Kintzheim

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Kintzheim
Vue sur Kintzheim depuis le château ; au loin, les pylônes-émetteurs ondes moyennes TDF de Sélestat.
Vue sur Kintzheim depuis le château ; au loin, les pylônes-émetteurs ondes moyennes TDF de Sélestat.
Blason de Kintzheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Sélestat
Intercommunalité C.C. de Sélestat
Maire
Mandat
Francis Weyh
2014-2020
Code postal 67600
Code commune 67239
Démographie
Population
municipale
1 564 hab. (2011)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 18″ N 7° 23′ 51″ E / 48.255, 7.3975 ()48° 15′ 18″ Nord 7° 23′ 51″ Est / 48.255, 7.3975 ()  
Altitude Min. 176 m – Max. 521 m
Superficie 18,78 km2
Localisation

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Kintzheim est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Kintzheim se trouve sur la route des vins d'Alsace, pas très loin du château du Haut-Koenigsbourg. Le village est surplombé au nord par les coteaux du Hahnenberg et au sud par les collines du grand cru praelatenberg. Cinq communes jouxtent le ban de Kintzheim : Sélestat à l'est, Orschwiller au sud, Lièpvre (Haut-Rhin) à l'ouest, La Vancelle et Châtenois au nord. Kintzheim est traversé par la route départementale 35 appelée plus communément la route des vins, le CD 159 reliant Sélestat au Haut-Koenigsbourg et par la route nationale 459 à La Vancelle-Gare qui est une annexe de Kintzheim. Le village est à la croisée des routes des vins d'Alsace et de la route du Haut-Koenigsbourg. Le château de Kintzheim (XIIIe siècle) surplombe le village qui est aux avant-postes des contreforts boisés et giboyeux des Vosges. Le Hahnenberg (Mont des coqs de bruyère) et le Praelatenberg (mont des prélats) sont classés grand cru. Y murissent les sept cépages traditionnels des vins d'Alsace qu'on peut déguster dans les caves des propriétaires et dans les caves coopératives d'Orschwiller-Kintzheim. Trois parcs animaliers contribuent au dynamisme touristique: volerie des aigles, parc des cigognes et loisirs. La restauration attire par la diversité, la qualité, l'ambiance culturelle et sportive, économique un public nombreux et varié.

La rue du Général de Gaulle à Kintzheim

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • La Vancelle-Gare

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Kintzheim ne se trouve pas très loin de Sélestat. Sur la voie rapide A35, prendre la bifurcation no 17 en direction de Châtenois - Sainte Marie-aux-Mines - Saint-Dié. Arrivé au sens giratoire, prendre direction Châtenois-Kintzheim. Une autre possibilité est de prendre la sortie no 18 en direction de Saint-Hippolyte puis de poursuivre la route jusqu'à Kintzheim. En venant de Lorraine, prendre la route nationale 459 direction Saint-Dié en passant par Sainte-Marie-aux-Mines, Sainte Croix-aux-Mines, Lièpvre, puis La Vancelle-Gare et val de Villé. À la sortie du hameau de Châtenois, prendre direction Kintzheim. Par ailleurs, le village est traversé par la véloroute du vignoble d'Alsace (EuroVelo 5).

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire communale à connu une exploitation de houille au XIXe siècle[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village de Kintzheim est mentionné sous la forme Quningishaim en 774 (Charte de Charlemagne), puis Chuniggesheim en 881 et Kunigisheim en 1220[2].

L’appellatif germanique suffixé -heim est ajouté au nom du propriétaire, comme c'est généralement le cas. Il s'agit soit du nom de personne germanique Chuno ou Cuno, comme dans Kientzheim (Conesheim 785), dérivé avec le suffixe -ing indiquant la famille, la parentèle, suivi du s du génitif saxon, d’où le sens global de « propriété de la famille de C[h]uno » ou encore du vieux haut allemand kuning > moyen haut allemand künic « roi »[3] qui a pu être porté comme surnom (cf. noms de famille König et Kœnig), d'où le sens global de « propriété du roi ou de König ». On surnomme les habitants de cette commune Schnoke (moustique), Storche (cigogne) ou encore Weidseck (sacs à fourrage) [4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines, néolithiques probablement, sont inconnues, mais il subsiste des vestiges datant de l'époque romaine.

Kintzheim est en effet situé sur la fameuse[non neutre] voie romaine qui traversait l'Alsace du nord au sud. Des monuments funéraires des Ier et IIe siècles ont été découverts ; il s'agirait, selon les spécialistes, de stèles, la première dédiée à Iuta, fille d'Undagius et à celle de Dercus par Carus, la seconde dressée par Biliureto de son vivant.

Un domaine mérovingien[modifier | modifier le code]

Ancienne fontaine connue sous le nom de Stockbrunna dans la rue du Général de Gaulle à Kintzheim

Mentionné dès le VIIIe siècle le village est alors le siège d'un vaste domaine royal mérovingien. Le territoire et la forêt de Kintzheim faisaient partie du domaine du fisc royal de Childéric II à l'époque du maire Wulfoald (ou Vulfoald). Après l'assassinat de Childéric II (675), Wulfoald organise le retour d'Irlande de Dagobert II qui écarta Pépin de Herstal. Il est assassiné à son tour en 679 dans la forêt de Woëvre, mais il restera maire du Palais jusqu'en 680 année de son décès. Une partie de ses biens ira à Pépin le Bref dont l'abbaye de Saint-Mihiel (Meuse). L'un des palais de Charlemagne dénommé "Villa Regia" (Quuningishaim), ultérieurement traduite en langue germanique "Kunigesheim" était sans doute situé sur les pentes de Kintzheim. Charlemagne se rendait souvent dans la région pour chasser en compagnie de l'abbé Fulrad son chapelain. Ce dernier fonda deux prieurés, l'un à Lièpvre et l'autre à Saint-Hippolyte. Il fit don le 14 septembre 774 au prieuré de Lièpvre, rattaché à la mort de l'abbé Fulrad à l'abbaye de Saint-Denis, d'une partie de la forêt de "Quuningishaim" [5] et de plusieurs autres propriétés faisant partie du domaine royal dans les environs de Kintzheim avec droit de pâturage et de chasse. Un an plus tard, sacré roi des Lombards, rentrant d'Italie vers Aix-la-Chapelle il vient dans le "Palatium Selestatis", vraisemblablement sur les pentes de Kintzheim, son grand palais d'automne. En 781, Charlemagne accorde d'autres terres, dont de vastes étendues de forêts détachées du fisc de Kintzheim au prieuré de Lièpvre. Le petit-fils de Charlemagne,l'empereur Lothaire Ier offrit en récompense le 17 février 843 Kunigesheim (Königsheim) à Erchangar, comte de Nordgau. L'abbaye d'Andlau possédait des propriétés contiguës à la commune de Lièpvre et situées au bas du village sur le territoire de la commune de Kintzheim. Ce sont les prés de l'hospice de Sélestat, désignés à l'époque sous le nom d'Abtissinhurst ou Graveloch. On prétend qu'elles faisaient partie de la cour colongère que possédait l'abbaye d'Andlau à Kintzheim[6] . La fille d'Erchangar, Sainte-Richarde, fondatrice de l'abbaye d'Andlau, épouse de Charles le Gros héritera de tous ces biens.

Charlemagne cède de vastes domaines au prieuré de Lièpvre[modifier | modifier le code]

Sceau représentant Louis le Germanique

Kintzheim possédait à l'origine une importance territoriale qui empiétait largement sur la vallée de la Liepvrette et jusqu'à Urbeis dans le val de Villé. Ce domaine s'étendait aussi aux confins des Vosges englobant Scherwiller, Châtenois, Orschwiller, Saint-Hippolyte et jusqu'à Bergheim ainsi que des prairies établies près de Baldenheim et Ohnenheim. Ce domaine particulier a perduré jusqu'au VIII ou IXe siècle. Charlemagne qui possédait de vastes terres à Kintzheim a accordé vers 774 à l'abbé Fulrad, un important personnage qui était fort estimé par les princes et papes de l'époque, de vastes terres pour le prieuré de Lièpvre. Fulrad possédait deux prieurés en Alsace: à Lièpvre et à Saint-Hippolyte. Il avait aussi fondé d'autres prieurés en Lorraine et en Sarre qui sont les pays d'origine des Pépinides d'où descend d'ailleurs Fulrad. Après le décès de l'abbé Fulrad en 784 les biens qu'il avait accumulés passèrent dans le domaine de l'abbaye de Saint-Denis conformément au testament que l'abbé Fulrad a rédigé avant sa mort. Le petit-fils de Charlemagne, fils de Louis le Pieux, Lothaire Ier, confirmait la donation de son grand-père au prieuré de Lièpvre et à Saint-Denis dans un diplôme daté de Verdun le 4 août 854. Lors de la bataille fratricide du 25 juin 842, ses deux autres frères, Louis de Bavière et Charles le Chauve se sont coalisés pour ruiner leur frère Lothaire Ier. Erchangar, comte de Nordgau d'Alsace, exploitant la faiblesse de Lothaire Ier pour lui accorder le domaine de Kunigesheim[7] par un diplôme du 17 février 843. En 862, le comte Erchangar donnait la main de sa fille Richarde au fils de Louis le Germanique, le frère de Lothaire Ier. Ce fils est devenu plus tard l'empereur Charles le Gros. Richarde est par la suite répudiée et outragée par lui et va s'enfermer et finir ses jours comme future abbesse à l'abbaye d'Andlau. La communauté d'Andlau possédait la forêt et le hameau de Bois l'Abbesse [8] et la ferme connue sous le nom de Abtissin-Hurst. Cette propriété faisait partie intégrante de la villa royale de Kunigesheim. L'église de Sainte Foy à Sélestat possédait également une ferme colongère avec des forêts à Kintzheim. Vers 1105, Frédéric II, duc d'Alsace et père de l'Empereur Frédéric Barberousse, stipula que le monastère de Sainte Foy bénéficiera de la moitié de la dîme. L'autre moitié était partagée entre l'abbaye d'Andlau, qui garde son quart et le prieuré de Lièpvre qui l'aliéna en faveur de la grande prévôté de Strasbourg.

Une propriété des empereurs germaniques[modifier | modifier le code]

21 octobre 843 - Lothaire Ier confirme les dispositions prises par ses prédécesseurs concernant les biens attribués aux prieurés de Lièpvre et de Salonnes en faveur de l'abbaye de Saint-Denis - AN K10,N°5/1
Charles III le Gros

Par la suite le village est transmis aux Hohenstaufen, puis au Reich, d'où l'aigle impérial - le Reichsadler - dans les armoiries. Les empereurs germaniques engagent à partir du XIIIe siècle les revenus du village à des familles nobles et puissantes dont les Kagen, les Rathsamhausen et les Andlau. Dès 1267 les Rathsamhausen[9] possédaient le château de Kintzheim. En 1286, une partie du village de Kintzheim fut engagée à Hartmann et Egelophe de Rathsamhausen par l'empereur Rodolphe Ier, moyennant 150 marcs d'argent. En 1299 leur domaine s'accrut d'une ferme à Kintzheim que l'abbaye de Senones leur donna en fief.

En 1298, les habitants de Châtenois, village tout proche situé à 3,5 km, administrée alors par Conrad de Lichtenberg, évêque de Strasbourg, brûlent et dévastent le château de Kintzheim. Les Rathsamhausen avec les Kagen reconstruisent le château entre 1300 et 1306.

Les Armagnacs mettent le feu à Kintzheim[modifier | modifier le code]

Les Armagnacs, partisans de Louis Ier d'Orléans, mettent le feu à Scherwiller, Châtenois, Kintzheim, et Saint-Hippolyte.

La guerre des paysans[modifier | modifier le code]

La guerre des paysans frappe durement le voisinage immédiat de Kintzheim dès 1525. À Scherwiller, le duc de Lorraine écrase 5 000 paysans et met le feu au village. Le soulèvement des paysans prend naissance à Sélestat, mais en réalité il couvait depuis bien plus longtemps. Ce soulèvement faisait rage en Allemagne depuis trois ans. Ce sont surtout des motifs économiques qui sont au cœur de ces soulèvements armés. Depuis le XVe siècle, l'Alsace avait vu défiler invasion sur invasion, ce qui signifie villages incendiés et récoltes détruites et c'est toujours le paysan qui en supportait les conséquences. À ces motifs purement matériels venait s'ajouter une exploitation de la paysannerie par les nobles et grandes communautés religieuses, qui lentement mais sûrement faisait monter un climat de haine. Le budget du paysan est extrêmement serré ; une fois qu'il a payé le cens et les dîmes, il est obligé d'acquitter les impôts qui viennent périodiquement s'ajouter pour combler les dépenses excessives des seigneurs et des nobles.

La guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre de Trente Ans, les Suédois viennent assiéger Sélestat et occupent Kintzheim et son château qu'ils dévastent.

La période révolutionnaire[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, Kintzheim fut relativement calme. Les deux prêtres étaient tantôt en exil dans le pays de Bade, ou faisaient des retours clandestins à Kintzheim où ils seront cachés par la population. Kintzheim possède encore aujourd'hui une armoire avec une chaise à l'intérieur, qui servait de cachette aux deux curés lors des recherches par les gardes nationaux. Les deux prêtres étaient informés à l'avance par la population lorsqu'un ratissage de la région était déclaré. Pendant la Révolution, deux religieuses vécurent retirées à Kintzheim. Le 18 Pluviose An II, la ville de Kintzheim dut fournir 12 000 livres en argent sonnant et trébuchant contre 12 000 livres en assignats, sans valeur.

La ville de Sélestat prend possession de Kintzheim[modifier | modifier le code]

En 1338 la ville de Sélestat se met sur les rangs pour acheter le domaine de Kintzheim aux seigneurs, cependant, l'abbaye d'Andlau continue d'y exercer ses prérogatives en nommant par exemple le prévôt jusqu'en 1534. Louis de Bavière accorde la plus grande partie de Kintzheim à la ville de Sélestat. Les Rathsamhausen vendirent alors le reste du village et ne conservèrent plus que le château.

À partir de cette époque la ville de Sélestat exerce pleinement ses droits sur la ville de Kintzheim. En 1632 le château de Kintzheim est occupé par les troupes suédoises provoquant ainsi la ruine du village. À la Révolution, Kintzheim doit faire face à un litige lié au partage des biens communaux.

Sélestat perd Kintzheim[modifier | modifier le code]

En 1834, la ville de Sélestat abandonne ses droits sur Kintzheim après un procès qui a duré quarante ans.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Kintzheim

Les armes de Kintzheim se blasonnent ainsi :
« D'argent à l'aigle de sable, armée et lampassée de gueules. »[10].

Les armoiries de Kintzheim présentent un aigle noir (sable) sur fond blanc (argent). Les griffes (armé) et la langue (lampassé) sont rouges (gueules).

Le blason de Kintzheim est identique à l'ancien blason de Sélestat dont le village dépendait de 1338 à 1791.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Kintzheim
Liste des maires successifs[11]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 en cours Francis Weyh[12]    
1977 1989 Alphonse Jenny    
1947 1977 René Koenig    
1946 1947 Félix Koenig    
1945 1946 Ernest Feldner[13]    
1945 1945 Alfred Jost    
1942 1945 Joseph Jost    
1925 1942 Alfred Jost    
1915 1925 Eugène Goettelmann    
1899 1915 Alphonse Goettelmann    
1881 1899 Joseph Dochter    
1872 1881 Georges Koenig    
1857 1872 Florian Goettelmann    
1845 1857 Hippolyte Zimmermann    
1837 1845 Jean-Georges Koenig    
1830 1837 J. Boehrell    
1815 1830 Joseph Wanner    
1815 1815 Antoine Haas    
1808 1815 Joseph Wanner    
1805 1815 François-Joseph Stoebel    
1792 1805 Joseph Dotterer    
1791 1792 Joseph Blumberger    
1790 1791 François-Joseph Stoebel[14]    
1789 1790 Antoine Schultz[15]    
1755 1789 François-Joseph Boerhrell    
1745 1755 Antoine Goettelmann    
1739 1745 Caspar Marbach    
1707 1739 Jean Bückhel    
1645 1707 Melchior Klein    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 564 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 106 1 143 1 253 1 300 1 423 1 482 1 484 1 680 1 697
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 631 1 632 1 558 1 521 1 423 1 457 1 430 1 412 1 350
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 399 1 383 1 347 1 215 1 211 1 137 1 173 1 153 1 149
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 107 1 333 1 486 1 479 1 449 1 493 1 509 1 564 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin à Kintzheim (1844).

D'après les historiens, Kintzheim possédait déjà une paroisse ainsi qu'une église en l'an 954. L'église actuelle a été construite entre 1844 et 1846 et dédicacée à saint Martin, évêque de Tours. L'église actuelle remplaçait un ancien édifice qui se trouvait à Kintzheim. En 1830 est prise la décision d'agrandir l'église qui ne permettait plus d'accueillir la totalité des paroissiens. L'ancienne église ne mesurait que 13,70 m sur 10,70 avec un tout petit chœur et était entourée d'un cimetière dont il existait encore un ancien pan du mur qui restait assez bien conservé. On prétend qu'il faisait partie de la ferme royale. Ce mur était adossé contre deux maisons le long de l'ancien cimetière. Ces deux maisons furent acquises suite à une procédure d'expropriation pour la somme de 15 000 francs et démolies pour agrandir l'actuelle église. Le premier projet de reconstruction d'une nouvelle église remonte à 1758 et l'autre de 1791. Le projet consistait à s'inspirer de ce qui existait à Châtenois, mais la construction était jugée trop onéreuse pour la commune. La Révolution et le long procès avec la ville de Sélestat devaient retarder la construction qui fut différée. L'église actuelle a été conçue par un architecte de Sélestat, M. Ringesen pour un devis de 100 000 francs. La nouvelle église dédiée à saint Martin a été consacrée par Mgr Raess, évêque de Strasbourg le 2 août 1846. Les tableaux et statues ont été rajoutés au fur et à mesure des crédits disponibles. En 1870, une tempête et un coup de foudre arrachèrent la moitié de la toiture de clocher de l'église. Le 5 septembre 1917, l'administration allemande enleva deux cloches et 78 tuyaux d'orgues pour être fondus et transformés en matériel de guerre. Les cloches retrouvées près de Francfort ont été restituées en 1922.

Chapelle Saint-Jacques[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Wendelin[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Oswald[modifier | modifier le code]

Cette chapelle disparue aujourd'hui se trouvait en dehors de Kintzheim, sur la route d'Orschwiller, mais sur le ban de la commune. Elle a été saccagée lors de la Révolution et faisait partie des biens de l'hôpital de Sélestat.La chapelle en ruine a été rasée en 1830. Par la suite l'emplacement de cette chapelle a été cédé à la commune d'Orschwiller pour y construire une école de filles et l'actuelle salle des fêtes.

Chapelle de l'Aigle[modifier | modifier le code]

Chapelle de l'Aigle sur le terrain communal de Kintzheim (1929) près de La Vancelle-gare

Cette chapelle située dans le Val d'Argent (Val de Lièpvre) se trouve à 1 km de La Vancelle-gare, une annexe de Kintzheim située sur la forêt domaniale de Sélestat qui dépend de la paroisse Saint-Martin, sur un chemin forestier qui va au Haut-Koenigsbourg. L'origine de cette chapelle s'inscrit probablement au début du XIXe siècle. La chapelle était connue à l'époque sous la dénomination de "Waldkapelle" (chapelle des bois) et se situait dans le canton forestier Adler (Aigle). On ne connaît pas exactement la raison pour laquelle ce canton forestier a été baptisé ainsi. Peut-être qu'un chasseur aurait abattu un aigle ? La légende veut qu'à cet endroit, un voiturier se rendait dans les parages. Le cheval qui tractait une charge de bois se mit à gratter énergiquement le sol, faisant ressortir de la terre une image de la Vierge qui fut fixée dans le creux d'un arbre. L'endroit devint ainsi un lieu de pèlerinage fréquenté par de nombreux habitants de la région. On raconte que lors des célèbres apparitions de la Vierge près du château du Frankenbourg, sur la commune de Neubois, dans les années 1872-1880, des personnes ont indiqué avoir eu des apparitions à cet endroit. Ces personnes prétendaient avoir vu la Vierge et des anges protégeant le pape. Comme, lors des apparitions de Neubois, le Kreisdirector de Sélestat ordonne le 12 décembre 1873 une surveillance journalière des lieux par la police. La fréquentation des lieux augmentant de jour en jour, la police essaya de dissuader les gens de se rendre à cette chapelle où des rumeurs défavorables circulaient à l'encontre des Allemands. L'actuelle chapelle a été rénovée sous la direction du curé d'alors, Joseph Schahl et du président du conseil de fabrique de l'église de Kintzheim, Ignace Humm. L'inauguration de la chapelle a eu lieu le lundi de pentecôte, le 20 mai 1929. La rénovation de la chapelle de l'aigle a été réalisée grâce au soutien des habitants de Kintzheim et de Châtenois, surtout par des membres des "Bengala". Des dons en matériaux ont été faits par des entreprises de Sélestat, Châtenois et Kintzheim.

Chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours (1858)[18]

Cette chapelle est située au croisement des rues Clog-Strebler et Chars. Elle est due à l'initiative de deux sœurs célibataires, Mlles Anne-Marie et Barbe Jenny, originaires de la commune. C'est le 7 février 1852 que les deux sœurs déclarent vouloir financer sur leurs propres deniers une chapelle qui sera érigé dans la rue dite Pfänzer et pouvant servir de reposoir à la Fête-Dieu. Elles demandent à la commune de leur fournir 8 mètres cube de bois pour la fabrication de la toiture. Le Conseil municipal donne un avis favorable à cette demande. La rue Clog n'était alors qu'un sentier dit "Schneiderpfad", le sentier des tailleurs. Le 11 décembre 1887, a lieu l'inauguration de la chapelle, après le décès des deux sœurs. Le 18 juillet 1899, Marie-Anne Adrian fait une donation de 2000 marks en vue de l'entretien de la chapelle.

Les trois fontaines[modifier | modifier le code]

Le banc Joséphine[modifier | modifier le code]

C'est à l'initiative du préfet du Bas-Rhin, Adrien de Lezay-Marnésia que l'on doit l'implantation des premiers bancs-reposoirs. Ces bancs sont installés pour rendre un hommage appuyé à l'impératrice Marie-Louise d'Autriche qui a donné naissance à un fils de Napoléon Ier en 1811. Ces bancs devaient se trouver sur les routes toutes les demi-lieues (2 km) pour permettre aux viticulteurs et aux randonneurs de se reposer. Des arbres devaient être plantés à proximité des bancs pour permettre d'ombrager les lieux. Le financement des travaux était à la charge des communes. En 1853, le successeur du préfet du Bas-Rhin reprend l'initiative à l'occasion du mariage de Napoléon III avec Eugénie de Montijo. Le département du Bas-Rhin se propose de prendre en charge les travaux et la fourniture des pierres de taille pour environ 500 francs. C'est de cette époque (1854) que date l'installation des bancs reposoirs situés entre Kintzheim, en bordure de la CD 201 et entre Orschwiller et Sélestat, à l'intersection du Dreispitzweg et du Mittelgraben.

Stèle funéraire du Ier ou IIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1952-1953, lors de la réfection du monument aux morts, les terrassiers ont découvert deux anciennes stèles gallo-romaines avec des inscriptions funéraires. Elles sont de forme triangulaires décorée pour l'une d'elle d'un disque avec relief et l'autre d'un croissant et de deux disques. La première plaque comporte une inscription qui pourrait dater du IIe siècle, portant entre autres le nom de Luta, fille d'Undagius de la famille des Ilimuni décédée à l'âge de 60 ans. La deuxième porte l'inscription de Biliutero. Ces deux stèles, exposées un certain temps à l'entrée de la mairie, sont aujourd'hui visibles sur la façade est de l'église, à l'emplacement de l'ancien monument aux morts. D'autres stèles de ce genre ont été retrouvées à Rorschwihr et Ostheim. La commune de Kintzheim se trouvait en bordure d'une voie romaine matérialisée par des bornes milliaires encore visibles de nos jours dans les communes d'Orschwiller, Châtenois et de Scherwiller où elles rejoignaient la route du sel. Ce monument a une hauteur totale de 1,25 m, une largeur à la base de 0,64 m et une épaisseur (irrégulière) de 0,28 m.

Meule à grain du Néolithique[modifier | modifier le code]

Il existe devant la mairie une meule à grain du Néolithique datée de 3 500 ans avant Jésus-Christ. Elle a été découverte en bordure de la voie romaine, près d'une colonne miliaire, au pied d'un cep de vigne. Cette meule à grain en grès rose est taillée de telle façon qu'elle permet d'assurer sur sa base une assise solide. Elle présente sur sa partie supérieure, une table de travail qui a été bouchardée, puis polie pour assurer son activité essentielle vouée à l'obtention de la farine. Un broyon, constitué d'une pierre plus dure, servait à broyer les grains d'épeautre dans un mouvement de va-et-vient sur la table de travail de la meule.

Borne intercommunale[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une pierre-borne en grès des Vosges placée à la limite des communes de Kintzheim-Châtenois installée probablement avant la Révolution. Elle est gravée avec les armoiries de Kintzheim : un aigle à une tête, ailes déployées, qui était l'emblème de la maison d'Autriche, autrement dit de la famille des Habsbourg, empereurs d'Allemagne et d'Autriche. À l'arrière de la pierre il n'y a aucun motif. La pierre n'est pas datée. De 1338 à 1790 la ville de Kintzheim était rattachée à la ville de Sélestat. La commune de Kintzheim est devenue autonome en 1800. Cette pierre-borne se trouvait autrefois au lieu-dit "Soj-Gràwe" tout près de l'ancienne voie celtique, puis romaine actuellement transformée en piste cyclable, près du Hattenberg. Dans les années 1970, cette pierre-borne a été enlevée involontairement par une personne pour décorer une propriété des environs. Après un appel lancé à la population, la pierre a été rapportée en 1979 et orne l'entrée de la mairie rénovée, disposée entre deux pierres tombales de l'époque gallo-romaine (pierres réinstallées sur leur site d'origine, autour de l'église Saint-Martin).

Autres chapelles[modifier | modifier le code]

Il existe encore d'autres petites chapelles disséminées autour du vignoble

Maisons à colombages[modifier | modifier le code]

Promenades, randonnées pédestres autour de Kintzheim[modifier | modifier le code]

D'après un dépliant fourni par la mairie de Kintzheim

Forêt et vignoble (circuit no 1)[modifier | modifier le code]

  • Durée : 3 heures

Prendre la route du Haut-Koenigsbourg, à la sortie du village, puis suivre le rectangle rouge barré de blanc. Franchir ensuite la route du Haut-Koenigsbourg et passer le long de l'étang de pêche. Près de "la pierre des six bornes " (Sechseckigstein) traverser la route et rejoindre le GR5 (chemin de grande randonnée no 5, rectangle rouge) À 200 mètres de là, on a une très belle vue sur la vallée de Sainte Marie-aux-Mines, le village de La Vancelle, le Rocher du Coucou et le château du Frankenbourg. En face on aperçoit le château du Haut-Koenigsbourg. Suivre le disque rouge jusqu'à la route, puis, à partir du Schaflaeger, le rectangle rouge barré de blanc. Descendre en direction d'Orschwiller. Le circuit passe par les vignes du Praelatenberg et du Glasser. Retour à Kinztheim par le chemin du vignoble: très belle vue sur la plaine d'Alsace.

Circuit no 2[modifier | modifier le code]

  • Durée 2 h 30

Départ au parking situé route du Haut-Koenigsbourg, à 150 mètres après l'embranchement de la route d'accès à la Wick (La montagne des singes). Suivre d'abord le circuit no 1. Du haut du Praelarenberg, très belle vue sur le village d'Orschwiller, sur Sélestat et ensuite Kintzheim avec les prestigieux vignobles de Praelatenberg et du Glaser. Prendre le chemin forestier vers le "Koepfel", puis vers l'étang de pêche. Remonter le sentier appelé Kaiserpfad. Arrivée à la "Pierre aux six bornes". De là, redescendre vers le parking.

Grand tour du Hahnenberg (sentier inférieur) circuit no 3[modifier | modifier le code]

  • Durée : 2 h 30

Au départ de la Wick (La montagne des singes), suivre le rectangle rouge. Sur le chemin inférieur, vue sur Kintzheim et son vignoble, la route des vins, Châtenois, Sélestat avec ses églises médiévales et la Tour des Sorcières, Scherwiller. Par très beau temps, vue sur la flèche de la cathédrale de Strasbourg (au nord-est). On arrive à la gloriette au-dessus de Châtenois. De là, vue sur le débouché des deux vallées (Val de Villé et vallée de la Liepvrette) ainsi que sur les châteaux de l'Ortenbourg et du Ramstein. Au retour, très belle vue sur le Haut-Koenigsbourg (façade nord).

Petit tour du Hahnenberg (circuit panoramique)[modifier | modifier le code]

  • Durée : 1 h 15

Départ au parking de la Wick (La montagne des singes), suivre l'anneau rouge. Vue sur Kintzheim et son vignoble, Sélestat avec ses tours et églises, Châtenois et son église médiévale et, au-delà, en pays de Bade le Kaiserstuhl et la Forêt-Noire.

  • Variante : durée 2 h 30

Suivre le rectangle blanc pour passer par le sommet du Hahnenberg au lieu-dit Eiffelturm. Vue superbe sur toute la Plaine d'Alsace. Par beau temps, vue sur les Alpes (Oberland Bernois) et, par ciel parfaitement dégagé, sur le Mont Blanc.

Circuit no 5[modifier | modifier le code]

  • Durée : 3 h 30

Départ au parking salle des Fêtes. Prendre la petite rue des Hiboux, le chemin viticole du Hohwerbweg puis celui de l'Oberrerweg. Marcher vers Châtenois, puis sortir derrière l'église. Prendre la direction du réservoir de Châtenois, puis de la Gloriette. Chemin non balisé jusque là. Suivre ensuite le rectangle rouge jusqu'à la Wick et redescendre par le Wickweg (rectangle rouge barré de blanc) pour rejoindre le parking de la salle des Fêtes.

Circuit no 6[modifier | modifier le code]

Vue sur les châteaux de Kintzheim et du Haut-Koenigsbourg depuis les vignes.
  • Durée 3 heures

Départ au parking en bordure de la route du Haut-Koenigsbourg, 150 mètres après l'embranchement de la route d'accès à la Wick (voir circuit no 2). Prendre le GR5 (chemin de grande randonnée no 5, rectangle rouge) jusqu'à l'endroit où le sentier rejoint la route du Haut-Koenigsbourg et la superbe forêt de Kintzheim (massif de l'Engelsberg). Tourner à droite (nord) et suivre le disque rouge (sentier de l'Engelsbach) pour déboucher dans le Kraehenthal jusqu'au Danielsrain. Vue sur la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, le village de La Vancelle et le château du Frankenbourg. De là, marcher vers l'est en suivant le rectangle blanc jusqu'à la chapelle de l'Aigle. Continuer à suivre le rectangle blanc jusqu'au Ribbach. Rejoindre l'Engelsbach inférieur, remonter sur 300 mètres, traverser le petit pont et prendre le sentier des pèlerins (croix blanche sur fond vert) pour rejoindre la Wick et, de là, remonter vers le parking point de départ.

Sentier des pèlerins, chapelle de l'Aigle (circuit no 7)[modifier | modifier le code]

Chapelle de l'Aigle située dans la forêt communale de Kintzheim.
  • Durée :

Départ au parking de la Wick (Montagne des Singes). Prendre en direction de l'ouest le chemin marqué de la croix blanche sur fond vert. Retour par le même sentier qui est le trajet traditionnel du pèlerinage des paroissiens de Kintzheim vers leur chapelle de l'Aigle. Cette chapelle a été construite en 1928 par le curé Schahl à l'emplacement d'une très ancienne chapelle en bois, sous un chêne séculaire. Au moins une fois par an, notamment le lundi de Pentecôte, une messe y est célébrée par le curé de Kintzheim.

Promenade à travers le vignoble (Hahnenberg) Circuit no 8[modifier | modifier le code]

Grappe de raisin
  • Durée : 3 heures

Départ au parking salle des fêtes. Prendre la petite rue des Hiboux, le chemin viticole dénommé "Hohwerbweg" et rejoindre le chemin viticole supérieur appelé "Oberrerweg". Au bout du chemin, tourner à gauche, prendre l'Oberweg puis aller, à travers la forêt, jusqu'au parking Wickweg. Redescendre le Wickweg, direction village et rejoindre la salle des fêtes par la petite rue des Hiboux.

Variante : à partir de la salle des fêtes, prendre la petite rue des Hiboux, la route du Haut-Koenigsbourg sur 200 mètres puis le Wickweg vers les parkings de la Volerie des Aigles, juste avant le parking de la carrière, tourner à droite et s'engager dans le chemin forestier dénommé Hahnenbergweg, le poursuivre jusqu'à la lisière de la forêt et déboucher sur le vignoble. De là, par l'Oberrerweg, le Hohwerbweg, puis la petite rue des Hiboux, rejoindre le point de départ. Le circuit permet de parcourir le vignoble à vocation de "Grand Cru du Hahnenberg". Ce terroir, particulièrement bien exposé au soleil, produit des cépages nobles des vins d'Alsace.

Vins de l'appellation Alsace contrôlée[modifier | modifier le code]

On trouve à Kintzheim une large palette des vins regroupés sous l'AOC alsace : sylvaner, pinot blanc, riesling, pinot noir, pinot gris et gewurztraminer, chacun exclusivement fait à partir du cépage éponyme. Ces différents cépages se distinguent entre eux par le bois, le feuillage, le raisin et surtout par le style du vin produit.

Château de Kintzheim[modifier | modifier le code]

Château de Kintzheim.
Donjon du château de Kintzheim.

Ce château construit au XIIe siècle abrite aujourd'hui la volerie des Aigles qui attire de nombreux touristes de passage. En 1227, le château est mentionné appartenir à Thierry de Kintzheim qui le détient en fief avec l'Abbaye d'Andlau. En 1262, ce sont les frères Hartmann et Egilof de Rathsamhausen et les Kagen qui entrent en possession du château. Les Rathsamhausen s'estimant lésés lors du partage du château reçu de Adolphe de Nassau, se rangeront du côté d'Albert de Habsbourg, le concurrent direct au trône impérial. Du temps d'Adolphe de Nassau, des querelles opposent ce prince à Albert de Habsbourg. Il est détruit en 1298 par l'évêque de Strasbourg partisan d'Adolphe de Nassau. Les Rathsamhausen le reconstruisent aux XIVe et XVe siècles. Seuls les anciens bâtiments ont résisté à la destruction. En 1341, les héritiers des frères Rathsamhausen vendent le château à la ville de Sélestat et une partie du village. En 1492, le château est vendu à nouveau à la ville de Sélestat par Jean de Hattstatt qui y maintient un bailli jusqu'à la destruction du château par les troupes suédoises en 1632. Le « Magistrat » de Sélestat remplace dès lors le Seigneur de Kintzheim. En 1649, la ville de Sélestat vend à Jean-Guillaume de Gollen, sous réserve de certaines clauses, le château et ses droits féodaux qui y sont rattachés. J.G. devient dès lors Seigneur de Kintzheim. Il fait reconstruire les parties détruites (mur en caillasse) et restaurera la chapelle. En 1739, la famille Gollen s'éteint. Kintzheim passe ultérieurement à la famille Broc. En 1765, les seigneurs de Kintzheim continuent d'entretenir le château mais ne l'habitent plus. Un ermite vient s'installer au-dessus de la chapelle consacrée au culte de Saint-Jacques. 1789 : abolition des privilèges. Kintzheim cesse d'être un domaine féodal. Le seigneur n'a plus l'autorisation d'y exercer la justice et de prélever des impôts. En 1801, le marquis de Broc, dernier seigneur du château de Kintzheim, met le château en vente. La ville de Sélestat demande alors de bénéficier du droit de préemption telle qu'il était apparu sur l'acte de vente de 1649. La ville de Sélestat engage alors une procédure judiciaire pour retrouver ses droits sur le château. En 1804, Napoléon Ier signe de sa main un décret impérial déboutant la ville de Sélestat de sa requête. Le château devient propriété privée et est racheté en 1802 par Gaëtan Mathieu de Fabvier. Il fait élever dans le village un manoir de style Directoire et fait aménager un grand parc paysager à l'anglaise. En 1945, au cours des combats pour la Libération, le château qui constitue un observatoire très recherché, est atteint par de nombreux obus dont les points d'impact sont encore visibles, notamment sur le donjon. Depuis 1968, le château abrite la Volerie des aigles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Burchard de Rathsamhausen de Kunigesheim
  • Johann Wilhelm Von Gollen

Tourisme[modifier | modifier le code]

Kintzheim possède plusieurs centres animaliers:

  • La volerie des aigles présentant depuis 1968 des rapaces en totale liberté
  • La montagne des singes où vivent 280 magots en liberté dans un parc arboré de 24 ha.
  • Un centre de repeuplement en cigognes qui existe depuis 1974. Entretemps, ce centre s'est transformé en centre de loisirs, Cigoland, tout en gardant son objectif premier. On y compte une centaine d'adultes et une cinquantaine de naissances par an.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Tout ou partie de cet article est extrait de l'ouvrage "Kintzheim, toute une vie" édité par la mairie qui a pu être modifié depuis.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Baquol,Ristelhuber, L'Alsace ancienne et moderne ou dictionnaire géographique, historique et statistique du Bas-Rhin,‎ 1865 (lire en ligne), p. 357.
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  3. Ernest Nègre, Op. cit.
  4. Sources: Lieux-dits de Michel Paul Urban aux Éditions du Rhin et Surnoms et sobriquets des villes et villages d'Alsace de Hans Linehart, aux Éditions du Rhin
  5. Ce parchemin se trouve aux Archives Nationales sous la cote K6 n°5
  6. Archives départementales du Bas-Rhin H 2346
  7. Ancien nom de Kintzheim
  8. Ce hameau de Bois l'Abbesse est maintenant rattaché à la commune de Lièpvre
  9. Le nom à l'époque était orthographié Racenhuzen
  10. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le 24 mai 2009)
  11. liste fournie par la mairie de Kintzheim
  12. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  13. Administrateur
  14. Premier maire de Kintzheim officiellemnt nommé
  15. Syndic
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  18. Patrimoine de France


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Wiegau Wilhelm: Die Schenkung Karls des Grossen fuer Leberau, Heldeberg - Braunschen - Zeitschriff fuer due Geschichte des Oberrheins, 1905
  • Commune de Kintzheim : Kintzheim, toute une histoire, Carré Blanc, Strasbourg, 2004, 192 p. - (ISBN 2-84488-068-1) (ouvrage disponible en mairie)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]