Dambach-la-Ville

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Dambach-la-Ville
Vue sur le village de Dambach-la-Ville depuis la chapelle Saint-Sébastien.
Vue sur le village de Dambach-la-Ville depuis la chapelle Saint-Sébastien.
Blason de Dambach-la-Ville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Barr
Intercommunalité C.C. Barr-Bernstein
Maire
Mandat
Claude Hauller
2014-2020
Code postal 67650
Code commune 67084
Démographie
Gentilé Dambachois, Dambachoises
Population
municipale
1 993 hab. (2011)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 19′ 29″ N 7° 25′ 41″ E / 48.324722, 7.42805648° 19′ 29″ Nord 7° 25′ 41″ Est / 48.324722, 7.428056  
Altitude Min. 164 m – Max. 662 m
Superficie 28,83 km2
Localisation

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Dambach-la-Ville

Dambach-la-Ville est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée du village de Dambach-la-Ville en venant de Dieffenthal.
Calvaire à l'entrée de Dambach-la-Ville en venant de Dieffenthal.
Porte d'Ebersheim (1325-1350).
Porte d'Ebersheim.
Tour-Porte de Blienschwiller.
Hôtel de ville de Dambach-la-Ville.
Maison de type médiéval construit en 1686 par le sabotier Alexandre Sermonet, originaire de Savoie, qui s'est établi à Dambach après la guerre de Trente Ans.
Ancienne maison vigneronne du XVIIIe siècle transformée aujourd'hui en cave viticole.
Tour et porte d'Ebersheim en sortant de Dambach-la-Ville.
Maison natale de Théophile Bader, fondateur des galeries Lafayette.
Entrée de la Tour-porte d'Ebersheim.

Petite ville du Bas-Rhin, Dambach-la-Ville est située au pied des Vosges, sur la route des vins d'Alsace entre Blienschwiller et Scherwiller. Elle est une étape sur Véloroute du vignoble d'Alsace (EuroVelo 5) et appartient au canton de Barr ainsi qu'à l'arrondissement de Sélestat-Erstein. Ses habitants sont appelés les Dambachois. Dambach-la-Ville se trouve à 10 km de Sélestat, 31 km de Colmar et 50 km de Strasbourg.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Tambacum, 1125
  • Tanbach, 1135
  • Tambascum, 1190
  • Tamboch, 1192

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Dambach-la-Ville
Reichsfeld Blienschwiller Epfig
Saint-Pierre-Bois Dambach-la-Ville Ebersheim
Dieffenthal, Scherwiller

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le nom provient probablement d'un lieu où l'on avait planté des sapins (Tanne en allemand). C'est vers 1125 qu'apparaît la première fois le nom du village sous la dénomination de Tambacum. Au XIIIe siècle, l'évêque de Strasbourg Berthold Ier de Teck (de), seigneur des lieux depuis 1225 environ, fait absorber par Dambach, récemment fortifiée, les deux villages aujourd'hui disparus d'Altenweiler et d'Oberkirch[1].

Le rempart[modifier | modifier le code]

La construction d'un rempart en pierre débute en 1325 et s'achève sous le règne de Berthold II de Bucheck (1328-1353), évêque de Strasbourg. Le village est élevé au rang de ville.

Le siège des Armagnacs[modifier | modifier le code]

En 1444, lors de l'invasion par les Armagnacs, Dambach est assiégée et obligée de se rendre après une opiniâtre résistance. Pour empêcher sa destruction, l'évêque de Strasbourg envoie au dauphin deux beaux chevaux. Lors de ce siège, le dauphin est blessé au genou par une flèche.

La révolte des paysans[modifier | modifier le code]

En 1493, lors de la révolte des paysans emmenée par le schultheiss Jakob Hanser du village voisin, Blienschwiller occupe Dambach. En 1525 ce sont les Rustauds qui s'en prennent aux édifices religieux de la ville.

La Guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre de Trente Ans, Dambach-la-Ville résiste aux assauts des troupes de Mansfeld en 1622 mais est pillée par le parti catholique. En 1632, la ville se rend aux Suédois et se trouve ainsi épargnée. En 1642, le duc de Lorraine assiège les Suédois mais sans succès.

Le traité de Westphalie[modifier | modifier le code]

En 1648, l'Alsace est conquise par la France. Le traité de Westphalie entérine cette conquête.

La culture de la vigne[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, la culture de la vigne se développe sur la commune qui possède aujourd'hui l'un des plus grands vignobles d'Alsace.

Un ancien couvent[modifier | modifier le code]

Dambach avait autrefois un couvent de Guillelmites. Au XVIIe siècle, il fut transféré à Fribourg-en-Brisgau parce que les moines, croyant que les Français voulaient faire de Dambach une forteresse, craignaient pour le sort de leurs bâtiments. Ces bâtiments ont finalement brûlé en 1852.

Des filons[modifier | modifier le code]

Des petits filons de fer et de manganèse ont été exploités à partir du XVIIIe siècle et jusqu'en 1943.

L'industrie[modifier | modifier le code]

Les premières usines de la ville produisent des cigares, des brosses ensuite, puis des bas et des chaussettes. En 1924, Dambach devient Dambach-la-Ville.

L'Empire allemand[modifier | modifier le code]

En 1871, après la guerre franco-prussienne de 1870, l'Alsace est cédée à l'Empire allemand sous le statut de Reichsland conformément au traité de Francfort.
Avec la fin des hostilités de la Première Guerre mondiale, l'Alsace est rétrocédée à la France conformément au traité de Versailles en 1919.

L'occupation allemande[modifier | modifier le code]

Durant la Deuxième Guerre mondiale, l'Alsace et la Moselle sont de nouveau annexées par l'Allemagne, dès décembre 1940 et cette fois-ci de facto. Les jeunes gens âgés de 17 à 45 ans sont enrôlés de force dans l'armée allemande ou dans les services supplétifs.
Après quatre ans d'occupation, l'armée allemande bat en retraite sous les coups de boutoir des alliés qui libèrent Dambach-la-Ville fin 1944.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Dambach-la-Ville

Les armes de Dambach-la-Ville se blasonnent ainsi :
« D'or au sapin de sinople soutenu à dextre par ours en pied de sable, le tout posé sur une terrasse de gueules. »[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Gérard Zippert[3]    
2001 2008 Gérard Zippert    
1989 2001 Albert Robach    
1971 1989 Jean Gramling    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 993 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 631 2 761 3 032 3 243 3 507 3 625 3 275 3 530 3 539
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
3 246 3 251 3 322 3 226 3 154 3 132 2 957 2 819 2 664
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 616 2 473 2 355 1 986 2 032 2 153 2 209 2 167 2 019
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 035 2 051 2 039 1 907 1 800 1 973 1 930 1 924 1 993
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

La viticulture occupe une place importante dans le village. Il s'agit du plus grand village viticole d'Alsace, avec de nombreux vignerons indépendants, des négociants et une cave coopérative. Les vins de Dambach-la-Ville sont surtout réputés grâce au grand cru frankstein et son terroir granitique.

Le village et la plaine d'Alsace vus du vignoble.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

L'église de Dambach après l'incendie de 1862 (photographie de Charles David Winter).
Chapelle Saint Sébastien.
Le chœur de la chapelle Saint Sébastien.
Ossuaire de la chapelle Saint Sébastien.
Cave voutée de la chapelle Saint Sébastien contenant les ossements humains.
Chapelle Saint Jean.
Le chœur de la chapelle Saint Jean.
La chapelle des bois (Waldkapelle).
Intérieur de la chapelle des bois (Waldkapelle).
Oratoire de la Vierge (1700) au milieu des vignes.
Église Saint-Étienne.

L'église se trouve sur l'emplacement d'une ancienne chapelle construite au XIIIe siècle. Un édifice baroque lui succède en 1757. Dans la nuit du 14 au 15 mai 1862 l'église est détruite lors d'un incendie provoqué par la foudre, puis reconstruite en 1865 par un édifice néo-roman. L'église paroissiale offre un Dit des trois morts et des trois vifs, représentation murale montrant trois jeunes gentilshommes interpellés dans un cimetière par trois morts, qui leur rappellent la brièveté de la vie et l'importance du salut de leur âme.

La Chapelle Saint-Sébastien[modifier | modifier le code]

La chapelle était autrefois l'église paroissiale d'un village disparu connu sous le nom d'Oberkirch. Son histoire est vraisemblablement liée à l'existence du château du Bernstein construit par le duc Hugues IV d'Eguisheim, le père du pape Léon IX qui siégea sur le trône pontifical de 1049 à 1054. Au décès de la famille des Eguisheim, les possessions et la chapelle passèrent à la famille des Dabo (1144) jusqu'en 1227. À la mort de la duchesse Gertrude, fille du duc Sigismond de Leiningen une guerre de succession se déchaina au cours de laquelle l'évêque Berthold de Teck de Strasbourg sortit vainqueur. La première mention de la chapelle date de 1285. Les habitants de Dambach estiment que les deux églises paroissiales d'Oberkirch et d'Altenweiler sont trop éloignées de leur route et demandent que l'on restaure l'église de Dambach alors en ruine. Quand Dambach est élevé au rang de ville, les habitants construisent une nouvelle et grande église d'une hauteur de 1340 à 1 365 mètres qui devint église paroissiale. En 1365, l'évêque Jean II de Lichtenberg demande que tous les offices soient célébrés à l'église de Dambach. La même année, l'évêque transféra la chapelle d'Oberkirch à l'abbaye des chanoines Augustins de Dachstein, puis trois ans après à la cathédrale de Strasbourg. En 1450 les chapelles d'Oberkirch et d'Altenweiler sont cédées aux hospices civils de Strasbourg. En 1480 les deux vicariats d'Oberkirch et d'Altenweiler sont supprimés par le pape Innocent VIII. En 1525 lors de la guerre des paysans, des habitants de Dambach sont à la tête de la conjuration. L'un d'eux, Guntram, oppose aux troupes du duc de Lorraine 20 000 paysans qui se font massacrer près de Scherwiller. Les ossements du caveau sous la chapelle proviennent, dit-on, de cette bataille, où 13 000 paysans furent tués. Au XVIIe siècle, Dambach subit les occupations successives des Suédois, des Français, etc. À la Révolution la chapelle est confisquée. Le curé Zaepffel et son vicaire Koenug qui refusaient de prêter serment à la constitution civile du clergé doivent renoncer à exercer le culte. Le prêtre assermenté Gelin, disait la messe dans l'église paroissiale. Il interdit que l'on dise la messe dans la chapelle. Il fit confisquer tous les ornements et objets du culte qui se trouvent dans la chapelle pour qu'ils soient livrés à l'église paroissiale. Mais les objets furent finalement déclarés propriété nationale. Malgré les protestations des habitants de Dambach, tout fut vendu aux enchères à Barr le 12 Frimaire An III. Entre temps le curé Zaepffel et ses fidèles s'efforçaient de devenir propriétaires de la chapelle. Malgré la pétition de la municipalité et ses 2000 livres offerts en vue de l'acquisition de la chapelle, le pouvoir en place vendit à quatre citoyens, Lambla, Kubler, Oswald et Schneider l'édifice. Les quatre firent vendre la chapelle et ses biens, comprenant 4 parcelles de vignes, le 27 novembre 1796 aux enchères publiques. Finalement, c'est Andréas Paulus, mandaté par 32 habitants de Dambach et soutenu en sous-main par le curé Zaepffel, qui en deviendra propriétaire. Les descendants de ces 32 cosignataires forment encore aujourd'hui la "Confrérie de Saint Sébastien". À l'intérieur de la chapelle on trouve plusieurs statues des XVIe et XVIIe siècles qui proviennent de l'église primitive Saint Étienne. Derrière la chapelle se trouve une cave et un ossuaire où se trouvent les restes de paysans ayant été massacrés par les troupes du duc de Lorraine en 1525 ou morts de la peste.

Ossuaire[modifier | modifier le code]

L'ossuaire de la chapelle est une espèce de cave voutée en plein cintre grillagée par deux portes en fer. Cet ossuaire est rempli d'ossements (crânes, tibias) dont la provenance n'est pas clairement établie. Les habitants de Dambach-la-Ville rapportaient après la guerre de Trente Ans que les ossements sont ceux des manants massacrés par les troupes du duc de Lorraine en 1525 près de Scherwiller. D'autres prétendent qu'il s'agit simplement de personnes mortes à la suite de l'épidémie de peste, ou encore des os enlevés du cimetière qui entourait la chapelle. Au-dessus de l'ossuaire on peut lire l'inscription suivante : Ce que vous êtes nous l'étions, ce que nous sommes vous le deviendrez.

Calvaire à côté de la chapelle[modifier | modifier le code]

En remontant les marches qui permettent d'accéder à la chapelle Saint-Sébastien se trouve un calvaire remontant à l'année 1687. Les anciens du village de Dambach avaient baptisé cette croix de "Croix miraculeuse". Le visage du Christ exprime la douleur et en même temps la miséricorde. Son regard suit le visiteur dans toutes les directions.

Oratoire de la Vierge[modifier | modifier le code]

Oratoire se trouvant au milieu des vignes et construit probablement en 1700 par des vignerons demandant à la Madone la protection de la récolte.

Chapelle Saint Jean[modifier | modifier le code]

la légende de la photo chapelle Saint Jean est erronée, il s'agit de la chapelle Notre-Dame, la chapelle Saint-Jean est située au bas du village, à l'extérieur

Chapelle des bois (Waldkapelle)[modifier | modifier le code]

Cette chapelle en bois du XIXe siècle est installée au milieu des bois à cinq minutes à pied du château du Bernstein. L'origine de la construction reste inconnue. Construite sur un soubassement en pierre, la chapelle est surmontée d'une croix en fer forgé. À l'intérieur de la chapelle on conserve les vestiges d'un autel de style baroque abritant une statue de la Vierge.

La tour-porte de Blienschwiller[modifier | modifier le code]

Des fortifications érigées au XVe siècle sont encore visibles ainsi que trois tours-portes de plan carré. La porte de Blienschwiller, du nom de la route qui permet de se rendre dans ce village est située au nord de la ville, celle d'Ebersheim à l'est et celle de Diffenthal au sud. Il existait une quatrième porte à l'ouest de la ville qui a disparu.

La tour porte de Dieffenthal[modifier | modifier le code]

Située sur la rue des Remparts la porte est aussi connue sous le nom de Neutor ou porte neuve. Sa construction remonterait au XIVe siècle, mais elle n'est citée qu'à partir du XVe siècle. Une maison en pans de bois vient s'appuyer à la porte.

Hôtel de Ville[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville est de style Renaissance.

Les maisons à pans de bois[modifier | modifier le code]

Le village abrite de nombreuses maisons à pans de bois permettant de parcourir sur un périmètre restreint l'historique des techniques de construction du XIVe au XXe siècle.

La fontaine de l'Ours[modifier | modifier le code]

Fontaine de l'Ours (s'Stockbōrne), de forme octogonale surmontée d'un ours, de style Renaissance.

Le Badehaus ou s'Bādhiesel (maison des bains)[modifier | modifier le code]

Construit au XVIIe siècle parmi le vignoble, comportait deux bassins en pierre au rez-de-chaussée et des baignoires à l'étage. Les enfants rachitiques étaient amenés en ce lieu pour trouver guérison dans une eau qui pourtant ne possède aucune qualité particulière.

Auberge de la couronne[modifier | modifier le code]

Puits (1588-1717)[modifier | modifier le code]

La Maison Burrus[modifier | modifier le code]

Stéphane Burrus, un descendant d'Antoine Burrus fit construire en 1599, dans la ville de Dambach-la-Ville, une belle maison alsacienne précédée d'un oriel que couronne un toit pointu. Longtemps désignée par l'appellation de "Maison Burrus", elle porte aujourd'hui le nom de son architecte : "Georges Strub". La maison Burrus à Dambach, site Tourisme Alsace.

Calvaire fin du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le Château du Bernstein[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château du Bernstein.

La synagogue[modifier | modifier le code]

L’édifice, tourné vers l’Orient, se compose d’un vaisseau de plan rectangulaire mesurant 12 x 23 m, suivi d’un sanctuaire de 3 x 6,30 m. L’édifice s’ouvre par un porche à l’Ouest, lequel donne accès à la synagogue et à deux espaces dont l’un sert de cage d’escalier à la tribune des femmes. La face principale est dotée de nombreux bandeaux horizontaux et de colonnes d’ordre dorique grec laissant apparaître les divisions intérieures des espaces. Cette façade est éclairée par des baies droites de diverses grandeurs. L’édifice est éclairé par deux niveaux de fenêtres doubles sur les six travées des faces longitudinales. Les élévations sont elles aussi très bien marquées par un bandeau à hauteur du plancher de la tribune et de piles d’angles assez saillantes divisant chaque travée. À l’intérieur du vaisseau, l’almemor ou bima est situé près du sanctuaire. La tribune affecte un plan en U et occupe une largeur de 4 m. En revanche, le sanctuaire est masqué par une colonnade de style dorique sur deux niveaux. Le tabernacle placé à l’arrière est masqué par d’amples rideaux. Apparemment, la partie supérieure aux deux colonnes cannelées – surmontée d’un fronton – devrait faire office de chaire à prêcher. Celle-ci est entourée de deux motifs décoratifs portant les Tables de la Loi. Un espace voûté en berceau et doté de plusieurs ouvertures placé en dessous du sanctuaire est destiné à un bain rituel ou mikvé comme le confirme le projet. La synagogue est inaugurée le 10 juillet 1867. Elle est considérée à cette date comme l’un des plus grands et des plus beaux temples israélites du département. La synagogue est pillée et saccagée par les officiers allemands de la Wehrmacht en 1940, et son patrimoine est confisqué en 1941. Deux grandes plaques de grès en plein cintre autour de l’ouverture carrée, en haut du pignon, composant la décoration extérieure, ont été l’une martelées l’autre arrachée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Photographies[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Hervé de Chalendar, article Villages disparus (6) : Dambach, la ville qui a absorbé ses voisins, journal L'Alsace, 2012.
  2. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le 24 mai 2009)
  3. [PDF] « Liste des maires du Bas-Rhin au 1er avril 2008 », sur www.bas-rhin.pref.gouv.fr,‎ 2008 (consulté le 22 mai 2009)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]