Châtenois (Bas-Rhin)

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Châtenois
Rue principale de Châtenois.Au loin : château de l'Ortenbourg.
Rue principale de Châtenois.
Au loin : château de l'Ortenbourg.
Blason de Châtenois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Sélestat
Intercommunalité C.C. de Sélestat
Maire
Mandat
Luc Adoneth
2014-2020
Code postal 67730
Code commune 67073
Démographie
Gentilé Castinétains, Castinétaines
Population
municipale
4 040 hab. (2011)
Densité 277 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 21″ N 7° 24′ 05″ E / 48.2725, 7.40138948° 16′ 21″ Nord 7° 24′ 05″ Est / 48.2725, 7.401389  
Altitude Min. 179 m – Max. 525 m
Superficie 14,57 km2
Localisation

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Châtenois

Châtenois (écrit Kestenholz en allemand, prononcé Keschtaholz en dialecte alsacien) est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Châtenois, commune viticole, est située au pied du Hahnenberg (530 m) sur les contreforts vosgiens à la fois sur

La superficie du territoire communal avoisine 1 457 hectares. Le ban communal est bordé au sud par Kintzheim, à l'est par Sélestat, au nord par Saint-Pierre-Bois, au nord-ouest par Neubois, au nord-est par Scherwiller et à l'ouest par La Vancelle et Lièpvre. Châtenois est entourée de vignobles, qui furent longtemps sa seule richesse.

L'artère principale de Châtenois.

Accès[modifier | modifier le code]

Châtenois est accessible à partir de l'autoroute A35 qui relie Colmar à Strasbourg. Prendre la sortie no 17 en direction de Sainte-Marie-aux-Mines, Saint-Dié, Nancy en empruntant la route nationale 59. Châtenois est le premier village qui se trouve à la sortie de cette autoroute. En venant de Nancy, il faut reprendre la route nationale 59 puis traverser le col de Sainte-Marie-aux-Mines, Sainte-Croix-aux-Mines, Lièpvre puis Val de Villé le hameau de Châtenois. Après ce hameau, il faut se rendre jusqu'au premier croisement et prendre la première route à droite qui mène au centre du village de Châtenois.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • Rivières : le Giessen et la Liepvrette
  • Ruisseaux : le Fleckenbach et le Kottbach
  • Ruisseau : le Warrain

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneaux routiers bilingues.

Le nom de Châtenois est attesté sous les formes Villa Castineto en 1112, Castineto en 1138, Castiney en 1177, Kestenhoulz en 1189, Kestenholz en 1232, Scheckteney en 1241, Questenesholz en 1444, Köstenhol en 1599[réf. nécessaire]. En 1502, dans le livre Declaratio ad mitigandum adversarium écrit par Wimpheling, Châtenois est cité sous son le nom de Kestenholtz[1]. Il en est de même dans le livre de Mathäus Merian, Topographia Germaniae[2], dans les actes paroissiaux de la commune à partir de 1685[3]. En 1807, le village est connu sous sa forme actuelle, Châtenois, la traduction de son nom allemand et dialectal. En 1871, il est germanisé en Kestenholz, avant de reprendre définitivement son nom français après la Seconde Guerre mondiale.

Le bas latin Castanetum « bois de châtaigniers, châtaigneraie » a été germanisé en Kestenholz. Le nom de Kestenholz a lui-même été francisé en Châtenois, nom de même sens[4],[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Rosmerta et Mercure vêtus du costume gaulois. Stèle du début du IVe siècle, trouvée à Châtenois (Musée archéologique de Strasbourg)

L'origine de Châtenois remonte très certainement au temps des Celtes, comme le montre la découverte d'une statue de divinité gallo-romaine. Mais c'est vraisemblablement à l'époque romaine que la localité prend de l'importance. La présence romaine à Châtenois peut s'expliquer pour des raisons stratégiques : l'endroit se prêtait admirablement bien à la surveillance de la route conduisant aux cols vosgiens et à la plaine du Rhin. Plus tard ce sont les Alamans, puis les Francs qui s'établirent dans la région. La découverte d'un cimetière de l'époque mérovingienne, à 100 mètres de l'enceinte du château, confirme cette présence à Châtenois.

L'évêque de Strasbourg prend possession de la localité[modifier | modifier le code]

Vestige de la porte est dite Kalcksthor - XIVe siècle
Aperçu de la tour de l'église Saint-Georges depuis le centre de Châtenois

Il est possible que les terres entourant Châtenois, mais aussi le Val de Villé, La Vancelle ou Scherwiller, aient fait partie des biens de la famille des Etichonides ou des Eguisheim. La rivière du Giessen formait alors la frontière. Aux alentours de l'an 1000, le domaine se trouvant à gauche appartenait à Werner d'Ortenberg, cousin probable de Hugues III d'Eguisheim. Le propriétaire de la rive droite, comprenant le château du Frankenbourg (Altenberg) et peut-être Châtenois n'est pas attesté. On sait qu'à l'époque, sous Gérard d'Alsace (duc de Lorraine de 1048 à 1070) et ses successeurs qui descendent des Etichonides, des droits sur les marchandises transitant par le val de Lièpvre étaient perçus à la sortie du village de Lièpvre. Les Etichonides possédaient aussi des terres au Petit-Rombach à Sainte-Croix-aux-Mines. Hugues III comte de la Haute Alsace et de Tours et son frère Leuthard cédèrent ces terres à Ermengarde, la propre fille de Hugues qui se maria en 821 avec Lothaire Ier. Les Etichonides par le mariage de la fille de Hugues III qui avait reçu le sobriquet de Peureux s'allia à la famille carolingienne.

Gérard de Roussillon est un autre personnage important [6] s'était marié à une autre fille de Hugues III appelée Berthe et devint ainsi le propre beau-frère de Lothaire Ier. Il est donc possible que la plupart des legs lorrains en Alsace proviennent de la famille des Etichons.

Châtenois est mentionné la première fois en 912. Le 3 février 912, Charles le Simple en venant de Rouffach séjourna à Châtenois. C'est de là qu'il confirma les privilèges de l'abbaye d'Andlau.

Il est possible que la localité ait été bâtie à l'emplacement d'une ancienne propriété existant depuis le VIIe siècle comme le prouve la découverte d'anciennes tombes datées de cette époque. Entre 1134 et 1138, les nobles de Wolchholdesheim-Volksheim, Regenhardus et Fredericus de Casteneto construisent un château à Châtenois. Ce château a aujourd'hui complètement disparu. C'est donc autour de cet édifice que les habitants vont se regrouper et fonder la commune de Châtenois.

Au XIIIe siècle, le village tombe entre les mains de l'évêque de Strasbourg qui donne en fief le château de Châtenois en 1297 aux Echéry. Ce château échoit en fait à Heinrich Waffler Von Eckerich, une branche directe des Echéry qui possède aussi le Val de Lièpvre et le village de La Vancelle. Il possède aussi un moulin à Châtenois. Cette importante famille, riche et prospère grâce aux mines découvertes dans la région de Sainte-Marie-aux-Mines, possède un château fort au Petit-Rombach, le château d'Echéry (Sainte-Croix-aux-Mines) d'où il peut surveiller tous les passages des troupes ennemies venant d'Alsace ou de Lorraine. À la mort du dernier des Echery en 1381, le château de Châtenois retourne à l'évêque de Strasbourg. Le château fort du Petit-Rombach est partagé entre le duc de Lorraine et les Ribeaupierre.

À la même époque le village est cerné par un rempart qui lui conféra le titre de ville. L'évêque de Strasbourg y fait installer avant 1306 un atelier de monnaie et une chapelle. En 1410, l'évêque de Strasbourg Guillaume de Diest vend à Burcard de la Petite-Pierre, grand prévôt du Grand Chapitre, le village, le château et le cimetière de Châtenois et tout ce qui en dépend. C'est ensuite la ville de Sélestat qui devient en 1462 propriétaire de Châtenois. En 1471, ce sont les nobles de Strasbourg, Jean d'Uttenheim et Klaus Bock qui entrent à leur tour en possession de Châtenois. En 1481 le Grand Chapitre rachète le village et le gardera jusqu'à la Révolution. En 1546, les habitants de Châtenois interdisent aux habitants de Sélestat de vendanger dans leurs vignes, car les Sélestadiens sont accusés de ne pas payer des taxes sur leurs étalages. Ces derniers furieux se rendent alors avec des armes à Châtenois et menacent de passer en force. Finalement l'incident sera clos et un accord sera trouvé permettant aux gens de Sélestat de vendanger dans les vignes de Châtenois.

Les guerres du Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Charles le Téméraire en armure de combat (musée du Palais des ducs de Bourgogne, Dijon)

Les guerres et destructions n'épargnent pas Châtenois, comme d'ailleurs les autres villages des alentours. La ville a beaucoup souffert du passage des Armagnacs en 1445, qui occupent la localité pendant trois mois du 3 octobre 1444 au 1er janvier 1445. Ils saccagent le château puis incendient et mettent le feu au village en le quittant.

En 1473, ce sont les troupes de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, qui font des incursions passagères à Châtenois, mais seul le quartier du château y est endommagé. L'intervention de Pierre de Hagenbach[7], chevalier bourguignon originaire d'Alsace au service de Charles le Téméraire, en faveur des habitants de Châtenois permet au village d'échapper au pillage et au saccage.

En 1632, ce sont les Suédois qui envahissent l'Alsace et Châtenois est à plusieurs reprises pillée, saccagée et incendiée. Les habitants de Châtenois tentent tant bien que mal de résister aux Suédois et parviennent à tuer trois de leurs soldats. En représailles, le village est pillé et tous ceux portant des armes sont fusillés. C'est ainsi que 60 personnes y laissèrent la vie. Malgré le serment de fidélité des habitants de Châtenois à la couronne de Suède, les soldats massacrèrent le 13 novembre 1632, hommes, femmes et enfants du bourg. Ceux qui parviennent à s'échapper ne sont pas mieux lotis. Ils meurent soit de la peste ou de famine. En 1649, il reste encore 260 habitants à Châtenois d'après un comptage effectué par le Grand Chapitre de Strasbourg.

Mais la guerre la plus dévastatrice sera la guerre de Trente Ans (1618-1648). La ville est prise par les Suédois le 13 novembre 1632. À la fin de ce conflit, la population de Châtenois a perdu 80 % de sa population, 70 % des maisons d'habitation et son château.

La guerre des Rustauds[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre des Rustauds.
Maison à Châtenois reconstruite en 1722 par Hans Joachim Schaetti, boulanger. Porche de 1570 avec outil de tonnelier

En 1525, le soulèvement paysan a des répercussions jusqu'à Châtenois. Des paysans venus d'Ebersmunster et emmenés par Wolf Wagner de Rhinau et Erasme Gerber s'opposent au duc Antoine de Lorraine. Ils sont rejoints par des paysans venus de Ribeauvillé, Bergheim, d'Obernai, Barr et d'autres villes d'Alsace. Ils décident d'occuper l'abbaye d'Altorf, détruisent et mettent à sac l'abbaye de Baumgarten. Les conseillers de l'évêque de Strasbourg résidant à Saverne commencent à paniquer et implorent le secours militaire du duc de Lorraine Antoine. Le bailli impérial de Haguenau en fait autant à condition d'agir avec « bienveillance envers les pauvres gens ». Devant tant de sollicitations, le duc de Lorraine met son armée sur pied. Des bandes de paysans tentent de bloquer le col de Saverne et le val de Villé pour barrer la route aux troupes lorraines. Le 16 mai 1525, les troupes lorraines font le siège de Saverne et massacrent une bande de paysans venue en renfort de Brumath. 18 000 paysans sont massacrés en quelques heures. Erasme Gerber est pendu à un arbre. En retournant en Lorraine par le Val de Lièpvre, le duc est averti le 19 mai qu'une autre bande de Rustauds est décidée à se battre contre le duc. Accourue de la moyenne Alsace, elle prend le contrôle de Ribeauvillé, Riquewihr, Bergheim, Sigolsheim, Ammerschwihr et Kaysersberg. L’armée lorraine quitte Saverne le 18 mai pour Marmoutier en direction du sud où les bandes de paysans de l’Alsace centrale (Barr, Ebermunster, Ribeauvillé, Sélestat) aspirent à venger les morts et à continuer à défendre leur cause, tandis que des troupes d’insurgés se formaient dans les territoires mêmes du duc de Lorraine, à Saint-Hippolyte et Val de Lièpvre. La plus importante de ces troupes, celle d’Ebersmunster, commandée par Wolf Wagner, prit place à l’ouest de Scherwiller, où d’autres vinrent la rejoindre. Cette armée n’est pas dépourvue de moyens : elle dispose d’arquebuses et d’une artillerie capturée dans les places qu’elle occupait. Elle bénéficie de l’appoint de soldats de métier, Suisses notamment. Elle choisit pour se battre un terrain favorable qu’elle connait bien. Le combat décisif a lieu le 20 mai 1525 à Scherwiller où 6 000 paysans sont impitoyablement massacrés par les troupes lorraines. Les paysans n'ayant pas été massacrés sont emmenés en captivité en Lorraine et ne sont libérés que sur paiement d'une rançon.

La guerre de Trente Ans et ses conséquences[modifier | modifier le code]

À peine les troubles de la guerre religieuse s'étaient-elles apaisées qu'une autre catastrophe s'abattit dans le pays. Tout commença par des querelles religieuses en Allemagnecatholiques et protestants s'affrontèrent. La Suède entra dans le jeu et prit part pour la ligue protestante. Les deux partis commencèrent à rassembler des troupes. Ce conflit religieux eut son origine en Bohême en 1618 qui se propagea comme une traînée de poudre à partir de 1620. L'Alsace fut entraînée dans les troubles avec l'arrivée dans la province du comte Ernest de Mansfeld qui soutenait la ligue protestante et qui se déplaça vers le Rhin. Il cherchait à s'emparer de l'Alsace pour son propre compte. Le 18 novembre 1621, après avoir ravagé le Palatinat, Mansfeld pénétra en Alsace par Lauterbourg et s'empara de Wissembourg le 28 et de Haguenau le 6 décembre. Après avoir bataillé sans grand succès dans le nord de l'Alsace, Mansfeld envoya vers la Haute-Alsace son premier lieutenant Obentraur, qui après s'être emparé d'Obernai et l'avoir pillé, longea les Vosges, sans toutefois oser s'attaquer à Sélestat[8]. Gény raconte que les troupes passèrent, sans faire de mal à la population. Ils s'engagèrent à l'ouest de Sélestat à la hauteur de Kintzheim et se dirigèrent ensuite vers Bâle. En définitive, Mansfeld quitta l'Alsace après avoir ravahé les régions de Haguenau et de Saverne. Après une période de calme, alors que la guerre faisant rage de l'autre côté du Rhin, la guerre se rapprocha: en 1630 ce sont les Suédois qui entrèrent dans la danse en franchissant le Rhin pour se rendre en Alsace. Le 21 août 1632, ils franchirent le pont du Rhin à Strasbourg, après avoir obtenu l'autorisation de la ville. De là ils gagnèrent le sud de l'Alsace par étapes successives, après s'être emparés au passage des villes d'Obernai, d'Erstein et d'autres localités plus ou moins importantes.

Amthaus, brûlé par les Suédois en 1633

Ce qui les fascinaient surtout, c'étaient les places-fortes de Benfeld et de Sélestat. Le 18 septembre 1632, ils investirent la forteresse épiscopale de Benfeld sous le commandement du général Horn qui se trouvait sur les lieux dès le 2 septembre. La ville de Benfeld avait été fortifiée en 1593 par le cardinal-évêque Charles de Lorraine avec les matériaux prélevés sur les ruines de l'abbaye de Baumgarten détruit en 1525 par les Rustauds. Il en avait fait une forteresse imprenable qui était surveillée et défendue par le commandant Zorn de Bulach. Après s'être attaqué à cette forteresse les Suédois durent faire face à une résistance héroïque. Finalement la ville dut se rendre au bout de 48 heures de combat le 7 novembre 1632. Bendfeld devint alors à partir de ce jour le quartier général de l'armée suédoise pendant dix-huit ans. Après la prise de Benfeld, les Suédois se lancèrent à l'assaut de la ville de Sélestat. Pour faciliter leur besogne, ils s'emparèrent d'abord de la ville de Marckolsheim, puis le 13 novembre à partir de 9h ils prirent le contrôle de Châtenois. Les habitants s'étant farouchement défendus tuèrent trois soldats suédois. En signe de représailles toutes les personnes portant une arme furent fusillées. Dans cette bataille 60 personnes en tout y laissèrent leur vie[9]. Le même jour Epfig fut pris et son château brûlé. Le lendemain ce fut au tour de Dambach-la-Ville d'être investie par les troupes suédoises qui s'emparèrent de la cité sans coup férir, les habitants ayant quitté les lieux. Le 17 novembre, Horn quitta Benfeld pour entreprendre le siège de Sélestat et s'installa à Châtenois où il établit son quartier général. Sélestat ayant refusé de se rendre les hostilités commencèrent, et le 5 décembre Kintzheim fut brûlé. Le 12 décembre, Sélestat se rendit et la guerre se déplaça vers la Haute-Alsace. Le 3 novembre 1633, des détachements de Suédois revinrent piller Bergheim et Rorschwihr et s'attaquèrent à Châtenois, qui pourtant avait juré fidélité à la couronne de Suède. Ils tuèrent femmes, hommes et enfants, les chassèrent de leur demeure et pillèrent complètement l'église. Ils avaient commencé à mettre le feu au village mais le commandement militaire de Sélestat, prévenu, arrêta le massacre. La région n'était toutefois pas encore au bout de ses malheurs, le duc de Lorraine Charles IV de Lorraine réclama au général Horn une somme de deux cent mille florins pour les dégâts occasionnés sur les lieux de passages financés par les lorrains. En signe de représailles, il décida d'envahir les bailliages lorrains en Alsace, c'est-à-dire Saint-Hippolyte, Lièpvre, Rombach-le-Franc, Sainte-Croix-aux-Mines et Thanvillé. Un détachement de Suédois, placé sous le commandement du rhingrave Jean-Philippe, partit de Dambach-la-Ville le 6 juin 1633 en direction du Val de Villé, en passant par Blienswille. De tous les villages du val, le tocsin rassembla tous les hommes valides et sous le commandement d'un parent du comte de Thanvillé nommé Kesselring, les paysans tinrent énergiquement tête aux Suédois. Près de l'ancien village de Gundersweiler aujourd'hui disparu, le choc fut violent, mais les paysans ne purent tenir face à des soldats expérimentés, et ils se réfugièrent à Villé.

Châtenois est incendié en 1879[modifier | modifier le code]

Le 4 août 1879, la ville de Châtenois eut à déplorer un incendie qui détruisit le quart des maisons du village, créant ainsi une pénurie de logements. L'incendie se déclara à 7h30 du matin. Activé par un fort vent du nord, il prit rapidement d'énormes proportions. À midi, plus d'un quart de la localité fut détruite par le feu. Les pompiers de tous les villages environnants se mobilisèrent pour porter secours à la ville sinistrée. Les villes de Sélestat et de Colmar envoyèrent le plus grand nombre de contingent de pompiers. Des militaires furent également dépêchés sur les lieux. Sans leur aide, Châtenois aurait été détruit entièrement. On eut à déplorer la mort de quelques bétails et deux personnes âgées qui ne purent se dégager assez rapidement des flammes furent brûlées. En tout 120 maisons, 80 granges et 117 écuries furent la proie des flammes. Sept cent vingt sept habitants n'eurent plus de toit, les dommages furent estimés à un million cinq cent mille marks. Malheureusement les assurances étaient dans bien des cas insuffisantes. Aussi on organisa une grande quête dans le département relayée par les organes de presse pour venir en aide aux malheureuses victimes. Le 5 août fut lancé un comité chargé de répartir les dons qui affluaient de partout. Deux journaux français, Le Temps et L'Événement de Paris, organisèrent en France des souscriptions publiques qui rapportèrent jusqu'à soixante dix mille marks. Mais à côté de cet effort collectif, de nombreuses autres personnes isolées de France faisaient parvenir leurs dons. Ainsi les collectes organisées dans les villes et villages alsaciens se montèrent à près de deux cent mille marks. Les dons ainsi récoltés permirent d'installer immédiatement des cuisines publiques qui servirent à donner des repas pendant deux mois.

Mais il est clair que tous ces dons ne permirent pas de rebâtir dans sa totalité les maisons qui avaient disparu dans les flammes. De nombreux habitants quittèrent alors le village pour s'installer à Sainte-Marie-aux-Mines, Huttenheim, Colmar, et Mulhouse. En 1880, 670 personnes avaient quitté le village. Par la suite d'autres habitants quittèrent encore le village du fait que le métier de tisserand ne rapportait plus assez. Ils s'installèrent dans les villes industrielles. En 1900 on note un nouvel exode de la population causée par la crise industrielle du textile. Le 9 août 1911 un nouvel incendie se propagea dans le quartier appelé Nid de cigognes, où les maisons étaient très serrées. Vingt-neuf maisons furent la proie des flammes et quarante quatre familles furent sinistrées. Une vieille maison du XIVe siècle qu'on appelait le temple païen fut également la proie des flammes.

Les trois grandes guerres[modifier | modifier le code]

La guerre éclair de 1870-1871[modifier | modifier le code]

La guerre 1914-1918[modifier | modifier le code]

En juillet 1914, des rumeurs circulent sur une possible guerre entre l'Allemagne et la France. Le 30 juillet, l'empereur allemand déclare la guerre. Toutes les voies ferrées, gares, ponts sont mis sous administration militaire. Ordre est donné le 16 août 1914 de ne plus faire sonner les cloches des églises. La mobilisation générale est décrétée. Toutes les familles vont être touchées par l'ordre de mobilisation.

La guerre de 1939-1945[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Châtenois

Les armes de Châtenois se blasonnent ainsi :
« D'or au châtaignier arraché de sinople. »[10].
Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes (Le nom de la commune partage la même racine que le châtaignier).

Le blason de Châtenois représente un châtaignier qui rappelle l'étymologie du nom de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des derniers maires
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Luc Adoneth [11] LDVD .
2001 2014 Jean-Jacques Goldstein [12] . .
1989 2001 Pierre Risch . .
1971 1989 Frédéric Koch . .
1945 1971 Charles Louis Marchal . .

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Châtenois fut très tôt une cité importante. En 1849, à son apogée, elle comptait 4 160 habitants. Le déclin de sa population, aggravé par l'incendie de la ville en 1879, se poursuivit jusqu'en 1936. Depuis, la croissance de la population est régulière. Lors du recensement de 2010, on dénombrait 4 088 habitants.


En 2011, la commune comptait 4 040 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 620 2 748 2 879 2 872 3 494 3 397 3 500 3 834 3 717
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
3 614 3 609 3 714 3 892 3 718 3 433 3 224 3 165 2 843
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 741 2 580 2 276 2 436 2 565 2 222 2 315 2 366 2 516
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 634 2 798 2 954 3 005 3 020 3 373 3 810 3 876 4 040
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Sainte-Croix[modifier | modifier le code]

Chapelle Sainte-Croix (1709)

Elle fut bâtie à partir des restes d'une ancienne chapelle qui fut à l'origine d'un pèlerinage. L'historien Philippe A. Grandidier affirme que l'ancienne chapelle Sainte-Croix était érigée à côté d'un mur d'enceinte qui n'existe plus aujourd'hui. Cette ancienne chapelle pourrait dater du XIIe siècle. En effet lors des travaux de rénovation en 1979, on a pu constater que la maçonnerie des absidioles différait sensiblement du corps rectangulaire de 1709. Il se pourrait qu'en 1660 ou 1661 le Grand Chapitre de la cathédrale de Strasbourg propriétaire des lieux ait pu faire démolir l'ancienne chapelle qui menaçait de s'écrouler, afin de récupérer les matériaux pour les Capucins de Sélestat.La chapelle reconstruite en 1709 connut une certaine notoriété. Elle attira de nombreux pèlerins les vendredis et certains jours de fête on dénombra plus de 1 000 personnes. Pendant la Révolution, la chapelle subit des dégradations importantes. Déclarée bien national ainsi que la maison d'habitation furent vendues à la Révolution.

Chapelle Saint-Georges[modifier | modifier le code]

En 2009, sur les hauteurs de Châtenois, près du chemin du Meisenberg existe une source dite « Heriabrunn » ou « Kindelsbrunn » où l'on a découvert une ancienne chapelle qui remonte au bas Moyen Âge, entre le XIVe et le XVe siècle. Cette source portait autrefois le nom de Saint-Alban en l'honneur d'un prédicateur anglais décapité en 287 sur ordre de l'empereur Dioclétien. Ce missionnaire aurait voyagé à travers l'Europe et évangélisé les populations païennes en s'installant notamment près des sources. Dans un document de 1329, la source Saint-Alban est clairement indiquée. Cette source a été transformée en réservoir entre le XVIIIe et le XIXe siècle et la chapelle a ensuite été utilisée comme captage d'eau. Elle a ensuite été complètement ensevelie et recouverte d'une chape de béton. Actuellement, l'endroit fait l'objet d'autres fouilles prises en charge par la ville de Châtenois.

Linteau daté de 1604 rue de la République[modifier | modifier le code]

Linteau de porte daté de 1604

Linteau daté de 1604 portant les initiales de Georges Geldreich. Porte se trouvant rue de la République dans le mur de la clôture de la propriété Wolbert qui a été déplacée en 2006.

Auberge « Zum Adler » (1501)[modifier | modifier le code]

Auberge « Zum Adler » (1501) puis hôtel de l'Aigle

Auberge « Zum Adler » qui remonte à 1501. Appelée au XVIIIe siècle « Zum Kästenbaum » et au XIXe siècle hôtel de l'Aigle.

La tour des Sorcières[modifier | modifier le code]

Le cimetière fortifié[modifier | modifier le code]

La porte Est[modifier | modifier le code]

Mairie[modifier | modifier le code]

Chapelle Sainte-Anne[modifier | modifier le code]

Église Saint-Georges[modifier | modifier le code]

Vivre à Châtenois[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Châtenois a été récompensée par 1 fleur au palmarès 2003 du concours des villes et villages fleuris[19].
Châtenois a été récompensée par 1 fleur au palmarès 2004 du concours des villes et villages fleuris[20].
Châtenois a été récompensée par 1 fleur au palmarès 2005 du concours des villes et villages fleuris[21].
Châtenois a été récompensée par 1 fleur au palmarès 2006 du concours des villes et villages fleuris[22].
Châtenois a été récompensée par 1 fleur au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[23].
Châtenois a obtenu une 2e fleur au palmarès 2008 du concours des villes et villages fleuris[24].
Châtenois a été récompensée par 2 fleurs au palmarès 2011 du concours des villes et villages fleuris[25].
Châtenois a été récompensée par 2 fleurs au palmarès 2012 du concours des villes et villages fleuris[26].
Châtenois a obtenu une 3e fleur au palmarès 2013 du concours des villes et villages fleuris[27],[28].

Associations[modifier | modifier le code]

Il existe à Châtenois un riche tissu associatif. Pas moins d'une trentaine d'associations organisent au moins une fois l'an des réunions ou des animations dans la ville. Chacune d'entre elles a des objectifs très divers.

  • Karaté Club Châtenois
  • Association des Auteurs et Artistes d'Alsace
  • Office de tourisme de Châtenois-Scherwiller
  • Lor'un et les P'tits Champions

Culture[modifier | modifier le code]

  • Les Amis de la bibliothèque
  • Association des Auteurs et artistes d'Alsace
  • Association de Calligraphie et d'arts "la Plume d'Or"
  • Chorale Sainte-Cécile
  • École de musique
  • Foyer socio-culturel
  • Association de promotion du patrimoine historique local

Associations diverses[modifier | modifier le code]

  • Amicale de donneurs de sang
  • Amicale des Sapeurs-pompiers
  • Amis de la Maison de retraite du badbronn
  • Association des Artisans Retraités
  • Association des Commerçants et artisans
  • Centre de Loisirs pour enfants le Tournesol Homo
  • Confédération syndicale des Familles
  • Conseil de Fabrique
  • Les P'tits Bouchons
  • Lo'run et les P'tits Champions
  • Syndicat des Apiculteurs
  • Société d'Aviculture
  • Syndicat viticole
  • UNC (Union nationale des combattants)

Associations extérieures qui réalisent des activités sur Châtenois[modifier | modifier le code]

  • Accordéon Club du Ried
  • Cours d'anglais pour les enfants
  • Club de patchwork
  • Cours de peinture
  • Cours de dessin MANGA
  • Cours de peinture de l'Université Populaire de Sélestat

Sports[modifier | modifier le code]

Châtenois possède plusieurs équipes sportives : club de judo, un karaté club, une société de lutte, une société de gymnastique, un club de tennis de table. Une équipe de football fonctionne également avec la ville de Scherwiller.

Festivités et évènements[modifier | modifier le code]

Plusieurs manifestations et événements ont lieu sur Châtenois :

  • Foire Saint-Georges : chaque premier dimanche du mois de mai
  • slowUp Alsace (1er dimanche de juin)
  • Fête des Remparts (2e dimanche de juin)
  • Fête folklorique (3e samedi soir du mois de juillet)
  • Fête du Badbronn (2e dimanche de septembre)
  • Mini Jeux olympiques (3e dimanche de septembre)
  • Fête du patrimoine (3e dimanche de septembre)
  • Fête du vin nouveau (1er dimanche d'octobre)
  • Saint-Nicolas - Marché de Noël (1er dimanche de décembre)
  • Téléthon
  • L'Office du tourisme de Châtenois-Scherwiller

Autres manifestations[modifier | modifier le code]

  • Nombreux concerts
  • Animations proposées par les Amis de la Bibliothèque
  • Les Foulées Castinétaines
  • Les soirées proposées par le Groupe Patrimoine
  • Le théâtre

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Lévy, Histoire Linguistique de'Alsace et de Lorraine : des origines à la Révolution française, p. 221
  2. (de) Matthäus Merian, Topographia Germaniae : Topographia Alsatiae=, vol. 3 (lire en ligne), p. 27-28
  3. == « Liste des registres disponibles pour Châtenois », sur Archives départementales du Bas-Rhin
  4. Ernestl Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 1, Librairie Droz,‎ 1990, p. 690
  5. Grégoryl Oswald, Des outils pour l'histoire de l'Alsace: les sciences historiques au service de l'historien local, Edition du Griffon,‎ 2009, 127 p., p. 53
  6. Comte de Paris, de Fézensac et de Grimilde. Sa vie sera marquée par son opposition à Charles le Chauve. Il rejoint sur cette ligne son beau-frère Lothaire Ier et son beau-père Hugues III
  7. Appelé indifféremment Pierre de Hagenbach (1423-1474), Peter Von Hagenbach, Pierre d'Archambaud, ou encore Pierre d'Aquenbacq
  8. J.Gény: Jahrbuch der Jesuiten, t.1 p.375
  9. Archives départementales du Bas-Rhin, E5123
  10. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le 24 mai 2009)
  11. Composition du Conseil Municipal
  12. [PDF] Liste des maires au 1 avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  13. nommé Ortsgruppenleiter
  14. Mis en place par le préfet
  15. Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, n°47, 2006, p. 4902, notice par Antoine Gaugler
  16. À partir de 1793 jusqu'à 1802 les maires sont nommés par le pouvoir politique
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  19. Source : 44e concours des villes et villages fleuris - Palmarès 2003
  20. Source : 45e concours des villes et villages fleuris - Palmarès 2004
  21. Source : 46e concours des villes et villages fleuris - Palmarès 2005
  22. Source : 47e concours des villes et villages fleuris - Palmarès 2006
  23. Source : 48e concours des villes et villages fleuris - Palmarès 2007
  24. Source : 49e concours des villes et villages fleuris - Palmarès 2008
  25. Source : 52e concours des villes et villages fleuris - Palmarès 2011
  26. Source : 53e concours des villes et villages fleuris - Palmarès 2012 du Bas-Rhin
  27. Source : Bulletin d’information Châtenois Infos - Déc. 2013 (p.4)
  28. Livret de présentation au concours des villes et villages fleuris 2013


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Dussourd, Jean-Philippe : Châtenois 1900 Kestenholz, Éditions IMA MONTIS, 31 pages, S.d
  • Brenner, Hubert : Châtenois, au pied du Hahnenberg, Éditions Coprur, Strasbourg, 1998 (ISBN 2-84208-027-0)
  • Brenner, Hubert : Châtenois vicus romain ? Annuaire de la Société des Amis de la Bibliothèque de Sélestat, 1983
  • Marchal, Charles-Louis : Châtenois et son histoire, Éditions Oberlin, Strasbourg, 1978, 207 pages
  • Walter, Pierre : Un village, Châtenois, son histoire, Ima Montis, Barr, 1993, 382 pages (ISBN 2-910 283-08-9)
  • Ruff, Joseph : Geschichte von Châtenois, Alsatia, Colmar, 1930, 412 pages