Plainfaing

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Plainfaing
Église, école, mairie et monument aux morts.
Église, école, mairie et monument aux morts.
Blason de Plainfaing
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Fraize
Intercommunalité Communauté de communes des Vallées de la Haute Meurthe
Maire
Mandat
Patrick Lalevée
2014-2020
Code postal 88230
Code commune 88349
Démographie
Gentilé Plainfinois
Population
municipale
1 803 hab. (2011)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 23″ N 7° 00′ 52″ E / 48.1730555556, 7.0144444444448° 10′ 23″ Nord 7° 00′ 52″ Est / 48.1730555556, 7.01444444444  
Altitude Min. 516 m – Max. 1 306 m
Superficie 38,56 km2
Localisation

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Liens
Site web plainfaing.com

Plainfaing est une commune française située dans le département des Vosges, en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Plainfinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Plainfaing est une ville du massif vosgien située à l'est du département, au pied du col du Bonhomme, entre Saint-Dié-des-Vosges (13,6 km), Gérardmer (14,9 km) et Colmar (27,2 km)[1]. Les communes limitrophes sont Fraize, Ban-sur-Meurthe-Clefcy et Le Valtin dans les Vosges, Le Bonhomme, Orbey et Soultzeren dans le Haut-Rhin.

Localisation départementale
Communes limitrophes de Plainfaing
Fraize
Ban-sur-Meurthe-Clefcy
Fraize Le Bonhomme
Ban-sur-Meurthe-Clefcy Plainfaing Le Bonhomme
Orbey
Ban-sur-Meurthe-Clefcy Le Valtin Soultzeren

Les grandes villes les plus proches à vol d'oiseau de Plainfaing sont Mulhouse (52,6 km), Strasbourg (71,4 km) et Nancy (84,7 km)[1].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le village est bâti en fond de vallée, à l'affluence de la Meurthe et d'un ruisseau issu d'un vallon adjacent. Selon les géologues des années soixante, qui décrivaient le territoire communal, les parties du village situées sur les bords des cours d'eau sont situées sur des formations glaciaires de type glacio-lacustre, morainique, fluvio-glaciaire et des alluvions à blocs datant de la glaciation de Würm et le fond des parties amont des vallées à l'est et au sud sont composées de sédiments glaciaires formés de blocs, de galets et de sables plus ou moins altérés datant de la glaciation de Riss[2].

La moraine terminale du glacier de calotte sommital s'écoulant dans la vallée que les géologues belges et allemands datent récemment d'il y a dix ou douze mille ans se situe en aval d'Habeaurupt. Les matériaux des glaciations anciennes qui ont pu déborder vers la basse vallée ont été déblayés en grande partie. Ils sont observables dans la gisgantesque zone d'accumulation de la vallée de la Meurthe, entre Anould et Saulcy[3].

Les montagnes environnant le village sont composées de d'une roche nommé le granitogneiss, intermédiaire selon le géologue nancéïen Jean Hameurt entre le granite et legneiss, il se caractérise par une double faciès selon les minéraux prépondérants, soit à andalousite soit à amphibole. On y trouve par endroits des remontées rapides de magmas qui ont laissé des filons de micro-granites à biotite et à muscovite ou à pyroxène et à amphibole. Les montagnes situées à l'est de la commune sont composées de granite à grains grossiers à deux micas et de gneiss perlé à cordiérite[2].

L'altitude maximale de la commune est à 1 306 m au sommet du Gazon du Faing et l'altitude minimale est sur les anciennes prairies de fauche en aval de la Poutro (ancienne usine) à 516 m lorsque la Meurthe pénètre à Fraize[4].

Hydrographie et zones naturelles[modifier | modifier le code]

Après la pluie…

La Meurthe arrose la commune en provenance du Valtin ; elle reçoit le ruisseau de la vallée de Chaume[5]. La forêt couvre 828 ha. Une réserve naturelle de flore dite du Tanet et du Gazon du Faing couvre 505 ha, elle comprend les anciennes chaumes sur la grande crête vosgienne de la commune, mises en commun avec celles du Valtin.

Climat[modifier | modifier le code]

Selon la méthode Köppen, le climat de Plainfaing est « tempéré océanique humide » (Cfb). Le massif des Hautes-Vosges, dont fait partie la commune, est une zone de climat rude et humide. En hiver, les précipitations neigeuses sont très importantes et peuvent, dans les sommets, durer jusqu'au début de l'été[6]. La station climatique la plus proche se trouve à Colmar et sert de référence pour les données météorologiques. Le climat réel est cependant bien plus proche de celui de Saint-Dié-des-Vosges.

Relevés météorologiques de la région de Colmar
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1 −1 2 5 9 12 14 14 10 7 2 1 6,2
Température moyenne (°C) 1,5 2,5 7 10 14,5 17,5 20 20 15,5 11,5 5 3,5 10,7
Température maximale moyenne (°C) 4 6 12 15 20 23 26 26 21 16 8 6 15,3
dont pluie (mm) 25,5 18,9 22,5 29,4 42,7 39,6 45,1 34,4 38,5 43,2 29,7 25 394,5
Source : Données climatologiques de Colmar[7]
Relevé météorologique de Saint-Dié-des-Vosges
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0 2 4 8 12 13 13 10 7 3 1
Température moyenne (°C) 2 3 7 9 13,5 17,5 18,5 18,5 15,5 11 5,5 3,5 10,4
Température maximale moyenne (°C) 4 6 12 14 19 23 24 24 21 15 8 6
Précipitations (mm) 101 91 89 82 103 98 82 84 83 98 105 110 1 126
Source : Le climat à Saint-Dié-des-Vosges (en °C, moyennes mensuelles) Météo MSN [1]
Météo-France, station de Sainte-Marguerite : précipitations en mm (1971-2000)


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ville de Plainfaing, traversée par la route nationale 415, est proche du col du Bonhomme, un col de montagne qui permet la liaison entre les régions Lorraine et Alsace [8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2008, on dénombrait un total de 1 198 maisons reparties en 856 résidences principales, 231 résidences secondaires et 111 logements vacants. La majorité de ces lotissements ont été construits avant 1949. Il y a 544 logements de propriété et 273 de location[9].

Évolution des résidences principales et secondaires depuis 1968[9]
1968 1975 1982 1990 1999 2008
Résidences principales 934 858 862 809 800 856
Résidences secondaires 116 134 172 182 249 231
Résidences vacants 96 126 91 90 97 111

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Parmi les projets d’aménagements prévus par le plan local d'urbanisme, le parc de logements de la commune sera renouvelé afin de permettre l'ouverture de nouveaux sites urbains, services et structures et proposer une démarche environnementale (construction économe en énergie et en eau). Les objectifs fixés par la mairie de Plainfaing est d'attendre une population de 2 050 habitants d'ici 2018 et d'accueillir de nouvelles entreprises sur le territoire[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes suivantes : Plainfain en 1342, Plempfen en 1373, Plein Fein en 1380[11], Plenfen en 1403, Blenfe en 1419, Plenffy en 1472, Plainfaing en 1656, Pleinfaing ou Plainfeing en 1753.

Plainfaing est une formation toponymique régionale en -faing (parfois -fin(g)) que l'on retrouve par exemple dans Léofaing, écart de Fraize, Linfaing, écart de Saint-Étienne ou encore Strouéfaing, écart de Liézey. Le sens exact de l'appellatif toponymique faing est mal défini, peut-être signifie-t-il « terrain marécageux »[12] ou alors « terrain boueux »[13]. Il est issu du vieux bas francique *fani « boue » (gotique fani), dont le dérivé en -ga a donné fange, fagne, etc.

Le premier élément est vraisemblablement l'adjectif d'ancien français plain au sens de « qui présente une surface plane, unie ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

La communauté des censiers était à l'origine rattaché au ban de Fraize, son histoire se confond avec celle des autres grands bans de la Haute Meurthe sous l'Ancien Régime. Les Ribaupierre ou Rapolstein, seigneurs initialement officiers et administrateurs forestiers et montagnards de la maison ducale de Lorraine qui possède des droits régaliens par délégation du pouvoir impériale. La lignée comtale des Ribeaupierre prend grâce à sa surveillance attentive des finages ducaux, le contrôle d'une partie du ban de Fraize et des limites de finages.

Au spirituel, le village dépend de la grande paroisse de Fraize qui est le centre religieux de cette partie de la vallée avec son église et son cimetière, au moins depuis le XIIIe siècle. L'église-mère à l'époque mérovingienne et carolingienne est l'église de Mandray, Fraize restant longtemps une de ses annexes.

Au XVIe siècle, le centre du village possédait une vieille et minuscule chapelle placé sous le patronage de saint Genest. En 1530, Jean Herquel dit Herculanus, chanoine du chapitre de Saint-Dié et auteur en 1539 d’une Histoire d’Antoine [le Bon], duc de Lorraine, la fait reconstruire en grand, près de la source Saint-Genest, qui attire à nouveau de plus en plus des pèlerins. Saint Genest était un saint guérisseur populaire recherché, apte à faire disparaître chez le malade tout ce qui le génait[14]. La source plainfinoise dédiée à saint Genest était fréquentée par les marcaires des chaumes voisines ascensées - il s'agit principalement avant 1570 des Orbelais ou de leurs commis, qui pouvaient fréquenter en d'autres occasions une chapelle saint Genest au-dessus d'Orbey - mais aussi les habitants modestes des vallées, qui ne pouvaient se rendre, dans un premier temps, au sanctuaire principal éloigné sur le piémont vosgien. L'eau de la source analysée avant 1900 montre une forte teneur en calcium, magnésium et sodium, assez rare en contrée granito-gneissique.

En 1725, le curé de Fraize, Perrotey, institue un vicaire dans la commune. Le village fut érigé en paroisse autonome le 20 juin 1782. Son église, dédiée à saint Nicolas, appartenant au diocèse et du doyenné de Saint-Dié, prend la place de l'ancienne chapelle saint Genest : elle s'élève en 1783. Elle était le siège d'une cure créée en juillet 1782 à la collation de la famille Raulin, de Nancy[15]. À l'érection de la paroisse, le village de Plainfaing était composé 337 foyers fiscaux (chefs de famille), auxquels s'adjoignent 75 pauvres[16].

Avec l'adduction d'eau, la source saint Genest que les anciens du village appelaient communément la "fontaine de la Pâle" est délaissée au bétail. Une association décide de la récupérer comme eau potable dans plusieurs foyers voisins. Non loin du carrefour de la mairie, sur la grand route, deux bornes peintes rappellent cette fontaine[17].

Création de la commune[modifier | modifier le code]

La commune apparaît après 1790, elle se dote d'archives légales.

Avant 1900, les habitants étaient dispersés sur toute la surface de la commune. Il existe encore des traces d'habitations à 820 mètres d'altitude sur une croupe exposée à toutes les intempéries. C'est l'industrie textile personnalisée par l'entreprise Geliot qui provoque tout au long du XIXe siècle le développement de la commune, d'abord à Habeaurupt puis au centre même de la commune.

Plainfaing crève-faim[modifier | modifier le code]

Le qualificatif « Plainfaing crève-faim », indigne et infamant au quotidien, provient justement des hommes du bas de la vallée, restés à tenures, tenus à engagement, tombant plus facilement en dépendance, avant et après la Révolution, des gros propriétaires ou des fermiers. Même la grande majorité des historiens lorrains, jusqu'aux années 1970, ne semblent pas avoir pris conscience de la gestion fiscale des acensements, interprétant de manière erronée les sources archivistiques et comptes normalisés d'après la Guerre de Trente Ans[18]. Il reste que la famine et les disettes accablaient tout autant ces hommes que les autres, jaloux de leur indépendance, qui les ont longtemps stigmatisés à l'occasion des fêtes par ce sobriquet.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de 19 membres conformément à l’article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[19]. À l'issue des élections municipales de 2008, Patrick Lalevée a été réélu maire de Plainfaing.

La mairie de Plainfaing

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1848 1873 Nicolas Géliot (1805-1873)   Industriel, député de 1867 à 1870
1873   Jean-Baptiste Géliot (1848-1899)   Manufacturier, fils du précédent
  juillet 1898 Paul Marcillat (1849-1911)   Brasseur, député de 1893 à 1898
juillet 1898   Constant Biétrix   Marchand de vin
1919 1941 Julien Léonard (1876-1947) PCF Conseiller général (1934-1942)
1941 1947  ?    
1947 juin 1995 Joseph Valentin (1921-2001) PCF Agriculteur et apiculteur, conseiller général (1961-1967 & 1979-1992)
juin 1995 mars 2001 François Thiébaut   Médecin
mars 2001 en cours Patrick Lalevée DVD  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Dans le domaine judiciaire, le territoire de Plainfaing dépend du tribunal d'instance et du conseil de Prud'hommes de Saint-Dié-des-Vosges. Les autres juridictions compétentes sont le tribunal de commerce, le tribunal de de grande instance et pour enfants d'Épinal ainsi que la Cour d'appel de Nancy[20].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune a obtenu une fleur au palmarès du concours national des villes et villages fleuris[21].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 30 avril 2012, Plainfaing n'est jumelée avec aucune commune[22]. Une tentative avec Wissant (Pas-de-Calais), initiée en 2003, n'a pas été conclue[23].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 803 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
1 807 1 725 2 018 2 305 3 074 3 442 3 758 3 851 3 888
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
4 159 4 185 4 212 4 168 4 224 4 586 4 918 5 322 5 422
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
5 315 5 127 4 096 3 899 3 446 3 319 3 064 3 216 3 087
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
2 803 2 402 2 235 1 948 1 764 1 812 1 826 1 803 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2004[25].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (24,2 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 48,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,9 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 22,8 %, plus de 60 ans = 20 %) ;
  • 51,3 % de femmes (0 à 14 ans = 16,2 %, 15 à 29 ans = 16,1 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 29,1 %).
Pyramide des âges à Plainfaing en 2008 en pourcentage[26]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
1,0 
6,2 
75 à 89 ans
13,5 
13,8 
60 à 74 ans
14,6 
22,8 
45 à 59 ans
20,0 
20,7 
30 à 44 ans
18,6 
19,7 
15 à 29 ans
16,1 
16,9 
0 à 14 ans
16,2 
Pyramide des âges du département des Vosges en 2008 en pourcentage[27].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,2 
6,6 
75 à 89 ans
11,1 
14,1 
60 à 74 ans
15,0 
22,2 
45 à 59 ans
21,2 
20,1 
30 à 44 ans
18,8 
18,0 
15 à 29 ans
15,7 
18,8 
0 à 14 ans
17,1 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Plainfaing est située dans l'académie de Nancy-Metz. La ville administre une école maternelle et deux écoles élémentaires communales[28].

La commune voisine de Fraize dispose d'un collège public. En ce qui concerne les lycées, plusieurs établissements d'enseignement général ou professionnel se trouvent à Saint-Dié-des-Vosges.

Santé[modifier | modifier le code]

Un médecin exerce son activité dans la ville. Le centre hospitalier le plus rapproché est situé à Fraize.

Sports[modifier | modifier le code]

Des circuits de randonnées sont proposés par l'Office de Tourisme[29]. Il existe également plusieurs associations à but non lucratif pour la pratique du football, de la gymnastique, de la pétanque et des jeux de quilles[30].

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

Le culte catholique est célébré en l'église Saint-Nicolas qui dépend du Diocèse de Saint-Dié.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2009, le revenu fiscal médian par ménage est de 15 257 €, ce qui plaçait Plainfaing au 26 107e rang parmi les 30 714 communes de plus de 50 ménages en métropole[31].

Emploi[modifier | modifier le code]

Selon les résultats du recensement de 2008[9], la population active (15-64 ans) de la commune compte 850 personnes, soit 72,7 %, ce taux est de 71,5 % au niveau départemental[32]. Les 15-64 ans représentent 12,2 % de chômeurs, 60,5 % de personnes ayant un emploi et 27,3 % d'inactifs. Les inactifs se répartissent de la façon suivante : les retraités ou préretraités représentent 11,3 % de la population active, les scolarisés 5,4 %, les autres inactifs 10,6 %.

En 2008, le taux de chômage (au sens du recensement) parmi les actifs de la commune est de 16,8 %, en baisse par rapport à 1999. Au 31 décembre 2010, on compte 175 personnes à la recherche d'un emploi dont 88 chômeurs de longue durée[33].

Entreprises et établissements[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2010, la ville de Plainfaing compte 78 établissements hors agriculture (dont 75 entreprises) et 19 ont été créées sur le territoire.

Répartition des établissements par domaines d'activité

  Ensemble Industrie Construction Commerce et services divers Secteur public
Nombre d'établissements 78 15 16 42 5
% 100 % 19,2 % 20,5 % 53,8 % 6,4 %
Sources des données : Insee[9]

Répartition des créations d'établissements par secteur d'activité en 2009

  Ensemble Industrie Construction Commerce et services divers Secteur public
Nombre d'établissements 19 1 4 13 1
% 24,7 % 6,7 % 25,0 % 31,0 % 20,0 %
Sources des données : Insee[9]

Commerces[modifier | modifier le code]

D'après les statistiques des équipements et services en 2009, le nombre d'établissements commerciaux est de quatre, répartis comme suit : une boulangerie, un marchand de journaux un magasin de vêtements et un magasin de meubles[34].

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune du Plainfaing possède deux appellations d'origine protégée (AOP) grâce au miel de sapin des Vosges et au munster et trois indications géographiques protégées (IGP) avec la bergamote de Nancy, l’emmental français est-central et la mirabelle de Lorraine[35].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Nicolas[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nicolas

La construction de l'église est ordonnée le 20 juin 1782 par l’évêque de Saint-Dié. Le curé Michel Thiébaut est le premier à en prendre possession. Siège d'une cure créée à la collation de la famille Raulin de Nancy[36], le monument est entièrement transformée en 1884, avec son orgue de Cavaillé-Coll-Mutin posé par Eugéne Gigout[37],[38].

Chapelle Saint-Jean-Baptiste au Rudlin[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville[modifier | modifier le code]

La mairie, tout comme l'école, a été construite en 1870.

Lieux culturels[modifier | modifier le code]

La bibliothèque municipale référence près de 3 000 livres. Le cinéma municipal propose un film toutes les trois semaines[39].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Plainfaing est le siège de la Confiserie des Hautes-Vosges, entreprise artisanale repris en 1986 par la famille Claudepierre et spécialisée dans la fabrication de près de 35 sortes de bonbons à base d’arômes naturels ou d'huiles essentielles. L'entreprise produit en moyenne 250 tonnes de bonbons par an. Une visite guidée des ateliers est proposée aux visiteurs. La confiserie a accueilli près de 180 000 visiteurs en 2010[40].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Outre les maires cités plus haut :

  • Jean Herquel, chanoine de Saint-Dié, vivant au XVIIe siècle
  • Paul Marcillat (1849-1911), député des Vosges de 1893 à 1898.
  • Une dynastie industrielle, la famille Géliot
  • Raymond Ruyer (1902-1987), né à Plainfaing, professeur de philosophie à l'université de Nancy.
  • Maurice Jacquel (1929-2004), lutteur
  • Christian Bareth (né à Plainfaing en 1932), écrivain-essayiste.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Tiercé en pairle au 1° de gueules à trois auréoles de saint d’or, au 2° d’or au sapin de sinople et au 3° d’azur au coq de bruyère d’or.
Commentaires : Le pairle symbolise la vallée de la Haute Meurthe. Les auréoles représentent saint Louis, saint Nicolas et saint Genest, particulièrement honorés dans la paroisse. Le sapin et le coq de bruyère évoquent la flore et la faune de la commune.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Chevreux et Léon Louis, Le département des Vosges : Dictionnaire historique et statistique des communes, hameaux, écarts fermes, accompagné de plans, vol. 6,‎ 1887 (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Archives départementales des Vosges, dossier sur Plainfaing

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Orthodromie de Plainfaing », sur Lion1906, le site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 29 avril 2012).
  2. a et b La base des études géologiques développée dès les années soixante repose sur les travaux de Jean Hameurt ainsi que sur le livret et la carte géologique de la France au 1/50000, BRGM (Gérardmer, no 341), 1978. HAMEURT Jean, « Les terrains cristallins et cristallophylliens du versant occidental des Vosges moyennes », Mémoires du service de la carte géologique d’Alsace et de Lorraine no 26, Université de Strasbourg, 1967, 402 p.
  3. On peut retrouver une approche actuelle avec FLAGEOLLET Jean-Claude, Sur les traces des glaciers vosgiens, CNRS Éditions, Paris, 2002, 212 p. Toutefois, il ne traite qu'assez peu dans le détail ce secteur, et les précurseurs de l'étude sont essentiellement étrangers
  4. Carte IGN + Informations sur les communes (surface, altitudes, population...) sur Géoportail.
  5. Rivières et ruisseaux sur Géoportail.
  6. « Le massif vosgien : Site personnel de Jonathan Chaumont », sur Le Pays de Remiremont (consulté le 29 avril 2012).
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  10. « Plan local d'urbanisme - Projets d'aménagement », sur le site officiel de la mairie de Plainfaing (consulté le 30 avril 2012).
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  12. Ernest Nègre, op. cit.
  13. Albert Dauzat et Charles Rostaing, DENLF, réédition Guénégaud 1979.
  14. Son culte le plus important se plaçaient les "trois grand jeudis" après Pâques à Saint-Genest. Dans les civilisations paysannes, il s'agissait surtout de membres cassés ou déboités mal remis (jambe, bras, mains), de maladies articulaires variées, de douleurs rhumatismales persistantes ou de rhumatismes aigus, de défauts de visions ou des sens, notamment de maladies oculaires
  15. Archives départementales des Vosges
  16. Chevreux, Plainfaing
  17. Sur cette fontaine sacrée, lire page 59 l'ouvrage enfantin de Guy Trendel et Christophe Carmona, Légendes autour des sources et fontaines d'Alsace et de Lorraine, éditions Coprur, Strasbourg, 2002. ISBN 2 84208 102 1
  18. Claude Marchal, communication sur les erreurs d'interprétation démographique du XVIIe siècle
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    Présentation de l'orgue de l’église Saint-Nicolas
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