargé de recherche au CNRS et enseigne les systèmes politiques du Tiers-Monde à l’Université de Paris Tolbiac. De retour au Mali, il devient conseiller technique principal du Fonds européen de développement (FED), chargé de la mise en œuvre du premier programme de micro-réalisations par la Communauté économique européenne au Mali. Il est ensuite directeur-représentant de Terre des Hommes France (TDHF), ONG française et internationale pour le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Militant de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ), il est le directeur adjoint de la campagne d’Alpha Oumar Konaré pour l’élection présidentielle en avril et mai 1992. Après son élection, le nouveau président le nomme en conseiller diplomatique, porte-parole du président de la République du Mali. En , il est nommé ambassadeur du Mali auprès de la Côte d'Ivoire, du Gabon, du Burkina Faso et du Niger.

En il devient ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine. Quelques mois plus tard, le , le président Alpha Oumar Konaré le nomme Premier ministre. Il occupe cette fonction jusqu’en . Il préside l’ADEMA-PASJ.

En 1999, il devient vice-président de l’Internationale socialiste.

À l’approche de l’élection présidentielle de 2002, alors qu’il souhaite poser sa candidature pour succéder à Alpha Oumar Konaré, des dissensions au sein du parti présidentiel l’entraînent à donner sa démission de Premier ministre le , puis de la présidence du parti en . Il quitte alors l’ADEMA-PASJ avec ses partisans pour fonder le Rassemblement pour le Mali (RPM), formation qu’il préside depuis .

En 2002, il est candidat à l’élection présidentielle. À l’issue du premier tour, il arrive en troisième position derrière Soumaïla Cissé et Amadou Toumani Touré. Il contestera ces résultats.

Après les élections législatives, il est élu président de l’Assemblée nationale.

Ibrahim Boubacar Keïta est président du comité exécutif de l’Union parlementaire africaine.

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Candidat en 2002[modifier | modifier le code]

Ibrahim Boubacar Keïta remporte 329 149 voix, soit 21,15 % des suffrages exprimés, lors du premier tour de l'élection présidentielle, le 28 avril 2002. Seuls sont qualifiés pour le second tour Amadou Toumani Touré (28,87 %) et Soumaïla Cissé (21,44 %, soit un peu plus de 4 000 voix de différence avec Keïta). IBK conteste ces résultats mais apporte cependant son soutien à Amadou Toumani Touré, qui sera élu lors du second tour, le 12 mai, avec 65,01 % des suffrages exprimés.

Candidat en 2007[modifier | modifier le code]

Ibrahim Boubacar Keïta est investi par le Rassemblement pour le Mali le au cours de son 2e congrès ordinaire à Bamako[1].

Il axe sa campagne sur une opposition aux pratiques de gouvernance du président sortant Amadou Toumani Touré et à sa politique. Il récuse le consensus comme mode de gouvernement. Au cours de la campagne, il accuse les partisans d’Amadou Toumani Touré d’utiliser les moyens de l’État et dénonce les tentatives de fraude.

Il obtient 19,15 % des voix, se plaçant ainsi en deuxième position derrière le président sortant Amadou Toumani Touré, réélu dès le premier tour[2]. Il a réalisé son meilleurs score dans le district de Bamako avec 38,48 % des voix[3].

Ibrahim Boubacar Keïta conteste ces résultats, accusant les partisans du président sortant de fraudes. Il rejoint ainsi les autres candidats de l’opposition regroupés au sein du Front pour la démocratie et la république (FDR), Tiébilé Dramé, Mamadou Bakary Sangaré et Soumeylou Boubèye Maïga. La Cour constitutionnelle rejette le 12 mai les requêtes déposées par ces candidats. Ibrahim Boubacar Keïta, au nom du FDR qu’il préside, tout en maintenant ses accusations de fraudes, prend acte de la décision de la Cour constitutionnelle et reconnaît en Amadou Toumani Touré le président du Mali[2],[4].

Candidat en 2013[modifier | modifier le code]

Le , Ibrahim Boubacar Keïta est désigné candidat du Rassemblement pour le Mali à l’élection présidentielle malienne de 2012[5] (qui sera finalement reportée à juillet 2013). Le , neuf partis politiques ont rejoint le Rassemblement pour le Mali pour appeler à une candidature de l'ancien Premier ministre. Il s'agit du Mouvement pour l'indépendance, la renaissance et l'intégration africaine (Miria), de l'Union des Maliens pour le progrès (UMP), du Front africain pour la mobilisation et l’action (Fama), du Rassemblement des démocrates républicains (RDR), du Rassemblement pour la justice au Mali (RJD), du Parti de la différence au Mali (PDM), du Parti socialiste et démocratique du Mali (PSDM), du Parti Sigikafo Oyédamouyé (PSO), et de la Concertation démocratique[6]. L'élection a finalement lieu en 2013, après le coup d'État et la guerre contre les djihadistes ; il arrive en tête du premier tour et affronte Soumaïla Cissé le 11 août 2013 pour le deuxième tour. Dès le lendemain, et avant la proclamation officielle des résultats officiels, son rival Soumaïla Cissé s’est spontanément rendu dans la soirée à son domicile, avec femme et enfants, pour le féliciter et reconnaître sa victoire.

Les résultats officiels sont proclamés le 15 août 2013 : Keïta est élu avec 77,6 % des voix contre 22,4 % pour Cissé[7]. Il prête serment le 4 septembre 2013 devant la Cour suprême[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Malikounda, 29 janvier 2007.
  2. a et b « Résultats définitifs de l’élection présidentielle », L’Essor nº 15950 du 14 mai 2007.
  3. Cour constitutionnelle.
  4. « Le FDR prend acte », L’Indépendant du 14 mai 2007.
  5. Reuters, « Mali: L’ancien Premier ministre Keita candidat à la présidentielle de 2012 »,‎ 26 juillet 2011 (consulté le 9 août 2011)
  6. Modibo Fofana, « IBK plébiscité pour 2012 », Journaldumali.com,‎ 31 octobre 2011
  7. Mali: Ibrahim B. Keïta élu avec 77,61%, Le Figaro, 15-08-2013.
  8. Ibrahim Boubacar Keita a prêté serment comme nouveau président du Mali, La Libre Belgique, 4 août 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]