Adrian Dantley

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Adrian Dantley Portail du basket-ball
Fiche d’identité
Nom complet Adrian Delano Dantley
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Naissance (58 ans)
Washington DC
Taille 1,95 m
Situation en club
Club actuel retiré
Numéro 44, 4, 45, 7
Poste Arrière - Ailier
Carrière universitaire ou amateur
1973-1976 Notre Dame
Draft NBA
Année 1976
Position 6e
Franchise Buffalo Braves
Carrière professionnelle *
Saison Club Moy. pts
1976-1977
1977-1978
1978-1979
1979-1980
1980-1981
1981-1982
1982-1983
1983-1984
1984-1985
1985-1986
1986-1987
1987-1988
1988-1989
1989-1990
1990-1991
Buffalo Braves
Pacers / Lakers
Lakers de Los Angeles
Jazz de l'Utah
Jazz de l'Utah
Jazz de l'Utah
Jazz de l'Utah
Jazz de l'Utah
Jazz de l'Utah
Jazz de l'Utah
Pistons de Detroit
Pistons de Detroit
Pistons / Mavericks
Mavericks de Dallas
Bucks de Milwaukee
20,3
21,5
17,3
28,0
30,7
30,3
30,7
30,6
26,6
29,8
21,5
20,0
19,2
14,7
5,7
Basketball Hall of Fame 2008

* Points marqués dans chaque club comptant pour le championnat
national et les compétitions nationales et continentales.

Adrian Delano Dantley dit Adrian Dantley (né le 28 février 1956 à Washington DC) est un ancien joueur de basket-ball américain évoluant en NBA au poste d’ailier entre la fin des années 1970 et le début des 90. Choisi par les Buffalo Braves en sixième position de la draft NBA 1976.

Dantley a marqué 23 177 points en 15 saisons soit le 9e plus grand total de la ligue au moment de sa retraite, 54 % de réussite au tir (un chiffre rarement atteint par un joueur extérieur) et une moyenne de 30 points ou plus durant quatre saisons consécutives. Il était notamment reconnu pour son intelligence sur le parquet et son jeu fait à la fois de beaucoup de puissance et d’une finesse rare. L’athlétique ailier était donc autant un shooter extérieur élégant qu’un joueur explosif doté d’un premier pas fulgurant et d’une grande force mentale. On dit que parfois il se laissait contrer sur son premier tir du match pour ensuite passer le reste de la soirée à martyriser son défenseur avec une feinte dont seul lui avait le secret.

Dantley a obtenu une médaille d’or olympique obtenue en 1976, un trophée de meilleur débutant de la ligue et deux titres de meilleur marqueur en NBA. Il a joué pour 7 franchises différentes en NBA sans jamais remporter le titre et a aussi joué dans le championnat italien.

Jeunesse et carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Alors qu’il a à peine 3 ans, ses parents divorcent et le petit garçon est confié à sa mère. Sans repère paternel, Adrian développe un caractère timide et n’exprime que rarement ce qu’il ressent.

Alors au lycée DeMatha de Hyatsville dans le Maryland, son physique légèrement enrobé lui vaut de nombreuses moqueries et beaucoup doutent de sa capacité à jouer au haut niveau. Il emmène néanmoins son lycée vers la meilleure saison de son histoire avec 57 victoires pour seulement 2 défaites et est élu dans la meilleure équipe de lycéens du pays. À cette époque, il travaille sans cesse et n’hésite pas à réclamer la clé du gymnase pour s’entraîner un jour de Noël.

Dantley entame ses études universitaires à Notre Dame en 1973 et doit de nouveau faire face aux sceptiques. Encore une fois il répond sur le terrain en marquant 25,8 points de moyenne sur ses 3 années universitaires et en obtenant 2 distinctions nationales. Fort de cet excellent bilan, il décide de se présenter à la draft NBA 1976 avant même la fin de son cursus.

Carrière en NBA[modifier | modifier le code]

Durant son passage à Notre Dame, il a fait assez de musculation pour ressembler à un véritable athlète. Il en a également profité pour travailler son dribble de la main gauche, devenant presque parfaitement ambidextre. Il est sélectionné en 6e position par les Buffalo Braves avant de disputer les Jeux olympiques où il mène l'équipe des États-Unis au titre suprême en scorant 19,3 points de moyenne sur le tournoi. Sa première saison en NBA est un véritable succès le propulsant d’emblée au rang de star. Il marque 20,3 points, prend 7,6 rebonds et tire avec une réussite de 52 % qui font de lui le meilleur débutant de la saison 1976-77. Pas suffisant néanmoins pour que les Braves décident de construire une équipe autour de lui.

Durant l’été 1977, Dantley est envoyé aux Pacers de l'Indiana en compagnie de Mike Bantom en échange de Billy Knight qui termine une saison à 26,6 points et 7,5 rebonds de moyenne. Dantley ne reste à Indiana que le temps de disputer 23 matches avant d’être proposé aux Lakers de Los Angeles avec qui il termine la saison aux côtés de Kareem Abdul-Jabbar. En 1978-79, il dispute 60 matches pour la franchise californienne marquant en moyenne 17,3 points par match. Il mène la ligue à la réussite au tir comme il le fera quatre autres fois dans sa carrière. En concurrence directe avec un autre ailier présentant les mêmes caractéristiques, Dantley fait l’objet d’un échange. À l’orée de la saison 1979-80, il débarque au Jazz qui vient de déménager de La Nouvelle-Orléans vers Salt Lake City. Il y restera sept ans au cours desquels il va atteindre des sommets en termes de moyenne de points marqués.

Pour sa première saison dans l’Utah, Dantley marque 28 points à 57,6 % de réussite, un pourcentage phénoménal pour un joueur évoluant loin du cercle. Il est convié au premier des six NBA All-Star Game qu’il dispute durant sa carrière. Malheureusement pour lui, il voit son ancienne équipe des Lakers, menée par le débutant Magic Johnson, décrocher le titre NBA. Au cours de ses six autres saisons sous le maillot du Jazz, Dantley se montre aussi constant que prolifique. De 1980 à 1986, il marque entre 26,6 et 30,7 points de moyenne, cela incluant quatre années consécutives à plus de 30 points. Il obtient deux titres de meilleur marqueur de la ligue en 1980-81 et 1983-84, saison au cours de laquelle il devient le joueur nécessitant en moyenne le moins de tentatives de tir pour marquer 30 points (18,2 shoots pour 32,4 points par match). Sa capacité à provoquer des fautes adverses lui permet de tirer plus de 10 lancers francs par match et d’égaler le record de fautes provoquées en une rencontre détenu par Wilt Chamberlain avec 28. Malgré ses statistiques fabuleuses, Dantley ne parvient pas à qualifier le Jazz pour le play-offs lors de ses quatre premières saisons en Utah. De nouvelles critiques s‘abattent alors sur lui. On le trouve égoïste, piètre défenseur et les observateurs n’accordent que peu de crédit à ses performances puisqu’il évolue dans l’une des équipes les plus faibles de la ligue.

Le destin de la franchise change au cours de la deuxième saison de Frank Layden à l'entraînement. En 1983-84, le Jazz remporte en effet son premier titre de champion de la division midwest. Dantley qui avait manqué 60 matches la saison précédente pour une blessure au poignet est élu « Comeback Player of the Year » (joueur ayant effectué le retour le plus spectaculaire). Soudainement la franchise se découvre une équipe performante. Pendant que Dantley mène la ligue aux points, Rickey Green fait de même aux passes décisives, Mark Eaton aux contres et Darrell Griffith aux shoots à 3 points. Au premier tour des play-offs, Utah élimine les Nuggets de Denver avant de tomber face aux Suns de Phoenix. L’équipe participe aux play-offs les deux saisons suivantes mais les relations entre Dantley et Layden se tendent.

Durant l’été 1986, Dantley est échangé contre Kelly Tripucka et prend la direction de Detroit. Pour la première fois de sa carrière, il évolue dans une équipe de haut standing. En deux saisons il tourne à plus de 20 points de moyenne et aide les Pistons à atteindre les NBA Finals en 1988 face aux Lakers. Durant le match 1, il marque 34 points en rentrant 14 de ses 16 tentatives mais ne peut empêcher les californiens de l’emporter en sept manches. Dantley ne sera plus jamais en mesure de glaner le titre suprême en NBA. L’année suivante il est échangé contre Mark Aguirre de Dallas et c’est depuis le Texas qu’il voit les Pistons devenir champions quelques mois plus tard. Âgé de 33 ans, il termine la saison pour les Mavericks en scorant 20,3 points de moyenne. En février 1990, Dantley connaît la seconde blessure importante de sa carrière et manque la fin de la saison. À l’été 1990 il devient agent libre mais ne signe un nouveau contrat qu’en avril 1991 avec les Bucks de Milwaukee.

À 35 ans, il décide de quitter la NBA en laissant derrière lui une trace dans l’histoire de la ligue. En 2011, il est toujours classé 20e sur la liste des plus gros scoreurs avec 23 177 points[1], 11e au nombre de lancers francs tentés avec 6 832[2] et sa moyenne de 24,3 points en carrière est l’une des plus forte jamais enregistrée[3]. L’été suivant, Dantley se rend en Italie pour jouer dans les rangs du Breeze Milan où il tourne à 26,7 points et 59,3 % de réussite avant de devenir entraîneur assistant à l’université de Towson State dans le Maryland. Il exerce actuellement cette fonction dans le staff des Nuggets de Denver auprès de George Karl. Adrian Dantley est devenu membre du Basket-ball Hall of Fame en avril 2008.

Clubs successifs[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Statistiques en carrière : 24,3 points à 54 % de réussite / 5,7 rebonds / 3,0 passes en 955 matches de saison régulière (+ 73 en playoffs)

Records NBA[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « NBA & ABA Career Leaders and Records for Points », sur www.basketball-reference.com (consulté le 5 mars 2011)
  2. (en) « NBA & ABA Career Leaders and Records for Free Throw Attempts » (consulté le 5 mars 2011)
  3. (en) « NBA & ABA Career Leaders and Records for Points Per Game », sur www.basketball-reference.com (consulté le 5 mars 2011)
  4. (en) Chris Tomasson, « Tip-Off Timer: Chamberlain and Dantley's Record 28 Free Throws », sur aolnews.com,‎ 25 septembre 2009

Lien externe[modifier | modifier le code]