Coise-Saint-Jean-Pied-Gauthier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Coise (homonymie).
Coise-Saint-Jean-Pied-Gauthier
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Chamoux-sur-Gelon
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Savoie
Maire
Mandat
Bernard Frison
2014-2020
Code postal 73800
Code commune 73089
Démographie
Population
municipale
1 190 hab. (2011)
Densité 115 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 36″ N 6° 08′ 36″ E / 45.5266666667, 6.1433333333345° 31′ 36″ Nord 6° 08′ 36″ Est / 45.5266666667, 6.14333333333  
Altitude Min. 268 m – Max. 419 m
Superficie 10,38 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Savoie

Voir sur la carte administrative de Savoie
City locator 14.svg
Coise-Saint-Jean-Pied-Gauthier

Géolocalisation sur la carte : Savoie

Voir sur la carte topographique de Savoie
City locator 14.svg
Coise-Saint-Jean-Pied-Gauthier

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Coise-Saint-Jean-Pied-Gauthier

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Coise-Saint-Jean-Pied-Gauthier

Coise-Saint-Jean-Pied-Gauthier est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 1036, le village s'appelle Cosia, évoluant en Coësia en 1127, puis plus tard en Cuesiaen en 1581. Au XVIIIe siècle, le nom devient Coise et Ribaud (1723), puis Quoëse/Quoise (1792). Durant la révolution, le nom redevient Coise-Rubaud. En 1828, il devient Coëse Saint jean Pied Gauthier[1]. Pour le XIXe siècle, Coise semble être la propriété d'un dénommé Cosius, figurant sur plusieurs inscriptions en Gaule[2]. Ernest Nègre, dans son ouvrage Toponymie générale de la France, lui donne une origine préceltique, associant la racine Cosa au suffixe -ia, désignant un cours d'eau[3].

En 1127, deux hameux distincts de de Saint-Jean et de Pied-Gauthier porte le même nom. Pied est une forme latine de podium, signifiant monticule ou crêt en patois local. Au XIIIe siècle, les deux hameaux forment une même paroisse. En 1721, celle-ci se nomme Saint-Jean-Puy-Gauthier, puis dérivant à la fin du siècle en Saint-Jean de Pieds Goutiès[1],[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Un acte de 1036 fait état de la fondation d'un prieuré à Coise (Coysia) dédiée à sainte Marie, par des moines de l'abbaye de la Novalaise[5],[6]. Il semble que la donation soit le fait d'une dame Marie, veuve du propriétaire Humbert de Chambéry[7]. L'implantation est confirmée en 1129, par l'évêque de Maurienne, Conon II[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1929 mars 1971 Pierre Cot    
mars 1971 juin 1995 Jean-Pierre Cot   Conseiller général de Chamoux-sur-Gelon, Député de Savoie
juin 1995 mars 2001 Maxime Cena DVD Chef d'entreprise
mars 2001 mars 2008 Henri Gachet    
mars 2008 en cours Bernard Frison DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 190 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
900 1 402 1 342 1 476 1 702 1 730 1 678 1 602 1 489
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 486 1 539 1 494 1 431 1 338 1 285 1 231 1 165 1 086
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
884 833 808 841 821 747 708 651 672
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
750 828 945 1 101 1 190 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • enceinte féodale des nobles du Puits[10], comprenant:
    • la Tour Verte, à l'ouest.
    • la Tour de Lépigny, à l'est, connu aujourd'hui sous le nom de « Puits Cottage ».
    • la maison-forte de Souzier.
  • enceinte féodale des nobles de Rubaud[11], comprenant:
    • la maison-forte de Rubaud ou Ribod ; cette ancienne maison forte du XIVe siècle a été rebâti en 1840 et restaurée. Elle a conservée deux tours anciennes ; vestiges des XIVe et XVe siècles et fut notamment la possession de la famille de Cuyne.
    • la maison-forte de Montfort ; cette ancienne maison forte du XIVe siècle fut notamment la possession des familles Collier et Cuyne.
  • Maison Peinte ou Château-Feuillet[12].
  • Tour de Loze du XIIIe siècle, restaurée, elle conserve des portes et ouvertures ogivales de cette époque.
  • Le Monet ; manoir du XIIIe siècle, centre aujourd'hui d'une exploitation agricole, qui a conservé quelques vestiges anciens.
  • Tour des Frasses (XVIe siècle), centre aujourd'hui d'une exploitation agricole, très restaurée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Cot, ministre radical du front populaire puis député apparenté communiste de Savoie et du Rhône a longtemps été maire de cette commune et conseiller général dans les années 1940 à 60. Il y est enterré[13].
  • Son fils Jean-Pierre Cot a lui aussi exercé les mêmes mandats locaux, et fut également ministre[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Michèle Brocard, Maurice Messiez-Poche et Pierre Dompnier, Histoire des communes savoyardes : La Maurienne - Chamoux - La Rochette (vol. 3), Roanne, Éditions Horvath,‎ 1983, 558 p. (ISBN 978-2-7171-0289-5), p. 471.
  2. Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 133, Article « Coise ».
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz,‎ 1990, 704 p. (lire en ligne), p. 36
  4. Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 425, Article « Saint-Jean-Pied-Gauthier ».
  5. Bernard Demotz, Le comté de Savoie du XIe au XVe siècle : Pouvoir, château et État au Moyen Âge, Genève, Slatkine,‎ 2000, 496 p. (ISBN 2-05101-676-3), p. 23.
  6. Christian Sorrel, Histoire de la Savoie en images : images, récits, La Fontaine de Siloé, collection « Les Savoisiennes »,‎ 2006, 461 p. (ISBN 2-84206-347-3), p. 114-115.
  7. a et b Jacques Lovie, Histoire des diocèses de France : Chambéry, Tarentaise, Maurienne, vol. 11, Éditions Beauchesne,‎ 1979, 301 p. (ISSN 0336-0539), p. 21, coll. sous la dir. Jean-François Durand.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti,‎ 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 147-148.
  11. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti,‎ 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 148.
  12. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti,‎ 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 149.
  13. a et b Michel Germain, Personnages illustres des Savoie, Autre Vue,‎ 2007, 619 p. (ISBN 978-2-9156-8815-3), p. 165.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :