Licence de pilote privé

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Une licence américaine plastifiée de 2006
Une licence PPL (A) française (2013)

La licence de pilote privé, ou Private Pilot License abrégé PPL en anglais, est la licence de pilote privé qui permet de piloter des avions à moteurs dans la plupart des pays industrialisés selon des standards et des exigences de qualification homogènes. Elle permet d'emporter des passagers, mais n'autorise pas le transport commercial rémunéré. Elle est une première étape obligée vers des licences plus évoluées (vol aux instruments, multi-moteurs, professionnelles).

Généralités[modifier | modifier le code]

Une licence PPL peut être délivrée dans plusieurs pays du monde qui la reconnaissent mutuellement. La licence PPL est ainsi délivrée par la FAA pour les certifications aux États-Unis, la JAA pour les certifications européennes, CASA pour l'Australie, et Transport Canada pour le Canada, Chaque organisation peut formuler ses propres exigences pour délivrer une licence PPL mais de manière générale, les standards minimaux sont homogènes dans toutes ces régions du monde.

En Europe, cette licence a remplacé en France le TT (titre de tourisme) qui lui-même avait remplacé le « 2nd degré », le BB (brevet de base de pilote d'avion) ayant lui remplacé le « 1er degré ».

La formation est dispensée par un instructeur qualifié soit dans une école professionnelle agréée soit dans un aéro-club (association loi de 1901).

Aptitude[modifier | modifier le code]

Le caractère particulier du vol de loisir implique généralement un contrôle des capacités physiques et mentales du pilote privé. Ce contrôle ne fixe pas de limite d'âge haute pour le pilote : seule sa capacité au moment de l'examen est prise en compte.

En France, le statut d'élève-pilote est subordonné à l'obtention d'un certificat d'aptitude physique et mentale de classe II délivré par un médecin titulaire d'une qualification de médecine aéronautique et à une déclaration de début de formation délivrée par le chef-pilote.

Formation théorique[modifier | modifier le code]

Avant de se présenter au test pratique, le pilote doit avoir réussi un examen théorique composé de questions, réparties en thèmes[1]. Selon les pays, on trouvera des thèmes tels que :

  1. réglementation
  2. mécanique du vol
  3. performances et préparation du vol
  4. procédures opérationnelles
  5. facteurs humains
  6. communications
  7. météo
  8. navigation

Il faut par exemple un minimum de 60 % de bonnes réponses au Canada (75 % en France). Pour se présenter au test théorique, aucun âge minimum n'est requis, mais l'épreuve théorique étant valable 2ans, il est inutile de le passer avant ses 15 ans révolus. Pour se présenter au test pratique, il faut avoir 17 ans révolus et avoir effectué au minimum 45 heures de vol dont 25 en instruction et 10 en solo supervisé (dont cinq hors du circuit d'aérodrome et un vol de plus de 150 NM avec deux étapes intermédiaires différentes).

Formation en vol[modifier | modifier le code]

Même s'il n'y a pas d'âge minimum prévu par la réglementation pour commencer la formation, le premier vol seul à bord (dit solo) ne peut pas intervenir avant 15 ans révolus (variable selon les pays, ainsi au Canada l'age minimum est de 14 ans).

Les formations en vol sont les applications pratiques des cours théoriques Pour acquérir de l'expérience pendant vos formations en vol vous allez aborder les sujets suivants :

  • familiarisation ;
  • connaissance de l'aéronef et préparation du vol (dont visite pré-vol) ;
  • commandes auxiliaires ;
  • circulation au sol ;
  • assiette et mouvement (manœuvres de base) ;
  • vol rectiligne en palier ;
  • montée ;
  • descente ;
  • virage ;
  • vol lent et approche du décrochage ;
  • vrille ;
  • spirale ;
  • glissade ;
  • décollage ;
  • le circuit ;
  • approche et atterrissage ;
  • premier vol en solo ;
  • atterrissage de précaution ;
  • vol sans visibilité ;
  • procédures d'urgence.

Prérogatives[modifier | modifier le code]

Le détenteur du PPL peut voler sans rémunération (mais partage des frais avec les passagers) au-dessus du territoire français et européen (avec connaissances de l'anglais ou de la langue du pays survolé) sur un avion pour lequel le pilote est qualifié. Le partage des frais se fait à parts égales avec le pilote et les passagers (heures de vol + taxe d'atterrissage). Exemple : si le montant de la navigation s'élève à 400 €, la quote-part pour chacun sera de 100 €.

Important

S'assurer auprès de son aéro-club des clauses de l'assurance pour l'emport des passagers ; certains aéro-clubs côtisent au minimum pour limiter les frais. (Source DGAC)

Coût[modifier | modifier le code]

Coût d'un PPL en aéro-club français : compter à partir de 150 € de l'heure pour un avion école et entre 0 et 50 € de l'heure pour l'instructeur. Le total s'élèverait donc entre 5500 € et 7 000 €, à répartir sur une période de un à deux ans suivant la disponibilité. Cela revient généralement plus cher dans une école professionnelle, où l'ensemble du personnel est rémunéré, alors que les aéroclubs sous loi 1901 française font largement appel au bénévolat. Les tarifs varient fortement en fonction du pays, de l'aérodrome, de l'avion, et des formations offertes.

Qualifications supplémentaires[modifier | modifier le code]

La qualification de classe obtenue est dans l'immense majorité des cas celle permettant de voler sur un avion monomoteur à pistons terrestre ou SEP(t). Le pilote peut, après le PPL :

  • obtenir les mentions suivantes liées à la SEP(t) et apposées sur le carnet de vol par un instructeur :
    • avion à train rentrant (RU Retractable Undercarriage),
    • avion à train classique (TW Tail Wheel),
    • avion à hélice à pas variable (VP),
    • voltige (figures simples et inversées),
    • montagne (pour atterrir sur les altisurfaces et altiports),
  • passer les qualifications de classe (familles d'avion), de type (d'avion), ou autres suivantes :

Niveau de langue[modifier | modifier le code]

Depuis le 5 mars 2008, il est demandé aux pilotes non anglophones de justifier de leur niveau d’expression et de compréhension suffisants de la langue utilisée dans les communications radiotéléphoniques pour pénétrer un espace aérien étranger (la langue universelle du contrôle aérien étant l'anglais) ou voler dans l'espace d'un pays multi-lingue. Il est donc désormais possible de passer, notamment en France et au Canada, un test d'évaluation en langue anglaise auprès d'une autorité de délivrance. En France, c'est la DGAC (FCL.055) qui gère ce test. Au Canada, il est possible de passer un test d'évaluation linguistique pour une langue ou pour deux langues, sans distinction de préférence entre l'anglais et le français. En pratique, dans ce pays, le contrôle aérien fonctionne sur tout le territoire a minima en anglais.

Le test permet de certifier une capacité de langue dans le contexte aérien et non de manière générale. Bien que parfois exigé par les écoles de pilotage (en particulier au Canada), il ne possède pas de caractère d'exigence pour obtenir le PPL. Ce test est en revanche obligatoire pour les vols IFR, et donc pour les titulaires de la qualification IFR.

Validité de la licence[modifier | modifier le code]

La licence est automatiquement renouvelée tous les deux ans, à condition que le pilote ait effectué au moins 12 heures de vol et 12 décollages et atterrissages pendant les 12 mois précédents la date de fin de validité, dont un vol d'au moins 1h avec un instructeur FI. Dans le cas contraire, la licence devient périmée, et il est nécessaire de suivre un vol avec un instructeur habilité ou un examinateur pour la réactiver[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]