Sud-Aviation SA316 Alouette III

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Alouette III
Image illustrative de l'article Sud-Aviation SA316 Alouette III
SA-316B Alouette IIIS des Forces aériennes suisses en 2004

Rôle Hélicoptère léger polyvalent
Constructeur Drapeau : France Sud-Aviation
Premier vol 28 février 1959
Mise en service 1961
Nombre construit 1 453
Équipage
1 pilote, 6 passagers
Motorisation
Moteur Turbomeca Artouste IIIB
Nombre 1
Type Turbomoteur
Puissance unitaire 850 ch détaré à 550 ch
Nombre de pales 3
Dimensions
Image illustrative de l'article Sud-Aviation SA316 Alouette III
Diamètre du rotor 11,50 m
Longueur 10,03 m
Hauteur 3,09 m
Masses
À vide 1 230 kg
Charge utile 750 kg
Maximale 2 200 kg
Performances
Vitesse de croisière 185 km/h
Vitesse maximale 210 km/h
Plafond 3 200 m
Plafond avec effet de sol 2 880 m
Plafond sans effet de sol 1 520 m
Vitesse ascensionnelle 258 m/min
Distance franchissable 540 km

L'Alouette III est un hélicoptère léger polyvalent français dérivé de l'Alouette II.

en 2011 l'alouette III est rentré dans la famille très fermé des aéronefs ayant plus de 50 ans de service.

Origine[modifier | modifier le code]

Si l'Alouette II affichait des performances brillantes, puisque dès 1956 un SE.3130 avait réalisé des sauvetages en montagne à plus de 4 000 mètres d’altitude, l’hélicoptère commençait à s'essouffler au-delà de 3 000 mètres. Le bureau d'études Hélicoptères de Sud-Aviation a donc entrepris l’étude d’une version plus puissante, avec une aérodynamique améliorée, ce qui permit d’accroître la capacité de l’appareil. Le résultat fut un appareil pouvant emporter sept personnes (un pilote et six passagers), de construction semi-monocoque et reposant sur un train tricycle Messier à roue avant orientable et dont le fuselage était entièrement caréné. Le nouvel appareil était surtout équipé d'une puissante turbine de 870 ch thermiques, l'Artouste III B de "Turboméca", qui était limitée à 550 ch mécaniques, tant pour le réducteur de turbine que pour la boîte de transmission de l'hélicoptère. La réserve de puissance thermique permettait de garder la puissance mécanique jusqu'à 5 000 m en standard, et, au niveau de la mer, jusqu'à une température extérieure supérieure à 50 °C. Ce qui assurait donc de belles performances en altitude et par temps chaud, avec une très grande fiabilité.

La possibilité d'effectuer des évacuations au treuil (capacité 175 kg), et la bonne adaptation de la cabine aux missions sanitaires, puisqu’on pouvait loger en cabine deux civières, un malade assis et un assistant médical, ont fait de l'Alouette III un appareil très prisé pour toutes les missions de sauvetage. Sa réserve de puissance et la possibilité d’embarquer 740 kg de fret en cabine et 750 kg en charge externe ont facilité son adoption dans des pays montagneux, mais les qualités de l'Alouette III ont également justifié des commandes de pays n'ayant ni haute altitude, ni temps chaud, comme les Pays-Bas ou l’Irlande.

Développement[modifier | modifier le code]

Construit à La Courneuve, le prototype SE.3160-001 [F-ZWVQ] a effectué son premier vol au Bourget le 28 février 1959, piloté par Jean Boulet et Robert Malus. Il fut suivi trois mois plus tard du SE.3160-002 [F-ZWWR], qui effectua une présentation en vol très remarquée au Salon du Bourget en juin 1959 aux mains de Roland Coffignot, tandis que le 001 débutait une campagne d’évaluation en montagne comprenant des essais-moteur au sommet du Dôme du Goûter (4 150 m d’altitude) par -20 °C. Campagne qui s’acheva par un atterrissage au sommet du Mont-Blanc avec sept personnes à bord (Pilote Jean Boulet).

Ces deux appareils furent suivis de deux appareils de présérie, dont le premier prit l’air en juillet 1960. Remis le 17 mars 1961 au Groupement d'expérimentation de l’ALAT, à Satory, il fut testé en Algérie par le GH2 de Sétif-Aïn-Arnat. Accidenté le 27 novembre 1962, cet appareil fut reconstruit comme SA.316 no 1412 et servit à l'instruction au sein de l’ALAT. Il a été récupéré en 2001 par l’association CELAG de Grenoble.

En juillet 1964 Sud Aviation fit voler[1] une version spécifiquement destinée aux militaires et appelée Alouette Canon. Celle-ci possédait un canon-mitrailleur d'un calibre de 20mm. En outre cet appareil était conçu pour pouvoir emporter et tirer des missiles AS.11 et AS-12. Malheureusement cet hélicoptère de combat demeura sans suite. L'Alouette III utilisée, no 1164, fut par la suite désarmée et servit à divers tests[2] et essais, notamment dans le domaine de la lutte contre les feux de forêt.

Versions[modifier | modifier le code]

  • SA-3160 Alouette III : la première Alouette III de série a pris l’air en juillet 1961, année au cours de laquelle les premiers exemplaires de série sont livrés à la Birmanie, tandis que l’ALAT et la Marine nationale commandaient leurs premiers appareils. La certification civile française fut délivrée en décembre 1961, suivie en mars 1962 de la certification FAA.
    • HAL Chetak : à la demande du gouvernement indien, Jean Boulet se rendit à Delhi dès octobre 1960 avec le prototype 002. Durant des essais en Himalaya il se posa à 6 004 m avec 3 personnes et 250 kg de matériel. Une licence fut donc achetée par Hindustan Aeronautics Ltd., en juin 1962 et le premier exemplaire de série assemblé en Inde prit l’air le 11 juin 1965. 300 exemplaires furent construits à Bangalore jusqu’en 1992. Le rotor amélioré du SA-316B fut introduit dans la production indienne en cours de production sans changement de désignation.
  • SE.3164 Alouette canon : pour répondre au besoin de la Rhodésie, à la recherche d’un hélicoptère d’appui tactique, le SE.3160 no 1164 de série fut modifié, la cabine étant redessinée pour permettre le passage à gauche, à l’avant, d’un canon orientable à tir rapide Mauser de 20 mm (250 obus), s’ajoutant aux 4 missiles AS-11 ou AS-12, ou aux conteneurs de roquettes flanquant l’appareil. 400 exemplaires furent commandés sous la désignation K-Car, et différentes configurations d’armement testées en vol à Brétigny, dont une version G-Car avec 2 mitrailleuses Browning montées sur les côtés du fuselage. Le projet fut finalement abandonné en raison de performances décevantes et le SE.3164-001 converti en Alouette III classique puis utilisé par Sud-Aviation pour des démonstrations.
  • SA-316A Alouette III : Désignation du SE.3160 à compter de 1968.
  • SA-316B Alouette III : Avec une motorisation inchangée mais un rotor amélioré, cette version dont le premier vol eut lieu le 27 juin 1968 fut le modèle le plus construit. En 1972 sortit d’usine le SA.316B n°2 000, qui était la 1 000e Alouette III à sortir d’usine.
    • IAR 316B : 230 SA-316B construits sous licence par ICA Brasov, en Roumanie.
      • IAR-317 Skyfox : Projet d’hélicoptère d’attaque dérivé de l’IAR 316B. Il semble que trois prototypes aient été construits. La partie avant du fuselage était entièrement remaniée, avec un cockpit biplace en tandem, les sièges étant décalés en hauteur.
    • F+W Alouette IIIS : 60 SA-316B produites sous licence en Suisse entre 1970 et 1974 par la Fabrique fédérale d'avions, à Emmen.
  • SA-316C Alouette III : Dernière version, à moteur Artouste IIID de 870 ch détaré à 660 ch, apparue en 1972 mais qui ne fut construite qu’à un nombre restreint d’exemplaires.
  • SA-319B Alouette III : En 1967 le prototype SE.3160-001 prit l’air remotorisé avec une turbine Turboméca Astazou XIV de 870 ch détarée à 600 ch, offrant une consommation spécifique réduite de 15 à 20 %. Le 18 février 1973, piloté par Daniel Beauchard et Didier Potelle, le SA.319B-01 se posait au sommet du Kilimandjaro (5 693 m) et trois jours plus tard au sommet du mont Kenya (5 194 m). La commercialisation fut lancée après ces deux atterrissages spectaculaires.
  • SA-319C Alouette III : Dernière versions, modifications de détails seulement.

Production[modifier | modifier le code]

Au total 1 453 appareils sont sortis des usines de La Courneuve et Marignane jusqu’au 1er mai 1985, livrés à 190 utilisateurs dans 92 pays. Il faut ajouter à ce chiffre les appareils produits sous licence en Suisse par la Fabrique fédérale d'avions, à Emmen (60 appareils), Inde (300 Chetak produits par HAL) et Roumanie (230 IAR 316B construits par IC-Brasov).

Utilisateurs militaires et institutionnels[modifier | modifier le code]

  • Drapeau d'Abou Dabi Abou Dabi
  • Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud : Cent dix-huit Alouette III mises en service entre février 1962 et 1980, dont 5 achetés sur le marché civil aux États-Unis et 8 venant de Rhodésie. 56 SA-316 et SA-319 étaient encore en service fin 2006, équipant essentiellement la 87th Helicopter Flying School de Bloemspruit, la conversion des 17 Sqdn, 19 Sqdn (sur Agusta-Westland A109) ayant été engagée en mai 2006. Le 22 Sqdn devrait à son tour être transformé courant 2007 sur Super Lynx.
  • Drapeau de l'Albanie Albanie : quatre Alouette III ont été cédées en 1995 par la Garde aérienne suisse de sauvetage au ministère albanais de la santé ces appareils opèrent depuis la base de Laprake.
  • Drapeau de l'Algérie Algérie : 2 machines cédés par le ministère de l’intérieur français à la protection civile algérienne en 2003.
  • Drapeau de l'Angola Angola : une vingtaine d’IAR 316B livrées dans les années 1980.
  • Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite : six appareils, encore en service.
  • Drapeau de l’Argentine Argentine : la marine argentine a commandé 3 Alouette III en 1969, 4 autres en 1970, 2 en 1971, 1 en 1975 et 4 en 1978. Les derniers exemplaires ont été retirés du service actif en 2010 [3].
  • Drapeau de l'Australie Australie : quatorze Alouette III livrées à la Royal Australian Air Force.
  • Drapeau de l'Autriche Autriche : vingt-quatre SA-316B et SA-319B ont été achetés pour équiper deux escadrilles du Fliegerregiment 2, basé à Aigen im Ennstal, des détachements permanents étant implantés à Klagenfurt et Schwaz.
  • Drapeau du Bangladesh Bangladesh :
  • Drapeau de la Belgique Belgique : trois SA.316B [M-1/3] ont été achetées en 1971 pour les besoins de la Marine belge. Depuis juillet 2004 la section marine est intégrée au 40 Sqdn de Coxyde (Coxyde).
  • Drapeau de la Birmanie Birmanie : quatorze Alouette III ont été livrées en 1962.
  • Drapeau de la Bolivie Bolivie
  • Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso : deux appareils étaient en service en 1986.
  • Drapeau du Burundi Burundi : deux SA-316B furent commandés par l’armée de l’air en 1966, 2 autres en 1967. 3 étaient encore en service début 2007 à l’Escadrille d’hélicoptères de Bujumbura.
  • Drapeau du Cambodge Cambodge : deux appareils commandés.
  • Drapeau du Cameroun Cameroun : deux SA-319B commandés en 1978, toujours en service début 2007.
  • Drapeau du Chili Chili : dix SA-319B [H 60/69] furent livrés à la marine chilienne entre août 1977 et juillet 1978. Elles ont été réformées durant les années 1990.
  • Drapeau de la République du Congo République du Congo : une Alouette III a été livrée en 1971, qui n’était plus en état de vol en 1986. Selon certaines sources, il y aurait 9 SA-316 en service début 2007.
  • Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud : la marine sud-coréenne a pris livraison de 10 SA-319B, formant le 621 Sqdn de Mokpo. Ces appareils étaient encore en service en 2002.
  • Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire : quatre Alouette III furent cédées par la France en 1971. 1 seule était encore en état de vol en 1994.
  • Drapeau du Danemark Danemark : cinq Alouette III [M-019, M-030, M-070/072] furent livrées à la marine danoise en 1962/63, suivies de 3 autres [M-388, M-433, M-439] en 1967.
  • Drapeau de l'Équateur Équateur : neuf SA-316B ont été livrés à la Fuerza Aérea et répartis entre les Escadrille de combat 2211, Escadrille de sauvetage 2212 et Escadrille d'entraînement 2213, basés à Guayaquil (Ala de Combate 22). 5 étaient encore en service début 2007.
  • Drapeau de l'Espagne Espagne : trois Alouette III furent mises en service par le UHEL III en 1976 pour des missions de coopération terrestre. Cédées en décembre 1981 à l’armée de l’air, ces hélicoptères furent alors revendus avant 1995.
  • Drapeau de l'Éthiopie Éthiopie : 20 SA.316 livrées.
  • Drapeau de la France France : mis en service en 1960 dans l'ALAT, cet hélicoptère a été utilisé par les trois armes et divers organismes d'état dans ses deux motorisations. 25 sont disponibles[4] dans les forces armées françaises fin 2013 avec un age moyen de 41 ans et un taux de disponibilité de 38 %[5];
    • l'Armée de l'air française (transport léger, liaison, formation des équipages) a équipé à partir de juillet 1972 les différentes escadrilles des 67e et 68e Escadres d’hélicoptères, l’ETS 1/44 de Solenzara et le CIEH 341 de Chambéry. Les derniers exemplaires ont été retirés le 30 juin 2004 par l’EH 3/67 Parisis, remplacés par des Fennec.
    • l'ALAT a perçu 89 Alouette III équipées de missiles AS.11 ou AS.12.(lutte antichar, liaison), remplacées dès les années 1980 par des Gazelle
    • l'Aviation navale[6] a commandé 37 SA-316B, SA-316B VSV et SA-319B (sauvetage en mer, liaison, formation des équipages embarqués). Les premiers SA-316B ont été affectées aux escadrilles 20S (Saint Raphaël 1962/1991), 23S (Saint-Mandrier août 1962/1999, qui a fourni les détachements PEDRO aux porte-avions Foch et Clemenceau) et 22S (Recréée à Lanvéoc-Poulmic le 1er aout 1964 en soutien de la 2e RM et pour assurer les détachements PEDRO des porte-avions français, alors basés à Brest). En 1972 la 22S a reçu les SA.316B VSV pour assurer la formation des équipages, devenant en 1976 l'ESHE (École de spécialisation sur hélicoptères embarqués). L’arrivée des SA-319B équipés de 2 torpilles Mk-46 a permis de constituer les flottilles de lutte ASM 34F (1974/juin 1979) et 35F (Saint-Mandrier). L'Alouette III a donc été le premier hélicoptère de lutte ASM a embarquer sur les frégates de type Tourville. La flottille 35F, qui a utilisé des Alouette III de juin 1979 à sa dissolution en janvier 1990, a été recréée le 1er octobre 1999 par fusion des flottille 33F et escadrille 23S. Ses 6 Alouette III ont été remplacés en 2003 par des WG-13 Lynx. Les SA-316B affectés aux missions SAR et PEDRO étant remplacés par les AS-365F Dauphin, les 6 SA.316B et 12 SA.319B encore en service dans l'aéronautique navale devraient continuer à voler jusqu'en 2020.
Alouette III de la Marine nationale
    • la Sécurité civile (sauvetage en mer et sur terre, évacuations sanitaires, opérations anti-incendie) disposait de 25 Alouette III en 2001, remplacées progressivement à partir de 2002 par des EC-145. l'Alouette III F-ZBAN est entrée au musée de l'air en mai 2009, l'alouette III F-ZBAW continue néanmoins à assurer les sauvetages jusqu’à la fin de l'été 2009 au détachement de Courchevel.
    • la Gendarmerie nationale française (sauvetage en montagne, surveillance, recherche, liaison), qui a entamé en 2005 le remplacement de ses dernières Alouette III [F-MJxx] par des EC-145. Les Alouettes III ont été stockées à Le Blanc, dans l’Indre, et menées à bout de potentiel par le Détachement aérien de Gendarmerie de Briançon. La dernière est retirée du service le 19 octobre 2009 et est maintenant exposée au salon de l'air et de l'espace à l'aéroport du Bourget à Paris.
    • la douane (surveillance, liaison).
  • Drapeau du Gabon Gabon : cinq Alouette III livrées dans les années 1970 par la France.
  • Drapeau du Ghana Ghana : quatre SA.316 livrées en 1972 à la 2e escadrille d’Accra, pour l’entraînement et le transport VIP. 2 semblent encore en service début 2007.
  • Drapeau de la Grèce Grèce : quatre SA-319B furent livrées à la marine grecque pour des missions de lutte anti-sous-marine et SAR, 2 étant encore en service début 2007.
  • Drapeau de la Guinée Guinée : un SA-319 en service début 2007 ?
  • Drapeau de la Guinée-Bissau Guinée-Bissau : un SA-316B livré en 1974 pour les missions de transport.
  • Drapeau de la Guinée équatoriale Guinée équatoriale
  • Drapeau de Hong Kong Hong Kong : deux SE.3160 livrés.
  • Drapeau de l'Inde Inde : le Chetak a équipé les N° 104, 107, 111, 113, 115 et 116 Sqdns de l’armée de l’air indienne pour les missions de transport et de lutte anti-char. La marine indienne a équipé sur Chetak les INAS 321 (Servitudes, stationné à Bombay), INAS 331 (Stationné à Cochin, mais fournissant les détachements sur les frégates de la classe Leander, équipés de torpilles) et 561 (Cochin, entraînement). Il y aurait encore en service début 2007 environ 40 Chetak dans l’armée de l’air, 50 dans l’aéronavale, 6 pour les garde-côtes (1 escadrille à Daman) et 120 dans l’armée de terre.
  • Drapeau de l'Indonésie Indonésie : un SA-316 pour l’armée de terre encore en service début 2007 ?
  • Drapeau de l'Irak Irak : trente SA-316 armés de missiles AS-11 ou AS-12 ont équipé le 30 Sqdn, 1st Wing de l’armée de terre irakienne basé à Kirkuk.
  • Drapeau de l'Irlande Irlande : huit Alouette III furent livrées entre 1963 et 1974 à l’Army Support Squadron de Baldonnel. Ces appareils ont disparu des inventaires en 2007.
  • Drapeau de la Jordanie Jordanie : sept Alouette III achetées, dont 1 SA-316C toujours en service au N° 7 Sqdn, à Amman en 2007.
  • Drapeau du Laos Laos
  • Drapeau du Liban Liban : a reçu 6 SA-316B.
  • Drapeau de la Libye Libye
  • Drapeau de Madagascar Madagascar : deux appareils cédés par la France en 1974, rapidement réformées semble-t-il.
  • Drapeau de la Malaisie Malaisie : les forces aériennes et terrestres malaises ont utilisé le SA-316B, dont 13 étaient encore en service fin 2006, utilisées principalement pour l'entraînement.
  • Drapeau du Malawi Malawi
  • Drapeau de Malte Malte : aux 3 SA-316B abandonné en 1981 par la Libye on repris l'air en 1991, se sont ajoutés en 1997 deux appareils des surplus de l’armée de l’air hollandaise, ces appareils n’étais plus en états de vols en 2009 et servaient de magasin de pièces détachés au profits des 3 autres alouettes encore en service.
  • Drapeau du Maroc Maroc : deux Alouette III utilisés par la gendarmerie royale marocaine.
  • Drapeau de Maurice Maurice : l’unité hélicoptère de la police utilise quelques Chetak cédés par l’Inde.
  • Drapeau du Mexique Mexique : trois SA-319B encore utilisées par la Marine début 2007 sur les 4 livrées.
  • Drapeau du Mozambique Mozambique : au moins un exemplaire, accidenté en juin 1990.
  • Drapeau de la Namibie Namibie
  • Drapeau du Népal Népal : l’armée népalaise disposait en 2002 de 3 HAL Chetak.
  • Drapeau du Nicaragua Nicaragua
  • Drapeau du Pakistan Pakistan : les forces armées du Pakistan, qui a perdu deux appareils durant le conflit indo-pakistanais de 1971, ont équipé 6 escadrilles d’Alouette III, les Squadrons 81 à 86. De son côté la marine pakistanaise, qui avait acheté 4 appareils en 1972, a racheté 4 SA-319B des surplus néerlandais en 1995 et 8 appareils des surplus français en 2005. Début 2007, on compterait encore 8 Alouette III dans la marine et 20 SA.316B dans l’armée de terre. Fin 2010, l'armée suisse cède à partir de septembre 2010 ses 10 dernières Alouette III au Pakistan pour renforcer ses capacités de secours[7].
  • Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas : soixante-douze Alouette III pour l'armée néerlandaise et 5 pour l'armée de l'air en version SAR (Remplacées en 1994 par des Bell AB.412. Les appareils néerlandais ont été assemblés par Fokker et Lichtwerk.
Alouette III [H-75] Search and Rescue (SAR) de la Royal Netherlands Air Force
  • Drapeau du Pérou Pérou : l’Escuadrón de Helicópteros 332, stationné à Lima-Callao, a opéré sur SA-316B, aujourd'hui réformés.
  • Drapeau du Portugal Portugal : le troisième plus grand utilisateur de l'Alouette III avec un total de 142 achetées. En 1963, le Portugal a été le premier pays à utiliser l'Alouette III en combat dans les guerres coloniales d'Angola, de la Guinée-Bissau et de Mozambique. Le Portugal a utilisé une version spéciale avec un canon de 20 mm monté dans la porte latérale pour appui tactique. Ceux-ci étaient appelés Helicanhão (Heli Canon) et avaient le nom de code Lobo Mau (Loup mauvais). On comptait encore 17 Alouette III en service début 2007, qui devraient être retirées entre 2008 et 2011.
Des parachutistes portugais sautent d'un Alouette III dans un assaut pendant la guerre d'Angola, aux environs de 1963
  • Drapeau de la République dominicaine République dominicaine : un SE.3160 livré.
  • Drapeau de Rhodésie Rhodésie : huit appareils livrés.
  • Roumanie Roumanie : on compterait encore 100 IAR 316B dans l’armée de l’air et 5 dans l’aéronavale roumaine début 2007.
  • Drapeau du Rwanda Rwanda : deux SA-316 livrés
  • Drapeau du Salvador Salvador
  • Sénégal Sénégal
  • Drapeau des Seychelles Seychelles : en 1982 l’Inde a offert un ou deux HAL Chetak, probablement remplacé(s) par des appareils plus récents en 1987.
  • Drapeau de Singapour Singapour
  • Drapeau du Sri Lanka Sri Lanka
  • Drapeau de la Suisse Suisse : Après la mise en service de 30 Alouette II entre 1958 et 1963 dans l'armée suisse neuf Alouette III furent achetées en 1964, suivies de 15 exemplaires supplémentaires en 1966, et 60 assemblées sous licence en Suisse entre 1972 et 1974 par la Fabrique fédérale d'avions, à Emmen (F+W Emmen). Affectés aux Escadrilles légères d'aviation (Leichte Fliegerstaffel) 1 à 8, ces hélicoptères [V-201/284] ont assuré les missions de liaison, transport et sauvetage. Dix exemplaires ont été perdus sur accident et leur retrait progressif a été amorcé en 2003. Leur nombre a été ramené à 36 en 2006. Les 10 derniers exemplaires ont été réformés en 2010 et donné au Pakistan[8].
  • Drapeau du Suriname Suriname : un SA-316 acheté au Portugal en 2002 pour remplacer un autre appareil réformé.
  • Drapeau du Tchad Tchad : les Pays-Bas ont livré 2 SA-316 au Tchad en janvier 1995. Ces appareils étaient encore en service début 2007.
  • Drapeau du Togo Togo
  • Drapeau de la Tunisie Tunisie : cinq SA-316B encore en service début 2007 sur les 8 livrés la 31e Escadrille de Bizerte.
  • Drapeau du Venezuela Venezuela : sur 21 SA-316B achetées en 1968 par la FAV, l’Escadron 102 disposait encore de 10 appareils fin 1997. Un de ces appareils [FAV-1677] a été accidenté près de Los Barriales le 1er juillet 2000.
  • Drapeau de la République du Sud-Viêt Nam République du Sud-Viêt Nam : deux appareils commandés.
  • Drapeau de la République arabe du Yémen Yémen du Nord
  • Drapeau de la République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie : en 1997, l’aviation yougoslave a revendu 2 SA-316 utilisées pour le transport VIP au Ghana ou à la Côte d’Ivoire.
  • Drapeau du Zaïre Zaïre : dix SA-316 ont été livrées à la 122e Escadrille, 12e Groupe de Liaison de Kinshasa.
  • Drapeau de la Zambie Zambie
  • Drapeau du Zimbabwe Zimbabwe : un certain nombre d’appareils des surplus portugais et quelques exemplaires achetés en Roumanie ont été utilisés pa le 7 Sqdn de Harare. Quatre Alouette III encore en service début 2007.

Utilisateurs civils[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de la Suisse Suisse : l'Allouette III a été utilisé par des sociétés privées pour le transport de personne et de marchandise et pour le sauvetage. En avril 2014, cinq Alouettes III sont encore immatriculés en Suisse dont quatre chez Air Glaciers.
Une SE.3160 Alouette III d'Air Glaciers au Lauberhorn en 2002

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr)Les hélicoptères français : de la SNCASE à Eurocopter, consulté le 2 mars 2013.
  2. (fr)SE3164 Alouette III "Canon", consulté le 2 mars 2013
  3. (fr)L'Argentine retire du service ses dernières Alouette III, consulté le 2 mars 2013.
  4. Les unités disponibles correspondent au total des aéronefs auquel sont retranchés les appareils hors service ou mis à disposition. Un aéronef est considéré comme « disponible technique » lorsqu'il est en mesure d'effectuer dans un délai inférieur à 6 heures une des missions correspondant à son emploi.
  5. « Assemblée nationale Question écrite N° 47341 de M. François Cornut-Gentille », sur François Cornut-Gentille (consulté le 17 mai 2014)
  6. (fr)Alouette III SA 316B et SA 319B, consulté le 2 mars 2013.
  7. (fr) La Suisse cède ses hélicoptères Alouette III au Pakistan en guise de renforcement des moyens de recherches et de sauvetage, Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports, 8 septembre 2010
  8. Sud-Aviation SE-3160 Alouette III, site internet des Forces aériennes suisses, consulté le 25 avril 2014.

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]