Laurence Parisot
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| Laurence Parisot | |
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Laurence Parisot, le 5 février 2009
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| Naissance | 31 août 1959 Luxeuil-les-Bains, Haute-Saône |
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| Profession(s) | chef d'entreprise, Présidente du MEDEF |
Laurence Parisot (née le 31 août 1959 à Luxeuil-les-Bains en Haute-Saône), est une chef d'entreprise, PDG de l'Institut français d'opinion publique (IFOP) et présidente du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) depuis le 5 juillet 2005.
Héritière du groupe Parisot (1er industriel du meuble en France), son héritage la place 276e plus grosse fortune française.[1]
Sommaire |
[modifier] Biographie
Son père et son grand-père Jacques Parisot (fondateur de la société et diplômé de l'école Boulle) ont dirigé le Groupe Parisot, entreprise de meubles, société non cotée en Bourse, implantée à Saint-Loup-sur-Semouse (Haute-Saône) et actuellement dirigée par Michel Résséguier.
Après des études de droit à la faculté de Nancy, elle intègre l'Institut d'études politiques de Paris. En 1985, elle entre à l'institut de sondages Louis Harris, dont elle devient directrice l'année suivante, sous la protection de Pierre Weil, PDG de la Sofres. Depuis 1990, elle dirige l'institut de sondages IFOP, dont elle détient 75% du capital. Elle est aussi PDG de la PMI d'ameublement Optimum, dont elle a en fait délégué la gestion, et de diverses sociétés touristiques à Saint-Barthélemy[2].
Elle est aussi membre du conseil d'administration de BNP Paribas depuis 2006.[3]
Célibataire et sans enfant, elle est passionnée par l'art surréaliste.
Elle est Chevalier dans l'Ordre National du Mérite et dans celui de la Légion d'honneur.
En juin 2008, elle a fait l'objet d'un premier ouvrage, un portrait non autorisé, Laurence Parisot, une femme en guerre, paru aux éditions l'Archipel, sous la plume de la journaliste Fanny Guinochet.
[modifier] Au MEDEF
En 2002, elle entre au conseil exécutif du MEDEF.
À la fin de la présidence d'Ernest-Antoine Seillière, elle est partie favorite comme candidate à sa succession, pour laquelle elle a eu le soutien de plusieurs fédérations professionnelles du MEDEF comme la banque, les assurances, la santé et le bâtiment. Elle avait également le soutien d'Ernest-Antoine Seillière.
PDG de l'institut de sondage et d'études de marché, IFOP, elle est élue le 5 juillet 2005 dès le premier tour de scrutin à la majorité absolue avec 271 voix, lors de l'assemblée générale extraordinaire du MEDEF. Elle était opposé à Yvon Jacob (150 voix) et Hugues-Arnaud Mayer (85 voix); il y a eu 2 abstentions.
Après sa déclaration fracassante (« La liberté de pensée s'arrête là où commence le code du travail »[4]), elle a voulu apaiser les esprits en déclarant qu'elle voulait prouver que « libéral ne veut pas dire antisocial ». Elle a également déclaré qu'elle voulait que sa présidence soit sous le signe de la lutte contre le chômage et placer « l'entreprise au cœur de la société française » pour en faire « le moteur de l'ascension sociale ».
Pour cela, elle a déclaré qu'elle mettrait tout en œuvre pour pousser les parlementaires à modifier le Code du travail, qui doit selon elle être modernisé. Elle veut également que les lois sur la fiscalité des entreprises soient revues.
[modifier] Polémiques
[modifier] Scandale de l'UIMM
Suite au scandale de l'UIMM fin 2007, Laurence Parisot porte plainte le 17 mars pour diffamation contre Daniel Dewavrin et Denis Gautier-Sauvagnac, dirigeants de l'UIMM[5]. Cette plainte s'inscrit dans le cadre d'une lutte d'influence pour la direction du syndicalisme patronal, entre les leaders historiques que sont les représentants des entreprises industrielles et ceux issus d'entreprises du secteur tertiaire. Laurence Parisot a été débouté du procès en diffamation qu'elle a intenté sur sa connaissance des pratiques de "caisse noire" [6].
[modifier] Affaire Optimum
Dans son livre Allez-y, on vous couvre ! Un barbouze au service de l'Etat, Patrick Baptendier affirme qu'à l'époque où Laurence Parisot dirigeait l'entreprise de portes coulissantes Optimum, elle aurait mandaté le cabinet anglo-saxon d'intelligence économique Kroll pour surveiller les abords de la société et enquêter sur le passé de certains salariés. Si Laurence Parisot confirme avoir mandaté ce cabinet pour éclaircir des affaires de vols - jamais résolus, elle conteste, de même que le cabinet, toute enquête sur la vie privée des salariés.[7]
[modifier] Graffiti
Collectionneuse de tableaux, elle a acheté une toile à l'artiste QUIK en 2008 qui trône au dessus de son bureau. [8]
[modifier] Références
Laurence Parisot, une femme en guerre, éditions l'Archipel, juin 2008, par Fanny Guinochet
- ↑ Classement des fortunes françaises
- ↑ SOCIETE.COM : L'information gratuite sur les entreprises du Registre du Commerce
- ↑ Gouvernement d'Entreprise | Banque BNP Paribas
- ↑ Medef : Laurence Parisot - Une femme à poigne pour les patrons, actualité Economie : Le Point
- ↑ liberation
- ↑ Portrait de Laurence Parisot par Patrice Lestrohan, rubrique prise de bec, le canard enchaîné du 01/04/2009
- ↑ Laurence Parisot accusée d'avoir fait espionner ses salariés, Odile Plichon et François Vignolle, Le Parisien, 27 mai 2008. Allez-y, on vous couvre ! Un barbouze au service de l'Etat, Patrick Baptendier, éditions du Panama, 2008.
- ↑ L'Express

