Abscon

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Abscon
mairie
mairie
Blason de Abscon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Valenciennes
Canton Denain
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut
Maire
Mandat
Gilbert Défossé
2014-2020
Code postal 59215
Code commune 59002
Démographie
Gentilé Absconnais
Population
municipale
4 244 hab. (2011)
Densité 584 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 20′ 05″ N 3° 18′ 10″ E / 50.3347222222, 3.30277777778 ()50° 20′ 05″ Nord 3° 18′ 10″ Est / 50.3347222222, 3.30277777778 ()  
Altitude Min. 38 m – Max. 64 m
Superficie 7,27 km2
Localisation

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Liens
Site web abscon.fr

Abscon est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais, arrondissement de Valenciennes, à l'ouest de Denain.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située à 20 minutes de Douai, ou encore à 10 minutes de Valenciennes, Abscon possède une situation géographique privilégiée. Au contact d'une autoroute, cette ville est la dernière limite du Hainaut et touche le Douaisis. À 59 mètres d’altitude et peuplée de 4 228 habitants, la ville d’Abscon s’étend sur 727 hectares.

Cette ville, dite « en croix », est décrite suivant deux routes concourantes aux « 4 chemins » délimitant le centre-ville. Les corons, installés avec les anciennes activités minières, et les commerces s'étendent de part et d'autre de ces deux grandes rues dont une route nationale.

Position d'Abscon par rapport aux communes limitrophes
Communes limitrophes d’Abscon
Somain Fenain Erre
Aniche Abscon Escaudain
Émerchicourt Mastaing Rœulx

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Voie de communication et transport[modifier | modifier le code]

La commune était desservie par les transports en commun ferroviaire à la gare d'Abscon.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Absconium, Cartulaire de Marchiennes, 1123 Absconsum, Le Glay.Camerac.Christ. p. 147. Absconditum. Asconuim, Mirœus,Op. dipl. 1. 113. Ascons, Jean Froissart, Liv.1 ch. 113[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Il y a 40 millions d'années, une mer intérieure recouvrait Abscon et ses environs ce qui rend son sous-sol calcaire.

Antiquité[modifier | modifier le code]

À l'époque romaine, le lieu est entouré d'une immense forêt. Quand les Romains envahissent la région, ils s'installent dans les anciennes demeures abandonnées par les gaulois. Ils remarquent qu'ils sont bien protégés par les bois environnants et appellent le lieu Abscondinium, Absconditum signifiant "caché". Des fouilles archéologiques ont d'ailleurs permis de découvrir un temple druidique et des sépultures gauloises. Au fil des âges, le mot se métamorphose et devient Abconium en 1103, Abscons en 1349, Abescon en 1700 et enfin Abscon.

Le village est évangélisé au IIIe siècle par saint Piat, époque à laquelle Rome envoie des apôtres dans les Gaules : ceux-ci fondent de nombreux monastères où les religieux travaillent à l'évangélisation.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vers 630, Adalbaud, comte de Douai, fonde l'abbaye de Marchiennes. Quand il meurt assassiné, sa femme qui ne se remarie pas, se réfugie au monastère de Marchiennes. Devenue sainte Rictrude, elle lègue tous ses biens (dont Abscon et les terres qui l'entourent) à ladite abbaye. Abscon en porte d'ailleurs les armoiries. À noter que la statue de sainte Rictrude se trouve à l'église de Marchiennes.

Au XIe siècle, Abscon est érigé en paroisse. L'église est dédiée à Saint Brice qui en est toujours le patron. Un siècle plus tard, le village compte environ 80 habitants. Il brûle en 1340, pendant la Guerre de Cent Ans, incendié pour moitié par les Douaisiens, alliés des Français et pour l'autre moitié par la garnison de Bouchain.

De Charles Quint à la Révolution française[modifier | modifier le code]

Située dans une zone frontière, Abscon est plusieurs fois incendié en raison de guerres fréquentes. Pendant 80 ans, le village est occupé par les troupes de Charles Quint.
Au XVIe siècle, Abscon prend de l’importance comme groupement rural : en 1553, on recense 180 habitants (pour 36 foyers) principalement groupés autour de l'église et le long de la voie axiale menant à Mastaing et Marquette. À l’aube de la Révolution, la population a pratiquement doublé.
Le 8 janvier 1790, la paroisse d'Abscon qui devient une commune, passe de la prévôté de Bouchain au district de Valenciennes.

Le 5e régiment de hussards appartenait à l'armée du Nord, commandée par le général Pichegru. Le 5e Hussards bouscule un régiment de dragons hessois, dans les opérations du 18 et 19 avril 1794 à Abscon, capturent le colonel, de nombreux officiers et 120 dragons montés.

Le XIXe siècle : l'essor industriel[modifier | modifier le code]

Avec l’ouverture de la Fosse de la Pensée, l’année 1822 inaugure une nouvelle ère grâce à la Compagnie des mines d'Anzin.

En 1830, la mise en service de la Fosse Saint-Marck puis en 1856 celle du Puits Casimir-Périer provoquent un important accroissement de la population et modifient la physionomie du village, notamment par la construction des premiers corons. La présence conjuguée de la houille, de la chaux et de la Grande route amènent en 1833, l’implantation d'une sucrerie. Reprise par M. Delloye en 1913, celle-ci ferme ses portes en 1963. En 1841, la commune est reliée au chemin de fer du Nord de Somain. En 1854, une verrerie, s’implante également à proximité de la Fosse Saint-Marck et fonctionne jusqu’à l’aube de la Première Guerre mondiale.

Enfin, en 1886, on inaugure la mairie.

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

En septembre 1914, les allemands installent un champ d'aviation à l’emplacement actuel de la Cité du 11-Novembre et de la Résidence du Château d'eau. Le 18 octobre 1918, Abscon est libéré par les troupes canadiennes. Les années 1920 voient la reconstruction et l’arrivée massive des émigrés polonais venus remplacer la main-d'œuvre minière disparue lors de la Grande Guerre. Le village poursuit son extension par la construction de la Cité du Chaufour.

La Fosse de la Pensée est abandonnée en 1928 et sert de retour d'air à sa voisine la Fosse Casimir-Périer, avant de disparaître et d’être remblayée en 1950.

À partir de 1956, le programme d’amélioration de l’habitat se traduit par la construction d’écoles, de nouveaux lotissements et d’un château d'eau. Fin 1968, la Fosse Saint-Marck est à son tour fermée.

Après une période de déclin industriel qui dure près de 15 ans, Abscon s’agrandit et s’embellit. L’ancienne église bâtie en 1892 et fermée au culte en juillet 1969 à cause d'affaissements miniers, est remplacée par un nouvel édifice inauguré en 1981. La rénovation se poursuit en janvier 1989 par l’ouverture d’un nouveau centre administratif puis par l'agrandissement des groupes scolaires, la construction d’une salle de sports, d'une nouvelle gendarmerie, de la Cité des Aulnes, la Cité des Sycomores, la Cité des Acacias

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les résultats de l'élection présidentielle de 2012 dans cette commune sont les suivants[2] :

Candidat Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Eva Joly (EÉLV) 24 1,11
Marine Le Pen (FN) 656 30,33
Nicolas Sarkozy (UMP) 359 16,60 730 37,21
Jean-Luc Mélenchon (FG) 344 15,90
Philippe Poutou (NPA) 46 2,13
Nathalie Arthaud (LO) 20 0,92
Jacques Cheminade (SP) 4 0,18
François Bayrou (MoDem) 82 3,79
Nicolas Dupont-Aignan (DLR) 42 1,94
François Hollande (PS) 586 27,09 1232 62,79
Inscrits 2783 100,00 2782 100,00
Abstentions 587 21,09 628 22,57
Votants 2196 2154
Jean-Luc Mélenchon (FG) 344 15,90
Philippe Poutou (NPA) 46 2,13
Nathalie Arthaud (LO) 20 0,92
Jacques Cheminade (SP) 4 0,18
François Bayrou (MoDem) 82 3,79
Nicolas Dupont-Aignan (DLR) 42 1,94
François Hollande (PS) 586 27,09 1232 62,79
Inscrits 2783 100,00 2782 100,00
Abstentions 587 21,09 628 22,57
Votants 2196 79,91 2154 77,43
Blancs et nuls 33 1,50 192 77,43
Blancs et nuls 33 1,50 192 8,91
Exprimés 2163 98,50 1962 91,09

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
 ???? août 1977[3] Édouard Assez   Décédé en fonction
1977 août 1981[3] Raymond Bey   Décédé en fonction
4 octobre 1981 1er janvier 2000 Jeanne Lécu[3]   Institutrice retraitée
2000[3] 2008 Pierre Bricout    
2008 En cours Gilbert Défossé DVG réélu pour le mandat 2014-2020[4]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Valenciennes, du tribunal de grande instance de Valenciennes, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Valenciennes, du conseil de prud'hommes de Valenciennes, du tribunal de commerce de Valenciennes, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 244 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
425 502 675 939 997 1 221 1 344 1 464 1 630
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 608 1 650 2 280 2 745 2 996 2 948 2 810 2 919 2 912
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 053 3 250 3 150 4 359 4 308 4 244 4 289 4 445 4 819
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
4 899 4 636 4 213 3 954 4 135 4 161 4 152 4 228 4 244
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Abscon en 2007 en pourcentage[7].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,7 
75 à 89 ans
10,9 
11,8 
60 à 74 ans
14,2 
20,8 
45 à 59 ans
18,6 
20,2 
30 à 44 ans
18,4 
18,6 
15 à 29 ans
18,2 
22,6 
0 à 14 ans
19,0 
Pyramide des âges du département du Nord en 2010 en pourcentage [8].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,0 
75 à 89 ans
8,7 
11,5 
60 à 74 ans
12,7 
19,5 
45 à 59 ans
19,3 
20,5 
30 à 44 ans
19,4 
21,9 
15 à 29 ans
20,3 
21,4 
0 à 14 ans
18,9 


Santé[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Abscon fait partie de l'académie de Lille.

Sports[modifier | modifier le code]

Média[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Vestiges d'un ancien château dont il reste un pignon du XVIIIe siècle ;
  • Maisons anciennes dont une datée de 1765 ;
  • Mairie construite en 1886, place du Général-de-Gaulle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Robert Witchitz
  • Charles Van Coppenolle : mineur à la Fosse Saint-Marck, il s'engage dans l'armée en 1913. Lieutenant en 1916, il enlève avec sa compagnie le Mort-Homme à Verdun. Il reçoit alors la Croix de Guerre et figure dans le magazine L'illustration. Devenu lieutenant-colonel, il entre dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale et participe à de nombreuses batailles, notamment en Syrie. Élu maire de la commune en 1959, il meurt le 15 octobre 1968.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville d'Abscon

Blasonnement :

D'or à une escarboucle de sable chargée en cœur d'un rubis de gueules.

Folklore[modifier | modifier le code]

Les géants Adalbaud et Rictrude

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Page 395- Satistique archéologique du Département du Nord - seconde partie- 1867- Librairie Quarré et Leleu à Lille, A. Durand 7 rue Cujas à Paris - archive du Harvard Collège Library - numérisé par Google Books
  2. Ministère de l'Intérieur - Nord (Nord-Pas-de-Calais), « Résultats de l'élection présidentielle de 2012 à Abscon » (consulté le 27 juin 2014)
  3. a, b, c et d Y. C., « Jeanne Lécu, la pionnière, élue en 1981 à Abscon », La Voix du Nord,‎ 19 mars 2008 (lire en ligne).
  4. C. V., « Abscon : Gilbert Défossé réélu maire dans une ambiance tendue », La Voix du Nord,‎ 4 avril 2014 (lire en ligne).
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. « Evolution et structure de la population à Abscon en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 juillet 2010)
  8. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 mai 2014)