Fréland

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Fréland
Petit pont sur l'Ur.
Petit pont sur l'Ur.
Blason de Fréland
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Ribeauvillé
Canton Lapoutroie
Intercommunalité C.C. de la Vallée de Kaysersberg
Maire
Mandat
Jean-Louis Barlier
2008-2014
Code postal 68240
Code commune 68097
Démographie
Population
municipale
1 393 hab. (2011)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 19″ N 7° 11′ 41″ E / 48.1719, 7.1947 ()48° 10′ 19″ Nord 7° 11′ 41″ Est / 48.1719, 7.1947 ()  
Altitude Min. 327 m – Max. 1 229 m
Superficie 19,74 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haut-Rhin

Voir sur la carte administrative du Haut-Rhin
City locator 14.svg
Fréland

Géolocalisation sur la carte : Haut-Rhin

Voir sur la carte topographique du Haut-Rhin
City locator 14.svg
Fréland

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Fréland

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Fréland

Fréland est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Frélandais et sont surnommés « les Bibis ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée de Fréland en venant d'Aubure.
Le village de Fréland vu depuis les hauteurs, ici le bas du village.
De nombreuses résidences secondaires construites à Fréland.
Maison à Fréland admirablement fleurie.
Fréland : le milieu du village.
Fréland : le bas du village.
Entrée du village de Fréland en venant de Kaysersberg ou Hachimette (hameau de Lapoutroie).

Fréland est une commune des Vosges alsaciennes, située dans une vallée latérale au-dessus de Kaysersberg, le long d’un ruisseau, l'Ur, affluent de la Weiss. Le village est situé entre 430 mètresd'altitude, mais le territoire communal culmine à 1 228 mètres près du sommet du Brézouard). Le col de Fréland, culminant à 831 mètres, permet d'accéder à Aubure, Sainte-Marie-aux-Mines et Ribeauvillé.

Fréland fait partie du canton de Lapoutroie, et de l'arrondissement de Ribeauvillé, appelé le canton welche (voir l'origine de ce mot sous gaulois) du fait que les cinq communes qui le composent (Lapoutroie, Orbey, Fréland, Le Bonhomme et Labaroche) ne parlent pas l'alsacien mais une variante vosgienne du lorrain. Très encaissé dans sa vallée, il offre de belles couleurs toute l'année et un climat assez froid en hiver. Comme beaucoup de villages proches des villes (Colmar) il se transforme tout doucement en village-dortoir mais garde un fort esprit associatif essayant d'intégrer au mieux les nouveaux habitants. La commune s'étend sur 1 973 hectares

Sommet le plus élevé[modifier | modifier le code]

  • Montagne du Brézouard (1 229 mètres), située sur le ban de Lapoutroie et Fréland.
  • Le Kalblin (924 mètres).
  • Voirimont : surtout apprécié pour la vue qu'il procure et son ensoleillement.

Quelques lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La plus grande partie de la commune se compose de hameaux et fermes disséminés sur les collines et montagnes. Fréland compte quelques quarantaines de lieux-dits

  • La Taupré
  • le Choé
  • Les peines perdues
  • Le Tibremont
  • Le Knolpré
  • le Chamont
  • Cotongoutte
  • Codomont
  • Grand-Champs
  • le Barlin
  • le Chat Noir
  • le Kalblin
  • la Queue de l'A
  • Haut Voirimont
  • Bas Voirimont
  • la Halle
  • les issues
  • la Combe
  • la Fondrie
  • la Belle Fauchelle
  • la Pierreuse Goutte
  • la Chaude-Côte
  • la Simboule

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • Le ruisseau Ur : il traverse Fréland et est la réunion de plusieurs ruisseaux qui proviennent du versant du Brézouard. Son cours est d'environ 6 km. Il se jette dans la Weiss en aval d'Hachimette.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • 1311 Urbach : « ruisseau de l’Ur » du vieux haut allemand bah, bak « ruisseau »
  • 1421 Frallan : viendrait de fragilis (latin)[réf. nécessaire]. Dérivé : fralây « éboulement ou glissement de terrain »[réf. nécessaire] Le nom de la localité est attesté en 1694 - 1704 sous la forme Forstland, composé du nom de personne germanique Furisto (de furisto « premier ») suivi de l'appellatif toponymique germanique land « terre, terrain »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

À l’époque romaine, un sentier empierré passait par Fréland qui traversait le hameau de Knolpré, puis le Chêne, et se dirigeait vers Le Bonhomme après avoir traversé Ribeaugoutte, hameau de Lapoutroie. Il doublait le chemin le long de la vallée de la Weiss qui était souvent inondé. Ce sentier permettait de se rendre au col du Bonhomme. Mais il faut attendre 1311 pour trouver une première mention du village Urbach, le « ruisseau des aurochs ».

Les premiers habitants furent des charbonniers qui vinrent s'établir dans cette vallée, lors de la reprise des travaux des mines de Sainte Marie-aux-Mines au XVIe siècle; comme il n'était pas soumis ni à la glèbe, ni à la dîme, ni à aucune espèce d'impôt, l'endroit reçu le nom de Frei-Land.

Au Moyen Âge, la communauté de Fréland faisait partie de la Seigneurie du Hohnack. Mais le seigneur, le sire de Ribeaupierre à partir de XIVe siècle, la tenait en fief de l’évêque de Bâle. Au XIVe siècle, c’est une famille, les Pfaff qui la tenait en arrière-fief. La communauté était administrée par un prévôt nommé par le seigneur et des officiers élus chaque année. Quelques indications sur la population montrent qu’il y avait 250 chefs de ménage en 1580. Après la guerre de Trente Ans en 1648, le chiffre tombe à 60 bourgeois, chefs de ménage.

Cette terre rurale était principalement tournée vers l’agriculture, la forêt et l’artisanat. Jusqu’à la Révolution, il existait des exploitations rurales avec un droit de justice : les colonges. Sur les pentes des collines, le seigle, l’avoine, l’orge et les pommes de terre étaient cultivés. Cette production était toutefois insuffisante pour la consommation courante. L’essentiel de l'élevage était celui de vaches laitières sur les chaumes. Les forêts quant à elles, apportaient un revenu important au seigneur qui les possédait. L’économie consistait également en de hauts fourneaux de 1541 jusqu’à la guerre de Trente Ans.

Les seigneurs de Ribeaupierre avaient installé des hauts fourneaux pour traiter le minerai d’argent extrait des roches de Sainte-Marie-aux-Mines. Le bois frélandais fournissait le combustible indispensable à l’extraction du métal. Il faut noter également l’existence au XVIIe siècle d’une confrérie du scapulaire de Sainte Marie du Mont Carmel. L’architecture témoigne aussi de cette dévotion à l’Église catholique. En 1706, une nouvelle église avec trois autels est consacrée. Elle a disparu pour laisser place à l’actuelle du début du XIXe siècle. Deux chapelles furent également construites, l’une au bas du village dédiée à saint Gérard en 1740 et l’autre dédiée à saint Thiébaut en 1771.

Fréland depuis la Révolution[modifier | modifier le code]

La Révolution est synonyme de liberté puisque le village n’est plus sous la coupe de la noblesse. C’est aussi une période de troubles et de peurs. Les forêts sont alors surveillées contre les paysans agités. C’est le temps de la vente des biens nationaux pris à l’Église. Ainsi, le presbytère est vendu à un particulier. La commune hérite également de biens provenant du couvent des Clarisses d’Alspach. La chapelle saint Thiébaut est même fermée au culte provisoirement. Néanmoins, c’est véritablement une nouvelle ère politique qui commence avec un pouvoir municipal qui prend peu à peu de l'ampleur.

L'église Notre-Dame de l’Assomption
Roue motrice actionnée par la force de l'eau dans le bas du village près de la maison du pays welche (XVIIIe siècle)

Une fois les troubles de la révolution passés, Fréland prend un nouvel essor.

Le milieu du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

C’est en effet au cours du XIXe siècle que les grands bâtiments historiques que nous connaissons aujourd’hui sortent de terre. Le premier grand chantier est la construction de l’actuelle église Notre-Dame de l’Assomption. Au début du XIXe siècle, l’ancienne église agrandie en 1706 tombe en ruine. Aussi, le conseil municipal décide de la remplacer. Le 1er avril 1823, on commence à démolir l’ancien bâtiment et le 17 avril 1824, la première pierre de la nouvelle église est bénite. La construction s’achève en 1825. Contrairement à l’ancienne qui était orientée O-E, la nouvelle est orienté NO-SE dans le sens de la vallée. Un orgue y est rapidement placé puisqu’en 1826, un orgue de Joseph Chaxel trône sur la tribune.

Et puis, à partir du milieu du XIXe siècle, la quasi-totalité des grands bâtiments que nous connaissons est construite en l’espace de 50 ans. Dès 1840, l'école des garçons est achevée, suivie par celle des filles en 1856. La mairie est construite dans le centre du village en 1864 ainsi que le presbytère entre 1866 et 1871. Dans le domaine religieux, la chapelle Saint-Gérard de 1740 est reconstruite en 1876 par un habitant nommé Jean-Baptiste Bertrand. Un magnifique orgue de Louis-François Callinet vient remplacer l’orgue Chaxel. Pour permettre l’élargissement de la Grand'Rue, la chapelle Saint-Thiébaut est déclassée. Le maire Thomas et le curé Chevalier décident donc d’en construire une autre sur « Les roches du corbeau ». La chapelle de style néogothique en grès rose du pays est achevée en 1898. Enfin l’hôpital communal est construit en 1908 pour accueillir les malades et les plus âgés.

Les périodes de guerre[modifier | modifier le code]

L'annexion allemande de 1871[modifier | modifier le code]

Du point de vue politique, Fréland est devenu allemand en 1871 à la suite de la guerre franco-prussienne. Malgré le choc que cela a entraîné, les Frélandais savent alors dépasser cette tragédie nationale. Le bois fournit toujours la principale richesse de la commune. Les associations naissent comme la musique municipale crée en 1901. L’artisanat et l’agriculture sont florissants à la veille de 1914.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale ne surprend pas les Frélandais. Ils savaient qu’une guerre se préparait entre la France et l’Empire allemand. Ce qui déchire le cœur des Frélandais, c’est qu’ils doivent se battre sous l’uniforme allemand. 47 d’entre eux ne sont pas revenus des tranchées. Pour la population, le danger était proche également. De durs combats se déroulaient au Linge et à la tête de Faux. Les Frélandais restés au village devaient loger entre autres bon nombre de soldats allemands. Le village n’est redevenu français qu’en novembre 1918. Après le premier conflit mondial, Fréland profite toujours de la richesse que lui offre sa forêt. La commune a été moins touchée en dégâts matériels que ses voisines. Les hommes travaillent en forêt et aux champs. Une usine de tissage construite en 1925, le long de la rivière et l’usine de cartonnerie à Kaysersberg permettent le plein emploi. La vie n’est pas toujours facile et les hivers sont vigoureux. Le village offre en hiver comme en été, le spectacle d'une nature riche et splendide. Les paysages sont si attractifs qu’ils retiennent l’attention de Jean Renoir qui tourne les dernières scènes de La Grande Illusion sur les hauteurs du village et dans une ferme frélandaise en1937.

La seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Mais rapidement le bruit des bottes se fit entendre. Un nouveau conflit se préparait, terrible et angoissant. La guerre éclata le 3 septembre 1939. Cette guerre qui commençait devait être longue. De septembre 1939 à mai 1940, les Frélandais assistèrent à la «drôle de guerre » sans combats. Pourtant le 10 mai 1940, les Allemands attaquèrent par la Belgique et les Ardennes. Très vite le front français fut percé, plongeant le pays dans le désordre le plus total. Fréland fut occupé par les Allemands le 19 juin 1940. Peu après, l’Alsace fut annexée par le Reich allemand. Le village fut donc à nouveau coupé de la France, et ce pendant quatre ans. Le gouvernement nazi envoya à partir de 1942 de jeunes Frélandais combattre sous l’uniforme allemand. Ces «malgré-nous» furent envoyés sur le front russe, en Grèce et sur la mer du Nord. Quant aux résistants frélandais, certains furent internés au camp de Schirmeck. Au total, 35 Frélandaises et Frélandais ont perdu la vie pendant le conflit, ce n’est qu’en décembre 1944 que le village fut libéré par la 36e division d’infanterie US. Cette guerre a évidemment laissé des traces profondes dans le cœur des familles. Le monument aux morts de la commune est d’ailleurs là pour le rappeler aux jeunes générations.

La période d'après guerre[modifier | modifier le code]

Aujourd’hui, Fréland s'est largement développé, les nouvelles constructions colorées escaladent les pentes tout en restant en harmonie avec les paysages environnants. Symbole de cette vitalité, l’école et l'accueil périscolaire ont fait peau neuve. De nombreuses associations maintiennent une vie culturelle et le tissu social. Les musées créés se mêlent aux projets d'avenir.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Fréland

Les armes de Fréland se blasonnent ainsi :
« D'argent à un arbre de sinople accosté de deux étoiles d'azur. »[2]

Administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Fréland
Église de Notre-Dame de l'Assomption
La nef de l'église de Notre-Dame de l'Assomption
Hôpital de Fréland
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1793 Sébastien Herqué    
1793 1795 Nicolas Raffner    
1795 1800 Sébastien Herqué    
1800 1806 J.Joseph Bertrand    
1806 1819 Nicolas Fréchard    
1819 1835 François Thomas    
1835 1843 Jacques Michel    
1843 1846 J.François Gassmann    
1846 1847 Jacques Michel    
1847 1859 J.Baptiste Bertrand    
1859 1870 Joseph Fréchard    
1870 1870 Nicolas Bertrand    
1870 1876 Jean Nicolas Valentin    
1876 1891 Jean Baptiste Thomas    
1876 1891 Jean Baptiste Félix Thomas    
1891 1914 Jean Baptiste Didierjean    
1915 1916 Émile Jacques Barlier    
1916 1918 François Joseph Driesbach    
1918   Joseph Félix Séraphin Thomas    
1965 1995 Claude Didierjean    
1989 en cours Jean-Louis Barlier   Adjoint technique territorial
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 393 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 403 1 474 1 551 1 656 1 782 1 973 2 042 2 179 2 005
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
2 037 2 056 2 062 1 937 1 767 1 790 1 598 1 564 1 525
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 516 1 509 1 444 1 351 1 346 1 343 1 241 1 221 1 175
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 102 1 040 1 033 1 100 1 134 1 292 1 385 1 408 1 393
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Thiébaut (1898)
Ancienne chapelle Saint-Thiébaut transformée aujourd'hui en musée d'art religieux
Chapelle Saint-Gérard
Le monument aux morts de Fréland

Église Notre Dame de l'Assomption[modifier | modifier le code]

Construite la première fois en 1683 l'édifice menace de tomber en ruines. Elle est agrandie en 1700. En 1706 la nouvelle église paroissiale est consacrée par le coadjuteur de l'évêque de Bâle. L'autel principal est dédié à Notre-Dame de l'Assomption, les autels latéraux à la Bienheureuse Vierge du Mont-Carmel et à la sainte famille. Le chœur est orienté vers le couchant, la tour vers le levant, c'est-à-dire d'ouest en est. En 1820, le conseil municipal décide la construction d'une nouvelle église paroissiale en remplacement de celle édifiée en 1706 qui menace de s'écrouler. Le financement de l'édifice (31 918 francs) est pris entièrement à la charge par la commune, qui met à la disposition de l'entreprise la carrière de grès du Kalblin et décide de couper 255 sapins pour la confection de la charpente et autres réalisations en bois. La construction de la nouvelle église est terminée vers 1923 en gardant le même emplacement. L'orientation primitive est cependant modifiée. L'église Notre-Dame de l'Assomption est orientée dans le sens de la vallée (nord-est sud-ouest). La première messe est célébrée le 18 avril 1824, le jour de Pâques. De l'ancienne église on a gardé les cloches. Le clocher comporte un dôme en cuivre à quatre pans. En 1917 les Allemands font descendre les cloches pour les faire fondre et ainsi permettre à l'armée de se procurer du fer afin d'acheter du matériel de guerre. L'église est de nouveau restaurée après la seconde Guerre mondiale.Il y a dans l'église paroissiale, cinq magnifiques tableaux provenant de l'ancien couvent d'Aspach.

Les vitraux[modifier | modifier le code]

Les vitraux actuels sont ceux qui ont été remplacés pour Noël 1955. Les anciens vitraux avaient été endommagés pendant la guerre 1939-1945. Ils ont été refaits par la maison Degusseau d'Orléans et l'artiste François Chevalley, membre des Sanctuaires, qui a laissé comme signature dans deux vitraux deux poissons et une croix. Les trois vitraux du chœur sont représentés, à droite par la nativité et l'adoration des mages. À gauche le vitrail représente la descente du Saint Esprit sur les apôtres qui entourent la Vierge Marie. Le deuxième vitrail à gauche représente le pape Pie X. Dans la nef, à gauche à partir de devant on aperçoit des scènes de l'ancien testament. Le premier vitrail représente Abraham, le père des croyants sur le point d'immoler Isaac, son fils. Mais Dieu ne voulant pas de sacrifices humains, Isaac est remplacé par un bélier. Le deuxième vitrail représente Jacob, le lutteur, le priant et son échelle vue en songe où les anges montent et descendent. Cette échelle signifie le lien inséparable entre la montée de la prière vers Dieu qui se donne à l'homme. Le quatrième vitrail pourrait représenter Samuel qui dit « parle Seigneur, ton serviteur t'écoute ». Conclusion : chaque être est appelé par Dieu, et reçoit sa vocation. Le 4e vitrail représente Tobie, la voyageur, exilé en Assyrie, qui retourne dans sa tribu pour chercher une épouse. Un personnage mystérieux, l'archange Raphaël l'accompagne, ce qui pourrait signifier, Dieu est toujours avec nous sur la route.

Chapelle Saint-Thiébaut[modifier | modifier le code]

C'est à l'initiative du curé Charles Chevallier et du maire Séraphin Thomas que fut construite à partir de 1898 la chapelle Saint-Thiébaut pour remplacer l'ancienne qui se trouvait à l'extérieur du village. L'édifice est de style néo-gothique et est située sur un rocher appelé rocher du corbeau qui surplombe le village. À l'époque, les paroissiens se rendaient en procession de l'église à cette colline pour implorer Saint Thiébaut. Elle a été restaurée en 1994 à l'occasion de son centenaire.

Ancienne chapelle Saint-Thiébaut[modifier | modifier le code]

C'est en 1771 que fut édifiée la chapelle Saint-Thiébaut par des habitants du haut du village.On y célèbre la messe une fois par semaine tous les vendredis et sert aussi de lieu de pèlerinage, notamment le 1er juillet, fête de Saint Thiébaut, jusqu'en 1895. Elle est bénie en 1774. Au cours de la Révolution, en 1796 la chapelle est fermée au culte. Le 20 octobre 1894, le conseil de fabrique décide de construire une chapelle plus grande sur un terrain communal. Le curé Charles Chevalier suggère au maire Thomas Séraphin de construite la nouvelle chapelle sur un rocher connu sous le nom de « rocher du Corbeau ». Le coût de la transformation de l'ancienne chapelle est estimé à 1583,17 marks et la construction de la nouvelle à 17 500 marks. En 1897 l'ancienne chapelle est définitivement déclassée pour abriter une pompe à incendie sur chariot. En 1895, Nicolas Herqué propriétaire de la chapelle déclare devant le maire que celle-ci est disponible pour l'exercice du culte à toutes personnes. En 1897, un incendie sans grandes conséquences est provoqué par des tirs de deux chasseurs. En 1810 on y ajoute une cloche pesant 130 livres. La chapelle est bénie solennellement le 30 mai 1898 par l'abbé Brunck de Freundeck en présences d'autres religieux qui se sont déplacés pour l'occasion. L'ancienne chapelle est à présent un musée d'art religieux.

Chapelle Saint-Gérard[modifier | modifier le code]

La chapelle construite en 1740 par Nicolas Laurent, puis restauré en 1876 par un nommé Jean-Baptiste Bertrand qui est devenue oratoire depuis lors. La chapelle est placée vers le bas du village à droite en venant de Hachimette ou de Kaysersberg, en face de la route romaine. Ce lieu servait de procession lors de la Fête Dieu entre l'église paroissiale et la chapelle. En 1826 le conseil de fabrique y effectue quelques petites réparations d'entretien. En 1835 le conseil estime qu'il y a lieu de provisionner une certaine somme pour les frais d'entretien annuels et de réparation nécessaires à la bonne tenue de la chapelle. Le montant de 250 francs provenant de la vente d'un pré d'un certain monsieur Fréchard et les 5 % d'intérêts affectés à la location sont affectés à perpétuité pour l'entretien et l'ornement de la chapelle.

Chapelle Saint-Yves[modifier | modifier le code]

Cette petite chapelle se trouve dans le presbytère depuis 1968. Elle a été entièrement rénovée et dédiée à saint Yves, le patron le plus populaire de la Bretagne, et cela dans une esprit du jumelage Fréland Ploudaniel.

Le Champ-du-diable[modifier | modifier le code]

Entre Fréland et Sainte Marie-aux-Mines, on voyait encore au XVIIe siècle un coteau nu appelé Champ-du-diable. Le comte de Ribeaupierre, à qui appartenaient les forêts environnantes, voulut faire boiser le coteau, envoya la semence au garde-marteau qui résidait à Fréland. Ceux qui furent chargés par lui de répandre la semence, étant intéressés à conserver le pâturage, la mirent dans un four préalablement chauffé. Le prince ayant demandé des nouvelles de ses semis et ayant reçu la réponse que pas une graine n'avait levé, ajouta : « C'est bien le champ du diable ».

Musée d'art religieux[modifier | modifier le code]

Le musée fut installé à l'initiative de monsieur Ronecker Marius, dans l'ancienne chapelle Saint-Thiébaut datant de 1774. Il renferme de nombreux trésors et fut inauguré en 1988. Cette ancienne chapelle a été désaffectée lors de la construction de la route Fréland-Aubure et remise en état pour abriter un musée.

Statue de Notre de la Pitié[modifier | modifier le code]

Cette statue se trouve au fond de l'église près de la principale entrée de l'église. Elle a été fortement endommagée par un éclat d'obus en 1944, puis fut réparée en 1952 par la maison Blaise de Colmar.

Monuments aux morts[modifier | modifier le code]

La maison du pays welche[modifier | modifier le code]

Créé à l'initiative de Claude Didierjean, ce bâtiment abrite un musée des traditions et coutumes du pays welche ainsi qu'une auberge proposant des plats typiques comme la compiche. L'auberge propose également de nombreuses animations musicales, en rapport ou non avec le pays welche. La bâtisse, rénovée en 1989, date de 1687 et appartenait à l'époque au seigneur de Ribeaupierre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guérin, Guy, Histoire d'un village du Pays Welche. Portrait sentimental d'un Fréland oublié, 143 pages, Éditions d'Alsace, 1991 (2 tomes)
  • Yvette Baradel, Du val d'Orbey au canton de Lapoutroie. Histoire du Pays welche des origines à nos jours, 198 pages, Kaysersberg, 2003

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]