Jeanne de Flandre

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Jeanne de Flandre

Jeanne de Flandre, née en 1295 morte en 1374, fille de Louis Ier de Flandre, comte de Nevers, et de Jeanne de Rethel, comtesse de Rethel.

Guerre de Succession de Bretagne[modifier | modifier le code]

À la mort de Jean III de Bretagne, Jean de Monfort disputa le duché à sa nièce Jeanne de Penthièvre, ce qui entraine une guerre de vingt ans appelée guerre des Deux Jeannes à la guerre de Succession de Bretagne.
Lorsque Jean de Montfort fut fait prisonnier, elle prit la direction de ses armées et continua la lutte, ce qui permit à son fils Jean IV de faire la conquête du duché de Bretagne.

Jeanne de Flandre est restée célèbre pour une action d'éclat. Alors que les troupes de Charles de Blois assiégeaient en juin 1342 Hennebont, dans laquelle était retranchée Jeanne, celle-ci parvint à galvaniser les troupes et les civils si bien que toutes les attaques furent repoussées. Une nuit, à la tête d'un détachement de soldats, elle sortit de la ville en enflammant les tentes des troupes adverses. Puis, grâce à cette diversion, elle parvint à rejoindre Auray d'où elle put ramener 600 chevaliers, ce qui permit la libération de la ville. Après cela, Jeanne de Flandre fut appelée Jeanne la Flamme.

Les envoyés du pape réussissent à obtenir des deux rois belligérant la signature de la trêve de Malestroit le 19 janvier 1343, prévue jusqu’au 29 septembre. Cet accord prévoit que Jean de Montfort doit être remis en liberté. Philippe VI de France retourne à Paris et le roi Edouard III d'Angleterre est de retour à Londres en mars 1343. Il ramène avec lui Jeanne Flandre et ses deux enfants, qui résident à Exeter. Démunie d’argent, ayant laissé son trésor sous bonne garde dans le château de Brest, elle doit recevoir des prêts d’Edouard III. Puis, elle réside à Londres d’avril à décembre 1343. En son absence c'est les hommes du roi d'Angleterre qui gouvernent la Bretagne.

A partir de cette époque Jeanne de Flandre réside en Angleterre au château de Tykhill dans le comté d'York au sud de Doncaster. Il semble que Jeanne épuisée physiquement et moralement par ses combats ait perdu la raison. Le roi Edouard III confie sa garde à des chevaliers William Frank, jusqu'en 1346, Thomas Haukeston (1346-1357) puis Jean Delvès (mort en 1370) et enfin de sa veuve Isabelle et de Godfrei Foljambe. La dernière mention faite de la princesse et de son gardien est du 14 février 1374. Il semble qu'elle soit morte cette année là.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Union et descendance[modifier | modifier le code]

Jeanne La Flamme à Hennebont

Elle épousa Jean de Bretagne, (1294 † 1345), comte de Montfort, et eut :

  • Jean IV (1339 † 1399), duc de Bretagne et comte de Richmond.
  • Jeanne (1341 † 1399), mariée à Ralph Basset de Drayton.

Divers[modifier | modifier le code]

  • A Hennebont, Morbihan, le pont construit en 1953 joignant les deux rives du Blavet porte le nom de Pont Jeanne La Flamme.
  • L'hôpital Jeanne de Flandre se trouve au CHRU de Lille, mais doit son nom à la fille de Baudoin IX, comte de Flandre appelée également Jeanne de Flandre ou Jeanne de Constantinople (née entre 1194 et 1200 et morte le 5 décembre 1244). Elle autorisa la charte de 1228 aux bourgeois qui purent construire le beffroi de Douai.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Morvan « 1342 : Jeanne de Flandre, héroïne d’Hennebont », 2009, en ligne sur Tudchentil.org,[lire en ligne] consulté le 29 septembre 2013.
  • Arthur de La Borderie Histoire de la Bretagne réédition Joseph Floch Mayenne (1975), Tome troisième « La destinée de Jeanne de Montfort » p. 488-491.

Articles connexes[modifier | modifier le code]