Latécoère 300

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Latécoère 300
Le « Croix-du-Sud » au mouillage de Natal.
Le « Croix-du-Sud » au mouillage de Natal.

Rôle Hydravion de transport postal
Constructeur Drapeau : France Latécoère
Équipage 5
Premier vol
Mise en service octobre 1932
Dimensions
Longueur 25,83 m
Envergure 44,20 m
Hauteur 6,50 m
Aire alaire 260 m²
Masse et capacité d'emport
Max. à vide 11,723 t
Motorisation
Moteurs 4 moteurs Hispano-Suiza 12Nbr
Puissance unitaire kW
(650 ch)
Performances
Autonomie 4 450 km
Plafond 4 600 m

L'hydravion Latécoère 300 a été conçu pour le transport du courrier sur la ligne Atlantique Sud, de Dakar au Sénégal, jusqu'à Natal au Brésil. Le tout premier exemplaire, immatriculé F-AKCU, effectue son premier vol en 1931, mais il coule en décembre de la même année en raison d'un problème de centrage.

L'hydravion « Croix-du-Sud », aux ordres du commandant Bonnot, arrive le à Natal. Les sacs de poste, aussitôt extraits de la coque, vont reprendre leur vol à bord des avions d'Air France.

Le Latécoère 300 Croix-du-Sud, reconstruction de l'original ré-enregistré sous le matricule F-AKGF, entre en service en octobre 1932. Cet avion civil sert au transport du courrier pour l'Aéropostale. Les pilotes objecteront une construction moins stable que celle de l'original.

Le à l'aube, l'appareil décolle de Ouakam pour une traversée de l'Atlantique Sud. Jean Mermoz est aux commandes. L'équipage est composé de Alexandre Pichodou, second pilote, Jean Lavidalie, mécanicien naviguant, Henri Ézan, navigateur, et Edgar Cruvelhier, radiotélégraphiste de la compagnie Air France.

Vers 6 heures du matin, la Croix-du-Sud revient à son point de départ, Mermoz crie « une des hélices à pas variable ne passe pas au grand pas » et exprime le souhait de changer d'appareil après avoir transbordé le courrier. Les ordres étant de voler sur cet avion, des réparations sont effectuées et l'équipage repart un peu avant 7 heures.

À 10 h 47, la base reçoit le dernier message de l'appareil : « Coupons moteur arrière droit ». Malgré de nombreuses recherches, on ne retrouva aucune trace de l'appareil ni de son équipage.

Le message du radio ayant été brusquement interrompu, l'hypothèse la plus vraisemblable qui ait été retenue fut celle d'une rupture du réducteur du moteur arrière droit, ce qui aurait entraîné une libération de l'hélice. Dans sa course cette hélice aurait sectionné les commandes de vol de la partie arrière du fuselage de l'avion.

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