Mésange charbonnière

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Parus major

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Mésange charbonnière

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Paridae
Genre Parus

Nom binominal

Parus major
Linnaeus, 1758

Répartition géographique

alt=Description de l'image Parus major distribution map.png.


Statut de conservation UICN

( LC)
LC : Préoccupation mineure

La Mésange charbonnière (Parus major) est une espèce de passereau de la famille des paridés. C'est la plus commune des mésanges eurasiatiques.

Morphologie[modifier | modifier le code]

La mésange charbonnière est l'une des plus grandes mésanges (14 cm pour une envergure de 23 à 26 cm et une masse de 16 à 21 g), de la taille d'un moineau domestique.

Elle se caractérise par sa calotte noire, ses joues blanches, son dos verdâtre et une bande noire (ou « cravate ») tout le long de la poitrine et du ventre jaune. Cette bande est moins large chez la femelle que chez le mâle.

Comportement[modifier | modifier le code]

Alimentation[modifier | modifier le code]

Cet oiseau se nourrit particulièrement de petits invertébrés (mouches, vers de terre, araignées, papillons), de petits fruits et de graines. La mésange charbonnière se nourrit essentiellement d'insectes en été, de graines (comme des graines de tournesol noir par exemple), de baies et de fruits le reste de l'année.

Comportement social[modifier | modifier le code]

C'est un oiseau grégaire : en dehors de périodes de nidification, elle vit en groupe avec d'autres mésanges. C'est une visiteuse habituelle des mangeoires en hiver.

Chant
Sonagramme d'un chant de Mésange charbonnière (Parus major)

La mésange charbonnière zinzinule. « Très audibles, ses phrases, basées sur 2, 3 ou 4 notes aiguës et au rythme bien marqué, sont répétées de nombreuses fois. (…) Elles présentent de multiples variantes : chaque individu en possède normalement plusieurs (de 2 à 6), de tempo différent » (Metzmacher et al. 1991).

Longévité[modifier | modifier le code]

Une mésange charbonnière peut atteindre une quinzaine d'années mais l'espérance de vie en milieu naturel n'excède pas souvent quelques années (2 à 3 ans).


Répartition et habitat[modifier | modifier le code]

Répartition[modifier | modifier le code]

Le complexe Parus major

Elle est présente partout en Europe, en Afrique du Nord et dans la majeure partie de l'Asie.

Habitat[modifier | modifier le code]

Nid de mésange charbonnière, avec œuf, dans un nichoir.

Elle est sédentaire et occupe presque tous les habitats : bois, parcs, jardins, etc. Le nid est construit dans les endroits les plus inattendus : feux de circulation, camions au repos, boîtes à lettres, parpaings vieilles machines[1]

Reproduction[modifier | modifier le code]

Œufs de Parus major excelsus Muséum de Toulouse

Cet oiseau effectue deux couvées de 5 à 12 œufs par an (avril-mai puis juin-juillet). Le nid est construit dans le trou d'un arbre, d'un mur ou dans un nichoir. Les œufs sont couvés par la femelle 13 ou 14 jours. Les petits restent au nid entre 16 et 21 jours après l'éclosion.


Systématique[modifier | modifier le code]

L'espèce a été décrite par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1758[2].

La Mésange charbonnière et l'Homme[modifier | modifier le code]

Lutte biologique[modifier | modifier le code]

Mésanges charbonnières se nourrissant de parasites d'un vieux pommier.

Les mésanges sont utilisées par les jardiniers comme moyen de lutte biologique. Les arboriculteurs soucieux de limiter l'usage de pesticide placent parfois des nichoirs à mésange dans les vergers afin que celles-ci mangent les vers de la pomme et les pucerons.

Elle semble aussi manger la chenille (mineuse du marronnier) responsable de la défoliation prématurée des marronniers l'été en ville, notamment à Paris. Les jardiniers de la ville ont constaté un meilleur état des arbres dû à une moindre population de chenilles dans les jardins où ils maintiennent les mésanges l'hiver[3].

Protection[modifier | modifier le code]

La mésange charbonnière bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté ministériel du 17 avril 1981 (modifié en 2009) relatif aux oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire[4]. Il est donc interdit de la détruire, la mutiler, la capturer ou l'enlever, de la perturber intentionnellement ou de la naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids, et de détruire, altérer ou dégrader son milieu. Qu'elle soit vivante ou morte, il est aussi interdit de la transporter, colporter, de l'utiliser, de la détenir, de la vendre ou de l'acheter s'il s'agit d'oiseaux prélevés dans le milieu naturel. Depuis mars 2006 et en application de la réglementation européenne, ces interdictions ne s'appliquent plus aux oiseaux nés et élevés en captivité.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ursula Stichmann-Marny ; Erich Kretzschmar, Guide Vigot de la faune et de la flore, Vigot,‎ 1997 (ISBN 2-7114-1327-6)
  2. Linnaeus, C. 1758: Systema Naturae per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis, Tomus I. Editio decima, reformata. Holmiæ: impensis direct. Laurentii Salvii. i–ii, 1–824 pp page 189
  3. Espaces verts écologiques, bilan des audits pour le label Eve sur 100 jardins parisiens, ECOCERT, été 2007
  4. Le statut juridique des oiseaux sauvages en France, Ligue pour la protection des oiseaux

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Bandes sons[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Metzmacher, M. (en collaboration avec Charron, F. et Xhauflaire, M.). 1991. Oiseaux de l'Ardenne et de l'Eifel : leurs chants, leurs cris. Études & Environnement asbl.