Aniche

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Aniche
Église Saint-Martin d'Aniche
Église Saint-Martin d'Aniche
Blason de Aniche
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Douai
Canton Douai-Sud
Intercommunalité Communauté de communes Cœur d'Ostrevent
Maire
Mandat
Marc Hémez
2014-2020
Code postal 59580
Code commune 59008
Démographie
Gentilé Anichois, Anichoises
Population
municipale
10 509 hab. (2011)
Densité 1 612 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 19′ 50″ N 3° 15′ 07″ E / 50.3305555556, 3.251944444450° 19′ 50″ Nord 3° 15′ 07″ Est / 50.3305555556, 3.2519444444  
Altitude Min. 26 m – Max. 71 m
Superficie 6,52 km2
Localisation

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Aniche est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais.

La commune, située dans le Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais du Nord-Pas-de-Calais, a longtemps vécu de l'exploitation du charbon : quatorze puits de mine furent creusés sur son territoire, onze par la Compagnie des mines d'Aniche, trois par la Compagnie des mines d'Azincourt.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Aniche se situe au cœur de la région de l'Ostrevent.

Communes limitrophes de Aniche
Auberchicourt Bruille-lez-Marchiennes Abscon
Auberchicourt Aniche Abscon
Émerchicourt Émerchicourt Mastaing

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le 27 décembre 1893 un tremblement de terre eut lieu dans le quartier des verreries[1], qui signale un risque sismique que les houillères ont ensuite plus ou moins pris en compte.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Voie de communication et transport[modifier | modifier le code]

Aniche est reliée à Douai via la ligne 1 (Aniche-Guesnain) en correspondance avec la ligne Tram A (Guesnain-Douai) du Syndicat Mixte des Transports du Douaisis, ainsi que par les lignes 211 (Guesnain-Denain via Aniche), 210 (Aniche-Somain), 201 (Aniche-Villeneuve d'Ascq) du réseau Arc-en-Ciel.

Aniche sera prochainement[Quand ?] sur le trajet d'Évéole, le tram sur pneus du Douaisis. La ligne reliera le Champ de la Nation au centre-ville et passera par la rue Henri-Barbusse[2].

La commune était desservie par les transports en commun ferroviaire en gare d'Aniche.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Le nom d'Aniche (Anic) est cité pour la première fois en 1103 dans une énumération des possessions de l'abbaye de Marchiennes, puis Enice en 1113 ou encore Henice en 1181. C'est en 1219, que le nom Aniche apparaît sous le sceau de Robert, seigneur d'Aniche et d'Auberchicourt.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • Au début XIIe siècle, l'Abbaye de Marchiennes possède l'autel et la dîme qui lui avait été ravie auparavant par Anselme le Barbu, comte d'Ostrevant dont les successeurs s’amendèrent[4].
  • Le 27 avril 1181, Philippe, comte de Flandre et Vermandois est à la basilique Saint-Martin d'Aniche en présence des reliques de la Vierge Eusébie. Il règle les droits de l'Abbaye sur la dîme.
  • En 1209, Bauduin d'Obrechicourt, chevalier, renonce aux droits qu'il disait avoir des dîmes d'Aniche.
  • En 1219, Robert, sire d'Aniche, rend une sentence au profit de l'Abbaye au sujet des terres que lui contestait Jean le Mirail d'Aniche.
  • En 1340, durant la Guerre de Cent Ans, les Douaisiens, alliés de la France, brûlent le village, considéré comme pro-anglais.

Aniche et Auberchicourt eurent longtemps les mêmes seigneurs.

Cartulaire du Duc Charles de Croÿ[modifier | modifier le code]

Aniche et le Terril Sainte-Catherine, au début du XXe siècle

La gouache (ci contre) probablement peinte en 1603, figure dans les Albums de Croÿ et fait partie d'un vaste ensemble de peintures topographiques réalisées à la demande du Duc de Croÿ : un ovale présentant une vue cavalière du paysage est encadré aux quatre angles de quatre personnages masculins nus ; ceux du haut de face ; ceux du bas de dos. Le médaillon ovale contient un cartouche avec le nom du village, et une représentation du paysage, vu du sud, en fin d'été (cf. champ labouré, feuilles sur les arbres).

  • Premier plan :
  1. Chemin : sur la gauche avec deux personnages. Ce chemin creux serait celui venant de Bouchain et conduisant à Auberchicourt et Douai.
  2. Personnages : sur une butte un berger avec quatre moutons ; puis dix moutons entre le chemin et le champ labouré.
  • Second plan :
  1. Le village en habitat groupé autour de l'église juste en bordure du champ labouré. Noter que l'artiste a figuré sur le toit de l'église les crochets qui y retiennent la neige et/ou permettent d'y accrocher des échelles pour l'entretien des ardoises. Deux tourelles sont visibles sur le côté de l'église, garnies de flèches couvertes d'ardoises.
  2. Sept bâtisses à gauche de l'église, onze à droite aux toits 2 pans.
  3. L'église domine au centre du médaillon à gauche le clocher avec sa flèche et quatre fléchons couverts d'ardoise, aux angles et abat-son, à droite le chœur avec quatre hautes baies dont la toiture est plus basse que la nef, laquelle semble être faite de quatre travées sans collatéraux. Le chœur qui semble de style roman, plus étroit et bas est inhabituellement allongé (au moins trois travées) (cette église diffère de l'église actuelle qui a été reconstruite de 1857 à 1859 et le clocher refait en 1872)
  4. Une autre imposante bâtisse est située sur la droite.
  • Troisième plan :
  1. Colline dominante sur la droite.

Du XVIe siècle à la Révolution[modifier | modifier le code]

La mise au tombeau de Rubens est toujours visible en l'Église Saint-Géry de Cambrai.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • le 7 février 1827 dans la matinée à la fosse Saint Hyacinthe, un foyer qu'on avait l'habitude d'entretenir a communiqué le feu aux échafaudages d'accès au puits de descente des ouvriers. La fumée se répandit en abondance à l'intérieur de la mine, elle asphyxia 46 ouvriers occupés dans les veines à l'extraction de la houille. Sept jeunes gens et deux pères de familles furent retirés morts[12]. - * : 50° 20′ 04.71″ N 3° 14′ 43.47″ E / 50.3346417, 3.2454083 Localisation du puits Saint Hyacinthe

Du XIXe siècle à nos jours[modifier | modifier le code]

Jules Verne dans Vingt mille lieues sous les mers décrit le Capitaine Nemo observant la vie sous-marine par l'un des neuf hublots du Nautilus

Après la création des premières verreries en 1823, Aniche devient dès le milieu du XIXe siècle, la capitale française de l'industrie du verre à vitres et passe de 4 000 à 7 500 habitants en 1900. La Société anonyme des plaques et papiers photographiques Antoine Lumière et ses fils (Lyon) a pour fournisseurs les Verreries de la Gare, plus connues sous le nom de "Verreries Belotte".

Jules Verne serait venu rencontrer des verriers à Aniche vers 1860 pour vérifier la faisabilité des neuf hublots de taille importante du Nautilus dont la conception a été attribué au Capitaine Nemo avec le professeur Aronax[13]. Le Nautilus est décrit dans Vingt mille lieues sous les mers mais l'origine des hublots fait partie des chapitres fantômes supprimés des manuscrits par demande de l'éditeur Pierre-Jules Hetzel. Ces verres sont décrits en page 144 dans Vingt mille lieues sous les mers, le Capitaine Nemo annonce une épaisseur maximum de 21 cm pour résister à une pression de 100 atmosphères.

Aniche était desservi par l'ancien tramway de Douai, dont on voit ici une rame rue de Valenciennes à la fin des années 1910

Le 28 novembre 1900, 21 ouvriers sont tués par l'explosion de 148 kg de dynamite à la fosse Fénelon de la Compagnie des mines d'Aniche[14].

La Première Guerre mondiale provoque d'abord un fort ralentissement de l'activité industrielle, puis entraîne la destruction par l'occupant de la majorité des installations avant son départ en octobre 1918.

L'occupation dure 49 mois de septembre 1914 au 20 octobre 1918 où le village est libéré par les forces britanniques. La guerre fait 314 victimes anichoises, 299 au front ou suite de blessures et 15 victimes civiles[15].

L'entre-deux-guerres verra le déclin de l'industrie minière avec l'arrêt de l'exploitation de la dernière fosse en 1938 puis l'arrêt définitif de la glacerie à l'aube de la Seconde Guerre mondiale.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Aniche dans son canton et son arrondissement.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juillet 1800 décembre 1817 Auguste-Louis Lanvin   Lieutenant
1933 1939 Jules Domisse Parti communiste  
septembre 1944 mars 1959 Jean Schmidt    
mars 1959 mars 1971 François Longelin    
  mars 1989 Jean Charles Quicampoix Parti Socialiste  
mars 1989 mars 2014 Michel Meurdesoif PCF Professeur d'anglais
mars 2014[16] en cours
(au 17 avril 2014)
Marc Hémez DVD  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon les historiens[17], en 1540, Aniche n'abritait que 47 feux (foyers, familles) dont sept de laboureurs (les autres ne disposant pas d'attelage ou ne possédant que quelques bêtes).

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 10 509 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
840 804 1 064 1 733 1 926 1 807 2 030 2 537 3 057
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 826 4 156 4 501 4 922 5 484 5 861 6 253 6 765 6 924
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 434 8 321 8 603 8 808 9 348 9 105 9 037 8 836 9 421
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
10 419 10 190 9 690 9 533 9 672 9 768 9 990 10 057 10 509
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Aniche en 2007 en pourcentage[20].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,8 
4,4 
75 à 89 ans
8,9 
9,6 
60 à 74 ans
10,4 
18,6 
45 à 59 ans
18,3 
20,6 
30 à 44 ans
18,4 
22,2 
15 à 29 ans
20,2 
24,6 
0 à 14 ans
23,0 
Pyramide des âges du département du Nord en 2010 en pourcentage [21].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,0 
75 à 89 ans
8,7 
11,5 
60 à 74 ans
12,7 
19,5 
45 à 59 ans
19,3 
20,5 
30 à 44 ans
19,4 
21,9 
15 à 29 ans
20,3 
21,4 
0 à 14 ans
18,9 


Santé[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Aniche fait partie de l'académie de Lille.

Sports[modifier | modifier le code]

Média[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Secma est une entreprise de la commune.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

la Pyramide
  • L'Idéal Cinéma-Jacques Tati est le plus ancien cinéma du monde en activité. Sa première séance datant du 23 novembre 1905.
  • Le collège Théodore Monod est le plus important collège de l’académie de Lille.
  • Église Saint-Martin, construite de 1855 à 1859 par l'architecte Charles Leroy[22].
  • Monument aux morts de la guerre 1914-1918 situé place Berrioz et inauguré le 9 novembre 1924 (314 victimes anichoises)[23].
  • Le collège Saint Joseph, ancien hôpital durant la guerre.
  • L'école Saint Joseph
  • La pyramide

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • 1770 : Auguste-Louis Lanvin
  • 1780 : Joseph-François Desire né à Aniche le 19 septembre 1780, titulaire de la Légion d'honneur[24]
  • 1784 : Joséphine Rostkowska
  • 1787 : Napoléon Bonaparte (1769-1821), alors jeune officier en cantonnement à la caserne de Douai[25], a entretenu une courte liaison avec Mademoiselle Gerbier à Aniche. Malgré sa maigre solde, il loue pour un mois une chambre place du Marché, face à l'église Saint-Martin. Il fait part à Mademoiselle Gerbier de ses premières ambitions politiques, de ses sympathies pour les Lumières et s'enflamme pour le projet de Monsieur de Lapérouse dans son expédition autour du monde. Rappelé par ses obligations militaires, il abandonne Mademoiselle Gerbier. Dans un lapidaire courrier d'adieu, Bonaparte écrit : « Dans votre ville d'Aniche ne sortent que des riens. Le temps, seul, pourra faire naître chez vous des géants. Si ces gens cessent de boire. »
  • 1810: Adolphe Patoux (souffleur), natif de Saint-Hilaire-lez-Cambrai, ancien souffleur de verre, fonde en 1864 une verrerie à Aniche[26]
  • 1833 : Robert Eugène des Rotours, Baron des Rotours (de Chaulieu), né à Aniche le 23 octobre 1833, décédé à Paris le 28 mars 1895, licencié en droit, conseiller de préfecture (1861), maire d'Avelin (1868-1888), membre du corps législatif du 2 février 1868 au 28 mars 1895, conseiller municipal puis maire de Mérignies, et conseiller général du canton d'Orchies ; marié à Paris le 10 mai 1859 à Emma Joséphine Ghislaine van den Hecke de Lambeke; inhumé dans l'église d'Avelin avec son épouse.
  • 1835 : Charles Patoux, né à Aniche le 2 février 1835. Ancien maire d'Aniche, Chevalier de la Légion d'Honneur et Adolphe Patoux, Légion d'honneur tous deux enterrés dans le caveau familial allée centrale du cimetière du centre à Aniche.
  • 1885 : Léon Lehuraux, officier méhariste, écrivain et ethnologue, né à Aniche le 29 décembre 1885, décédé le 8 juin 1956.
Carte Arrondissement de Valenciennes - 1887
  • 1880 : Vincent van Gogh début mars 1880 prend, sa valise sous le bras avec quelques dessins et 10francs, dans le but de rencontrer le peintre Jules Breton qui exerce à à Courrières dans le Pas-de-Calais.Il prend donc le train de Mons pour Valenciennes, arrivé par un temps exécrable pluies, bourrasques, ouragan et pour éviter la Forêt de Raismes-Saint-Amand-Wallers il passe par Denain peut être par le tram Hippomobile tracé sur la carte d'arrondissement de Valenciennes puis Escaudain, Aniche, Auberchicourt, Lewarde, Douai pour arriver à Courrières[27].Jules Breton n'est pas présent. Sa maison et son atelier lui semble trop cossu. Le voyage de retour se fera complètement à pieds, dans des conditions difficiles, un pèlerinage vers le Borinage. Il vend quelques dessins pour subsister.Le 24 septembre 1880 il écrit à son frère Théo que c'est sur ce chemin de retour qu'il a enfin trouvé sa voie, la peinture.« Il s’agit pour moi d’apprendre à bien dessiner, à être maître soit de mon crayon, soit de mon fusain, soit de mon pinceau, une fois cela obtenu je ferai de bonnes choses presque n’importe où, et le Borinage est tout aussi pittoresque que le vieux Venise, que l’Arabie, que la Bretagne, la Normandie, Picardie, ou Brie ». Il lui reste dix ans de vie pour réaliser quelques 2000 œuvres.
  • 1888 : Louis Pol né à Aniche le 9/09/1888 et décédé à Aniche le 24/6/1958. Ouvrier verrier ; souffleur de verre à la verrerie de l'Union; Dirécteur de 1921 à 1955 de l'L'Idéal Cinéma-Jacques Tati; secrétaire de la caisse de secours unitaire des verriers d'Aniche de 1922 à la réunification en 1935. membre du Parti communiste il fut élu Maire en décembre 1932 mais révoqué dés férvrier 1933 en raison de la virulence de son action publique à la tête de la municipalité. Élu adjoint au maire en 1935; il fut à nouveau démis de son mandat en 1939 en application du décret Daladier[28].
  • 1909 : Michel Leduc, né à Aniche le 12 mars 1909, décédé à Six-Fours-les-Plages près de Toulon (Var) le 15 novembre 1986. Directeur artistique de l’Opéra de Marseille pendant 12 ans et directeur du Théâtre municipal d’Avignon pendant 17 ans[29].
  • 1912 : Charles Fenain, né à Aniche le 14 septembre 1912, décédé à Douai le 4 février 1997. Élu à trois reprises maire de Douai, il exerça cette fonction de 1965 à 1983. Il a été l'artisan de nombreuses réalisations notamment dans le domaine de l'urbanisme et en matière de restauration du patrimoine à Douai et il a œuvré pour l'aménagement des zones industrielles dans le Douaisis.
  • 1921 : Frédéric Deloffre (né le 27 juillet 1921 à Aniche, décédé à Antony (Hauts de Seine), le 4 avril 2008), universitaire, spécialiste de la littérature française du XVIIIe siècle, il fut un des fondateurs en 1968 de l'organisation UNI, en réaction aux mouvements de contestation étudiants.
  • 1922 : Norbert Ségard, né à Aniche le 3 octobre 1922, décédé à Lille le 1er février 1981, homme politique français.
  • 1922 : Georges Hugot (1922-2000), artiste et sculpteur, professeur à l'école des Beaux-Arts de Douai. Il est l'auteur de nombreuses sculptures installées à Aniche, dont le Monument du Verre et du Charbon. Adjoint au maire d'Aniche de 1983 à 1995, il a lancé et développé la politique culturelle dans la commune. On lui doit la reconstruction du cinéma "Idéal", dénommé L'Idéal Cinéma-Jacques Tati en 1995.
  • 1925 : Louis Thbaut, né à Aniche, le 15 avril 1925, 1er au concours général de dissertation française en 1943, devient instituteur puis professeur de collège. Il reprend des études universitaires en 1969 et obtient le titre de docteur de 3e cycle avec une thèse sur Pierre-Joseph Laurent. Cofondateur de la Société d'Histoire d'Aniche, il décède le 9 août 1985 en Lozère et est inhumé dans "le carré des pauvres" à Tortequesne.
  • 1925 : Lazare Gianessi, né à Aniche, le 9 novembre 1925 et mort le 11 août 2009 à Concarneau, ancien international de football.
  • 1946 : Jean Bodart président de 2001 à 2012 des Quatre jours de Dunkerque.
  • 1950 : Roger Facon, né à Monchecourt le 20 janvier 1950 ; s'est orienté vers les carrières d'animation avant de devenir enquêteur de police. Passionné par la culture et notamment l'écriture, il devient polygraphe, s'intéressant particulièrement à l'occultisme et à la littérature d'anticipation. Il trouve sa voie en publiant des romans policiers largement inspirés de son expérience professionnelle. Il anime des ateliers d'écriture et d'expression théâtrale, crée des romans-photo avec les publics qui lui sont confiés. En 2001, il est élu à Aniche et devient adjoint à la culture ; il crée la biennale du polar qui rassemble une cinquantaine des signatures les plus célèbres dans cette discipline.
  • 1957 : Michel Sanchez, musicien.
  • 1970 : Valérie Bonneton, née à Somain, comédienne, ex- compagne de François Cluzet.
  • 1971 : Pascal Françaix, écrivain, auteur de romans fantastiques.
  • 1976 : François Jouvenet, président du District Escaut de football, président de la Ligue du Nord de football et président de la Commission Centrale de la Coupe de France de football, vécut à Aniche pendant de nombreuses années.
  • 1980 : Audrey Françaix, éditrice et écrivain français.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Aniche

Les armes d'Aniche se blasonnent ainsi : « D'hermine à la croix de gueules, chargée de cinq roses d'or »

D'autres communes possèdent le même blason : entre autres, Bugnicourt et Rieulay qui devaient être rattachées à l'abbaye de Cysoing. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, les municipalités ont créé un blason avec des armes symboliques : pic de mineur, pelle de verrier et « canon » de verre ; les autorités préfectorales ont demandé leur abrogation ; elles continuent d'être utilisées notamment par un pâtissier local.

Folklore[modifier | modifier le code]

Le géant Kopierre, le tambour-major et aide-forgeron, rend hommage à Alexandre-Joseph Consil, né à Auberchicourt, la commune voisine, décédé à l'hospice d'Aniche (actuelle institution Saint-Joseph, rue Ducret), qui fut le tambour-major de l'école Saint-Cyr lors du défilé au 14 juillet à Paris en 1879.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La Météorologie par la Société météorologique de France publié en 1894 (archivé à la New-York Public Library)
  2. Le SMTD poursuit sa réorganisation et trace l'avenir en rassurant
  3. http://proussel.voila.net/pages/noms_flamands.htm
  4. Page 610 Statistique archéologique du Département du Nord. Seconde partie-1867-archivé au Harvard Collège Library numérisé par Google Books.
  5. André-Joseph-Ghislain Le Glay, Recherches sur l'église métropolitaine de Cambrai, L. Didot,‎ 1825, 235 p. (lire en ligne), tableaux sur sujet plus qui avoit été commandé par le Chapitre de Cambrai Enchanté de son ouvrage. Il l' apporta lui même en cette ville Le Chapitre trouva exborbitant la que le peintre exigeoit. Celui-ci qui n étoit pas accoutumé à être marchandé.
  6. Michel Dusart, Le Rubens de Cambrai, Cambrai, Société d’Emulation de Cambrai,‎ 2009, 79 p. (ISBN 285845003X)
  7. André-Joseph-Ghislain Le Glay, Cameracum christianum ou Histoire ecclésiastique du Diocèse de Cambrai, Cambrai, L. Lefort,‎ 1849, 542 p. (lire en ligne)
  8. Eugéne Bouly de Lesdain, Lettres sur Cambrai: esquisses historiques, Cambrai, Hivert,‎ 1835, 140 p. (lire en ligne), Rubens avait fait le Christ nu plus tard une main étrangère jeta sur ce tableau un voile que la décence crut devoir imposer
  9. Semaine religieuse de Cambrai, Cambrai,‎ 1867 (lire en ligne), p. Les importantes mines de houille que possède la Compagnie d'Aniche ont été découvertes après cinq ans de recherches le 14 mai 1778 à une profondeur de 136 mètres environ par une association que présidait M le marquis de Traisnel. Outre ces mines Aniche renferme des verreries des manufactures de glaces et des fabriques de produits chimiques
  10. Bulletin de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale,, vol. 63,‎ 1864 (lire en ligne), p. Les premiers travaux furent installés d abord à Villers au Tertre puis à Monchecourt et enfin à Aniche où la houille fut découverte dans la nuit du 11 au 12 septembre 1778 à la fosse Sainte Catherine après cinq années de recherches et une dépense de 247,500 livres
  11. Voix du Nord du 7 décembre 2008
  12. page 29- souvenirs à l'usage des habitants de Douai ou notes pour faire suite à l'ouvrage de M. Plouvain sur l'histoire de cette ville, depuis le 1er janvier 1822 jusqu'au 30 novembre 1842 - 1843 - imprimerie de D. Ceret-Carpentier 5 rue des chapelets à Douai - archive du Harvard College Library
  13. Jean-Marc Demetz, Les Œufs de Lewarde, Lewarde, Engelaere éditions,‎ mars 2013, 143 p. (ISBN 978-2-917621-19-6), page 67 Jules Verne était venu rencontrer ceux de la verrerie Belote en mai 1860
  14. le Progrès Illustré du 8 décembre 1900 supplément du Progrès de Lyon
  15. La Voix du Nord 11 novembre 2008
  16. Dorothée Delomez, « Conseil municipal : âpre débat autour des indemnités des élus », L'Observateur du Douaisis, no 588,‎ 17 avril 2014, p. 26
  17. Image et légende de la gouache réalisée pour le Duc de Croÿ vers 1600
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  20. « Evolution et structure de la population à Aniche en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 juillet 2010)
  21. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 mai 2014)
  22. Semaine religieuse de Cambrai, Cambrai,‎ 1867 (lire en ligne), p. L'église d'Aniche est consacrée à saint-Martin. Elle a été construite de 1857 à 1859 d après le plan de M Leroy, architecte de Lille, dans le style du quatorzième siècle. Les habitants, les grands établissements industriels et les actionnaires des mines ont fourni la majeure partie de la somme dépensée. Insuffisante pour la population toujours croissante de la paroisse trop large pour sa longueur au point de vue architectural cette construction devrait être allongée d une ou de plusieurs travées.
  23. Voix du Nord du 11 novembre 2008
  24. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr
  25. Charles Dolly, Itinéraire de Napoléon Bonaparte depuis son départ de Corse jusqu'à son arrivée à Longwood, A. et G. Laguionie,,‎ 1842, 47 p. (lire en ligne), Arrive à Douai 17 Octobre 1786 Fin de Janvier 1787 Quitte Douai avec un congé pour se rendre en Corse
  26. Page 474- Revue du Nord par Alexandre Saint-Légéer Université de Lille-1985 -numérisé par Google Books
  27. Vincent van Gogh : Vincent van Gogh dans le Douaisis, Lewarde,‎ mai 2013, 21671e éd. (lire en ligne)
  28. dossier de l'Histoire locale d'Aniche
  29. « Michel Leduc, un Anichois qui a fait les grands jours de l'opéra lyrique », La Voix du Nord, (Douai), 26 et 27 août, 1er septembre 2010.