Cicatrice

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Une cicatrice est la partie visible d'une lésion du derme après que le tissu s'est réparé, suite à une incision effectuée au cours d'une opération ou suite à une blessure.

La cicatrisation fait partie intégrante du processus de guérison. À part les lésions très mineures, chaque blessure (après un accident, une maladie, ou un acte chirurgical) engendre une cicatrice plus ou moins importante. Le tissu cicatriciel n'est pas identique au tissu qu'il remplace et est habituellement de qualité fonctionnelle inférieure. Par exemple, les cicatrices cutanées sont plus sensibles au rayonnement ultraviolet, les glandes sudoripares et les follicules pileux ne se développent pas sous la cicatrice ; la formation de cicatrices consécutives à un infarctus du myocarde provoque une perte de puissance du muscle cardiaque et augmente les risques d'arrêt cardiaque. Cependant, quelques tissus (par exemple l'os) peuvent guérir sans détérioration structurelle ou fonctionnelle.

Les traitements pour les cicatrices peuvent être esthétiques : crème au collagène ou élastine ; huile essentielle de citron ou lavande (à mélanger avec de la crème), ou de type médical : ionisation ; corticostéroïdes.

Formation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : cicatrisation.

Anomalies[modifier | modifier le code]

Une cicatrice peut être douloureuse quelques années après l'opération chirurgicale, et avoir un effet sur l'état psychologique du patient[réf. nécessaire].

Elle peut aussi se transformer en chéloïde.

Traitement[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Aucune cicatrice ne peut être complètement effacée[1].

Un certain nombre de traitements à base de silicone, gel dermo-réparateur sans silicone ou d'injections de stéroïdes, sont utilisés en routine pour corriger les cicatrices[2].

De façon chronologique, l’injection de corticostéroïdes est pratiquée depuis les années 1960, les pansements compressifs sont utilisés dès le début des années 1970 et les pansements à base de silicone ont été introduits dans les années 1980[3].

Modalités[modifier | modifier le code]

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Feuilles de silicones et polymères[modifier | modifier le code]

Dermorestauration[modifier | modifier le code]

La dermorestauration consiste à stimuler la peau à l’aide d’un cylindre tapissé de micro-aiguilles dans le but d’activer la synthèse de collagène. Cette technique est utilisée pour le traitement des cicatrices liées à l’âge ou de certaines cicatrices d’acné[réf. nécessaire].

Pansements compressifs[modifier | modifier le code]

Les pansement compressifs sont réalisés à partir de matériaux élastiques qui épousent étroitement la cicatrice. Ils permettent d’appliquer une pression constante sur la cicatrice afin de l’aplanir et la rendre plus souple (ils sont plus efficaces lorsqu’ils sont portés 24 heures par jour pendant 6 à 12 mois).

Ils sont utilisés majoritairement pour le traitement de cicatrices étendues comme les brûlures et ne se révèlent efficaces que sur les cicatrices récentes[réf. nécessaire].

Injections de stéroïdes[modifier | modifier le code]

C’est le traitement standard des cicatrices chéloïdes[réf. souhaitée]. L’injection de stéroïdes est réalisée dans la cicatrice afin d’inhiber la prolifération des fibroblastes et la synthèse de collagène. Le traitement permet ainsi d’aplanir et de ramollir la cicatrice[réf. nécessaire]. Le traitement est répété à 4-6 semaines d’intervalle.

Seule une faible dose de stéroïdes passe dans la circulation sanguine et les effets secondaires de ce traitement sont mineurs[réf. nécessaire]. Cependant, il entraîne l’amincissement des tissus et une télangiectasie dans près de 63 % des cas.

Dermabrasion[modifier | modifier le code]

La dermabrasion consiste à enlever la surface de la peau à l’aide d’une petite meule abrasive. Elle est souvent pratiquée sous anesthésie générale[réf. nécessaire]. Elle peut se révéler utile pour réduire les cicatrices protubérantes[réf. nécessaire] mais est moins efficace sur les cicatrices creuses.

Injections de collagène[modifier | modifier le code]

Les injections de collagène peuvent être utilisées pour élever les cicatrices « basses » au niveau de la peau environnante[réf. nécessaire]. Leurs effets sont cependant temporaires et elles doivent être répétées régulièrement. Ce traitement recèle également un risque de réaction allergique chez certaines personnes.

Chirurgie laser et resurfacing[modifier | modifier le code]

Les traitements par laser ont été introduits à la fin des années 1980[4].

Les traitements fractionnés au laser peuvent corriger les défauts de coloration et/ou de texture[réf. nécessaire] et augmenter le confort du patient[réf. nécessaire].

Le traitement par ActiveFX cible principalement la surface de la cicatrice[réf. souhaitée]. Le rayon laser est appliqué de façon fractionnée afin de laisser intacts des « ponts » de peau non traitée qui permettront d’accélérer le processus de cicatrisation. Les défauts de coloration peuvent ainsi être atténués et la texture de la cicatrice améliorée[réf. nécessaire].

À l’inverse DeepFX traite la cicatrice en profondeur afin de réorganiser la structure de collagène. Sous l’effet du traitement, la surface de la peau est aplanie et sa texture améliorée[réf. nécessaire].

En agissant directement sur les trajets vasculaires cutanés, certains lasers peuvent également réduire les rougeurs de la plupart des cicatrices[réf. nécessaire] (6–10 semaines après le traitement initial). Ils n’ont cependant pas démontré leur efficacité dans l’aplatissement des cicatrices cutanées.

Plusieurs lasers cosmétiques dits « de resurfacing » ont également été approuvés par la FDA (U.S. Food and Drug Administration) pour le traitement des cicatrices d’acné[réf. nécessaire].

Cicatrisation assistée par laser[modifier | modifier le code]

La cicatrisation assistée par laser vise à stimuler les mécanismes naturels de régénération et de réparation de la peau initiés dès la phase critique de la fermeture de plaie soit dès le début du processus de cicatrisation.

Appliquée très précisément à cette phase, une augmentation contrôlée de la température induit un stress thermique qui permet de réduire l’inflammation, améliore la cicatrisation, minimise les complications postopératoires et réduit la cicatrice résiduelle[4],[5].

La cicatrisation assistée par laser peut améliorer le confort postopératoire des patients, minimiser les risques de complications cicatricielles et réduire la cicatrice résiduelle[réf. nécessaire].

Son usage est encore limité au traitement des cicatrices chirurgicales[réf. nécessaire] ; les cicatrices anciennes peuvent être traitées si celles-ci font l’objet d’une reprise chirurgicale[réf. nécessaire].

Chirurgie[modifier | modifier le code]

L’excision chirurgicale des cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes est souvent utilisée en association avec d’autres techniques comme la pressothérapie ou des feuilles de gel de silicone. L’excision isolée de cicatrices chéloïdes s’accompagne toutefois d’un taux de récidive élevé de l’ordre de 45 %[réf. souhaitée].

Une étude clinique est actuellement en cours[réf. souhaitée] pour évaluer les bénéfices d’un traitement associant chirurgie et cicatrisation assistée par laser dans le cas de cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes.

Radiothérapie[modifier | modifier le code]

La radiothérapie superficielle à faible dose est utilisée pour le traitement des cicatrices chéloïdes réfractaires aux autres approches thérapeutiques[réf. nécessaire]. Elle est utilisée plus largement[réf. nécessaire] depuis le début des années 1980 grâce aux accélérateurs de haute et moyenne énergie qui permettent de limiter le risque de radiodermite.

Autres traitments[modifier | modifier le code]

L’utilisation de vitamine E et d’extrait d’oignon comme traitement des cicatrices peut parfois se révéler en partie efficace mais dans certains cas, ces traitements aggravent l’apparence de la cicatrice[6],[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « What is a scar by American Academy of Dermatology », http://www.aad.org/public/publications/pamphlets/cosmetic_scar.html
  2. (de) Ziegler UE, « Internationale klinische Empfehlungen zur Narbenbehandlung [International clinical recommendations on scar management] », Zentralbl Chir, vol. 129, no 4,‎ 2004, p. 296–306 (PMID 15354252, DOI 10.1055/s-2004-822830)
  3. (hu) Kelemen O, Kollár L, « A kóros hegek kezelésének és megelőzésének lehetőségei napjainkban [Current methods of treatment and prevention of pathologic scars] », Magy Seb, vol. 60, no 2,‎ 2007, p. 63–70 (PMID 17649846)
  4. a et b Mordon S. « Lasers thermiques et cicatrisation cutanée [Thermal lasers and wound healing »] Rev Med Suisse 2009;5(200):890-2, 894. PMID 19438089
  5. (en) A. Capon, A. Gossé, G. Iarmarcovai, A. Cornil, S. Mordon, « Scar prevention by Laser-Assisted Scar Healing (LASH) : a pilot study using an 810-nm diode-laser system. », Lasers In Surgery and Medicine, vol. 40, no 7,‎ 2008, p. 443–445 (PMID 18727027)
  6. (en) Baumann LS, Spencer J. « The effects of topical vitamin E on the cosmetic appearance of scars » Dermatol Surg. 1999;25(4):311-5. PMID 10417589
  7. (en) Jenkins M, Alexander JW, MacMillan BG, Waymack JP, Kopcha R. « Failure of topical steroids and vitamin E to reduce postoperative scar formation following reconstructive surgery » J Burn Care Rehabil. 1986;7(4):309–312. PMID 3312212

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Articles connexes[modifier | modifier le code]