Marckolsheim
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| Marckolsheim | ||
L'hôtel de ville de Marckolsheim |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Alsace | |
| Département | Bas-Rhin | |
| Arrondissement | Sélestat-Erstein | |
| Canton | Marckolsheim (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | C.C. de Marckolsheim et environs | |
| Maire Mandat |
Frédéric Pfliegersdoerffer 2008-2014 |
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| Code postal | 67390 | |
| Code commune | 67281 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Marckolsheimois | |
| Population municipale |
4 218 hab. (2010) | |
| Densité | 126 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 170 m – Max. 184 m | |
| Superficie | 33,36 km2 | |
| Localisation | ||
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Marckolsheim est une commune française située dans le département du Bas-Rhin et la région Alsace.
Ses habitants sont appelés les Marckolsheimois et les Marckolsheimoises.
Géographie[modifier]
Le canton dont Marckolsheim est le chef-lieu est entièrement situé en plaine. Bordé de sa forêt domaniale au sud et à l'est, son ban longe le Rhin.
Une ancienne voie romaine dite Heidenstraessel (« la ruelle des Païens ») passe à l'ouest parallèlement au Rhin.
Marckolsheim est une étape sur la Véloroute Rhin EV 15 (1 320 km) qui relie la source du Rhin, située à Andermatt en Suisse, à son embouchure à Rotterdam.
Cours d'eau[modifier]
- Le Rhin
- Le Muhlbach
- L'Ischert
Communes limitrophes[modifier]
Histoire[modifier]
Ancien chef-lieu du bailliage, Marckolsheim serait situé sur un site où une ville existait à l'époque romaine. La présence de tombes mérovingiennes atteste de la présence d'une civilisation du lieu. Le village était d'abord la propriété de la famille des Habsbourg qui le cédèrent en 1294 à l'évêché de Strasbourg moyennant 400 marcs d'argent.
En 1299, l'empereur Albrecht de Habsbourg (ou Albert 1er) accorda à la cité le statut de ville dont jouissait alors aussi Schlestadt (Sélestat). Des remparts furent construits du temps de l'empereur Louis V de Bavière et, vers la même époque, l'évêque Berthold II y construisit un château qui fut pris en 1444 par les troupes du dauphin et en 1632 par les Impériaux.
Le 1er septembre 1939, au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, la population civile de Marckolsheim fut évacuée dans le Périgord noir, au Bugue, où elle resta jusqu'en octobre 1940[1]. Lors de l'attaque allemande en juin 1940, la ville fut en partie détruite.
Le dernier bourreau de Marckolsheim[modifier]
Joseph Froeschesser, né vers 1730 à Lach (Lalaye) , a été un des derniers bourreaux de Marckolsheim. Marié une première fois à Barbe Pachon, il se remarie le 9/11/1767 à Marckolsheim avec Anne Marie Wittmer née le 1/12/1741 à Châtenois (consanguins au 3ème degré). Après le décès de Joseph le 11/5/1779 à Marckolsheim, Anne Marie se remarie le 28/8/1781 à Marckolsheim avec Antoine Grossholtz de Lutzelbourg, lui aussi bourreau et fils de bourreau. Joseph Froeschesser était le dernier d’une dynastie de bourreaux puisque son père, Antoine, était fils de bourreau et sa mère, Catherine Ginter, de Châtenois est elle-même issue d’une longue lignée de bourreaux ayant exercé dans toute l’Alsace. Il est probable que Joseph Froeschesser exercait ses talents au bois de justice situé entre Marckolsheim et Mauchen. Inscription sur sa pierre tombale : "Hir ligt begraben Froschaser scharfrichter"
Source : Registres paroissiaux et d'état civil de Marckolsheim
La venue des savoyard à Marckolsheim au XVIIe Siècle[modifier]
L’Alsace dévastée et dépeuplée après la guerre de 30 ans a attiré de nombreuses populations venant de divers pays ou régions. Leur cible a été dans un premier temps la Ville Neuve Brisach (1675-1699), carrefour commercial et juridique de l’Alsace devenue française. Cette population a été détaillée dans l’annuaire SHHR n° 1 (1), par le mémoire de Mlle Nicole Wilsdorf (2) et par le relevé des naissances, mariages et décès de Biesheim, Fort Mortier et Vieux Brisach (3) De toutes ces personnes, une population particulière, les Savoyards, mérite une étude et en particulier deux familles : les Allonas et les Cucuat. Les Allonas. Arrivés en Alsace au XVIIe siècle à la suite des régiments royaux, ils se sont implantés à Kaysersberg, Elsenheim, Ohnenheim, Sélestat et Marckolsheim. Leur patronyme, Donaz-Allon, originaires de Queige en Savoie, a subi de nombreuses variations : Allons, Jonas-Allons, Allonas. Le premier à venir en Alsace est Henri Jonas-Allon, joueur de viole, établi vers 1638 à Elsenheim avec son épouse Catherine Dimant (4); son frère Georges Jonas-Allons est musicien, de son épouse Anne Marie HUBER il aura 9 enfants de 1658 à 1681 à Elsenheim. On relève aussi à Elsenheim, le 8/12/1689, le décès de Jean Georges, fils de Martin, violoniste et de Bénédictine Hunsinger. A Marckolsheim, on relève le mariage le 9/2/1682 de Jean Martin Allons, né le 11/11/1658 à Elsenheim (fils de Georges musicien et de Anne Marie Hueber) avec Anne Schmitt ; il s’y remarie le 3/6/1697 avec Catherine Schlosser. C’est lui l’ancêtre des Allonas de Marckolsheim. Cette famille est encore présente à l’heure actuelle à Marckolsheim, Breitenbach, Niederbronn, Hœnheim, Gambsheim, Strasbourg, Nothalten, Sélestat et États-Unis. Les Cucuat. Ils viennent de Nancy-sur-Cluses, village savoyard dont beaucoup d’’habitants partent en Alsace à la Ville Neuve Brisach (Violand, Deville, Hugard etc.) vers 1665. Le premier fut certainement Jacques Cucuat, né à Nancy-sur Cluses ; il se marie le 11/5/1683 à la Ville Neuve Brisach avec Judith Le Roy et y décède le 9/1/1684. Certains partirent s’établir à Neuf Brisach (François Cucuat en fut prévôt en 1737 et 1741), d’autres à Sélestat (André CUCUAT, mercier, y épousa le 4/9/1696 Marie Herrmann qui lui donna 7 enfants, il décède le 24/10/1724). André Cucuat fut tailleur d’habits à Kintzheim avant 1730. Claude Pierre Cucuat, tonnelier de Nancy-sur Cluses s’établit vers 1719 à Rosheim où il a une nombreuse descendance. A Marckolsheim, le premier semble être Jacques, marchand en 1726 à Marckolsheim dont le fils François Joseph, instituteur de 1762 à 1766 à Bootzheim, a épousé le 11/1/1745 à St-Hippolyte Ursule Heitzler dont il aura au moins 4 fils dont Léo, Rémi Augustin et Jean Corneille qui ont fait souche à Marckolsheim. Cette famille est encore présente à l’heure actuelle et est restée cantonnée dans le secteur à Marckolsheim, Châtenois et Huttenheim. Bibliographie : Actes du XXXème congrès des Sociétés Savantes de Savoie le 8 et 9 septembre 1984 (1) Un monde éphémère : la société de la Ville Neuve Brisach par SCHLAEFLI Louis (2) Construire et peupler une Ville Neuve (3) Rp de Biesheim (avec la Ville Neuve Brisach), Fort Mortier et Vieux Brisach de MARCK Pierre (4) Contribution de M. Thierry Allonas
Source : Registres paroissiaux et d'état civil de Marckolsheim
Héraldique[modifier]
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Les armes de Marckolsheim se blasonnent ainsi : |
Administration[modifier]
Démographie[modifier]
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| 2029 | 3328 | 2779 | 3124 | 3306 | 3614 | 4130 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Jumelage[modifier]
Économie[modifier]
- Faurecia, équipementier automobile (Groupe PSA)
- Depuis 1996, Syral SAS (groupe Tereos) : 13 années[Quand ?] de production du bioéthanol, 10 années[Quand ?] de production de sucres liquides[style à revoir]
Lieux et monuments[modifier]
Église Saint-Georges[modifier]
L'église Saint-Georges fut d'abord dédiée à Marie, puis à partir de 1445 elle est placée sous le vocable de saint Georges. À l'origine, une statue ornait le fronton de l'église ; elle fut transférée dans la cour de la maison des œuvres catholiques puis installée de nouveau sur la place de l'église, réaménagée en 1983, puis au-dessus de l'entrée principale de l'église en 1993[4].
L'église a été détruite pendant la Seconde Guerre mondiale et une nouvelle église construite.
C'est dans l'église de Marckolsheim qu'a été installée en 1813 la première horloge d'édifice de Jean-Baptiste Schwilgué. Cette horloge a été détruite en même temps que l'église.
Chapelle Saint-Grégoire[modifier]
La chapelle Saint-Grégoire ou Mauchen se trouve sur un ancien site d'un village disparu aujourd’hui, Mauchenheim, qui comptait quelque 200 âmes en 777. Après avoir changé de main à plusieurs reprises, le village fut vendu à l'évêché de Strasbourg en 1325. Fin XIVe début XVe siècle, les Ribeaupierre reçurent Mauchenheim en fief et le transmirent presque aussitôt à la famille noble des Reichenstein. Ces derniers sous-louèrent le village à Marckolsheim.
Les guerres de Cent Ans et de Trente Ans, la peste noire de 1348, la famine en 1368, les inondations du Rhin en 1422 et les pillages des Armagnacs en 1445 mirent le village à dure épreuve.
Le village fut intégré définitivement à Marckolsheim en 1789. Les fouilles de 1972 à 1974 permirent de mettre à jour les vestiges d'une ancienne route romaine et d'un ossuaire. La chapelle, dernier témoignage de ce village, fut probablement édifiée en 1246 à la fin de l'époque romane ; l'élégant clocheton en grès rouge date du XVIIe siècle. Des fresques remarquables du XIIIe siècle détruites lors de la restauration de 1952 il ne reste aujourd'hui qu'une réplique au-dessus de la porte d'entrée qui a pu être reconstituée grâce aux relevés de l'abbé Walter en 1907.
De l'époque du village de Mauchenheim devenue aujourd'hui le lieu-dit du Mauchen, la chapelle Saint-Grégoire est restée le dernier témoin[5].
La Vierge à l'enfant[modifier]
Fossé du Statdgraben[modifier]
Fossé en eau, le Statdgraben est un vestige des fortifications édifiées à partir de 1330. On entrait dans la ville grâce à deux portes surmontées d’une tour : la porte de Strasbourg au nord et la porte de Brisach au sud. Les murs sont en partie détruits en 1637 et les fortifications sont complètement rasées vers 1835.
Maison du XVIe siècle[modifier]
En pan de bois situé 6 rue de l'hôtel de ville[6]
Moulin Walter (XVIIIe siècle)[modifier]
Notice no IA67010688, base Mérimée, ministère français de la Culture
Maison Ritzinger (XIXe siècle)[modifier]
Tombe de la famille Müller (1831)[modifier]
Hôtel de ville (1845)[modifier]
Notice no IA67010668, base Mérimée, ministère français de la Culture
Ancienne gare du Riedbahn (1886)[modifier]
Autres lieux[modifier]
- Mémorial de la ligne Maginot ; casemate 35-3 (Musée)
- La centrale EDF et les écluses.
- Bâtiments recensés à Marckolsheim, base Mérimée, ministère français de la Culture
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Paul Alexandre Victor Kolb (1843-1932), général né à Marckolsheim[7] ;
- Général Freytag, commandant du département du Bas-Rhin. Il fut nommé grand prévôt par Louis XVIII ;
Voir aussi[modifier]
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
- Marckolsheim sur annuaire-mairie.fr, consulté le 29 août 2011.
- Marckolsheim sur le site de l'Institut géographique national
- Site officiel des Offices de Tourisme du Grand Ried
- Site officiel de la Ville de Marckolsheim
Notes et références[modifier]
- Récit de l'évacuation de 1939-1940
- [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
- Marckolsheim sur le site de l'Insee
- Notice no IA67010683, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no IA67010685, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no IA67010672, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Fiche biographique