Marckolsheim

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Marckolsheim
L'hôtel de ville de Marckolsheim
L'hôtel de ville de Marckolsheim
Blason de Marckolsheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Marckolsheim
(chef-lieu)
Intercommunalité C.C. de Marckolsheim et environs
Maire
Mandat
Frédéric Pfliegersdoerffer
2008-2014
Code postal 67390
Code commune 67281
Démographie
Gentilé Marckolsheimois
Population
municipale
4 218 hab. (2010)
Densité 126 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 09′ 53″ N 7° 32′ 41″ E / 48.1647, 7.5447 / 48.1647; 7.544748° 09′ 53″ Nord 7° 32′ 41″ Est / 48.1647, 7.5447 / 48.1647; 7.5447  
Altitude Min. 170 m – Max. 184 m
Superficie 33,36 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte administrative du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Marckolsheim

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte topographique du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Marckolsheim

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Marckolsheim

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Marckolsheim

Marckolsheim est une commune française située dans le département du Bas-Rhin et la région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Marckolsheimois et les Marckolsheimoises.

Sommaire

Géographie[modifier]

Le canton dont Marckolsheim est le chef-lieu est entièrement situé en plaine. Bordé de sa forêt domaniale au sud et à l'est, son ban longe le Rhin.

Une ancienne voie romaine dite Heidenstraessel (« la ruelle des Païens ») passe à l'ouest parallèlement au Rhin.

Marckolsheim est une étape sur la Véloroute Rhin EV 15 (1 320 km) qui relie la source du Rhin, située à Andermatt en Suisse, à son embouchure à Rotterdam.

Cours d'eau[modifier]

  • Le Rhin
  • Le Muhlbach
  • L'Ischert

Communes limitrophes[modifier]

Communes limitrophes de Marckolsheim
Ohnenheim Mackenheim
Elsenheim Marckolsheim Drapeau : Allemagne Sasbach
Grussenheim,
Jebsheim
Artzenheim

Histoire[modifier]

Ancien chef-lieu du bailliage, Marckolsheim serait situé sur un site où une ville existait à l'époque romaine. La présence de tombes mérovingiennes atteste de la présence d'une civilisation du lieu. Le village était d'abord la propriété de la famille des Habsbourg qui le cédèrent en 1294 à l'évêché de Strasbourg moyennant 400 marcs d'argent.

En 1299, l'empereur Albrecht de Habsbourg (ou Albert 1er) accorda à la cité le statut de ville dont jouissait alors aussi Schlestadt (Sélestat). Des remparts furent construits du temps de l'empereur Louis V de Bavière et, vers la même époque, l'évêque Berthold II y construisit un château qui fut pris en 1444 par les troupes du dauphin et en 1632 par les Impériaux.

Le 1er septembre 1939, au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, la population civile de Marckolsheim fut évacuée dans le Périgord noir, au Bugue, où elle resta jusqu'en octobre 1940[1]. Lors de l'attaque allemande en juin 1940, la ville fut en partie détruite.

Le dernier bourreau de Marckolsheim[modifier]

Cette section doit être recyclée. Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Discutez des points à améliorer en page de discussion.

Joseph Froeschesser, né vers 1730 à Lach (Lalaye) , a été un des derniers bourreaux de Marckolsheim. Marié une première fois à Barbe Pachon, il se remarie le 9/11/1767 à Marckolsheim avec Anne Marie Wittmer née le 1/12/1741 à Châtenois (consanguins au 3ème degré). Après le décès de Joseph le 11/5/1779 à Marckolsheim, Anne Marie se remarie le 28/8/1781 à Marckolsheim avec Antoine Grossholtz de Lutzelbourg, lui aussi bourreau et fils de bourreau. Joseph Froeschesser était le dernier d’une dynastie de bourreaux puisque son père, Antoine, était fils de bourreau et sa mère, Catherine Ginter, de Châtenois est elle-même issue d’une longue lignée de bourreaux ayant exercé dans toute l’Alsace. Il est probable que Joseph Froeschesser exercait ses talents au bois de justice situé entre Marckolsheim et Mauchen. Inscription sur sa pierre tombale : "Hir ligt begraben Froschaser scharfrichter"

Source : Registres paroissiaux et d'état civil de Marckolsheim

La venue des savoyard à Marckolsheim au XVIIe Siècle[modifier]

Cette section doit être recyclée. Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Discutez des points à améliorer en page de discussion.

L’Alsace dévastée et dépeuplée après la guerre de 30 ans a attiré de nombreuses populations venant de divers pays ou régions. Leur cible a été dans un premier temps la Ville Neuve Brisach (1675-1699), carrefour commercial et juridique de l’Alsace devenue française. Cette population a été détaillée dans l’annuaire SHHR n° 1 (1), par le mémoire de Mlle Nicole Wilsdorf (2) et par le relevé des naissances, mariages et décès de Biesheim, Fort Mortier et Vieux Brisach (3) De toutes ces personnes, une population particulière, les Savoyards, mérite une étude et en particulier deux familles : les Allonas et les Cucuat. Les Allonas. Arrivés en Alsace au XVIIe siècle à la suite des régiments royaux, ils se sont implantés à Kaysersberg, Elsenheim, Ohnenheim, Sélestat et Marckolsheim. Leur patronyme, Donaz-Allon, originaires de Queige en Savoie, a subi de nombreuses variations : Allons, Jonas-Allons, Allonas. Le premier à venir en Alsace est Henri Jonas-Allon, joueur de viole, établi vers 1638 à Elsenheim avec son épouse Catherine Dimant (4); son frère Georges Jonas-Allons est musicien, de son épouse Anne Marie HUBER il aura 9 enfants de 1658 à 1681 à Elsenheim. On relève aussi à Elsenheim, le 8/12/1689, le décès de Jean Georges, fils de Martin, violoniste et de Bénédictine Hunsinger. A Marckolsheim, on relève le mariage le 9/2/1682 de Jean Martin Allons, né le 11/11/1658 à Elsenheim (fils de Georges musicien et de Anne Marie Hueber) avec Anne Schmitt ; il s’y remarie le 3/6/1697 avec Catherine Schlosser. C’est lui l’ancêtre des Allonas de Marckolsheim. Cette famille est encore présente à l’heure actuelle à Marckolsheim, Breitenbach, Niederbronn, Hœnheim, Gambsheim, Strasbourg, Nothalten, Sélestat et États-Unis. Les Cucuat. Ils viennent de Nancy-sur-Cluses, village savoyard dont beaucoup d’’habitants partent en Alsace à la Ville Neuve Brisach (Violand, Deville, Hugard etc.) vers 1665. Le premier fut certainement Jacques Cucuat, né à Nancy-sur Cluses ; il se marie le 11/5/1683 à la Ville Neuve Brisach avec Judith Le Roy et y décède le 9/1/1684. Certains partirent s’établir à Neuf Brisach (François Cucuat en fut prévôt en 1737 et 1741), d’autres à Sélestat (André CUCUAT, mercier, y épousa le 4/9/1696 Marie Herrmann qui lui donna 7 enfants, il décède le 24/10/1724). André Cucuat fut tailleur d’habits à Kintzheim avant 1730. Claude Pierre Cucuat, tonnelier de Nancy-sur Cluses s’établit vers 1719 à Rosheim où il a une nombreuse descendance. A Marckolsheim, le premier semble être Jacques, marchand en 1726 à Marckolsheim dont le fils François Joseph, instituteur de 1762 à 1766 à Bootzheim, a épousé le 11/1/1745 à St-Hippolyte Ursule Heitzler dont il aura au moins 4 fils dont Léo, Rémi Augustin et Jean Corneille qui ont fait souche à Marckolsheim. Cette famille est encore présente à l’heure actuelle et est restée cantonnée dans le secteur à Marckolsheim, Châtenois et Huttenheim. Bibliographie : Actes du XXXème congrès des Sociétés Savantes de Savoie le 8 et 9 septembre 1984 (1) Un monde éphémère : la société de la Ville Neuve Brisach par SCHLAEFLI Louis (2) Construire et peupler une Ville Neuve (3) Rp de Biesheim (avec la Ville Neuve Brisach), Fort Mortier et Vieux Brisach de MARCK Pierre (4) Contribution de M. Thierry Allonas

Source : Registres paroissiaux et d'état civil de Marckolsheim

Héraldique[modifier]

Blason de Marckolsheim

Les armes de Marckolsheim se blasonnent ainsi :
« D'argent au loup courant de sable. »

Administration[modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1953 René Miss    
1953 1965 Auguste Wendling    
1965 1972 Eugène Klein    
1972 1974 Gérard Werny    
octobre 1974 mars 2008 Léon Siegel    
mars 2008 en cours Frédéric Pfliegersdoerffer[2]    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie[modifier]

Évolution démographique
(Source : INSEE[3])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
2029 3328 2779 3124 3306 3614 4130
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Jumelage[modifier]

Drapeau de la France France : Le Bugue (Dordogne)

Économie[modifier]

Lieux et monuments[modifier]

L'église Saint Georges
Casemate de la ligne Maginot à Marckolsheim

Église Saint-Georges[modifier]

L'église Saint-Georges fut d'abord dédiée à Marie, puis à partir de 1445 elle est placée sous le vocable de saint Georges. À l'origine, une statue ornait le fronton de l'église ; elle fut transférée dans la cour de la maison des œuvres catholiques puis installée de nouveau sur la place de l'église, réaménagée en 1983, puis au-dessus de l'entrée principale de l'église en 1993[4].

L'église a été détruite pendant la Seconde Guerre mondiale et une nouvelle église construite.

C'est dans l'église de Marckolsheim qu'a été installée en 1813 la première horloge d'édifice de Jean-Baptiste Schwilgué. Cette horloge a été détruite en même temps que l'église.

Chapelle Saint-Grégoire[modifier]

La chapelle Saint-Grégoire ou Mauchen se trouve sur un ancien site d'un village disparu aujourd’hui, Mauchenheim, qui comptait quelque 200 âmes en 777. Après avoir changé de main à plusieurs reprises, le village fut vendu à l'évêché de Strasbourg en 1325. Fin XIVe début XVe siècle, les Ribeaupierre reçurent Mauchenheim en fief et le transmirent presque aussitôt à la famille noble des Reichenstein. Ces derniers sous-louèrent le village à Marckolsheim.

Les guerres de Cent Ans et de Trente Ans, la peste noire de 1348, la famine en 1368, les inondations du Rhin en 1422 et les pillages des Armagnacs en 1445 mirent le village à dure épreuve.

Le village fut intégré définitivement à Marckolsheim en 1789. Les fouilles de 1972 à 1974 permirent de mettre à jour les vestiges d'une ancienne route romaine et d'un ossuaire. La chapelle, dernier témoignage de ce village, fut probablement édifiée en 1246 à la fin de l'époque romane ; l'élégant clocheton en grès rouge date du XVIIe siècle. Des fresques remarquables du XIIIe siècle détruites lors de la restauration de 1952 il ne reste aujourd'hui qu'une réplique au-dessus de la porte d'entrée qui a pu être reconstituée grâce aux relevés de l'abbé Walter en 1907.

De l'époque du village de Mauchenheim devenue aujourd'hui le lieu-dit du Mauchen, la chapelle Saint-Grégoire est restée le dernier témoin[5].

La Vierge à l'enfant[modifier]

Fossé du Statdgraben[modifier]

Fossé en eau, le Statdgraben est un vestige des fortifications édifiées à partir de 1330. On entrait dans la ville grâce à deux portes surmontées d’une tour : la porte de Strasbourg au nord et la porte de Brisach au sud. Les murs sont en partie détruits en 1637 et les fortifications sont complètement rasées vers 1835.

Maison du XVIe siècle[modifier]

En pan de bois situé 6 rue de l'hôtel de ville[6]

Moulin Walter (XVIIIe siècle)[modifier]

Notice no IA67010688, base Mérimée, ministère français de la Culture

Maison Ritzinger (XIXe siècle)[modifier]

Tombe de la famille Müller (1831)[modifier]

Hôtel de ville (1845)[modifier]

Notice no IA67010668, base Mérimée, ministère français de la Culture

Ancienne gare du Riedbahn (1886)[modifier]

Autres lieux[modifier]

Personnalités liées à la commune[modifier]

Voir aussi[modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]

Notes et références[modifier]