Mitch Richmond

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Mitch Richmond.jpg
Fiche d’identité
Nom complet Mitchell James Richmond
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Naissance 30 juin 1965 (49 ans)
Fort Lauderdale, Floride
Taille 1,96 m (6 5)
Poids 98 kg (216 lb)
Situation en club
Club actuel Retraité
Numéro 23, 2, 9
Poste Arrière
Carrière universitaire ou amateur
1984-1988 Kansas State Wildcats
Draft NBA
Année 1988
Position 5e
Franchise Warriors de Golden State
Carrière professionnelle *
Saison Club Moy. pts
1988-1989
1989-1990
1990-1991
1991-1992
1992-1993
1993-1994
1994-1995
1995-1996
1996-1997
1997-1998
1998-1999
1999-2000
2000-2001
2001-2002
Warriors de Golden State
Warriors de Golden State
Warriors de Golden State
Kings de Sacramento
Kings de Sacramento
Kings de Sacramento
Kings de Sacramento
Kings de Sacramento
Kings de Sacramento
Kings de Sacramento
Wizards de Washington
Wizards de Washington
Wizards de Washington
Lakers de Los Angeles
22,0
22,1
23,9
22,5
21,9
23,4
22,8
23,1
25,9
23,2
19,7
17,4
16,2
4,1
Sélection en équipe nationale **
1988-1996 Drapeau : États-Unis États-Unis

* Points marqués dans chaque club comptant pour le championnat
national et les compétitions nationales et continentales.
** Points marqués pour l’équipe nationale en match officiel.

Mitchell James Richmond, dit Mitch Richmond (né le 30 juin 1965 à Fort Lauderdale, Floride) est un ancien joueur de basket-ball américain. Il a évolué en NBA entre 1988 et 2002, s’imposant comme un des arrières les plus prolifiques de la ligue du haut de son mètre 96. Il est avec Kareem Abdul-Jabbar, Oscar Robertson, Shaquille O'Neal et Michael Jordan, un des quatre joueurs de l’histoire à avoir maintenu une moyenne supérieure à 21 points par match durant ses 10 premières saisons professionnelles. Coéquipier de Tim Hardaway et Chris Mullin au début des années 1990 au sein d’un trio surnommé le Run TMC, il aura dû attendre sa dernière saison professionnelle pour remporter le titre suprême avec les Lakers de Los Angeles. Il a défendu à plusieurs reprises les couleurs des États-Unis au cours de diverses compétitions internationales, remportant notamment l’or olympique en 1996.

Carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Après avoir fréquenté le lycée Boyd Anderson de sa ville natale de Fort Lauderdale, Mitch Richmond intègre l’Université de Kansas State durant l’été 1986. Dès son arrivée, Richmond s’impose comme le joueur majeur de l’équipe. Après seulement deux années durant lesquelles il tourne à 20,7 points, 6 rebonds et 3,2 passes, il décide d’abréger son parcours universitaire pour se présenter à la draft de la NBA.

Carrière en NBA[modifier | modifier le code]

Mitch Richmond est retenu en 5e position de la draft 1988 par les Warriors de Golden State qui sortent d’une des plus mauvaises saisons de leur histoire. L’impact du jeune arrière est immédiat et son association avec Chris Mullin permet à l’équipe dirigée par Don Nelson de retrouver les playoffs. Ses 22 points, 5,9 rebonds et 4,2 passes lui valent logiquement d’être élu meilleur débutant de l’année. Si Mitch Richmond confirme les promesses entrevues lors de sa première année, l’équipe déçoit lors de la saison 1989-90 et ne participe pas aux playoffs malgré l’arrivée de Tim Hardaway au poste de meneur. Il faudra attendre quelques mois de plus pour voir l’effectif tourner à plein régime.

En effet, la saison 1990-91 est celle de l’avènement d’un des trios les plus prolifiques de l’histoire de la NBA : le Run TMC (pour Tim, Mitch et Chris), en référence au Run DMC, pionniers du hip-hop aux États-Unis. Les trois joueurs tournent chacun à plus de 22 points par match faisant des Warriors l’équipe la plus offensive de la ligue et pas la moins spectaculaire. Malgré ses 23,9 points et 5,9 rebonds par rencontre, Mitch Richmond n’est pas invité à rejoindre ses deux coéquipiers au NBA All-Star Game et ne peut même pas se consoler en playoffs, les Warriors étant éliminés dès le second tour par les Lakers, futurs finalistes. Désireux de renforcer leur secteur intérieur, les dirigeants de la franchise décident alors de se séparer de leur numéro 23. Ils l’échangent contre Billy Owens des Sacramento Kings et le 3e choix de la dernière draft, confiant la place laissée vacante à l’arrière à Sarunas Marciulionis.

Mitch Richmond débarque à Sacramento dans une des franchises les plus faibles de la ligue et orpheline de son leader Antoine Carr parti à San Antonio. Richmond réalise une bonne première saison avec 22,5 points de moyenne sans toutefois pouvoir remettre l’équipe à flots. En 1992-93, il devient le premier King depuis 1981 à obtenir une sélection pour le All-Star Game. Une fracture du pouce droit va malheureusement l’empêcher d’honorer cette première sélection et le faire rater 37 matches de saison régulière. Ce n’est que partie remise puisque dès la saison suivante, il est élu dans l’équipe des titulaires pour le match des étoiles. C’est, pour beaucoup d’observateurs, une juste récompense pour l’un des tous meilleurs arrières-shooters de l’époque, qui obtient également la première de ses trois sélections dans le All-NBA Second Team, la deuxième équipe type de la ligue.

La saison 1994-95 marque enfin le redressement collectif des Kings qui, avec 39 victoires pour 43 défaites, ratent de peu la qualification pour les playoffs. Auteur d’une nouvelle saison à plus de 22 points de moyenne, Richmond participe pour la deuxième année consécutive au All-Star Game. Aligné aux côtés d’Hakeem Olajuwon, Karl Malone et David Robinson, le King marque 23 points en 22 minutes auxquels il ajoute 4 rebonds et 2 passes. Cette performance lui vaut le titre de meilleur joueur du match.

La saison 1995-96 voit les Kings atteindre les playoffs pour la première fois depuis 10 ans. L’opposition face aux Supersonics de Seattle de Gary Payton et Shawn Kemp constitue la troisième apparition de Richmond en phase finale. Ses 21 points par match ne suffisent pas à enrayer la belle mécanique des Sonics qui remportent le duel en 4 manches.

Bien décidé à goûter à nouveau aux joies des playoffs, Mitch Richmond réalise en 1996-97 la meilleure saison de sa carrière. Il établit notamment son record de points marqués avec 25,9 par match, moyenne qui le classe au 4e rang de la ligue. Il est également le meilleur passeur et intercepteur de l’équipe avec 4,2 passes et 1,86 ballons volés par rencontre. Les Kings ne remportent finalement que 34 matches, terminant bien loin des places qualificatives pour la phase finale. Après une nouvelle saison du même acabit, les dirigeants de la franchise californienne décident de monter une opération d’échange pour attirer Chris Webber dans leurs filets en envoyant Richmond à Washington.

Mitch Richmond termine en 1998-99 un cycle de 10 saisons durant lesquelles il a marqué au moins 22 points de moyenne par match et a connu 6 sélections consécutives pour le All-Star Game. Collectivement, le départ de Chris Webber laisse les Wizards orphelin d’un joueur de haut niveau dans le secteur intérieur où seul le jeune Ben Wallace fait illusion. Dans le contexte difficile d’une saison raccourcie pour cause de grève des joueurs, Richmond cale pour la première fois devant la barre des 20 points par match. Ses 19,7 points de moyenne lui assurent néanmoins le leadership offensif de l’équipe. Durant les 2 saisons suivantes disputées sous le maillot des Wizards, des blessures récurrentes limitent son temps de jeu.

Au cours de l’été 2001 et alors qu’il vient de fêter ses 36 ans, Richmond profite de son statut d’agent libre pour s’engager avec les Lakers de Los Angeles, équipe double championne en titre. Intégrant pour la première fois de sa carrière un groupe luttant pour le titre, Richmond accepte de bénéficier d’un temps de jeu extrêmement réduit. Il dispute néanmoins 64 matches de saison régulière aux côtés de Shaquille O'Neal et Kobe Bryant pour une moyenne de 4,1 points, ainsi que 2 rencontres de playoffs. Après les honneurs individuels, l’ancien de Kansas State remporte enfin une bague de champion avant de mettre un terme à sa carrière.

Carrière Internationale[modifier | modifier le code]

Mitch Richmond a défendu les couleurs américaines lors de 2 olympiades. En 1988 à Séoul, il mène l’équipe qui s’incline face à l’URSS en demi-finale pour finalement obtenir le bronze. Cette défaite des universitaires américains conduira à l’arrivée des professionnels dès 1992 et la fameuse Dream Team. En 1996 pour les Jeux disputés à Atlanta, Richmond est à nouveau sélectionné aux côtés de Charles Barkley, David Robinson, Scottie Pippen, John Stockton, Karl Malone ou encore Hakeem Olajuwon dans la première équipe totalement professionnelle présentée par les États-Unis aux Jeux olympiques. Opposé en finale aux Yougoslaves emmenés par Vlade Divac, le Team USA l’emporte 95-69 et ramène l’or au pays.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Sélection nationale
En franchise
Distinctions personnelles

Statistiques en carrière : 21,0 points / 3,9 rebonds / 3,5 passes / 1.2 interceptions en 976 matches de saison régulière (+ 23 en playoffs).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]