Féchain

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Féchain
Mairie
Mairie
Blason de Féchain
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Douai
Canton Arleux
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Douaisis
Maire
Mandat
Alain Wallart
2008-2014
Code postal 59247
Code commune 59224
Démographie
Gentilé Féchinois
Population
municipale
1 848 hab. (2011)
Densité 360 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 15′ 59″ N 3° 12′ 53″ E / 50.2663888889, 3.21472222222 ()50° 15′ 59″ Nord 3° 12′ 53″ Est / 50.2663888889, 3.21472222222 ()  
Altitude 38 m (min. : 31 m) (max. : 71 m)
Superficie 5,14 km2
Localisation

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Féchain

Féchain est une commune française, située dans le département du Nord (59) en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Féchain.

Féchain est un village situé à 15 kilomètres au sud-est de Douai et à 10 kilomètres au nord de Cambrai.

Un net contraste paysager caractérise la commune. En effet, Féchain est situé au contact de la vallée de la Sensée, formant une dépression au sud, et du plateau agricole de l’Ostrevent au nord, dont l’altitude s’élève jusqu’à près de 70 mètres.

La vallée de la Sensée représente une coupure naturelle au sud du territoire communal. Cette dernière, présentant un fond de vallée très large et très humide, est très verdoyante : marécageuse, succession de bois et d’étangs (pour la plupart issus de l’extraction de la tourbe) dans laquelle le cours du canal se perd.

Féchain dans son canton et son arrondissement

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Féchain
Fressain Marcq-en-Ostrevent
Aubigny-au-Bac Féchain Wasnes-au-Bac
Fressies Hem-Lenglet

Histoire[modifier | modifier le code]

C’est sur un territoire bordé au nord par une colline crayeuse relativement élevée, et au sud par la zone humide formée par la Sensée et ses étangs que les premiers habitants de Féchain trouvèrent tout ce qu’il leur était nécessaire pour s’installer : de l’eau, du bois, du gibier, du poisson, et des silex indispensables à la confection des outils.

Des générations se sont succédé sur le territoire du XLe siècle av. J.-C. au VIIe siècle av. J.-C. (fin de l’âge du bronze). Elles y ont laissé plusieurs mégalithes, malheureusement détruits lors de la Première Guerre mondiale. Des traces subsistent néanmoins avec notamment le polissoir, découvert en 1968. Voilà probablement pourquoi Féchain s’appelait autrefois Felshen (nom d’origine germanique signifiant la pierre).

De petites fermes gauloises furent érigées à Féchain lors du second âge du fer (entre le XVIe siècle av. J.-C. et le IXe siècle av. J.-C.). Plusieurs tombeaux gaulois atrébates datant du Haut empire romain (entre le Ier siècle et le IIIe siècle) ont également été découverts sur le territoire.

De 400 à l’an mil, les rois francs mérovingiens, puis carolingiens administrent leur royaume en le divisant en comtés. La rive gauche de la Sensée fait alors partie du comté d’Ostrevant. La rive sud est répartie entre le comté d’Artois et le comté du Cambrésis.

De 879 à 884, les vikings pillent la région. Ils reviendront régulièrement jusqu’à la fin du IXe siècle. En 881, ils incendient Cambrai, Arras et tous les monastères de la Scarpe. Louis III, tente en vain de les arrêter en fortifiant le site de l’ancienne forteresse gauloise d’Etrun-Paillencourt.

Au XIIe siècle, le territoire de Féchain est très morcelé. Ainsi, quatre maisons fortes sont le siège de seigneuries éclissées d'ensembles anciens plus vastes. En outre, la seigneurie de Féchain possède un château qui se trouve au centre du village. Son existence est attestée au XVIIe siècle (notamment dans une gouache des albums de Croÿ), mais il disparait totalement vers 1845. Féchain est alors divisé en plusieurs fiefs relevant de juridictions différentes: le comté de Hainaut et le comté d'Artois et l'évêché de Cambrai.

Sur le plan religieux, Féchain, qui sera par la suite érigé en paroisse indépendante, n'est en 1128 qu'une dépendance de Fressain.

C'est à cette époque que la première mention du village apparait dans les textes, dès 1154, dans le cartulaire de l'abbaye de Vicoigne, sous la forme Fechen. D'autres appellations apparaissent dans les siècles suivants: Fecen (en 1161, dans des titres de l'abbaye Saint-Aubert de Cambrai), Fechaing, Feschen ou encore Fecaing.

En 1200, les anglais détruisent la ville.

En 1230, Hugues de Waziers, seigneur de Féchain, prend le nom de sa terre et se fait appeler Hugo de Fécang.

Les guerres du XVe siècle et du XVIe siècle ruinent à leur tour toute la région. En 1521, François Ier dévaste Bouchain et ses environs.

En 1629, Féchain est administré par Maximilien de Sainte Aldegonde, gouverneur de Bouchain.

De 1659 à 1748, Antoine Hyacinthe de Blondel Drouhot est le seigneur de Féchain et du Barlet et ses armes, armorial de sable à la bande d’or, sont toujours celles de la commune.

En 1705, la ville est détruite par un ouragan.

Le fils d’Antoine, Louis Hyacinthe de Blondel, baron de Drouhot et seigneur de Féchain s’exile à Tournai lors de la révolution française.

Au printemps 1834 Féchain connait une épidémie de choléra.

Dans la nuit du au , l'église Saint-Vaast est atteinte par la foudre et, malgré les efforts des paroissiens, brule entièrement.

Les conséquences de la Première Guerre mondiale sont encore plus graves puisque la commune est détruite à 80 %, ce qui lui vaut d'être décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec citation à l'Ordre de l'armée.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Féchain (59) nord-france.svg

Les armes de Féchain se blasonnent ainsi :"De sable à la bande d'or" .

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 An VIII Louis Marie Blondel    
An VIII 1813 Ambroise Lefèbre    
1813 1836 Jean-Jacques Lemaire    
1836 1860 Armand Dupuis    
1860 1865 Séraphin Peugnier    
1865 1870 Jean-Pierre Ladrière    
1870 1876 François Bruneau    
1876 avril 1883 Jean-Louis Villette    
mai 1884 Abel Delille    
1902 Antoine Tétar    
1902 9 décembre 1919 Alphonse Villette    
26 août 1933 Pierre Hubert Dupas    
août 1944 Angélus Dupas    
9 mai 1953 Léon Herlaut    
21 mars 1959 Achille Moret    
27 juin 1963 Léon Herlaut    
27 mars 1965 Edmond Boulanger    
24 juin 1995 Henry Datichy    
en cours Alain Wallart    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 848 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
785 844 928 1 057 1 110 1 155 1 126 1 138 1 147
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 155 1 219 1 275 1 336 1 380 1 372 1 373 1 378 1 328
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 282 1 260 1 292 1 180 1 278 1 300 1 293 1 289 1 295
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 402 1 419 1 515 1 842 1 762 1 871 1 843 1 836 1 849
2011 - - - - - - - -
1 848 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Féchain en 2007 en pourcentage[3].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
4,1 
7,4 
75 à 89 ans
13,1 
12,7 
60 à 74 ans
13,2 
20,0 
45 à 59 ans
19,9 
24,1 
30 à 44 ans
18,8 
19,1 
15 à 29 ans
16,3 
16,2 
0 à 14 ans
14,6 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[4].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le polissoir:

En 1968, un polissoir est découvert à Aubencheul-au-Bac lors des travaux d'élargissement de la rive droite de la Sensée. Le mégalithe est alors déplacé à Féchain au niveau de l'église Saint-Vaast.

Ce polissoir date de la période néolithique (entre le LXe siècle av. J.-C. et le XXXe siècle av. J.-C.). Il s’agit d’un monolithe dont la partie supérieure est creusée de cuvettes et de rainures. Il était utilisé pour le polissage des haches en silex. Les cuvettes sont formées par le polissage de la face des haches et les rainures par les tranchants.

Le polissoir, le plus grand de la région, est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1980. Ce grès qui pèse environ 7 tonnes, est haut de 1,10 m. Il faisait partie d'un bloc plus important de 2,00 m de large sur 4,00 m de long.


Trois mégalithes furent recensés sur le territoire de Féchain. Ils furent détruits lors de la Première Guerre mondiale.

Entre Féchain et Aubigny-au-Bac, au bord d’un ancien chemin qui rejoignait Cambrai à Valenciennes, planté dans le bois de nui devant la chapelle Sainte-Anne, un mégalithe ressemblant à une aiguille de grès de 2,50 m environ était appelé la pierre au beurre.

Un tableau de Charles Bigarne, exécuté en 1868, représente la chapelle Sainte-Anne au pied de deux grands arbres parmi lesquels un tilleul dont le tronc atteignait 6 mètres de diamètre. Au premier plan de la toile se dresse la pierre au beurre. Sa forme effilée et la régularité de ses faces font plus penser à une borne qu'à un menhir.

Cette pierre levée, dont l'origine était perdue, a alimenté l'imagination populaire. La légende raconte qu’en approchant l’oreille, on entendait clairement le bruit de la vieille battant son beurre. On l'appelait aussi la pierre tonnante et depuis sa disparition, c'est la chapelle Saint-Anne qui, selon la croyance populaire, a hérité du pouvoir d'éloigner l'orage de Féchain.

À quelques dizaines de mètres de là, un second mégalithe plus petit a également été détruit au cours de la Première Guerre mondiale. Un troisième mégalithe, dressée à 200 m au nord du cimetière, a subi le même sort.


Pilier de l'ancienne église
L'église Saint-Vaast

Dédiée à Saint-Vaast, la première église de Féchain datait du XIIIe siècle.

Orientée est-ouest, elle reposait sur des murailles basses et épaisses, en briques ordinaires, sur six larges piliers dont la base seule était en pierre (le chœur, en hémicycle, était moins élevé que la nef principale). D'un côté se trouvait une petite sacristie; de l'autre, la chapelle dite du château. Opposée au chœur, s'élevait une tour carrée qui mesurait 25 mètres environ et était surmontée d'une flèche. Le plafond de la nef était un lambris en forme de berceau ogival. L'église fut totalement détruite lors d'un incendie provoqué par la foudre dans la nuit du au .

C'est en 1902 que la construction de l'église actuelle est entreprise. Elle fut bénie le . Elle développe une architecture simple de style néo-roman sur un plan à trois nefs.


La chapelle Saint-Roch

Cette chapelle communale est implantée au croisement de la rue Alfred Merliot et de la rue de l'Egalité.

Un plan de Féchain de 1690 prouve la présence à cet endroit d'une chapelle Saint-Roch; existence confirmée au XVIIIe siècle par deux autres plans: elle était bâtie à l'extrémité de la seigneurie de Féchain. Cette construction a dû disparaitre à la Révolution française, car elle ne figure plus sur le cadastre de 1812, mais son souvenir reste présent dans les mémoires puisque la rue de l'Égalité qui la longeait du côté de sa façade s'appelait alors rue de la Chapelle Saint-Roch. En 1865, le plan cadastral nous la signale reconstruite au même emplacement à la croisée des deux rues; elle a sans doute été réédifiée au milieu du XIXe siècle lors d'une épidémie de choléra. Endommagée lors de la Première Guerre mondiale, elle sera rebâtie entre 1924 et 1925, en même temps que la chapelle de l'Érmitage avec laquelle elle a des liens de parenté évidents: mêmes matériaux employés, traitement ornemental identique; ce sont deux constructions jumelles, conçues et réalisées par les mêmes personnes.


La chapelle Sainte-Anne

Implantée sur le territoire de la commune de Féchain aux confins d'Aubigny-au-Bac, en bordure de la route départementale 148 reliant ces deux localités, cette chapelle communale est isolée à proximité des marais. Deux grands tilleuls, à l'arrière de l'édifice, constituent le décor végétal qui ajoute encore au caractère champêtre du site.

L'absence de preuves écrites réduit aux conjectures la probable antiquité de cette fondation. Elle est connue localement sous le vocable de chapelle de l'Érmitage, du nom d'un lieu-dit qui conserve le souvenir d'anachorètes ayant vécu dans les parages à une époque reculée. Autrefois, elle était dédiée à Notre-Dame des Fontaines ce qui tendrait à démontrer qu'une source existait à cet endroit. Or on sait que l'Église a christianisé certaines sources notamment quand un ermite vivait à proximité. C'est au XVIIe siècle ou au XVIIIe siècle que l'ancien vocable a été abandonné et que la chapelle a été placée sous le patronage de sainte Anne. Détruit pendant la Première Guerre mondiale, l'édifice a été reconstruit entre 1924 et 1925.


La chapelle Sainte-Marie

Cette chapelle privée est située au centre du village, à proximité de la place, rue Pierre Bochu, à côté du portail de la ferme Dessery.

Une chapelle dédiée à Notre-Dame-de-Bonsecours existait déjà en 1840, mais elle est tombée en ruines. L'oratoire actuel fut construit en 1850 par François-André Delille, cultivateur à Féchain. à l'origine consacrée à sainte Marie, elle est désormais appelée chapelle de la Vierge.


La grotte Notre-Dame de Lourdes

Cette grotte communale, accolée au côté gauche du chevet de l'église Saint-Vaast, est située dans un petit square planté d'arbres. La grotte est inaugurée le par l'archevêque de Cambrai.

Construite grâce à la souscription volontaire des paroissiens et au regroupement de blocs de grès donnés par des cultivateurs, elle est unique dans sa structure de pierres naturelles. Elle a une hauteur de 5,50 m et une longueur de 12,00 m.

On ne célèbre plus de messe à la grotte pour l'Assomption; en revanche, pendant tout le mois de mai, on y récite encore le chapelet chaque jeudi soir entre 18 et 19 heures.

  • Le Fraitmelz:

La ferme située dans la rue Jean-Baptiste Hosselet est une ancienne demeure seigneuriale du XVIIIe siècle: la maison forte du Fraitmelz.

D'après la date gravée sur l'une des pierres du pigeonnier, les bâtiments ont été reconstruits ou restaurés en 1739. La maison forte était autrefois entourée de fossés de cinq à six mètres de large, qui ont subsisté jusqu'en 1914. À l'origine, la ferme comportait deux bâtiments identiques construits de chaque côté du porche. Aujourd'hui, seuls l'entrée et le corps de logis ouest subsistent. Ce logis est bâti de plain pied sur un soubassement en grès. L'épaisseur des murs visible au niveau des fenêtres atteste de l'ancienneté de la bâtisse.

Symbole de privilège seigneurial, la présence d'un colombier au centre de la propriété laisse penser que cette ferme a peut-être appartenu à une abbaye ou à une famille noble. Ce colombier privé est visible de la rue.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • La foire à l'oignon:

Dès le XIXe siècle, on trouve trace de plusieurs ducasses à Féchain: l'une le premier dimanche qui suit le 8 septembre, une autre le premier dimanche du mois d'octobre.

En 1898, la ducasse d'octobre est déplacée au premier dimanche du mois d'avril, puis à Pâques. À partir de 1907, dernier changement, la ducasse se déroule désormais le troisième dimanche de mai.

Le , la commune de Féchain organise sa première foire à l'oignon. Plus de 30000 personnes découvrent alors cette nouvelle foire et dégustent la fameuse soupe à l'oignon. Depuis, la tradition perdure chaque année.

  • Andy, le géant en fauteuil roulant:

Dans la continuité de la tradition et à l'occasion de la proclamation de 2003, année européenne des personnes handicapées, un nouveau géant est né: Andy.

Andy fait partie des géants traditionnels. C'est aussi le premier géant handicapé d'Europe en fauteuil. Il symbolise l'intégration du handicap dans le monde moderne. Il pèse 75 kg et mesure 2,70 m.

Andy a été baptisé à Arleux le . La marquise de Trainel est sa marraine et Ignace de Fressain son parrain.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Maximilien de Sainte Aldegonde (1586-1635):

Maximilien de Sainte Aldegonde, gouverneur de Bouchain, chevalier de l'Ordre de la Toison d'or, administre Féchain en 1629.

Il meurt le à Saint-Omer.

  • Auguste le Clément de Taintignies (1779-1818):

Le chevalier Auguste Hubert Marie le Clément de Taintignies est né à Féchain le .

Ancien adjoint au maire de Tournai, il devient le maire d'Erelez-Tournai.

Auguste le Clément de Taintignies meurt le à Tournai.

  • Louis le Clément de Taintignies (1789-1834):

Louis Lamoral le Clément de Taintignies est né à Féchain le .

Page à la cour de France puis lieutenant dans le Ier de Hussards, et enfin chef d'escadron dans le XIIIe, officier d'ordonnance de Napoléon, chevalier de la légion d'honneur, Louis le Clément de Taintignies meurt le à Tournai.


Irma Sablon

Irma Aglaé Laurette Sablon est née à Bermerain le .

Elle passe 85 ans à Féchain, au 40 de la rue Jean-Baptiste Hosselet. Nommée le , elle occupe durant 37 ans le poste d'enseignante. Elle prend la direction de l'école de Féchain en 1872.

A 107 ans, Irma Sablon est élevée au rang de chevalier de la légion d’honneur et d'officier de l’instruction publique et devint la doyenne des français.

Irma Sablon meurt le à l'âge de 108 ans.

L'école maternelle du village, inaugurée le , lui rend hommage en portant son nom.


Ernest Cavro est né à Lécluse le .

Il est le neveu d'Irma Sablon. Il entre à l’école normale de Douai, promotion 1896-1899. Il enseigne à Roubaix, jusqu’à sa retraite en 1934.

Passionné d'entomologie, il écrit un premier ouvrage en 1909 sur les hyménoptères du Nord à la demande du directeur du muséum d'histoire naturelle de Lille. En 1925, il fait don au musée d’une très importante collection de ces insectes.

Conservateur à l’école nationale supérieure des arts et industries textiles de Roubaix de 1907 à 1940, il réorganise complètement ce musée, fort de nombreuses sections telles que peinture, sculpture, arts décoratifs, tissus, numismatique, préhistoire, oiseaux, et y ajoutera la géologie, minéralogie, et bien sûr, l’entomologie.

Il reçoit la médaille des palmes académiques en 1927 et est élevé au rang de chevalier de l’ordre national du Mérite en 1966.

Retraité, il s'installe à Féchain, rue Jean-Baptiste Hosselet. Ernest Cavro disposait alors de plus de 15000 insectes qu’il confia au muséum de Paris, donna d’autres insectes et oiseaux à celui de Douai, ses ouvrages à la bibliothèque d’Annappes.

Ernest Cavro meurt le à l'âge de 93 ans.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]