Château de Saint-Ulrich

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Château de Saint-Ulrich
Image illustrative de l'article Château de Saint-Ulrich
Vue d'ensemble du château
Période ou style Médiéval
Type Château-Fort
Début construction XIe siècle
Protection Logo monument historique Classé MH (1841, ruines)
Logo monument historique Classé MH (1841, ruines)
Coordonnées 48° 12′ 10″ N 7° 18′ 19″ E / 48.2027, 7.305248° 12′ 10″ Nord 7° 18′ 19″ Est / 48.2027, 7.3052  [1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Haute-Alsace
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Commune Ribeauvillé

Géolocalisation sur la carte : Alsace

(Voir situation sur carte : Alsace)
Château de Saint-Ulrich

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Saint-Ulrich

Le château de Saint-Ulrich, aussi connu sous le nom du château de Grand-Ribeaupierre, est l’un des trois châteaux (avec le Girsberg et le Haut-Ribeaupierre) qui dominent la commune de Ribeauvillé, dans le Haut-Rhin. Il est situé à 528 m d'altitude. Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis octobre 1841[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Affiche de Louis Tauzin (1900)

Le nom actuel du site est dû à la chapelle dédiée à ce saint qui se trouve dans le château. Les textes médiévaux, quant à eux, ne font nullement usage du nom actuel : le château portait le nom de la lignée des Rappolstein (ou Ribeaupierre, dans la forme francisée).

Il fut du XIe siècle au XVIe siècle la principale résidence des puissants sires de Ribeaupierre. Il devait sans doute exister un autre château sur le même emplacement qui appartenait en 1114 à l'évêque de Bâle. Il est occupé militairement par Henri V du Saint-Empire qui s'en sert comme point d'appui dans sa guerre contre les Eguisheim. Il est rendu ensuite à l'évêque de Bâle qui le restitue aux Ribeaupierre. Anselme II de Ribeaupierre qui chassa les autres membres de sa famille du château,y soutint victorieusement deux sièges en 1287 contre Rodolphe de Habsbourg, roi d'Allemagne et en 1293 contre le roi Adolphe son successeur.

Une criminelle célèbre, la dame Cunégonde d'Hungerstein (nom de jeune fille:Billing de Willsperg) fut enfermée au XVe siècle pendant près de vingt ans dans le donjon et tenta de s'en échapper avec la complicité du guetteur. Elle était accusée d'avoir étranglée en 1487 Guillaume de Hungerstein, son mari, vassal des Ribeaupierre, établi à Guebwiller.

C'est un château d'une très belle architecture militaire du Moyen Age en Alsace qui comprenait un donjon érigé au XIIe siècle et un logis avec cheminée du XIIe siècle. Au XIIIe siècle la salle des chevaliers fut décorée de 9 belles fenêtres de style roman que l'on peut encore apercevoir. À la même époque, vers 1435, fut érigé la chapelle consacrée à Saint-Ulrich évêque d'Augsbourg. La famille des Ribeaupierre, quitta ce château au XVIe siècle pour un château de style Renaissance (l'actuel lycée de Ribeauvillé). Par la suite, le château fut démantelé durant la Guerre de Trente Ans.

Architecture : les vestiges actuels[modifier | modifier le code]

Les vestiges actuellement visibles datent de plusieurs époques : le donjon carré et le corps de logis sont datés du XIIe siècle, la salle des chevaliers, et la grande tour d'habitation du XIIIe siècle alors que la barbacane d'entrée et l'enceinte extérieure sont du XIVe siècle

La chapelle Saint-Ulrich est datée du XVe siècle.

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La légende de la flèche mortelle[modifier | modifier le code]

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Deux frères, de la famille des Ribeaupierre, l’un habitant le château de Saint-Ulrich, l’autre le Girsberg, étaient censés chasser ensemble le lendemain. Ils avaient convenu d’un signal : le premier levé éveillerait l’autre en envoyant une flèche sur son volet.

Le frère habitant le château de Saint-Ulrich s’éveilla le premier. Il tira donc une flèche en direction du volet de son frère. Mais ce dernier, au moment même où le trait arrivait, ouvrit le volet : il mourut, le cœur transpercé[réf. nécessaire].

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Bibliographie restreinte[modifier | modifier le code]

  • Braun Jean, Circuit des châteaux forts d'Alsace - Ingersheim : éd. SAEP, 1978 - collection Delta 2000.
  • Carmona Christophe & Trendel Guy, Les Châteaux autour de Ribeauvillé et Riquewihr - Sarreguemines, éd. Pierron, 2001 - collection Les Châteaux des Vosges : histoire, architecture, légendes n°7.
  • Mengus Nicolas, Au temps des châteaux forts en Alsace - Strasbourg, éd. Coprur, 2004.
  • Salch Charles-Laurent, Nouveau dictionnaire des châteaux Forts d'Alsace, Alsatia, 1991.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps
  2. « Notice no PA00085585 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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