Montcenis

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Montcenis
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Autun
Canton Canton de Montcenis
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté urbaine Creusot-Montceau
Maire
Mandat
Michel Rey
2014-2020
Code postal 71710
Code commune 71309
Démographie
Population
municipale
2 208 hab. (2011)
Densité 179 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 47′ 29″ N 4° 23′ 23″ E / 46.7913888889, 4.38972222222 ()46° 47′ 29″ Nord 4° 23′ 23″ Est / 46.7913888889, 4.38972222222 ()  
Altitude Min. 310 m – Max. 513 m
Superficie 12,33 km2
Localisation

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Montcenis

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Montcenis

Montcenis est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Symphorien-de-Marmagne Marmagne Rose des vents
Charmoy N Le Creusot
O    Montcenis    E
S
Les Bizots Torcy

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Montcenis n'était qu'un hameau jusqu'en 1781, date à laquelle il fut décidé d'y commencer la construction de la fonderie royale, première usine métallurgique d'Europe continentale à produire de la fonte "au coke", selon une technique anglaise.
En 1785, il est décidé de déménager la Manufacture des cristaux et émaux de la Reine, alors située à Sèvres, près d'un centre de production de houille. Les bâtiments sont construits en 1786. C'est l'embryon de la ville du Creusot : dès 1787, le Conseil d’État ordonne le transfert de la Manufacture des Cristaux de la Reine établie à Sèvres, près de Saint-Cloud, au Creusot, près de Montcenis.

Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, on employa indifféremment les noms de Montcenis ou du Creusot pour désigner la houillère et les Établissements du Creusot. Depuis, Montcenis est resté un village à la périphérie de la ville du Creusot.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Écartelé : au 1) et au 4) d’azur aux trois têtes de vieillard d’argent, au 2) et au 3) de sable aux trois urnes d’or ; sur le tout d’azur à la vierge d’or sur un mont d’argent, au chef cousu de gueules chargé de trois fleurs de lys aussi d’or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977   Michel Rey    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 208 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 066 1 068 1 091 1 219 1 238 1 404 1 508 1 494 1 664
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 824 1 859 1 900 1 882 1 921 1 918 1 995 2 036 2 192
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 066 2 288 2 491 2 484 2 170 1 965 1 941 2 038 2 131
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 195 2 201 2 376 2 361 2 339 2 352 2 221 2 176 2 212
2011 - - - - - - - -
2 208 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.
  • Le site du Vieux-Château est le point culminant du village et des environs. On y trouve une table d'orientation ainsi qu'une antenne de radiocommunications. Le château fut détruit pendant la Révolution française. Il ne reste plus rien du château sauf quelques morceaux de remparts.
  • Église de l'Assomption de Montcenis, l'église actuelle a été rebâtie en 1680 à l'emplacement d'une église ancienne. La pierre utilisée pour la construction est le grès brun et rouge du pays. son clocher s'est écroulé en 1699 et fut reconstruit en 1703. Elle a été inscrite MH en 2003[3],[4].

Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jehan de La Grange. Docteur en droit. Procureur du Roi au siège de Montcenis (siège secondaire du bailliage d'Autun) en 1587. Par deux fois rançonné pour avoir cherché à donner des renseignements militaires à l'armée d'Henri de Navarre, il est admis à acheter la charge de lieutenant général du bailliage d'Autun lors de la prise de la ville (1594). Ne parvenant pas à rétablir sa situation financière, il revend sa charge en 1605 et meurt à Molinot (Côte-d'Or) en 1607, son village d'origine.
  • Jehan Poullet. Cousin par alliance du précédent. Natif de Nolay, frère du capitaine de cette ville. Procureur d'office de la seigneurie de Montcenis. Il devient seigneur de Blaisy (près de Saint-Maurice-sous-Montaigu) par son mariage en 1590 avec Philiberte de Digoine.
  • Jacques François de La Chaise (1743-1823), général des armées de la République.
  • Louis-Marie Michon (1802-1866), président de la Société de Chirurgie (actuelle Académie de Chirurgie), enterré dans le cimetière.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

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