Mésange huppée

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Lophophanes cristatus

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Mésange huppée.

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Paridae
Genre Lophophanes

Nom binominal

Lophophanes cristatus
(Linnaeus, 1758)

Synonymes

  • Parus cristatus

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Répartition géographique

Description de l'image  Lophophanes cristatus distribution map.png.

La Mésange huppée (Lophophanes cristatus, anciennement Parus cristatus) est une espèce de passereaux de la famille des Paridés.

Description[modifier | modifier le code]

Cet oiseau mesure 11,5 cm pour une masse de 10 à 13 g. Son plumage présente une huppe noire très prononcée sur la tête, un bandeau oculaire noir en forme de croissant de chaque côté de celle-ci, une bavette et un collier noirs, un corps brun roux dessus et blanc crème dessous.

Voix[modifier | modifier le code]

Cri souvent répété: "huhuhuhuhu" (sorte de rire) précédé par un "zit" aigu. Birdsong

Reproduction[modifier | modifier le code]

Comme toutes les vraies mésanges, la Mésange huppée est cavernicole (c'est-à-dire qu'elle construit son nid dans une cavité). Elle peut aussi plus rarement faire son nid dans des aires de corvidés ou de rapaces désaffectées. Durant la période des amours au printemps, le mâle redresse sa huppe et chante en inclinant sa tête. Une première couvée en avril puis une deuxième en juin. Nid dans un arbre malade ou mort, ou un ancien gîte d'écureuil. 7 à 10 œufs de 16 mm, couvés de 13 à 15 jours. Les oisillons quittent le nid après 16 à 22 jours.

Répartition géographique et habitat[modifier | modifier le code]

Cette espèce peuple presque toute l'Europe, sauf l'Angleterre, l'Irlande, l'Italie et l'extrême Nord. Elle vit essentiellement dans les forêts de conifères, parfois dans les parcs et les jardins riches en vieux arbres.

Comportement[modifier | modifier le code]

Cet oiseau est sédentaire. Il rejoint parfois d'autres petits groupes de mésanges en automne.

Régime alimentaire[modifier | modifier le code]

Cet oiseau consomme des insectes et des larves. Il se nourrit également de graines de conifères, de hêtre et baies de genévrier en hiver.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Durant la période des amours au printemps, le mâle redresse sa huppe et chante en inclinant sa tête. Une première couvée en avril puis une deuxième en juin. Nid dans un arbre malade ou mort, ou un ancien gîte d'écureuil. 7 à 10 œufs de 16 mm, couvés de 13 à 15 jours. Les oisillons quittent le nid après 16 à 22 jours.

État des populations, pression et menaces[modifier | modifier le code]

Comme tous les animaux dépendant directement ou indirectement du bois-mort, la Mésange huppée a sans doute beaucoup souffert de la raréfaction des arbres vieux, sénescents ou morts en forêt. Les monitorings de la «  Station ornithologique suisse » ont démontré que la restauration de la quantité et qualité des bois morts et sénescents (suivi par l'Inventaire forestier national suisse) a permis une nette augmentation des populations reproductrices des espèces forestières dépendante de plusieurs types de bois mort (pic noir, Pic épeiche, Pic mar, Pic épeichette, pic vert, pic tridactyle ainsi que mésange huppée, mésange boréale et Grimpereau des bois) de 1990 à 2008, bien dans une mesure variant selon ces espèces.
Pour toutes les espèces suivies, hormis pour le pic vert et le Pic mar[1],[2],[3], la disponibilité croissante en bois mort semble être le facteur explicatif le plus important. Ces espèces consommant les insectes parasites des arbres, on peut supposer que la résilience écologique des forêts en sera améliorée[4] .

Protection[modifier | modifier le code]

La Mésange huppée bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire[5]. Il est donc interdit de la détruire, la mutiler, la capturer ou l'enlever, de la perturber intentionnellement ou de la naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids, et de détruire, altérer ou dégrader son milieu. Qu'elle soit vivante ou morte, il est aussi interdit de la transporter, colporter, de l'utiliser, de la détenir, de la vendre ou de l'acheter.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

D'après Alan P. Peterson, il en existe 7 sous-espèces :

  • Lophophanes cristatus abadiei (Jouard, 1929)
  • Lophophanes cristatus baschkirikus Snigirewski 1931
  • Lophophanes cristatus bureschi (von Jordans, 1940)
  • Lophophanes cristatus cristatus (Linnaeus, 1758)
  • Lophophanes cristatus mitratus (C.L. Brehm, 1831)
  • Lophophanes cristatus scoticus Prazak 1897
  • Lophophanes cristatus weigoldi (Tratz, 1914)

Galerie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. BArBALAT A, PioT B (2009) Progression récente du Pic mar (Dendrocopos medius) dans le Bassin genevois. Nos Oiseaux 56: 87–97.
  2. BüTLer r, AngeLsTAM P, eKeLUnD P, scHLAePfer r (2004) Dead wood threshold values for the three-toed woodpecker presence in boreal and sub-Alpine forest. Biol Conser 119: 305–318.
  3. MULHAUser B, JUnoD P (2003) Apparition et expansion des populations neuchâteloises de Pic mar Dendrocopos medius dans la seconde moitié du XXe s. en relation avec l’évolution des forêts. Nos Oiseaux 50: 245–260.
  4. Pierre Mollet Schweizerische, Niklaus Zbinden Schweizerische, Hans schmid Schweizerische ; “Steigende Bestandszahlen bei spechten und anderen Vogelarten dank Zunahme von Totholz ?” (« Est-ce que les effectifs de pics augmentent grâce à l'accroissement de la quantité de bois mort ? ») ; Station ornithologique suisse. Schweiz Z Forstwes 160 (2009) 11: 334–340
  5. Le statut juridique des oiseaux sauvages en France, Ligue pour la protection des oiseaux