Mavericks de Dallas

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Mavericks de Dallas
Logo du club
Généralités
Nom(s) précédent(s) Dallas Mavericks
1980– Aujourd'hui
Date de fondation 1980
Couleurs bleu, blanc et argent
Salle American Airlines Center
(19 200 places
Siège Flag of Dallas.svg Dallas
Drapeau du Texas Texas
Drapeau des États-Unis États-Unis
Manager Donnie Nelson
Entraîneur Rick Carlisle

Les Mavericks de Dallas (Dallas Mavericks en anglais), dits les Mavs, sont une franchise de basket-ball de la NBA basé à Dallas dans l'État du Texas. L'équipe est actuellement la propriété de l'entrepreneur américain Mark Cuban. Les Mavs remportent le Championnat NBA 2011 face au Heat de Miami (4-2).

Salles[modifier | modifier le code]

Historique de la franchise[modifier | modifier le code]

1979-1983 : Une équipe qui apprend[modifier | modifier le code]

En 1979, un milliardaire, Donald J. Carter (Don Carter), aidé du futur manager général de la franchise Norm Sonju, mettent sur pied un dossier afin de créer une nouvelle équipe NBA dans le Texas. Dallas avait déjà accueilli dans le passé des équipes de basket-ball, mais pour le compte de la défunte ligue ABA. L'équipe se nommait alors les Chaparrals de Dallas. Son existence est brève, puisqu'elle ne joue que durant deux saisons, en 1967-68 puis 1972-73, après l'équipe a déménagé à San Antonio pour devenir les Spurs de San Antonio.

Don Carter, le premier propriétaire de la franchise.

En 1980, après le All-Star Game, les responsables de la NBA, à l'issue d'un vote, acceptent la création d'une nouvelle franchise dans le Texas. Après avoir payé un droit d'entrée de 12 millions de dollars, l'équipe du riche Carter fera ses débuts pour la saison 1980-81, et évoluera dans la Midwest division. Le nom de l'équipe provient de la série TV Maverick. Le 10 juin 1980, Dallas sélectionne à la draft, avec son onzième choix Kiki Vandeweghe, qui entre dans l'histoire de la franchise comme étant le premier joueur sélectionné par le club.

Les responsables texans, durant l'expansion draft, qui leur permet de choisir un joueur dans chaque équipe (chaque équipe peut protéger sept joueurs), choisissent de ne pas engager des joueurs d'expérience, voire All-Star, comme Earl Monroe, Rick Barry ou encore Pete Maravich, mais préfèrent miser sur de jeunes joueurs. Sur les 22 joueurs sélectionnés par Dallas, 18 ont moins de trois ans d'expérience. Malgré cela, les Mavericks ont récupéré 11 anciens premiers tours de draft, dont Austin Carr des Cavaliers de Cleveland ancien rookie de l'année, mais en fin de carrière à cette époque. L'entraîneur Dick Motta prend les rênes de l'équipe.

Tout ce beau monde est prêt à jouer dans la Reunion Arena, le stade qu'a fait construire Carter, pour environ 27 millions de dollars. Le cinq majeur est peu connu, puisqu'il est composé de Abdul Jeelani, Jerome Whitehead, Tom LaGarde, Geoff Huston et Winford Boynes.
La première saison est délicate, le club finit avec un bilan de 15 victoires et 67 défaites. Le meilleur marqueur de l'équipe Jim Spanarkel n'a inscrit que 14,1 points tandis que Tom LaGarde mène l'équipe aux rebonds avec 8,6 prises par match.

Dallas effectue des échanges judicieux, notamment de joueurs contre des choix de draft, ainsi Vandeweghe, qui ne voulait pas jouer dans l'équipe, est échangé avec un premier tour de draft de 1986 contre deux premiers tours de drafts 1981 et 1984. Ces deux choix de draft permettent de choisir Rolando Blackman en 1981 puis Sam Perkins en 1984.
Lors de la draft de 1981, Dallas choisit des joueurs qui transforment l'équipe sensiblement. Mark Aguirre avec le premier choix, Rolando Blackman avec le neuvième et enfin Jay Vincent avec le vingt-quatrième choix. Les deux premiers hommes participent à la montée en puissance de Dallas : Aguirre en sept saisons passées dans le Texas affiche une moyenne de 24,6 points par match, et son acolyte ailier Blackman affiche lui une moyenne de 19 points en 11 saisons passées aux Mavericks. Jay Vincent, quant à lui affiche une moyenne de 21 points par match en 1981-82, la meilleure saison de sa carrière.
La saison 1981-82 est légèrement meilleure avec un bilan de 28 victoires et 54 défaites, mais la mauvaise série de 13 défaites en quinze matches durant le mois de décembre, a ôté tout espoir de playoffs. L'avenir semble néanmoins meilleur pour les Mavericks avec Aguirre, Blackman et Vincent, trois rookies de talent.

La saison 1982-83 voit les Mavericks manquer de peu au playoffs. Durant toute la saison, ils peuvent prétendre à une place en playoffs, mais une baisse de régime dans la seconde partie de la saison les prive de cet espoir. Les Mavericks avec un bilan de 38 victoires en 82 matches échouent de peu, mais leur trio infernal continue d'enchaîner les bonnes performances. Le 14 juin 1983, contre Denver, Blackman marque 31 points, Aguirre lui réussit un triple-double avec 30 points, 11 rebonds et 16 passes décisives. Plus tard Aguirre inscrit 44 points.
La direction texane persiste dans ses choix judicieux à la draft, et en 1983, sélectionnant le meneur de l'Illinois, Derek Harper, qui durant sa décennie passée à Dallas affiche une moyenne de 15 points et 6 passes décisives par match.

1983-1988 : L'apprentissage des playoffs[modifier | modifier le code]

Blackman et Aguirre continuent de mener l'équipe à la marque, alimentés en passes décisives par Brad Davis, qui est classé dixième meilleur passeur de la ligue avec 6,9 réalisations par match. La saison 1983-84 des Mavericks est historique puisqu'elle correspond à leur première apparition en playoffs, et Mark Aguirre devient le premier Maverick sélectionné au All-Star Game. En 1983, Dale Ellis un futur All-Star, est drafté.
Durant cette saison 1983-84 le club, avec une bilan de 43 victoires, finit à la cinquième place de la Conférence Ouest, mais échoue en demi-finale de conférence contre les Lakers de Los Angeles, en cinq manches.
La draft 1984, permet la venue du jeune Sam Perkins, un intérieur habile à trois points, qui vient d'être champion universitaire avec l'université de Caroline du Nord. La saison 1984-85 confirme les progrès du club qui termine avec un bilan de 44 victoires pour 38 défaites, obtenant une quatrième place de la Conférence. Aguirre continue de marquer autant qu'il peut, avec un record offensif de 49 points lors d'une rencontre. Son coéquipier Blackman participe au All-Star Game 1985. Cette fois-ci les Mavs sont battus dès le premier tour par les Portland Blazers.
Les saisons suivantes se ressemblent, les Mavericks sélectionnent à la draft des futurs bon joueurs, comme Detlef Schrempf en 1985, Roy Tarpley un intérieur de l'université du Michigan qui marquera la franchise, en 1986… Et en 1985 obtiennent par un échange la venue de James Donaldson, un pivot futur All-Star.
Dallas réalise de bonne saisons régulières, 44-38 et 55-27 en 1986 et 1987, mais l'aventure en playoffs est courte : durant les playoffs 1986, Dallas est encore sorti en demi-finales de Conférence par les Lakers et en 1987, Seattle bat dès le premier tour les texans. Dale Ellis qui a été transféré aux Sonics contribue à l'élimination de son ancienne équipe, grâce à son adresse à trois points.

1987-1988 : À une victoire des finales NBA[modifier | modifier le code]

Dallas dispose d'une équipe forte, Mark Aguirre, Sam Perkins, James Donaldson, Derek Harper et Rolando Blackman ; ainsi qu'un banc de qualité avec Detlef Schrempf, Roy Tarpley, et Brad Davis. La saison 1987-88 est l'apothéose de ce groupe, au niveau personnel, Aguirre continue d'affoler les compteurs avec 25 points par match, lui Donaldson joue le All-Star Game 1988, de plus Roy Tarpley est élu le meilleur sixième homme de la NBA.
Le groupe plus rôdé à la pression des playoffs, connaît le meilleur parcours de son histoire, après avoir sorti Houston puis Denver, les Mavs affrontent en finale de Conférence leur bête noire, les Lakers de Los Angeles. Aguirre et sa bande poussent Magic Johnson et les siens jusqu'à la septième manche. Les texans échouent au pied des finales NBA, en s'inclinant 102-117 lors du match décisif.

1989-1994 : Les débuts d'une décennie de disette[modifier | modifier le code]

La saison 1988-89, est une saison noire : les Mavs sont privés de playoffs. Roy Tarpley est suspendu toute la saison pour usage de stupéfiant, la star Mark Aguirre est échangé contre Adrian Dantley, talentueux mais dépressif, Schrempf est échangé contre Herb Williams des Pacers de l'Indiana. Le talent de l'allemand explosera quelques saisons plus tard. À cela s'ajoute en mars la blessure du pivot Donaldson.
La saison suivante 1989-90, les Mavs retournent en playoffs avec un bilan de 47 victoires. Dallas, malgré les mouvements de joueurs, continue d'être une équipe solide des deux côtés du terrain.

La saison précédente n'a été qu'un intermède dans la descente de la franchise. Les choix de draft deviennent moins brillants et les meilleurs éléments partent ou vieillissent et ne sont pas remplacés. Sam Perkins, joueur précieux, alors agent-libre décide de partir vers Los Angeles, à la place arrivent d'anciens All-Stars trentenaires comme Lafayette Lever et Alex English. Tarpley en début de saison est encore suspendu pour usage de drogue, la saison suivante il est encore banni... L'équipe finit avec un triste bilan de 28 victoires et 54 défaites, malgré la présence des toujours brillants Rolando Blackman et Derek Harper.

La saison 1991-92 est du même acabit, l'équipe est minée par la suspension de Tarpley et la blessure de Lever, ancien meneur star, qui ne jouera que 35 matchs en 3 saisons à Dallas à cause de son genou. Le bilan est de 22 victoires et 60 défaites.

La saison 1992-93 est l'une des plus mauvaises de l'histoire de la ligue, l'équipe perd 71 rencontres sur les 82 possibles. Blackman, quatre fois All-Star, meilleur marqueur de l'équipe, est échangé aux Knicks de New York durant l'été 1992 contre des premiers tours de draft. Herb Williams, autre joueur important, libre de tout engagement, part lui aussi durant l'été. Le club porte son quatrième choix de draft sur le talentueux ailier Jim Jackson, mais ce dernier et Carter, toujours propriétaire de l'équipe, n'arrivent pas à se mettre d'accord sur le contrat du rookie, de ce fait il ne peut jouer qu'à partir de la mi-saison. Seul Derek Harper sort du lot, le vétéran tente de tirer son équipe vers le haut, vainement, en marquant 18,2 points par match.
La saison suivante, malgré l'arrivée de Quinn Buckner, un entraîneur talentueux et côté à l'époque, et la présence de deux jeunes prometteurs (Jimmy Jackson et Jamal Mashburn), l'équipe reste dans les profondeurs. Le début de saison est une catastrophe, en janvier le bilan est de trois maigres victoires pour 40 défaites. Le message de Bruckner ne passe pas. Mais l'espoir est de mise, Mashburn domine les rookies dans la catégorie des points marqués avec 19,2 points par match et Jackson est un joueur complet, en témoigne son triple-double réalisé durant la saison.

1994-1996 : Les trois « J » et les faux espoirs[modifier | modifier le code]

Après la catastrophe de la saison précédente, l'entraîneur mythique Dick Motta revient. Les Mavericks obtiennent le second choix de la draft, et s'en servent pour engager le jeune meneur de Californie, Jason Kidd. L'équipe de Dallas semble alors posséder le talent pour redevenir un abonné des playoffs.
Jason Kidd est un meneur prometteur, mais déjà très fort, il finit la saison comme co-rookie de l'année (avec Grant Hill). Ses statistiques sont très complètes, 11.5 points, 5.4 rebonds et 7.7 passes décisives, il réalise quatre triple-doubles cette année, et finit dans les dix meilleurs aux passes décisives et aux interceptions. Il faut ajouter au meneur débutant, les deux autres « J », Jimmy Jackson et Jamal Mashburn, qui marquent plus de vingt-quatre points tous deux. Ces scoreurs sont aidés par Popeye Jones, dixième rebondeur de la ligue avec dix prises et Roy Tarpley de retour qui apporte 12,6 points et 8,2 rebonds par match. Tout ce beau monde finit avec 36 victoires et 46 défaites.

La saison 1995-96, ne confirme pas les progrès, 26 victoires et 56 défaites. Cette contre-performance est due à plusieurs événements : Mashburn talentueux ailier ne joue que les dix-huit premiers matchs, avant d'être écarté des terrains pour cause de blessure au genou. Les deux autres prodiges, Kidd et Jackson ne s'entendent plus, pour des raisons personnelles et cela se ressent sur le terrain. Cela n'empêche pas Kidd, d'être le premier Maverick à être titulaire au All-Star Game 1996. L'absence de vétérans fait aussi terriblement défaut. L'absence d'une menace intérieure, et d'un joueur de talent dans la raquette, oblige l'équipe à tirer à trois points sans arrêt. L'équipe finit d'ailleurs première dans le classement des trois points marqués, avec notamment George McCloud. L'ancien entraîneur-adjoint des Bulls de Chicago, Jim Cleammons, prend en main l'équipe à l'issue de la saison.

La saison 1996-97 est un tournant, même si les résultats de l'équipe sont toujours médiocres, avec 24 victoires et 58 défaites. Les trois J ont beau avoir des statistiques personnelles excellentes, enchaîner les paniers et les passes décisives, les résultats collectifs ne semblent pas suivre. La direction décide de mettre fin à l'expérience. Dès décembre, Jason Kidd est envoyé en compagnie de joueurs de compléments aux Suns de Phoenix en échange de Michael Finley et Sam Cassell entre autres. Plus tard en février, Mashburn est envoyé à Miami contre trois joueurs de complément dont Kurt Thomas. Le dernier « J », Jackson part au cours d'un des plus gros transferts de l'histoire de la Ligue en termes de joueurs inclus dans l'échange. Cinq Mavericks dont Jackson, Cassell et Chris Gatling qui a disputé pourtant le All-Star Game cette saison, sont échangés contre quatre joueurs des Nets du New Jersey.
Durant cette saison, Cleammons, dont l'échec est évident, est remplacé par Don Nelson. Nelson, qui a été plusieurs fois élu entraîneur de l'année avec les Bucks de Milwaukee puis les Warriors de Golden State, mais qui a aussi dirigé la sélection américaine durant les mondiaux de 1994. Toutefois, Don Nelson est un entraîneur contesté. Sa brouille avec Chris Webber et son départ des Warriors semblent avoir expédié les Californiens dans les bas-fonds. Sa dernière expérience chez les Knicks s'est mal terminée, et Don Nelson passe pour un entraîneur vieillissant et conservateur. Son arrivée en cours de saison correspond à une frénésie d'échanges, tant et si bien que seuls deux joueurs font l'intégralité de la saison.

1996-1999 : Les lents résultats de Nelson[modifier | modifier le code]

Mark Cuban, propriétaire des Mavs.

La saison 1997-98 n'est guère glorieuse avec 20 victoires et 62 défaites. Michael Finley s'affirme comme le leader de l'équipe avec 21 points et 4,9 passes décisives par match.
L'équipe est complétée avec Robert Pack, Kurt Thomas, Shawn Bradley, Samaki Walker, Cedric Ceballos et A.C. Green.
La saison 1998-99 écourtée par cause de lock-out, n'est toujours pas synonyme de playoffs pour Dallas. L'équipe affiche un bilan de 19 victoires et 31 défaites, mais la fin de saison est prometteuse avec 15 victoires sur les 25 dernières rencontres. Finley continue de s'affirmer dans l'équipe avec plus de 20 points par match, aidé de l'intérieur Gary Trent qui lui réalise sa meilleure saison. C'est durant cette saison qu'apparaît l'intérieur allemand Dirk Nowitzki. À l'origine drafté par les Bucks de Milwaukee, Nelson obtient sa venue, en l'échangeant contre son rookie sélectionné, Robert Traylor, un imposant pivot.

La saison suivante est prometteuse, avec 40 victoires pour la première fois depuis dix ans, et offre une bonne fin de saison en remportant 30 matchs et n'en perdant que 18. Michael Finley multiplie les exploits, il est l'un des quatre joueurs NBA à marquer plus de 20 points, prendre 5 rebonds et réaliser 5 passes décisives par match. Il réalise, cette saison, quatre triple-doubles. Nowitzki seconde bien Finley avec 17,5 points et 6,5 rebonds de moyenne. Les Mavericks finissent 9e de la Conférence Ouest et premiers non-qualifiés pour les playoffs. En 1999-2000, le club est racheté par le millionnaire Mark Cuban

2000-2005 : De nouveau les playoffs[modifier | modifier le code]

La saison 2000-01 voit la fin de dix ans de disette : le bilan final de 53 victoires pour 29 défaites offre une place en playoffs pour la première fois depuis la saison 1989-90. Durant la saison, Don Nelson doit suivre un traitement pour le cancer de la prostate, il laisse la place pendant son absence à un groupe inexpérimenté d'assistants, menés par son fils Donnie. À la fin de la saison régulière, Dirk Nowitzki devient le premier Maverick à être nommé en All-NBA third team.

l'intérieur de l'American Airlines Center, salle des mavericks depuis 2001.

Durant les playoffs, l'inexpérience des Mavericks leur coûte les deux premiers matchs du premier tour face au Jazz de l'Utah, mais Dallas crée la surprise en remportant les trois manches suivantes pour se qualifier au tour suivant. Ils sont éliminés en cinq manches par leurs voisins des Spurs de San Antonio. La saison suivante est dans la continuité : à la lutte pour le titre de la Division MidWest pendant toute la saison, les Mavericks remportent 57 victoires, soit une de moins que leur record en saison régulière. Mais cela est insuffisant en playoffs : après avoir balayé les Timberwolves du Minnesota au premier tour, Dallas est à son tour éliminé par les Kings de Sacramento en six manches lors du tour suivant.

Logo alternatif des années 2000

L'arrivée de Cuban qui investit des sommes considérables dans les salaires de joueurs, installe les Mavericks parmi les prétendants en titre. Pour preuve la saison 2002-2003 auréolée d'un bilan de 60 victoires et 22 défaites, la meilleure saison de leur histoire. Le trident offensif, composé du canadien, meneur génial, Steve Nash, de l'arrière à tout faire Michael Finley et de l'allemand Dirk Nowitzki, est un des meilleurs trios de la ligue. Mais là encore l'équipe n'atteint pas le titre, battus par les Spurs en finale de conférence, après avoir perdu Dirk Nowitzki en cours de série. Ils réalisent tout de même un singulier record lors du premier match de cette finale, gagné à San Antonio, en rentrant 49 lancers francs consécutifs, après le lancer initial manqué par Eduardo Najera pour terminer le match à 49/50 aux lancers !

Pour la saison 2003-2004, voyant que le « Big Three » ne peut pas atteindre seul le titre, ni même les finales NBA, Mark Cuban décide de renforcer le « Big Three » en acquérant l'ailier Antawn Jamison, doué en attaque et au rebond, et Antoine Walker, la star des Boston Celtics. Ces deux joueurs, fameux pour leurs qualités offensives, manquent néanmoins d'implication en défense, et Walker a de plus la fâcheuse manie de tirer un peu trop au panier...
La sauce de cette équipe composée d'All-Stars en puissance ne prend pas. L'équipe ne gagne que 52 matchs durant cette saison. Elle ne possède pas de pivot digne de ce nom, ce qui oblige parfois Walker et Nowitzki à évoluer à ce poste. Les deux nouvelles recrues, Jamison et Walker, n'ont pas eu l'impact espéré. Les playoffs se terminent dès le premier tour face aux Kings de Sacramento. Jamison est certes élu sixième homme de l'année, mais ce statut de remplaçant ne le satisfait pas. Il est finalement échangé pendant l'été aux Wizards de Washington contre l'arrière Jerry Stackhouse (qu'on comparait à ses débuts à Michael Jordan). Antoine Walker est également transféré aux Hawks d'Atlanta contre le meneur Jason Terry.
Mais l'événement de cet été 2004 est le départ du meneur Steve Nash. Alors agent libre, il décide de retourner dans le club de ses débuts, Phoenix.

Pour la saison 2004-2005, Don Nelson tente de composer un cinq équilibré, avec un vrai pivot... Il fait venir Erick Dampier. Le joueur, qui vient de réaliser la meilleure saison de sa carrière avec Golden State est apporté pour combler les lacunes au rebond et pour épauler Dirk Nowitzki dans la raquette.

Dallas réalise un meilleur exercice, et termine quatrième de la Conférence Ouest. Avant la fin de la saison régulière, Don Nelson abandonne son poste d'entraîneur à son assistant Avery Johnson. Il affirme que les joueurs sont maintenant plus obéissants envers Johnson.

Dirk Nowitzki aux lancers francs en 2005

L'aventure en playoffs aurait pu s'achever dès le premier tour, sans un sursaut d'orgueil de Dallas. Défaits lors des deux premiers matchs à domicile, les Mavs renversent la tendance en battant deux fois les Rockets, chez eux à Houston, et finissent par l'emporter. Au tour suivant, les Dallas affrontent les Suns de Phoenix, où évolue Steve Nash. Le Canadien a transformé le club de l'Arizona : les Suns ont réalisé la meilleure progression sur une saison de l'histoire de la NBA, et Nash a été nommé MVP (meilleur joueur de l'année). Les Mavericks sont finalement battus au bout de 6 manches, impuissants face aux performances offensives (plusieurs pointes à 40 points) de Nash et Stoudemire.

En 2005-2006 l'équipe finit à la troisième place de la ligue en égalant leur record de 60 victoires pour 22 défaites, toujours sous la houlette d'Avery Johnson et avec un Nowitzki montrant des capacités exceptionnelles, il est d'ailleurs nommé dans la All-NBA First Team. Après avoir écrasé 4-0 les Grizzlies, les Mavericks battent les Spurs, la première équipe de la Conférence ouest, au cours d'une série très disputée de 7 matchs qui se finira avec un bilan de 4-3 pour Dallas. Le joueur allemand est d'ailleurs décisif, réalisant une action à trois points dans les dernières secondes du match décisif, pour arracher une prolongation, finalement remportée par les Mavs. Ils se retrouvent en finale de conférence face aux Suns de Phoenix et se qualifient pour la première finale de l'histoire de la franchise en battant les Suns 4-2. Dirk Nowitzki est alors sur un nuage, réalisant deux match à plus de 40 points sur la série, notamment lors du 6e match décisif. En finale, face au Heat de Miami, l'équipe prend un départ canon et, profitant de l'avantage du terrain, mène 2-0 avant de se déplacer en Floride. Malgré des matchs aux scores très serrés, les Mavericks ne parviennent pas à remporter cette précieuse troisième victoire et subissent la loi de Miami porté par un grand Dwyane Wade (MVP de cette finale avec 36,6 points de moyenne). Ils s'inclinent 4-2 perdant le dernier match dans le Texas.

Saison 2006-2007 : un nouveau traumatisme[modifier | modifier le code]

Dirk Nowitzki aux lancers francs

En 2006-2007, les Mavericks de Dallas ont terminé premier (67 victoires-15 défaites) de la conférence ouest et de toute la ligue. Entre le 13 décembre et le 30 mars, les Mavs n’ont perdu que 4 rencontres, pour 47 victoires. Mais les finalistes NBA 2006 sont éliminés dès le premier tour des playoffs par les Warriors de Golden State 4 défaites pour 2 victoires. Dirk Nowitzki, sans doute un peu traumatisé par son échec en finale NBA déçoit (19,7 points et 11,3 rebonds mais surtout 38 % aux tirs et 21 % à trois points), n'étant jamais décisif dans les moments majeurs (8 points à 2/13 dont 0/6 à trois points au 6e match) ; l'absence de vrai pivot n'a pas été compensée non plus par des arrières loin de leurs performances de l'hiver. La présence de Don Nelson, ancien mentor de Nowitzki et d'Avery Johnson, sur le banc des Warriors n'est sans doute pas étrangère à cette défaite, son ancien élève Avery Johnson L'élimination de la tête de série dès le premier tour n’était jusqu’alors arrivée qu’à Seattle (1994) et Miami (1999), qui plus est à une époque où le premier tour n'était disputé qu'au meilleur des cinq matches[1].

2008-2011 : A la conquête du titre[modifier | modifier le code]

Rick Carlisle, entraîneur des Mavs.

Après plusieurs désillusions d'affilée en play-off, Mark Cuban commence une refonte de l'effectif. Ainsi finit l'ère Avery Johnson, remplacé par Rick Carlisle. De 2008 à 2010 l'équipe est totalement modifiée mais toujours articulée autour de sa superstar Dirk Nowitzki : Devin Harris, Josh Howard et Erick Dampier quittent le club, tandis qu'arrivent Jason Kidd, Caron Butler, Tyson Chandler, Shawn Marion, José Juan Barea et les jeunes Français Rodrigue Beaubois et Ian Mahinmi.

Lors de la saison 2008-2009, les Mavericks font partie des favoris pour le titre, Mais ils déçoivent, seulement 6e de la conférence Ouest avec un bilan de 50 victoires pour 32 défaites, ils sont ensuite éliminés dès le 2e tour des play-off par les Nuggets de Denver.

La saison 2009-2010 est plus prolifique, Dallas termine second de la conférence Ouest, avec un bilan de 55 victoires et 27 défaites. Malheureusement, en play-off, ils sont à nouveau très vite éliminés, cette fois-ci par les Spurs de San Antonio sur le score de 4-2.

La saison suivante, la première arrivée est celle du meneur Dominique Jones, acheté 3 millions de dollars aux Grizzlies de Memphis. D'autre part, Dirk Nowitzki prolonge son contrat de quatre ans pour 80 millions de dollars, Brendan Haywood de six ans pour 55 millions de dollars et Ian Mahinmi de deux ans pour 850 000 de dollars. Erick Dampier part au Miami Heat ; Matt Carroll et Eduardo Najera s'en vont à Charlotte en échange des deux pivots Tyson Chandler et Alexis Ajinca. La saison 2010-2011 démarre fort pour les Mavericks, qui, au 27 décembre 2010, comptabilisent 24 victoires et 5 défaites. Mais quelques blessures vont perturber l'équipe, celle notamment de la star du club Dirk Nowitzki pour quelques matchs, suivi par Caron Butler qui lui se blesse pour le reste de la saison. Durant l'absence de Dirk Nowitzki, les efforts des joueurs le remplaçant ne suffisent pas, Rick Carlisle ne peut que constater les dégâts. Le retour du MVP 2007 fait grand bien à l'équipe qui reste longtemps deuxième de la conférence Ouest, avant de voir les Los Angeles Lakers les dépasser en fin de saison régulière. Au milieu de saison, changement dans l'effectif : le pivot français Alexis Ajinça est échangé contre l'ailier des Raptors de Toronto, Predrag Stojaković. L'échange s'avère payant puisque le Serbe réalise par la suite de très bonnes performances, tandis que le besoin d'un autre ailier après la blessure de Caron Butler se faisait ressentir. L'ailier Corey Brewer arrive également depuis les Timberwolves du Minnesota. Dallas termine finalement à la troisième place de la Conférence Ouest et à la deuxième place de la division Sud-Ouest avec un bilan de 57 victoires et 25 défaites. Les Mavericks réussissent de très bons play-offs, ils écartent d'abord Portland (4-2) puis écrasent les Lakers de Los Angeles (4-0) et se défont d'Oklahoma City (4-1) pour arriver en finale contre... le Heat de Miami. C'est donc un « remake » de la finale de 2006 où les Floridiens s'étaient imposés et dont seuls Dirk Nowitzki et le sixième homme Jason Terry sont les rescapés chez les Mavericks. Au cours de ces play-off, on note quelques performances exceptionnelles comme celle de l'intérieur allemand qui marque 48 points au match 1 de la finale de conférence et quelques révélations comme celle du meneur ou arrière portoricain José Juan Barea, qui devient titulaire dans les dernières rencontres de la finale et un des acteurs importants de l'équipe. Finalement, Dallas sort vainqueur de ce duel et prend ainsi sa revanche par rapport aux play-offs 2006 en remportant le titre sur le score de 4-2 et qui plus est, en Floride. Par ailleurs, le capitaine Dirk Nowitzki est récompensé avec le titre de MVP de la finale. Le géant allemand remporte également son premier trophée Larry O'Brien, trophée donné au champion NBA, après treize ans passés à Dallas.

2011 a aujourd'hui : Les Mavericks en baisse de régime[modifier | modifier le code]

PalmarèsZXS[modifier | modifier le code]

Effectif actuel[modifier | modifier le code]

Mavericks de Dallas
Effectif actuel
Entraîneur : Rick Carlisle
Ailier fort, Pivot 45 Drapeau des États-Unis DeJuan Blair Pittsburgh
Meneur 8 Drapeau de l'Espagne José Calderón Espagne
Arrière, Ailier 25 Drapeau des États-Unis Vince Carter North Carolina
Ailier 9 Drapeau des États-Unis Jae Crowder Marquette
Pivot 1 Drapeau d'Haïti Samuel Dalembert Seton Hall
Arrière 21 Drapeau des États-Unis Wayne Ellington North Carolina
Arrière 11 Drapeau des États-Unis Monta Ellis Lanier HS
Meneur 20 Drapeau des États-Unis Devin Harris Wisconsin
Pivot 5 Drapeau des États-Unis Bernard James Florida State
Meneur 3 Drapeau des États-Unis Shane Larkin (R) Miami (FL)
Arrière 7 Drapeau des États-Unis Ricky Ledo (R) Providence
Ailier 0 Drapeau des États-Unis Shawn Marion UNLV
Meneur 33 Drapeau d’Israël Gal Mekel (R) Wichita State
Ailier fort 41 Drapeau de l'Allemagne Dirk Nowitzki (C) Allemagne
Ailier fort, Pivot 34 Drapeau des États-Unis Brandan Wright North Carolina
Pivot 6 Drapeau des États-Unis Tyson Chandler Dominguez High School
Meneur 2 Drapeau des États-Unis Raymond Felton North Carolina
(C) : Capitaine ; (AL) : Agent libre ; (R) : Rookie (ou ou Recrue) - Injured Blessé

Meilleurs marqueurs de l'Histoire de la franchise[modifier | modifier le code]

Marqueurs de la franchise[2]
Place Nom du joueur Pays Points
1er Dirk Nowitzki 1998 - Drapeau de l'Allemagne Allemagne 26 786
2e Rolando Blackman 1981 - 1992 Drapeau des États-Unis États-Unis 16 643
3e Mark Aguirre 1981 - 1989 Drapeau des États-Unis États-Unis 13 930
4e Derek Harper 1983 - 1994 / 1996 - 1997 Drapeau des États-Unis États-Unis 12 597
5e Michael Finley 1996 - 2005 Drapeau des États-Unis États-Unis 12 389
6e Jason Terry 2004 - 2012 Drapeau des États-Unis États-Unis 9 953
7e Brad Davis 1980 - 1992 Drapeau des États-Unis États-Unis 7 623
8e Sam Perkins 1984 - 1990 Drapeau des États-Unis États-Unis 6 766
9e Josh Howard 2003 - 2010 Drapeau des États-Unis États-Unis 6 614
10e Jay Vincent 1981 - 1986 Drapeau des États-Unis États-Unis 6 464
Dernière mise à jour : le 26 juin 2014
En gras : Joueurs évoluant toujours dans la franchise

Records de la franchise[modifier | modifier le code]

Les records individuels pour la franchise sont[2] :

  • Meilleurs marqueurs: Dirk Nowitzki (26 786 points).*
  • Meilleurs passeurs: Derek Harper (5 111 passes décisives).
  • Meilleurs rebondeurs: Dirk Nowitzki (9 096 rebonds).*
  • Meilleurs contreurs: Shawn Bradley (1 250 contres).
  • Meilleurs intercepteurs: Derek Harper (1 551 interceptions).
  • Matchs joués: Dirk Nowitzki (1 108 matchs joués).*

Dernière mise à jour: le 28 avril 2013. * Joueur jouant toujours dans la franchise.

Basketball Hall of Fame[modifier | modifier le code]

Maillots retirés[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Dallas tombe de haut », sur sport.fr,‎ 4 mai 2007 (consulté le 6 janvier 2012)
  2. a et b (en) « Dallas Mavericks Career Leaders », sur .basketball-reference.com (consulté le 28 avril 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]