Marckolsheim

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Marckolsheim
L'hôtel de ville de Marckolsheim.
L'hôtel de ville de Marckolsheim.
Blason de Marckolsheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Marckolsheim
(chef-lieu)
Intercommunalité C.C. du Ried de Marckolsheim
Maire
Mandat
Frédéric Pfliegersdoerffer
2014-2020
Code postal 67390
Code commune 67281
Démographie
Gentilé Marckolsheimois
Population
municipale
4 195 hab. (2011)
Densité 126 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 09′ 53″ N 7° 32′ 41″ E / 48.1647, 7.544748° 09′ 53″ Nord 7° 32′ 41″ Est / 48.1647, 7.5447  
Altitude Min. 170 m – Max. 184 m
Superficie 33,36 km2
Localisation

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Marckolsheim
Vue de la rue du Maréchal Foch
près de l'hôtel de ville.

Marckolsheim est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Marckolsheimois et les Marckolsheimoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le canton dont Marckolsheim est le chef-lieu est entièrement situé en plaine. Bordé de sa forêt domaniale au sud et à l'est, son ban longe le Rhin.

Une ancienne voie romaine dite Heidenstraessel (« la ruelle des Païens ») passe à l'ouest parallèlement au Rhin.

Marckolsheim est une étape sur la Véloroute Rhin EV 15 (1 320 km) qui relie la source du Rhin, située à Andermatt en Suisse, à son embouchure à Rotterdam.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • Le Rhin
  • Le Muhlbach
  • L'Ischert

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Marckolsheim
Ohnenheim Mackenheim
Elsenheim Marckolsheim Drapeau : Allemagne Sasbach
Grussenheim,
Jebsheim
Artzenheim

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien chef-lieu du bailliage, Marckolsheim serait situé sur un site où une ville existait à l'époque romaine. La présence de tombes mérovingiennes atteste de la présence d'une civilisation du lieu. Le village était d'abord la propriété de la famille des Habsbourg qui le cédèrent en 1294 à l'évêché de Strasbourg moyennant 400 marcs d'argent.

En 1299, l'empereur Albrecht de Habsbourg (ou Albert 1er) accorda à la cité le statut de ville dont jouissait alors aussi Schlestadt (Sélestat). Des remparts furent construits du temps de l'empereur Louis V de Bavière et, vers la même époque, l'évêque Berthold II y construisit un château qui fut pris en 1444 par les troupes du dauphin et en 1632 par les Impériaux.

Le 1er septembre 1939, au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, la population civile de Marckolsheim fut évacuée dans le Périgord noir, au Bugue, où elle resta jusqu'en octobre 1940[1]. Lors de l'attaque allemande en juin 1940, la ville fut en partie détruite.

Le dernier bourreau de Marckolsheim[modifier | modifier le code]

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Joseph Froeschesser, né vers 1730 à Lach (Lalaye), a été un des derniers bourreaux de Marckolsheim. Marié une première fois à Barbe Pachon, il se remarie le 9/11/1767 à Marckolsheim avec Anne Marie Wittmer née le 1/12/1741 à Châtenois (consanguins au 3e degré). Après le décès de Joseph le 11/5/1779 à Marckolsheim, Anne Marie se remarie le 28/8/1781 à Marckolsheim avec Antoine Grossholtz de Lutzelbourg, lui aussi bourreau et fils de bourreau. Joseph Froeschesser était le dernier d’une dynastie de bourreaux puisque son père, Antoine, était fils de bourreau et sa mère, Catherine Ginter, de Châtenois, est elle-même issue d’une longue lignée de bourreaux ayant exercé dans toute l’Alsace. Il est probable que Joseph Froeschesser exerçait ses talents au bois de justice situé entre Marckolsheim et Mauchen. Inscription sur sa pierre tombale : « Hir ligt begraben Froschaser scharfrichter ».

Source : registres paroissiaux et d'état civil de Marckolsheim.

La venue des Savoyards à Marckolsheim au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

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L’Alsace dévastée et dépeuplée après la guerre de Trente Ans a attiré de nombreuses populations venant de divers pays ou régions. Leur cible a été dans un premier temps la Ville Neuve Brisach (1675-1699), carrefour commercial et juridique de l’Alsace devenue française. Cette population a été détaillée dans l’annuaire SHHR n° 1 (1), par le mémoire de Mlle Nicole Wilsdorf (2) et par le relevé des naissances, mariages et décès de Biesheim, Fort Mortier et Vieux Brisach (3). De toutes ces personnes, une population particulière, les Savoyards, mérite une étude et en particulier deux familles : les Allonas et les Cucuat.

  • Les Allonas

Arrivés en Alsace au XVIIe siècle à la suite des régiments royaux, ils se sont implantés à Kaysersberg, Elsenheim, Ohnenheim, Sélestat et Marckolsheim. Leur patronyme, Donaz-Allon, originaires de Queige en Savoie, a subi de nombreuses variations : Allons, Jonas-Allons, Allonas. Le premier à venir en Alsace est Henri Jonas-Allon, joueur de viole, établi vers 1638 à Elsenheim avec son épouse Catherine Dimant (4) ; son frère Georges Jonas-Allons est musicien, de son épouse Anne Marie Huber il aura 9 enfants de 1658 à 1681 à Elsenheim.

On relève aussi à Elsenheim, le 8/12/1689, le décès de Jean Georges, fils de Martin, violoniste et de Bénédictine Hunsinger. À Marckolsheim, on relève le mariage le 9/2/1682 de Jean Martin Allons, né le 11/11/1658 à Elsenheim (fils de Georges musicien et de Anne Marie Hueber) avec Anne Schmitt ; il s’y remarie le 3/6/1697 avec Catherine Schlosser. C’est lui l’ancêtre des Allonas de Marckolsheim. Cette famille est encore présente à l’heure actuelle à Marckolsheim, Breitenbach, Niederbronn, Hœnheim, Gambsheim, Strasbourg, Nothalten, Sélestat et aux États-Unis.

  • Les Cucuat

Ils viennent de Nancy-sur-Cluses, village savoyard dont beaucoup d’’habitants partent en Alsace à la Ville Neuve Brisach (Violand, Deville, Hugard etc.) vers 1665. Le premier fut certainement Jacques Cucuat, né à Nancy-sur Cluses ; il se marie le 11/5/1683 à la Ville Neuve Brisach avec Judith Le Roy et y décède le 9/1/1684. Certains partirent s’établir à Neuf-Brisach (François Cucuat en fut prévôt en 1737 et 1741), d’autres à Sélestat (André Cucuat, mercier, y épousa le 4/9/1696 Marie Herrmann qui lui donna 7 enfants, il décède le 24/10/1724). André Cucuat fut tailleur d’habits à Kintzheim avant 1730. Claude Pierre Cucuat, tonnelier de Nancy-sur Cluses, s’établit vers 1719 à Rosheim où il a une nombreuse descendance. À Marckolsheim, le premier semble être Jacques, marchand en 1726 à Marckolsheim dont le fils François Joseph, instituteur de 1762 à 1766 à Bootzheim, a épousé le 11/1/1745 à St-Hippolyte Ursule Heitzler dont il aura au moins 4 fils dont Léo, Rémi Augustin et Jean Corneille qui ont fait souche à Marckolsheim. Cette famille est encore présente à l’heure actuelle et est restée cantonnée dans le secteur à Marckolsheim, Châtenois et Huttenheim.

  • Bibliographie :

Actes du XXXe congrès des Sociétés Savantes de Savoie le 8 et 9 septembre 1984. (1) Un monde éphémère : la société de la Ville Neuve Brisach par Louis Schlaefli. (2) Construire et peupler une Ville Neuve. (3) Rp de Biesheim (avec la Ville Neuve Brisach), Fort Mortier et Vieux Brisach de Marck Pierre. (4) Contribution de M. Thierry Allonas.

  • Source : registres paroissiaux et d'état civil de Marckolsheim.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Marckolsheim

Les armes de Marckolsheim se blasonnent ainsi :
« D'argent au loup courant de sable. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1953 René Miss    
1953 1965 Auguste Wendling    
1965 1972 Eugène Klein    
1972 1974 Gérard Werny    
octobre 1974 mars 2008 Léon Siegel    
mars 2008 en cours Frédéric Pfliegersdoerffer[2] DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 195 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 510 1 453 1 783 1 994 2 344 2 312 2 327 2 518 2 511
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
2 515 2 499 2 517 2 393 2 234 2 296 2 256 2 193 2 223
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 233 2 186 2 113 2 012 1 895 2 024 1 810 1 651 1 749
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
4 627 3 328 2 779 3 124 3 306 3 614 4 130 4 195 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France France : Le Bugue (Dordogne)

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint Georges

Église Saint-Georges[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Georges fut d'abord dédiée à Marie, puis à partir de 1445 elle est placée sous le vocable de saint Georges. À l'origine, une statue ornait le fronton de l'église ; elle fut transférée dans la cour de la maison des œuvres catholiques puis installée de nouveau sur la place de l'église, réaménagée en 1983, puis au-dessus de l'entrée principale de l'église en 1993[5].

L'église a été détruite pendant la Seconde Guerre mondiale et une nouvelle église construite.

C'est dans l'église de Marckolsheim qu'a été installée en 1813 la première horloge d'édifice de Jean-Baptiste Schwilgué. Cette horloge a été détruite en même temps que l'église.

Chapelle Saint-Grégoire[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Grégoire ou Mauchen se trouve sur un ancien site d'un village disparu aujourd’hui, Mauchenheim, qui comptait quelque 200 âmes en 777. Après avoir changé de main à plusieurs reprises, le village fut vendu à l'évêché de Strasbourg en 1325. Fin XIVe début XVe siècle, les Ribeaupierre reçurent Mauchenheim en fief et le transmirent presque aussitôt à la famille noble des Reichenstein. Ces derniers sous-louèrent le village à Marckolsheim.

Les guerres de Cent Ans et de Trente Ans, la peste noire de 1348, la famine en 1368, les inondations du Rhin en 1422 et les pillages des Armagnacs en 1445 mirent le village à dure épreuve.

Le village fut intégré définitivement à Marckolsheim en 1789. Les fouilles de 1972 à 1974 permirent de mettre à jour les vestiges d'une ancienne route romaine et d'un ossuaire. La chapelle, dernier témoignage de ce village, fut probablement édifiée en 1246 à la fin de l'époque romane ; l'élégant clocheton en grès rouge date du XVIIe siècle. Des fresques remarquables du XIIIe siècle détruites lors de la restauration de 1952 il ne reste aujourd'hui qu'une réplique au-dessus de la porte d'entrée qui a pu être reconstituée grâce aux relevés de l'abbé Walter en 1907.

De l'époque du village de Mauchenheim devenue aujourd'hui le lieu-dit du Mauchen, la chapelle Saint-Grégoire est restée le dernier témoin[6].

La Vierge à l'enfant[modifier | modifier le code]

Fossé du Stadtgraben[modifier | modifier le code]

Fossé en eau, le Stadtgraben est un vestige des fortifications édifiées à partir de 1330. On entrait dans la ville grâce à deux portes surmontées d’une tour : la porte de Strasbourg au nord et la porte de Brisach au sud. Les murs sont en partie détruits en 1637 et les fortifications sont complètement rasées vers 1835.

Maison du XVIe siècle[modifier | modifier le code]

En pan de bois situé 6 rue de l'hôtel de ville[7]

Moulin Walter (XVIIIe siècle)[modifier | modifier le code]

« Notice no IA67010688 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Maison Ritzinger (XIXe siècle)[modifier | modifier le code]

Tombe de la famille Müller (1831)[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville (1845)[modifier | modifier le code]

« Notice no IA67010668 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Ancienne gare du Riedbahn (1886)[modifier | modifier le code]

Autres lieux[modifier | modifier le code]

Casemate 35-3 de la ligne Maginot.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]