Thales

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Thales

Description de l'image  Thales.svg.
Création 5 décembre 2000
Action Euronext : HO
Siège social Drapeau de France Neuilly-sur-Seine (France)
Direction Jean-Bernard Lévy
Actionnaires État français 27 %
Dassault Aviation 26 %
Flottant 47 %
dont salariés 3,0 %
et Thales 1,8 %[2]
Activité Aéronautique / espace, défense, sécurité / transport terrestre
Effectif 66 447 (au 31 décembre 2013)[1]
Site web thalesgroup.com
Capitalisation 9,41 Mds€ (30 avril 2014)[3],[4]
Chiffre d’affaires en augmentation 14,194 Mds€ (résultats 2013[1])
Résultat net en augmentation 644 M€ (résultats 2013[1])

Thales[5] est un groupe d'électronique spécialisé dans l'aérospatial, la défense et les technologies de l'information.

Coté à la bourse de Paris, présent dans 56 pays et employant 66 447 collaborateurs au 31 décembre 2013, Thales est un des leaders mondiaux des équipements à destination de l'aéronautique et de l'espace, de la défense, de la sécurité[6] et des systèmes de transport.

Les origines du groupe remontent à 1998 lorsque les branches spécialisées dans les activités militaires de Alcatel, Dassault Électronique et Thomson CSF sont réunies pour former une nouvelle société. Fin 2000, l’entreprise prend son nom actuel. Le groupe Thales est organisé de façon matricielle : par zone géographique et par secteurs d'activités dans lesquels il dispose d'une capacité à développer des systèmes critiques disposant d'un marché international[7],[8] :

  • aérospatial (avionique, espace) ;
  • transport (systèmes de transport terrestre) ;
  • défense et sécurité (systèmes d’information et de communication sécurisés, systèmes terrestres et aériens, systèmes de mission de défense).

Historique du groupe[modifier | modifier le code]

Les origines : la SFR et la CSF de 1910 à 1968[modifier | modifier le code]

La Compagnie Française Thomson-Houston fut créée en février 1893 pour exploiter en France les brevets de la société américaine Thomson-Houston Electric Company[9], dans le domaine alors émergent de la production et du transport de l'électricité, brevets dus aux inventeurs éponymes Elihu Thomson et Edwin Houston. Après une fusion avec Hotchkiss-Brandt en 1966, elle devient par la suite Thomson-Brandt.

Si l'origine de la société Thomson-CSF remonte à cette date, l'origine des activités actuelles du groupe Thales est plus récente car il est principalement issu de la Compagnie générale de la télégraphie sans fil (CSF) ; en effet jusqu'en 1936, la CFTH avait peu d'activité dans les domaines qui sont ceux du groupe Thales[10].

La CSF avait été créée en 1918[11] et avait, dès la fin de la Première Guerre mondiale, été l'un des pionniers des transmissions hertziennes. Sa principale filiale, la Société française radio-électrique SFR (à ne pas confondre avec l'opérateur téléphonique de même sigle) avait été créée en 1910 par Émile Girardeau et avait joué un rôle pionnier dés avant la Seconde Guerre mondiale, dans le développement de la radiodiffusion, des radiocommunications sur ondes courtes, de l'électro-acoustique. Dans le cadre d'un laboratoire de recherches dirigé par Maurice Ponte, la SFR fut en pointe à partir de 1935 dans la détection électro-magnétique que l'on appellera radar à partir de 1940[12]. La SFR fut aussi impliquée dans le développement de la télévision aux côtés de la Compagnie des compteurs dont le centre de recherches fut acheté par la CSF en 1954.

À la Libération, Émile Girardeau fut remplacé par Robert Tabouis, lui-même remplacé par le scientifique Maurice Ponte en 1960. Avec ce dernier, les activités de recherches furent développées à un niveau exceptionnel dans le paysage français[13]. Les dépenses de recherches ont été à l'origine du lâchage de la CSF par la Banque de Paris et des Pays-Bas qui avait pourtant accompagnée le développement de la CSF depuis sa création en 1918[14].

La période de diversification : Thomson-CSF 1970 à 1980[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Thomson-CSF.

Thomson-CSF se développe dans les composants (notamment les semi-conducteurs silicium), l'imagerie médicale (avec sa filiale la CGR (Compagnie Générale de Radiologie) et revient à la commutation téléphonique, activité qu'elle avait quittée dans les années 1950.

Le recentrage sur le cœur de métier[modifier | modifier le code]

En février 1982, le gouvernement français décide de nationaliser Thomson-Brandt et Thomson-CSF. Le nouveau PDG nommé par le conseil des ministres est Alain Gomez, considéré comme un proche de Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'industrie. Le groupe est alors dans une situation difficile : le portefeuille d'activités, très diversifié, inclut de nombreux domaines où la taille et les parts de marché, et donc la rentabilité, sont insuffisantes, et par ailleurs l'endettement s'est fortement accru. Thomson-CSF définit son cœur de métier : électronique professionnelle et de défense, et recentre ses activités. La situation financière se redresse. L'activité de télécommunications civiles est cédée à la Compagnie Générale d'Électricité, l'imagerie médicale à General Electric, l'activité composants électroniques est fusionnée avec celle du concurrent italien pour donner naissance à la société SGS-Thomson.

Le développement par la croissance externe à l'international : 1986 - 1996[modifier | modifier le code]

De façon à faire face à la décroissance des budgets de défense en Europe, et afin de conserver sa rentabilité, Thomson-CSF fait l'acquisition de plusieurs sociétés dont les activités militaires du groupe Philips en 1989, et la prise de contrôle de Sextant Avionique. En dix ans, la contribution des filiales internationales passe ainsi de 5 à 25 % des ventes consolidées.

La privatisation : 1998[modifier | modifier le code]

Le gouvernement français organise en 1998 un accord de coopération entre les sociétés Aerospatiale, Alcatel et Dassault qui prévoit, d'une part, des apports d'actifs à Thomson-CSF (société Dassault Électronique et activités d'électronique professionnelle et de défense d'Alcatel), d'autre part, le regroupement au sein de la société commune Alcatel Space des activités spatiales des sociétés Alcatel, Aérospatiale et Thomson-CSF. Thomson-CSF consolide ainsi son périmètre d'activité, ses positions concurrentielles dans la défense et l'électronique industrielle, ainsi que son implantation dans plusieurs pays européens. L'État français qui possédait 58 % des actions n'en possède plus que 40 %, Alcatel et Dassault Industries deviennent actionnaires.

Les années 2000 : Thomson-CSF devient Thales[modifier | modifier le code]

Le développement du groupe, par croissance interne et par acquisitions, notamment le rachat en juin 2000 de la société britannique Racal Electronics modifie en profondeur le domaine d'activités du groupe, notamment les marchés civils des technologies de l'information, les télécommunications mobiles. En juillet 2000, une nouvelle organisation en trois pôles est mise en place, autour de la défense, l'aéronautique, et des technologies de l'information et des services. En décembre 2000, Thomson-CSF devient Thales.

  • 2000 : création de Thales Raytheon Systems, première coentreprise transatlantique entre industriels de la défense et leader mondial en défense aérienne.
  • En 2005, Thales se rapproche de DCNS (ex-Direction de la Construction Navale) en prenant 25 % de son capital, pour s'imposer dans le secteur naval militaire en Europe et créer le noyau d'un « Airbus naval ».
  • En 2006, Thales reçoit le feu vert du gouvernement australien pour racheter ADI (Australian Defence Industries), un important fabricant de matériel militaire tels que la poudre sans fumée et Bushmaster IMV. À partir de septembre 2006, tous les produits de marque ADI sont remplacés par Thales, et les sites Web sont modifiés.
  • En 2007, Alcatel-Lucent et Thales signent un accord pour le transfert des activités transport, sécurité et espace à Thales, ainsi qu'un accord industriel entre les deux groupes avec la création de la société Thales Alenia Space.
  • En 2009, Dassault Aviation achète les parts d’Alcatel-Lucent et entre dans le capital de Thales à hauteur de 25,90 %[15]. Thales fait partie des cinq créateurs, en 2009, de BoostAeroSpace, le hub numérique aéronautique européen.
  • En 2011 : le 1er juillet, Thales annonce la fusion de deux de ses filiales (Thales Communications et Thales Security Solutions & Services) pour créer la nouvelle société Thales Communications & Security[16]. À la fin de l’année, Thales augmente à 35 % sa participation dans DCNS et envisage d’entrer dans le capital de Nexter[17] ; dans le même temps la société créé avec Safran une coentreprise de gestion de programme dans le domaine de l’optronique[18], après deux ans de négociation.
  • En 2014, le 22 mai, Thales annonce la reprise prochaine des activités dédiées d’Alcatel-Lucent dans le domaine de la cybersécurité[19].

Thales en 2014[modifier | modifier le code]

Organisation[modifier | modifier le code]

Module radar du SAMP/T

Depuis le 1er avril 2013, Le groupe Thales est organisé de façon matricielle[20] :

  • six activités mondiales regroupées en trois secteurs : Aérospatial (avionique, espace), Transport (systèmes de transport terrestre), Défense & Sécurité (systèmes d’information et de communication sécurisés, systèmes terrestres et aériens, systèmes de mission de défense), auxquelles s'ajoute la société DCNS, détenue à 35 % par le Groupe ;
  • une organisation internationale divisée entre les grands pays d’implantation du Groupe (Allemagne, Australie & Nouvelle-Zélande, Canada, Etats-Unis, France, Pays-Bas et Royaume-Uni), les autres pays d’Europe et les marchés émergents.

Ces six activités mondiales ont remplacé les six divisions créées le 1er juillet 2004 (Aéronautique, Naval, Solutions de Sécurité et Services, Systèmes Aériens, Spatial, Systèmes Terre et Interarmées). La volonté de l'ancien président Denis Ranque de créer une organisation regroupant tous les métiers du groupe dans une seule filiale par pays a été conservée. Le premier pays concerné fut les Pays-Bas avec la création de Thales Nederland, puis le Royaume-Uni, avec la création de Thales UK. Puis ont été créées les sociétés Thales Germany, Thales Italia, Thales Australia… En France, l'ensemble des sociétés sont filiales de la société mère Thales SA.

Les activités « Défense et sécurité » représentent 60 % des activités du groupe. Elles couvrent « une gamme exceptionnelle d’équipements, de systèmes et de services pour les forces de sécurité militaires et civiles » :

  • Défense terrestre : systèmes de missiles, équipements optroniques, véhicules blindés.
  • Missions et défense : systèmes de surveillance aéroportés, systèmes de lutte sous la mer, systèmes navals de surface.
  • Opérations aériennes : équipements radars (pour les armées air - marine - terre et l'aviation civile), équipements d'aide à la navigation, systèmes de défense aérienne (pour l'armée de l'air) et de contrôle de trafic aérien (pour l'aviation civile).
  • Systèmes C4I de défense et sécurité : équipements de radiocommunications, systèmes de sécurité des technologies de l'information, réseaux et systèmes d'infrastructure, systèmes de protection et systèmes d'information critiques.

Les activités « Aérospatial et transport » représentent 40 % des activités du groupe. Elles couvrent « Aider les opérateurs à améliorer l’efficacité, la fiabilité et la sûreté des échanges et des transports » :

  • Avionique : large gamme d’équipements et de fonctions embarqués (domaines de l'avionique civile et de l'avionique militaire) ainsi que des solutions de simulation et d’entraînement destinés aux aéronefs civils et militaires.
  • Espace : télécommunications spatiales (satellites, charges utiles), domaines de l'observation, de la science, de la navigation et des infrastructures.
  • Systèmes de transport : signalisation des lignes ferroviaires et des réseaux urbains, systèmes intégrés de supervision et systèmes de billettique.

L'activité liée aux sources radiofréquences, aux sources hyperfréquences et aux sous-systèmes d'imagerie est en relation avec plusieurs des domaines précédents. Thales Electron Devices produit des sources radiofréquences et hyperfréquences qui constituent la charge utile des satellites de télécommunications (no 1 mondial) et qui sont également utilisés par les radars, les autodirecteurs de missile et dans les accélérateurs de particules.

Thales et la recherche scientifique[modifier | modifier le code]

En 2011, les dépenses de recherche et développement représentent 20 % de l'activité. Ces travaux sont menés dans les domaines techniques clés du groupe :

  • maîtrise des systèmes complexes : interfaces, cognitique et facteurs humains, réseaux sécurisés
  • matériel (ou technologie des capteurs) : physique, électromagnétisme et optique, science des matériaux
  • logiciel : logiciels embarqués
  • algorithmes et aide à la décision : mathématiques pour la décision, traitement de signal.
Le centre de R&D de Thales à Palaiseau, sur le campus de l'Ecole polytechnique (Paris-Saclay).

La recherche scientifique au sein du groupe Thales s’articule autour d’un réseau international de laboratoires. Ces travaux sont menés en étroite collaboration avec des universités et des laboratoires de recherche publics dans le monde entier.

Le centre de recherche français est intégré au campus de l’École polytechnique à Palaiseau, dans le pôle scientifique et technologique Paris-Saclay. De la même façon, le centre de recherche néerlandais est hébergé par l’université de technologie de Delft[21] et celui de Singapour est associé à l'université de technologie de Nanyang et au CNRS dans la seule unité mixte internationale du CNRS incluant un partenaire industriel[22] . Au Royaume-Uni, le centre de recherche situé à Reading est directement lié à plusieurs grandes universités britanniques dont celles de Cambridge et Bristol.

Dans cette stratégie de partenariats, un des volets importants concerne la formation, notamment via le cursus du doctorat. Le groupe soutient environ 250 doctorants dans le monde.

Thales est un acteur historique du développement des radars et des systèmes embarqués.

Thales promeut les logiciels libres depuis plus de 15 ans dans le domaine industriel. La firme participe activement à bon nombre de projets européens, consortiums et communautés autour des problématiques de l'open source industriel[23].

C'est dans un laboratoire cofinancé par le groupe Thales et le CNRS qu'Albert Fert a découvert la magnétorésistance, une avancée récemment récompensée par le Prix Nobel de physique 2007 et qui a permis d'augmenter prodigieusement la capacité des mémoires tout en les miniaturisant. Une découverte qui a permis la banalisation de l'électronique nomade[2],[24].

Plusieurs membres du groupe Thales ont été lauréats de la médaille Blondel décernée par la Société de l'électricité, de l'électronique et des technologies de l'information et de la communication[25], tels Erich Spitz (1971), Marko Erman (1994) et du temps des sociétés CSF, Thomson-Brandt puis Thomson-CSF Yves Rocard (1943), Maurice Ponte (1947), Henri Gutton (1950), Robert Warnecke (1951), Pierre Grivet, Élie Roubine (1955), Pierre Aigrain (1957), Pierre Tournois (1971), Claude Vergnolle (1977), Gérard Nuzillat (1981).

Le 4 décembre 2012, Thales a été sélectionné au palmarès Thomson Reuters 2012 Top Global Innovators, comme faisant partie des 100 entreprises les plus innovantes dans le monde[26].

Gouvernance du groupe[modifier | modifier le code]

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Liste des dirigeants successifs du groupe Thales (en tant que PDG de la société Thales SA) :

Actionnariat de la société Thales SA[modifier | modifier le code]

Au 30 avril 2014, le capital de la société Thales SA était réparti de la manière suivante[2] :

Situation juridique des filiales françaises (mise à jour au 17 novembre 2012)[modifier | modifier le code]

Liste des filiales françaises[modifier | modifier le code]

Coentreprises et participations[modifier | modifier le code]

  • Participation à 67,00 % de Thales S.A dans la société Thales Alenia Space France[Note 25]
  • Participation à 50 % de Thales S.A. (et à 50 % de Geodis) au 31 décembre 2007[28] dans la société Thales Geodis Freight and Logistics[Note 26]
  • Participation à 50 % de Thales S.A (et à 50 % de Raytheon)[29] dans la société Thales Raytheon Systems[Note 27]
  • Participation à 50 % de Thales S.A. (et à 50 % d'Airbus Group) au 27 novembre 2009[30] dans la société United Monolithic Semiconductors[Note 28]
  • Participation à 50 % de Thales S.A. (et à 50 % de Sagem) dans la société Sofradir[Note 29].
  • Participation à 35 %[Note 30] de Thales S.A. (et à 65 % de l’État français) dans la société DCNS[Note 31].

Anciennes sociétés du Groupe[modifier | modifier le code]

  • Faceo, spécialiste du Facility management, société cédée au groupe Apax Partners (fin septembre 2007)
  • Thales Computers, société cédée à la société Kontron[Note 32]
  • Thales e Transactions[Note 33]
  • Thales Engineering & Consulting, société fusionnée au sein de la société Thales Services[Note 34]
  • Thales ISR
  • Thales Laser, société fusionnée au sein de la société Thales Optronique SA[Note 35]
  • Thales Rail Signalling Solutions
  • Thales Security Systems[Note 36], société fusionnée au sein de la société Thales Security Solutions & Services
  • Thales Services Industry, société cédée à la société Assystem
  • Thales Transportation Systems, société fusionnée au sein de la société Thales Security Solutions & Services[Note 37]
  • Thales Communications[Note 38] fusionnée avec Thales Security Solutions & Services[Note 39] le 1er juillet 2011 au sein de la société Thales Communications & Security

Affaires politico-financières[modifier | modifier le code]

Après que la société Thomson-CSF avait été impliquée en 1990 dans l'affaire politico-financière des frégates de Taïwan, le groupe Thales a été impliqué dans deux affaires en 2005 : l'affaire Zuma, en Afrique du Sud et l'affaire du tramway de Nice.

L'affaire Zuma en Afrique du Sud intéressait deux sociétés locales représentant Thales : Thint et Thint Holding. Elles ont été inculpées le 4 novembre 2005[31] dans le procès pour corruption de l'ancien vice-président Jacob Zuma remercié en juin 2006. Elles ont comparu devant la justice en juillet 2006[réf. nécessaire]. L’examen au fond du procès de Jacob Zuma avait été renvoyé au 25 août 2009[32], avant que le Parquet ne décide finalement, le 6 avril 2009, d’abandonner définitivement les charges pesant contre Jacob Zuma pour « abus de procédure caractérisé[33] ».

En 2005, Dominique Monleau, un élu de la majorité municipale UMP de Nice, a été mis en examen pour avoir touché un dessous-de-table dans l'attribution du marché de maîtrise d'œuvre du tramway de Nice à une filiale de Thales. La direction de cette filiale a elle-même saisi la justice niçoise pour dénoncer les activités passées de ses anciens cadres qu'elle avait licenciés[34]. Le jugement rendu en juillet 2008 a condamné la société THEC à 600 000 € d'amende et 2 ans d'interdiction de marchés publics. Tout en prenant acte de ce jugement, le Groupe Thales a tenu à rappeler que « La condamnation porte sur les agissements d'un ancien responsable de cette filiale, ayant contrevenu non seulement à la loi en vigueur, mais aussi aux directives de comportement claires et précises…[35]».

Concernant l'affaire de Karachi, Thales est également impliqué dans le paiement d'une note de 8 millions d’euros à M. Jean-Marie Boivin, principal gestionnaire de Heine, une structure luxembourgeoise par lesquelles ont transité les flux de commissions occultes attachés à la signature de plusieurs contrats d’armement signés par le groupe DCN, notamment le contrat du 21 septembre 1994 pour la vente des trois sous-marins au Pakistan. Ce versement paierait son abnégation pour certains, son silence pour d’autres[36]. En 2008 des perquisitions ont été effectuées dans les locaux de Thales[37].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Pujes, Un siècle d'électronique, Histoire du groupe Thales, décembre 2004

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. SASU de 25 employés au 31 décembre 2011, présidée par Corinne Jacquemin , [lire en ligne], [lire en ligne], filiale à 100 % de Thales S.A. au 31 décembre 2007, [lire en ligne].
  2. SA de 66 employés au 31 décembre 2011 et présidée par Gérard Labaune, [lire en ligne], [lire en ligne], filiale à 99,86 % de Thales S.A. au 31 décembre 2007, [lire en ligne].
  3. SA de 75 employés au 31 décembre 2010 et présidée par Jean Agostini, [lire en ligne], [lire en ligne], filiale à 100 % de Thales Underwater Systems, [lire en ligne].
  4. SAS de 321 employés au 31 décembre 2011 et présidée par Guy Lefebvre, [lire en ligne], [lire en ligne], filiale à 100 % de Thales S.A. au 31 décembre 2007, [lire en ligne].
  5. SA de 2 949 employés au 31 décembre 2011 et présidée par Guy Delevacque, [lire en ligne], [lire en ligne], filiale à 88,88 % de Thales S.A. au 31 décembre 2007, [lire en ligne] et filiale à 11,12 % de la société Thales Systèmes Aéroportés.
  6. SAS de 267 employés au 31 décembre 2010. Présidée par Pierre Andurand, depuis décembre 2011, [lire en ligne], [lire en ligne], filiale à 100 % de Thales S.A. au 31 décembre 2011, [lire en ligne].
  7. SA de 7 employés au 31 décembre 2011 et présidée par Brigitte Bouquot, [lire en ligne], filiale à 99,76 % de Thales S.A. au 31 décembre 2007, [lire en ligne].
  8. SAS de 4 356 employés au 31 décembre 2011 et présidée par Michel Mathieu, [lire en ligne], [lire en ligne], filiale à 100 % de Thales S.A. au 31 décembre 2007, [lire en ligne].
  9. SA de 480 employés au 31 décembre 2010 et présidée par Jean-Marc Alias, [lire en ligne], [lire en ligne], filiale à 100 % de Thales S.A. au 31 décembre 2007, [lire en ligne].
  10. SAS de 7000 employés au 31 décembre 2011, créée le 1er juillet 2011 et présidée par Jean-Michel Lagarde, filiale à 100 % de Thales S.A. au 31 décembre 2007, [lire en ligne].
  11. SA présidée par Thomas Got, [lire en ligne], [lire en ligne], filiale à 100 % de Thales S.A. au 31 décembre 2007, [lire en ligne].
  12. SA de 65 employés au 31 décembre 2011 et présidée par Antonius Benschop, [lire en ligne], [lire en ligne], filiale à 100 % de Thales S.A. au 31 décembre 2007, [lire en ligne].
  13. SA de 1 653 employés au 31 décembre 2011 et présidée par Guy Baruchel, [lire en ligne], [lire en ligne], filiale à 99,90 % de Thales S.A. au 31 décembre 2007, [lire en ligne].
  14. SASU de 721 employés au 31 décembre 2010, présidée par Patrick Fournié et dirigée par Jean Petiot, [lire en ligne], [lire en ligne], filiale à 100 % de Thales S.A. au 31 décembre 2007.
  15. SA de 135 employés au 31 décembre 2010 et présidée par Reynald Seznec, [lire en ligne], [lire en ligne], filiale à 100 % de Thales S.A. au 31 décembre 2007, [lire en ligne].
  16. SA présidée par Daniel Geistodt-Kiener, [lire en ligne], [lire en ligne], filiale à 99,99 % de Thales S.A. au 31 décembre 2007, [lire en ligne].
  17. SA de 452 employés au 31 décembre 2011 et présidée par Éric Butel, [lire en ligne], [lire en ligne], filiale à 100 % de Thales S.A. au 31 décembre 2007, [lire en ligne].
  18. SA de 1 048 employés au 31 décembre 2011 et présidée par Gil Michelin, [lire en ligne], [lire en ligne], filiale à 99,99 % de Thales S.A. au 31 décembre 2007, [lire en ligne].
  19. SA de 80 employés au 31 décembre 2010 et présidée par Jean-Baptiste Arrou Vignod, [lire en ligne], [lire en ligne], filiale à 100 % de Thales S.A. au 31 décembre 2007, [lire en ligne].
  20. SAS de 4 284 employés au 31 décembre 2010 et présidée par Jean-Michel Lagarde avec pour directeur général délégué Laurent Maury, [lire en ligne], [lire en ligne], filiale à 100 % de Thales S.A. au 31 décembre 2007, [lire en ligne].
  21. SA de 3 340 employés au 31 décembre 2010 et présidée par Pierre-Eric Pommelet, [lire en ligne], [lire en ligne], filiale à 100 % de Thales S.A. au 31 décembre 2007, [lire en ligne].
  22. SAS de 1 049 employés au 31 décembre 2010, présidée par Pierre-Eric Pommelet et dirigée par Benoît Plantier, [lire en ligne], [lire en ligne], filiale à 91,78 % de Thales S.A. au 31 décembre 2007, [lire en ligne].
  23. SAS de 95 employés au 31 décembre 2011 et présidée par Alain Oumeddour, [lire en ligne], [lire en ligne], filiale à 100 % de Thales S.A. au 31 décembre 2007, [lire en ligne].
  24. SAS de 437 employés au 31 décembre 2010 et présidée par Paul De Groot, [lire en ligne], [lire en ligne], filiale à 51 % de Thales Electron Devices S.A. et de 24,5 % Siemens medical et 24.5 % Philips medical.
  25. SA de 4 462 employés au 31 décembre 2010 et présidée par Jean-Loïc Galle, [lire en ligne], [lire en ligne]
  26. SA de 115 employés au 31 décembre 2010 et présidée par Jacques Rabain, [lire en ligne], [lire en ligne].
  27. SAS de 663 employés au 31 décembre 2010 et présidée par Philippe Duhamel, [lire en ligne], [lire en ligne].
  28. SAS de 140 employés au 31 décembre 2010 et présidée par Thierry Laboureau, [lire en ligne], [lire en ligne].
  29. SAS de 370 employés au 31 décembre 2010 et présidée par Philippe Bensussan, [lire en ligne], [lire en ligne].
  30. La participation initiale était de 25 % au 31 décembre 2007, [lire en ligne]
  31. SA de 6 638 employés au 31 décembre 2010 et présidée par Patrick Boissier, [lire en ligne], [lire en ligne].
  32. Thales Computers, société radiée au 1er semestre 2008, [lire en ligne], p. 18.
  33. Thales e Transactions, société radiée au 1er semestre 2008, [lire en ligne], p. 18.
  34. Thales Engineering & Consulting, société radiée au 23 janvier 2009, [lire en ligne].
  35. Thales Laser, société radiée au 26 août 2009, [lire en ligne].
  36. Thales Security Systems, société radiée au 15 juillet 2009, [lire en ligne]
  37. Thales Transportation Systems, société radiée au 22 juillet 2009, [lire en ligne].
  38. SA de 5 143 employés au 31 décembre 2010, [lire en ligne], [lire en ligne], filiale à 100 % de Thales S.A. au 31 décembre 2007, [lire en ligne]
  39. SAS de 1 646 employés au 31 décembre 2010, [lire en ligne], filiale à 100 % de Thales S.A. au 31 décembre 2007.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Thales : Résultats annuels 2013 », sur le site du groupe Thales (consulté le 23 mai 2014).
  2. a, b et c « Le Prix Nobel de Physique 2007 attribué au physicien français Albert Fert », sur le site du CNRS (consulté le 20 mars 2012).
  3. « Actionnariat au 30 avril 2014 », sur le site du groupe Thales (consulté le 23 mai 2014).
  4. « valeur de l'action au 30 avril 2014 = 45,5 € », sur le site des Echos (consulté le 23 mai 2014).
  5. Le nom et le logo ont été déposés à l'INPI le 1er décembre 2000 « Dépôt du nom et de la marque », sur le site de l'Institut national de la propriété industrielle (consulté le 16 mai 2009).
  6. « Thales, Leader mondial des Systèmes d’information critiques », sur le site officiel du groupe Thales (consulté le 21 novembre 2012).
  7. « Communiqué de presse du 6 mars 2012 », sur le site du groupe Thales (consulté le 20 mars 2012).
  8. « Document de référence dû aux investisseurs », sur site du groupe Thales (consulté le 20 mars 2012).
  9. Jean-Pierre Pujes, Un siècle d'électronique, Histoire du groupe Thales, Thales, 2004, p. 46.
  10. Jean-Pierre Pujes, Un siècle d'électronique, Histoire du groupe Thales, Thales, 2004, p. 46, « La CFTH a produit des téléphones militaires de campagne pendant la Première Guerre mondiale et a repris les établissements Ducretet qui avaient travaillé pour G. Ferrié au début du siècle. La Compagnie des Lampes et la CGR fabriquent quelques tubes pour la radio professionnelle. C'est à peu près tout. En 1935, la CFTH entreprend de développer pour l'armée de l'air française des émetteurs-récepteurs de radio embarqués sur avion. Elle effectue également quelques expériences de télévision. […] La maison G.I. Kraemer, ancien studio de cinéma qui produit depuis 1930 des émetteurs de radiodiffusion est acquise en 1936 ».
  11. Jean-Pierre Pujes, Un siècle d'électronique, Histoire du groupe Thales, Thales, 2004, p. 21.
  12. Jean-Pierre Pujes, Un siècle d'électronique, Histoire du groupe Thales, Thales, 2004, p. 26.
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