Floris Osmond

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Floris Osmond

Naissance 10 mars 1849
Paris (France)
Décès 18 juin 1912
Saint-Leu (France)
Nationalité Français
Champs Sidérurgie
Distinctions Médaille de Bessemer (1906) & Médaille de Lavoisier décernée par la Société d'encouragement pour l'industrie nationale

Floris Osmond était un ingénieur sidérurgiste sorti de l’École centrale Paris en 1872 et un métallurgiste français. Il entre au laboratoire de l’Usine du Creusot le 31 mai 1880. Il étudia en particulier le phénomène de trempe de l'acier, précisa les constituants des produits sidérurgiques, établit l'existence de points de transformation, et imagina deux procédés d'investigation employés couramment en métallographie : la métallographie microscopique et l'analyse thermique[1],[2],[3]. Il entre au laboratoire de l’Usine du Creusot le 31 mai 1880. C’est l’époque où l’acier prend définitivement le dessus sur le fer puddlé, grâce aux inventions de Bessemer de Martin et de Thomas. Il devient alors possible d’élaborer des aciers alliés. Il établit, avec Jean Werth (centrale 1879), une théorie sur la structure cellulaire de l’acier. Cette théorie sans doute incomplète et aujourd'hui dépassée, a tout de même mis en évidence l’importance de la cristallisation et son évolution par les traitements thermiques[4].Il quitta le Creusot en septembre 1884, pour se consacrer à son activité de recherche à la Sorbonne et à la faculté des Sciences. Il publia des centaines de travaux et fut un de ceux qui ont le plus apporté à nos connaissances sur la métallurgie des aciers[5],[6].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

F. Osmond, J. Werth, Théorie cellulaire des propriétés de l’acier, vol. n. 8., Annales des Mines,‎ 1885

F. Osmond, J. E. Stead, The Microscopic Analysis of Metals, London: Charles Griffin & Company (in English),‎ 1904

F. Osmond, G. Cartaud, « Les figures de pression ou de percussion sur les métaux plastiques cristallisés », Comptes Rendus Hebdomadaires des Séances de l'Académie des Sciences., vol. 141,‎ juillet-décembre 1905, p. 122-124

Distinctions[modifier | modifier le code]

Robert Hadfield, alors président de l’Iron and Steel Institute, lui décerne la médaille d'or de Bessemer, en prononçant l’éloge suivant : « Au grand Français, M. Osmond, un des représentants de cette merveilleuse précision et de cet amour de la recherche qui sont l’honneur de ses compatriotes et que nous autres, Anglais, devrions bien tâcher de leur emprunter plus complètement »[7].

Floris Osmond a également était fait membre honoraire de la Société Métallurgique Russe[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nature 89, 454-455 (04 July 1912) | DOI:10.1038/089454b0
  2. N. Chezeau, "De Réaumur à la Première Guerre Mondiale : les étapes de la maîtrise de l’acier, l’essor des aciers spéciaux.", «C. R. Chimie 15», 2012 pp.  585–594
  3. N. Chezeau, "De la forge au laboratoire. Naissance de la métallurgie physique .", Rennes, PUR, 2004, p. 237
  4. A. D'Angio, Schneider & Cie et les travaux publics 1895-1949, Paris : École des Chartes, coll. « Mémoires et documents de l'École des chartes, 45. »,‎ 1995
  5. http://www.france-metallurgie.com/
  6. http://sciences.gloubik.info/spip.php?article1210
  7. http://celebrations-de-bourgogne.org/1912-de%CC%81ce%CC%80s-de-floris-osmond-inge%CC%81nieur-side%CC%81rurgiste/
  8. http://encyclopedia2.thefreedictionary.com/Floris+Osmond