Saint-Chamas

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43° 33′ 02″ N 5° 02′ 05″ E / 43.5505555556, 5.03472222222

Saint-Chamas
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Istres
Canton Berre-l'Étang
Code commune 13092
Code postal 13250
Maire
Mandat en cours
René Gimet
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Salon-Étang de Berre-Durance
Site web www.saint-chamas.com
Démographie
Population 7 781 hab. (2009)
Densité 291 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 33′ 02″ Nord
       5° 02′ 05″ Est
/ 43.5505555556, 5.03472222222
Altitudes mini. 0 m — maxi. 191 m
Superficie 26,71 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Le pont de l'horloge

Saint-Chamas (en occitan provençal: Sanch Amàs selon la norme classique ou Sant Chamas selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département du Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait partie de la communauté Agglopole Provence (Canton de Berre-l'Étang).

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Situation

La petite ville est située au bord de l’étang de Berre, à 15 kilomètres au sud de Salon-de-Provence et à 50 km au nord-ouest de Marseille, dans un secteur qui n’a pas été touché par l’industrialisation. Sa superficie est de 2 671 hectares. Le point culminant de la commune est Le Verdon qui atteint l’altitude de 121 m.

Deux sites naturels, propriété du Conservatoire du littoral, ont un intérêt ornithologique : Les Palous, zone humide formée de roselières, prairies inondables et ripisylve à l'embouchure de la Touloubre, affluent de l'étang de Berre et la Poudrerie, ripisylve entre falaises, marais et étang.

En 1946 la population du village n’était que de 3 440 habitants, il a été recensé 6 661 Saint-Chamassens en 1999.

La voie de chemin de fer de Paris à Marseille traverse la commune, depuis 1847, qui possède un arrêt SNCF pour les trains TER Provence-Alpes-Côte d'Azur à la gare de Saint-Chamas

[modifier] Climat

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la periode 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 11,0 12,4 15,2 17,4 21,8 26,0 29,6 29,3 25,2 20,0 14,4 11,8 19,5
Températures moyennes (°C) 6,8 7,9 10,3 12,6 16,7 20,6 23,9 23,7 20,1 15,5 10,3 7,8 14,7
Températures minimales (°C) 2,6 3,4 5,3 7,7 11,6 15,2 18,1 18,1 14,9 11,0 6,2 3,8 9,9
Précipitations (hauteur en mm) 62 48 47 56 40 37 15 31 64 99 54 56 606,2
Source: Météo France / Station de Istres[1]

[modifier] Histoire

[modifier] Faits historiques

Le site de Saint-Chamas était déjà occupé à l’époque paléolithique comme l’ont prouvé les fouilles effectuées dans l’abri sous roche du Collet du Verdon. Les vestiges mis au jour sont conservés au musée communal. À l’âge du fer le site fut exploité par les Ligures, qui y avait construit un oppidum (un village fortifié), puis par les Celtes.

Le village doit en fait son nom à Sanctus Amantius (saint Amans, évêque de Rodez) en l’honneur duquel une chapelle fut construite au VIIe siècle. Mais l’endroit était déjà très fréquenté à l’époque romaine comme en témoigne le vieux pont Flavien construit à l’époque de l’empereur Auguste, peu avant le début de notre ère, pour permettre à la route d’Arles à Marseille de traverser la Touloubre. Il aurait été financé par Flavius, un riche citoyen romain.

Le village initial s’est construit sur le Baou, une colline calcaire qui domine l’étang de Berre facile à défendre et d’où la région pouvait être surveillée. Des fortifications ont été construites dès le haut Moyen Âge puisqu’en 969, Boson, comte de Provence cédait à Ithier l’archevêque d’Arles, le castrum en ruine de Sanctus Amantius. En 1347, la Peste noire, arrivée par Marseille, ravage la Provence. En 1564 le château était suffisamment confortable pour accueillir la régente Catherine de Médicis et le roi de France Charles IX alors âgé de 14 ans.

Le XVIIe siècle est celui de la construction de la ville moderne. Le vieux village, qui se trouvait trop à l’étroit, sur la colline du Baou est abandonné au fur et à mesure que se construisent les nouveaux quartiers du Perthuis et d’au Delà. Un hôtel de ville est édifié (depuis 1959 il abrite le musée local devenu Paul Lafran en 2000). Le port est aménagé, l’église paroissiale Saint-Léger est construite de 1660 à 1668 mais le clocher, construit sur pilotis à côté de l’église, ne fut terminé qu’en 1740. L’église abrite actuellement le retable Sainte-Anne datant du XVIe siècle. En 1690 débuta la construction de la Poudrerie royale qui se développa au fil des siècles pour s’étaler sur plus de 100ha. Elle est restée pendant longtemps la principale entreprise de la commune et a cessé toute activité en 1974. Devenue propriété du Conservatoire du littoral, c'est un site à forte valeur écologique dont l'accès est soumis à réglementation.

Fin mars 1789, des émeutes dues à la crise frumentaire ont lieu[2]. Pendant quelques années durant la Révolution, le village a été rebaptisé Port-Chamas.

Les deux principaux quartiers du village, qui s’étaient développés, autour de la mairie pour l’un et à proximité du port pour l’autre, étaient réunis par un tunnel appelé la Goule. En 1863 celui-ci s’effondre ; la municipalité décide alors de la construction de l’aqueduc du Plan ou Pont de l’Horloge. À l’heure actuelle, Saint-Chamas est devenu un gros bourg résidentiel et touristique qui a su conserver quelques industries et préserver son patrimoine et son apparence de village provençal où il fait bon vivre. En 1901, Jean de Joris, alors qu'il était maire de Saint-Chamas, le premier cas de la grippe aviaire sévère telle qu'on ne la connait plus de nos jours, est déclarée.[réf. nécessaire]

[modifier] Héraldique

Armes de Saint-Chamas

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

De gueules au pont Favien d'or posé sur un plan d'eau d'azur mouvant de la pointe et chargées de deux poissons affrontés d'argent.

[modifier] Politique et administration

[modifier] Population et société

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Sources : CASSINI[3])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 759 2 110 2 044 2 506 2 632 2 433 2 443 2 978 2 825
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 800 2 692 2 667 2 614 2 814 2 393 2 335 2 319 2 237
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 373 2 525 2 487 2 677 2 856 3 023 3 131 3 441 4 451
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2009
4 634 5 083 5 110 5 045 5 396 6 595 7 268 7 346 7 781

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


[modifier] Manifestations culturelles et festivités

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Économie


[modifier] Notes et références

  1. http://climat.meteofrance.com/chgt_climat2/climat_france?68377.path=climatstationn%252F13047001
  2. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Collection Folio, ISBN 978-2-07-035971-4, p. 396
  3. http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/fiche.php?select_resultat=30850

[modifier] Voir aussi

[modifier] Bibliographie

  • Saint-Chamas-en-Provence - Histoire de nos rues et quartiers par Francine Aubert.

[modifier] Articles connexes

[modifier] Lien externe


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