Thomson Reuters

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40° 45′ 23″ N 73° 59′ 13″ O / 40.7565, -73.9869

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Thomson Reuters Corporation & plc

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Création avril 2008
Action TSX : TRI
NYSE : TRI
Slogan Knowledge to act
Siège social New York (États-Unis)
Direction Drapeau du Canada David Thomson
Activité Agence de presse
Médias de masse
Filiales Reuters, RFS
Effectif 50 000
Site web www.thomsonreuters.com
Chiffre d’affaires $7,5 milliards (2012)

Thomson Reuters est une agence de presse canadienne et une société d'édition professionnelle.

Entre 2007 et 2008, The Thomson Corporation rachète l'agence Reuters pour environ 12,7 milliards d'euros[1], dans le but de constituer l'un des leaders mondiaux de l'information financière, totalisant 34 % de parts de marché, juste devant le précédent leader, Bloomberg (33 %). Le rapprochement des deux sociétés est effectif le 17 avril 2008.

Thomson Reuters publie chaque année le Journal Citation Reports, compilant des informations sur les revues scientifiques.

Présentation[modifier | modifier le code]

Thomson Reuters, nouveau groupe mondial de l’information professionnelle, financière et juridique principalement, emploie plus de 50 000 personnes, à travers 93 pays dont 2 400 journalistes pour la rédaction. Le siège de Thomson Reuters est établi à New York, dans le building portant son nom : Reuters Building. Le groupe a pour chiffre d’affaires 12,5 milliards de dollars et compte plus de 40 000 clients dans 155 pays.

Le groupe détient notamment l'agence de presse Reuters et fournit des informations sur plusieurs sujets : la science, les finances, le domaine médical, les médias, la comptabilité et le domaine juridique.

Le directeur général de Thomson Reuters est Tom Glocer, ancien directeur général de Reuters et le président est David Thomson, ancien président de Thomson.

Juridiquement, la société Thomson Reuters est une société combinée : elle est constituée de Thomson Reuters Corporation, une société canadienne et de Thomson Reuters PLC, une société britannique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Reuters et The Thomson Corporation.

Le groupe Thomson Reuters a vu le jour le 17 avril 2008, après de longues séries de négociations qui se sont déroulées sur une période d’un an environ. En raison de la taille acquise par le nouveau groupe, notamment dans la diffusion de données de marché, le projet de fusion a été examiné par les États-Unis et la Commission européenne.

La principale solution préconisée par le Ministère américain de la Justice et la Commission européenne est que Thomson Reuters s’engage à vendre des informations, des données numériques et des bases de données à des professionnels tels que des avocats, des scientifiques ou des traders.

Avec la création de ce nouveau groupe, Thomson Reuters est entré en concurrence directe avec Bloomberg, groupe spécialisé dans le secteur financier. Bloomberg et Thomson Reuters détiennent chacun environ un tiers du marché mondial des données financières. Auparavant, l’information financière était largement dominée par Bloomberg (33 %), qui devançait Reuters (23 %) et Thomson (11 %)[2].

En 2013, Thomson Reuters annonce un vaste plan de restructuration avec une réduction de 4 500 emplois dans sa division finance en 2014 par rapport à 2012, en plus d'une réduction de 5 % de ses effectifs dans sa division agence de presse[3]

Pratiques restrictives[modifier | modifier le code]

En novembre 2009, la Commission européenne a ouvert une procédure formelle en matière de pratiques restrictives contre Thomson Reuters[4], en raison d'une suspicion d'infraction aux règles du traité CE sur l'abus de position dominante (article 82). La Commission a réalisé une enquête sur les pratiques de Thomson Reuters dans le domaine des flux de données de marché en temps réel, notamment en vue de déterminer si les clients ou les concurrents étaient empêchés de convertir les codes d'instruments financiers de Reuters (RIC) en codes d'identification alternatifs utilisés par d'autres fournisseurs de flux de données (par un système dit «d'association») au détriment de la concurrence.

En décembre 2012, La Commission européenne a adopté une décision qui rend juridiquement contraignants les engagements proposés par Thomson Reuters visant à créer une nouvelle licence («ERL») permettant aux clients d'utiliser, moyennant une redevance mensuelle, les codes d’instruments financiers de Reuters (les «RIC») pour les données obtenues auprès des concurrents de Thomson Reuters. Si Thomson Reuters devait manquer à ses engagements, la Commission pourrait lui infliger une amende allant jusqu'à 10 % de son chiffre d'affaires total annuel, sans avoir à prouver l’existence d’une quelconque infraction aux règles de concurrence de l'UE[5].

Dirigeants[modifier | modifier le code]

James Smith, Chief Executive Officer de Thomson Reuters siège aussi au Conseil d'Administration de Merck.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Monde, 05/07/07, p. 20 « Focus », Presse Financière, l’enjeu du « Wall Street Journal », Pascale Santi.

Article connexe[modifier | modifier le code]