Lakers de Los Angeles

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Lakers de Los Angeles
Logo du club
Généralités
Nom(s) précédent(s) Minneapolis Lakers
1947–1960
Los Angeles Lakers
1960– Aujourd'hui
Date de fondation 1947
Couleurs violet, jaune (or) et blanc
Salle Staples Center
(19 000 places)
Siège Flag of Los Angeles, California.svg Los Angeles
Californie Californie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Manager Mitch Kupchak
Entraîneur Byron Scott

Les Lakers de Los Angeles (en anglais : Los Angeles Lakers, « les habitants des lacs de Los Angeles ») sont une franchise de basket-ball de la NBA basé à Los Angeles en Californie. Les Lakers détiennent l'un des plus beaux palmarès de la NBA et possèdent de nombreux records comme le nombre total de victoires (3 027), le plus grand nombre de participations aux finales NBA (31). C'est la seconde franchise la plus titrée (16 titres) à une longueur de leurs rivaux historiques de Boston. En 2012, c'est la franchise la plus riche de la NBA avec une valeur financière de plus de 900 millions de dollars selon le magazine Forbes, mais en 2014 elle cède cette place de franchise NBA la plus riche au profit des New York Knicks qui la devance de 100 millions de dollars (1,4 milliard contre 1,3 pour les Lakers).

Historique de la franchise[modifier | modifier le code]

Gems de Détroit[modifier | modifier le code]

La franchise est fondée en 1946, à Dearborn, Michigan sous le nom de Detroit Gems et évolue dans la National Basketball League (NBL). L'unique saison se finit par un triste bilan de 4 victoires pour 40 défaites. L'année suivante, l'équipe est rachetée par Ben Berger et Morris Chalfen qui délocalisent la franchise à Minneapolis. Ils en profitent pour renommer l'équipe en Lakers se référant aux nombreux lacs dans la région de Minneapolis (Lakers signifiant en anglais les « habitants des lacs »).

Lakers de Minneapolis[modifier | modifier le code]

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Il faut alors reconstruire totalement l'équipe. En ayant le pire bilan de la National Basketball League, Les Lakers obtiennent le premier tour de draft en 1947 de la Professional Basketball League of America. Le choix se porte sur George Mikan. Ce dernier montre tout de suite son grand talent et permet à l'équipe de remporter cette même saison, son premier titre NBL. L'année suivante, la franchise change de ligue et intègre la Basketball Association of America (BAA). Grâce à Mikan et à une bonne alchimie, les Lakers remportent un nouveau titre, moins d'un an après être arrivée dans la ligue. Le mouvement dans les ligues est important à l'époque, car chacune tente d'attirer les meilleurs joueurs, d'où une forte concurrence.

Cependant en 1949 la NBL et la BAA s'unissent pour former la NBA. Ce qui n'empêche pas Les Lakers de conserver encore leur titre de champion un an plus tard. Cependant, ils ne réussiront pas le Four-Ever : le titre leur échappe l'année suivante en faveur des Rochester Royals. Les Lakers se consoleront en remportant trois titres consécutifs les trois saisons suivantes. En 1954, Mikan prend sa retraite à cause d'une blessure. Ce départ se fait cruellement ressentir sur le jeu des "hommes des lacs". Ajouté à cela, l'équipe rencontre des problèmes d'adaptation aux nouvelles règles instaurées par la NBA (règle 24 secondes et nombre de fautes limité à six). Même avec une brève tentative de retour de Mikan, qui finira par définitivement abandonner les parquets en 1956, les Lakers n'y arrivent pas. Minneapolis n'est plus la terreur des parquets.

Après cette courte période dans l'ombre (1954-1957), les Lakers reviennent au sommet en 1957, même si leur épopée se terminera par une défaite en finale contre les Saint-Louis Hawks. À la suite de cet échec, Mikan devient l'entraîneur de l'équipe. Le résultat est désastreux, à tel point qu'il sera limogé en cours de saison. Minneapolis, avec un bilan de 19 victoires pour 53 défaites ne participe pas aux play-offs. Néanmoins ce triste bilan leur permet d'obtenir le premier choix lors de la draft de 1958. Les Lakers choisissent Elgin Baylor, excellent scoreur qui leur permettra d'atteindre la finale la saison suivante, face aux Celtics de Boston.

Au début des années 1960, l'intérêt pour la franchise diminue dû au fait que Mikan ne soit plus dans l'équipe. La franchise avait déjà failli déménager à Kansas City en 1957 après le rachat par Bob Short. Voyant que l'intérêt des fans est toujours aussi bas, la franchise s'exile définitivement de Minneapolis en 1960 pour rejoindre Los Angeles. La NBA ne reviendra dans le Minnesota qu'en 1989 avec la nouvelle franchise des Timberwolves du Minnesota.

Lakers de Los Angeles[modifier | modifier le code]

Les débuts : longue course vers le titre (1960-1972) et période d'accalmie (1972-1980)[modifier | modifier le code]

Les Lakers arrivent donc à Los Angeles, après avoir écarté des villes comme San Francisco ou Chicago. Les Lakers deviennent la première équipe de la côte ouest. Los Angeles voit alors l'arrivée du meneur talentueux Jerry West. Le duo West-Baylor redonne de grands espoirs de titre aux fans de la franchise. Cependant le duo va être séparé car Baylor est appelé pour son service militaire, ce qui lui fera manquer une grande partie de la saison. Malgré cela, l'équipe atteint les finales mais perd lors du dernier match face aux Celtics. C'est le point de départ d'une grande rivalité sportive entre ces deux formations. Le rendez-vous est pris pour l'année suivante : les deux mêmes équipes se retrouvent en finale, et encore une fois les Celtics sont trop forts. En 1964, la franchise est éliminée avant les finales, mais ce n'est que partie remise puisque les Lakers vont atteindre les finales NBA les deux saisons suivantes. Néanmoins, ils seront, à chaque fois, incapables de battre les Celtics de Boston.

En dehors des parquets Bob Short vend l'équipe à Jack Kent Cooke pour 5 millions de dollars en 1965. Malgré sa défaite en finale de division en 1967, la franchise continue à jouer les premiers rôles dans la ligue. De plus l'arrivée de Wilt Chamberlain en 1968 est vue comme un signe d'espoir. En effet, certains voient en lui l'arme pour enfin réussir à battre les Celtics de Bill Russell. De 1968 à 1970, les Lakers atteignent les finales et l'histoire ne change pas : défaites face à Boston en 1968 et 1969 et face aux Knicks de New York en 1970. La saison 1971 est une année de transition. Le bilan est difficile, 7 finales perdues en 9 ans, il faut enfin vaincre cette malédiction en finale depuis l'arrivée de la franchise dans la côte ouest.

La saison 1972 est celle du renouveau, et restera gravée dans les mémoires des fans des Lakers. L'équipe emmenée par Bill Sharman, qui sera nommé entraîneur de l'année à l'issue de la saison, aligne une série de 33 victoires consécutives. Un record NBA qui tient toujours à l'heure actuelle et qui sera sûrement très difficile à battre. Et cerise sur le gâteau, les Lakers empochent enfin leur premier titre depuis le déménagement de la franchise à Los Angeles.

Le Show Time (1980-1991)[modifier | modifier le code]

Pourtant et en dépit du recrutement du pivot légendaire Kareem Abdul-Jabbar, les Lakers devront attendre 1980 et l'arrivée de Magic Johnson pour remporter un nouveau titre. Lors des finales NBA 1980, ils dominent les 76ers de Philadelphie en 6 manches, en grande partie grâce à leur prodigieux rookie Magic Johnson. Lors du 6e match, ce dernier jouera à tous les postes, principalement pivot en raison de l'absence de Kareem Abdul-Jabbar blessé à la cheville pendant le 5e match. Magic terminera la partie avec 42 points, 15 rebonds et 7 passes décisives ! Cette prestation est encore vue aujourd'hui comme la plus grande performance individuelle en finale NBA.

Cette victoire marque le début de la période du Show Time, surnom donné à l'équipe des Lakers pendant les années 1980 en raison de son jeu à la fois spectaculaire et efficace, fait de contre-attaques endiablées dirigé par le génial Magic Johnson qui y est associé avec les tout aussi géniaux Kareem Abdul-Jabbar, Jamaal Wilkes, Bob Mc Adoo, James Worthy et Byron Scott.

Sous la direction de Pat Riley, les Lakers vont dominer les années 1980 en remportant cinq finales sur neuf (1980, 1982, 1985, 1987 et 1988) et en participant en tout à 8 finales sur 10.

Durant cette domination, les Lakers seront en grande rivalité avec les Celtics de Boston de Larry Bird, jouant notamment contre eux 3 finales (1984, 1985 et 1987). Les 1984 NBA Finals resteront comme un des sommets de toute l'histoire des sports collectifs aux États-Unis, tant le style, les valeurs et les qualités des équipes sont opposées. D'un côté l'ouest, le soleil, la Californie, le strass, le showtime, une équipe composée de joueurs athlétiques et talentueux au sein d'une ville à majorité protestante. De l'autre, la côte est, le trèfle, le catholicisme, une équipe qui s'appuie sur un collectif léché et rigoureux, à l'image de la grisaille associée à cette région. Une couverture médiatique sans précédent pour un duel de légende qui ne décevra personne, la finale ne se dénouant qu'au septième match avec la victoire de Boston.

Les Lakers en démonstration à Paris (1991)[modifier | modifier le code]

Le 18 octobre 1991, Magic Johnson et les Lakers débarquent à Paris pour y disputer l'Open McDonald's. Ils rencontrent trois des plus brillantes équipes d'Europe : le KK Split, la Joventut Badalona et le CSP Limoges. Les Lakers remportent la compétition avec un Magic Johnson qui fait le show devant le CSP Limoges (132-101) et la Joventut Badalona (116-114)[1].

Les années de vaches maigres (1991-1996)[modifier | modifier le code]

Les années 1990 furent en revanche une période creuse pour les Lakers. Elles avaient pourtant bien commencé avec une nouvelle apparition en finale en 1991 face aux Bulls de Chicago, mais après avoir remporté le premier match à Chicago, les Lakers perdent les 4 suivants et transmettent le flambeau à Michael Jordan et ses coéquipiers, qui domineront les années 1990. Les années qui suivent marqueront la fin d'une époque. Magic Johnson, contaminé par le virus du Sida, annonce sa retraite et Pat Riley quitte le navire californien. Jusqu'en 1996, les Lakers sont en phase de reconstruction et ne parviennent pas à assembler des équipes capables de rivaliser avec les meilleurs pour le titre.

L'affaire du siècle mais toujours pas de confirmation (1996-1999)[modifier | modifier le code]

L'été 1996 marque le début de la renaissance des Violet et Or. L'ancienne légende du club Jerry West, devenu Manager Général de l'équipe, conclut deux transactions qui vont relancer la mythique franchise et redonner espoir aux fans. Il arrache le pivot surpuissant Shaquille O'Neal aux Magic d'Orlando sur le marché des transferts. Puis il réalise un coup de génie lors de la Draft, en expédiant son pivot titulaire de l'époque Vlade Divac aux Hornets de Charlotte en échange d'un jeune joueur arrivant directement de son lycée, Kobe Bryant.

Dotés d'une équipe ultra-talentueuse mais qui manque parfois d'équilibre, les Lakers tâtonnent entre 1996 et 1999, et pêchent souvent par manque d'expérience lors des playoffs. Ils subissent ainsi de sévères échecs à ce niveau qui auront tendance à miner le moral des troupes.

La dynastie du nouveau millénaire et le duo Shaq & Kobe (1999-2004)[modifier | modifier le code]

En 1999, Jerry West trouve le chaînon manquant en nommant Phil Jackson entraîneur de l'équipe. Celui-ci, qui a décroché 6 titres de champion avec les Bulls de Chicago dans les années 1990, permet aux Lakers de franchir un cap. Avec un Shaquille O'Neal au sommet de son art, un Kobe Bryant qui explose au grand jour, et une bande de joueurs de complément tous aussi utiles les uns que les autres (Robert Horry, Derek Fisher, Rick Fox, Glen Rice…), les Lakers écrasent la saison régulière lors de laquelle ils décrochent 67 victoires. Les playoffs se révéleront plus compliqués que prévus, avec notamment une lutte épique en finale de Conférence Ouest face aux Trail Blazers de Portland : ils sont en effet contraints de disputer une 7e manche devant leur public alors qu'ils menaient 3-1 dans la série. Menés de 15 points à quelques minutes de la fin, les Lakers enflamment le Staples Center en signant un retour inimaginable et valident ainsi leur ticket pour la finale. Les Pacers de l'Indiana y seront écartés non sans mal en 6 manches. Les Lakers retrouvent enfin le sommet de la NBA après 12 ans de disette.

La saison suivante sera totalement différente. Une saison régulière chaotique fait naître des doutes sur la capacité des Lakers à conserver leur titre. Mais lors des playoffs, l'équipe se transforme soudainement en rouleau compresseur et lamine tous ses adversaires un par un. Finalement, les Lakers ne perdront qu'un seul match lors de ces playoffs 2000-2001 : le 1er match de la finale face aux Sixers de Philadelphie, emmenés par Allen Iverson. « Shaq and co » se ressaisissent vite et remportent les quatre prochains matchs, ce qui leur permet de remporter un deuxième titre consécutif.

En 2001/02, les Lakers remportent un troisième titre de suite et réalisent (non sans mal) le Three-Peat (le fait de remporter trois titres de rang). Le principal obstacle sur leur parcours triomphal cette année-là sera la finale de Conférence face à leur voisin californien, les Kings de Sacramento de Chris Webber. Les Lakers sortent par miracle indemnes de cette série en allant chercher la 7e manche à Sacramento. Le grand moment de cette série restera le shoot à la dernière seconde de Robert Horry qui donne la victoire aux Lakers lors de la 4e manche, dans un Staples Center en fusion. La finale face aux Nets du New Jersey et leur meneur vedette Jason Kidd sera un jeu d'enfant pour les Lakers, qui s'imposent 4-0.

En 2002/03 les Lakers, quelque peu vieillissants, manquent le Four Ever et s'inclinent en demi-finales de Conférence face aux Spurs de San Antonio de Tim Duncan et du français Tony Parker. Les tensions dans l'équipe se renforcent.

Vexés par cet échec, les dirigeants californiens souhaitent retrouver les sommets au plus vite et frappent un grand coup lors de l'intersaison en recrutant deux Hall of Famers en fin de carrière : Karl Malone et Gary Payton. Avec la présence de Kobe Bryant et Shaquille O'Neal, les Lakers possèdent alors une Dream Team qui fait trembler tous ses adversaires à l'entame de la Saison. Néanmoins, de nombreuses blessures et un manque de cohésion évident empêchent la machine Violet et Or de tourner à plein régime, ce qui leur vaut de perdre leur statut de favori au cours de la saison. Pourtant, ils retrouvent un effectif au complet à l'entame des playoffs et se voient offrir l'occasion de prendre leur revanche sur les Spurs en demi-finales de Conférence. Ils perdent les 2 premières manches à San Antonio mais remportent les 2 suivantes à domicile. Lors du 5e match, Tim Duncan pense donner la victoire aux Spurs sur un shoot miraculeux. Cependant, avec 0.4 de secondes restant, Derek Fisher, sur un panier venu d'ailleurs, assomme les Spurs au buzzer. Ces derniers ne s'en remettront pas et perdront la série 4-2. les Lakers écartent ensuite les Timberwolves de Kevin Garnett en finale de conférence sur le score de 4-1. Opposés en finale aux Pistons de Detroit, les Lakers sont grandissimes favoris face à une équipe quasiment vierge d'expérience à ce niveau. Cependant, tout ne va pas comme prévu : les Lakers tombent de haut en perdant le 1er match devant leur public. Ils arrachent le 2e par miracle grâce à un shoot au buzzer de Kobe Bryant pour envoyer le match en prolongation. Cependant, l'équipe sombre définitivement sur le parquet des Pistons. Le vieux sorcier Larry Brown, entraîneur de Détroit, a bâti un collectif parfaitement huilé et basé sur une défense de fer, en opposition totale avec la pléiade de stars des Lakers. Les conflits internes ressortent au plus mauvais moment et la blessure de Karl Malone n'arrange pas les choses. Les Lakers étouffés par les Pistons chutent 3 fois d'affilée à Détroit et s'inclinent 4-1.

Les Lakers en perte de vitesse : L'ère « post-Shaq » (2004-2007)[modifier | modifier le code]

Cette défaite marque la fin d'une dynastie chez les Angelinos. Les deux stars O'Neal et Bryant ne peuvent plus cohabiter et le manager général Mitch Kupchak envoie O'Neal au Heat de Miami en échange de Lamar Odom, Caron Butler et Brian Grant. Malone, Payton et Phil Jackson quittent également les Lakers, qui espèrent se reconstruire autour de Kobe Bryant.

Pour mener à bien cette reconstruction, les Lakers choisissent pour la saison 2004-2005 l'entraîneur Rudy Tomjanovich, 2 fois champion avec les Rockets de Houston au milieu des années 1990. Tomjanovich est victime d'ennuis de santé et démissionne en cours de saison. Les Lakers s'effondrent après un début de saison honnête et ratent les playoffs pour la première fois depuis 1994.

Déboussolé, le président Jerry Buss parvient à convaincre Phil Jackson de reprendre les rênes de l'équipe à l'entame de la saison 2005-06. Avec une équipe rajeunie et plus compacte, les Lakers remportent 45 matches et retrouvent les playoffs, emmenés par un Kobe Bryant stratosphérique, qui marque 35,5 points par match avec une pointe à 81 face aux Raptors de Toronto. Au premier tour des playoffs les Lakers passent tout près de faire tomber l'un des grands favoris, les Suns de Phoenix. Après avoir mené 3-1 dans la série à la suite notamment d'une fin de match incroyable lors du quatrième match, durant lequel Kobe Bryant donne la victoire à son équipe à la dernière seconde de la prolongation. Cependant, les Lakers se voient rejoindre à 3-3 en s'inclinant à domicile lors de la 6e rencontre, durant laquelle Tim Thomas arrache la prolongation sur un 3 points à la dernière seconde. Les Angelinos sont ensuite largement dominés lors de la 7e manche à Phoenix.

Ils débutent ainsi la saison suivante plein d'espoir et entretiennent cet espoir en réalisant un très bon début de saison. Mais au grand désarroi d'un Kobe Bryant pourtant égal à lui-même (avec une série de 4 matches consécutifs à 50 points ou plus), les Lakers se désintègrent au fur et à mesure de la saison et finissent avec 42 victoires sur 81 matches. Ils se qualifient in extremis pour les playoffs où ils retrouvent les Suns au premier tour, mais sont battus 4-1. Irrité par cette saison décevante, Kobe Bryant fait pression en demandant à être transféré pendant l'été, avant de se rétracter.

À l'entame de la nouvelle saison, l'incertitude règne encore quant à l'avenir de Kobe au sein de la formation californienne. Les dirigeants veulent encore croire que cette équipe peut retrouver les sommets, et misent sur l'éclosion du prometteur pivot Andrew Bynum et le retour d'un membre clé de la dynastie des Lakers, Derek Fisher, pour apaiser les velléités de départ de Bryant et relancer la franchise. Malgré un calendrier 2007-2008 difficile, une alchimie au plus mal et une ambiance morose, les Lakers réussissent leur début de saison en affichant un bilan de 7 victoires pour 5 défaites alors que tous les analystes pensaient que leur bilan serait négatif après dix matchs. Dans ces sept victoires, Los Angeles a battu les Suns chez eux (119-98), les Jazz, les Pistons et les Rockets qui sont toutes des franchises qui prétendent au titre.

Le retour du succès de l'équipe : L'ère Bryant-Gasol (2007-11)[modifier | modifier le code]

Alors qu'ils semblaient déjà avoir retrouvé une alchimie grâce à un Kobe Bryant altruiste, un état de forme exceptionnel de la part des joueurs du banc (Jordan Farmar, Andrew Bynum, Ronny Turiaf) et à l'émergence de Lamar Odom, les Lakers se positionnent maintenant comme un sérieux concurrent au titre après avoir échangé le 1er février 2008 Kwame Brown, deux premiers tours de draft et les droits de draft de Marc Gasol contre son frère Pau Gasol, en provenance des Grizzlies de Memphis. L'alchimie entre Kobe Bryant et Pau Gasol semble avoir pris directement et les victoires s'enchaînent : 10 victoires de rang, 18 victoires sur 23 matchs disputés[2],[3].

Cette série exceptionnelle leur permet d'obtenir la tête de la conférence ouest, malgré de nombreux blessés (Pau Gasol, Andrew Bynum, Trevor Ariza et Chris Mihm), en fin de saison régulière. Leur bilan (57-25) est le meilleur depuis quatre ans. Ils disposent facilement des Nuggets de Denver au premier tour des playoffs (4-0), puis difficilement du Jazz de l'Utah (4-2), et enfin des champions en titre les Spurs 4 à 1, ce qui leur permet de se qualifier pour les finales. Les finales NBA 2008 sont remportées par les Celtics de Boston 4 victoires à 2[4].

Les Lakers entament la saison 2008-2009 en enchaînant les victoires. Avec le retour de blessure d'Andrew Bynum qui avait manqué les playoffs et les finales, Phil Jackson replace Lamar Odom en sixième homme. Ils terminent la saison régulière avec un bilan de 65 victoires pour 17 défaites, le meilleur de la conférence Ouest, à une victoire seulement du meilleur bilan NBA, celui des Cavaliers de Cleveland. Pendant les playoffs, les Lakers éliminent successivement le Jazz de l'Utah (4-1), les Rockets de Houston (4-3) et en finale de conférence Ouest, les Nuggets de Denver (4-2). Ils disputeront donc les finales NBA 2009 face au Magic d'Orlando.

Les Lakers remportent cette série 4-1 et remportent ainsi leur 15e titre de champion, le deuxième plus grand total après les 17 titres des Celtics de Boston. Kobe Bryant est élu National Basketball Association Finals Most Valuable Player Award, MVP des Finales. Kobe Bryant et Derek Fisher deviennent les joueurs en activité les plus titrés (4 titres) avec Shaquille O'Neal et Tim Duncan (4 titres). Phil Jackson devient l'entraîneur le plus titré avec 10 titres de champion NBA (6 avec les Bulls, 4 avec les Lakers).

Durant la saison 2009-2010, les Lakers se renforcent en échangeant Ron Artest des Rockets de Houston contre Trevor Ariza et terminent premiers de la Conférence Ouest avec un bilan de 57 victoires pour 25 défaites, soit le meilleur bilan de la conférence Ouest pour la 3e année consécutive. Au premier tour des playoffs, ils éliminent le Thunder d'Oklahoma City quatre victoires à deux et enchaînent face au Jazz de l'Utah 4-0. Pour les finales de la Conférence Ouest, ils se retrouvent contre les Suns de Phoenix qu'ils battent 4 manches à 2. En finale NBA, ils rencontrent pour la 12e fois à ce stade de la compétition les Celtics de Boston et les battent 4 manches à 3 au bout du 7e match joué au Staples Center, le 16e titre de l'histoire de la franchise. Ils établissent un back-to-back après leur titre en 2009, Kobe Bryant et Derek Fisher deviennent les seuls joueurs en activité les plus titrés (5 titres) en remportant leur 5e titre personnel, tandis que Phil Jackson emporte sa 11e bague.

Durant l'intersaison 2010, les Lakers réalisent un bon recrutement avec les arrivées de Matt Barnes et de Steve Blake.

À la suite de la retraite de Shaquille O'Neal, les Lakers décident de lui rendre hommage en retirant son no 34 qui sera hissé en haut du Staples Center. O'Neal a passé huit saisons à Los Angeles (1996-2004) et y a gagné trois de ses quatre bagues de champion.

Après une saison peu convaincante pour les Lakers, ils se retrouvent deuxièmes de la Conférence Ouest et affrontent au premier tour des playoffs les Hornets de la Nouvelle-Orleans. Les Lakers terminent cette série difficilement sur le score de 4-2. Pour le deuxième tour ils se retrouvent face aux Mavericks de Dallas. Ils se font éliminer sèchement 4-0 après une humiliation au match 4 (122-86). Phil Jackson l'entraîneur voit son quatrième « Threepeat » lui passer sous le nez dès le deuxième tour. Toute la communauté NBA attendait une confrontation entre les Lakers et un des trois « monstres » de la Conférence Est : le Heat de Miami, les Celtics de Boston et les Bulls de Chicago. Il faudra attendre l'année prochaine pour voir la ville des Anges briller à nouveau.

L'après Phil Jackson (depuis 2011)[modifier | modifier le code]

Jackson est remplacé par Mike Brown, il faut injecter du sang neuf dans la franchise et faire oublier les playoffs de la saison précédente. La nouvelle saison tarde à commencer, le lock-out retarde le début de la compétition jusqu'à fin décembre 2011. Sur le plan sportif, plusieurs rumeurs parlent d'un échange impliquant Pau Gasol pour récupérer le meneur Chris Paul. Cependant, la NBA propriétaire des Hornets bloque le transfert, et quelques jours plus tard Paul arrive chez leur voisin : les Clippers de Los Angeles. L'autre franchise de la ville devient un sérieux concurrent, à tel point que le derby est surnommé The Battle of Los Angeles. Les Lakers lâchent également Lamar Odom et Shannon Brown alors qu'ils n'enregistrent que les arrivées de Josh McRoberts et Troy Murphy. Le début de saison est compliqué, et le retour d'Andrew Bynum, associé à Gasol, fait de la raquette des Lakers une des plus solides de la NBA. Cependant, des rumeurs d'échange concernant Gasol diminuent son rendement. Derek Fisher, lui, est vieillissant. Ils naviguent entre la sixième et la troisième place à l'Ouest, et se refont une santé après le All Star Week End. Dans les derniers jours du marché des transferts, les Lakers récupèrent le meneur Ramon Sessions, et le vétéran Derek Fisher est envoyé aux Rockets de Houston en échange de Jordan Hill. Fisher est libéré de son contrat peu après et signe avec le Thunder d'Oklahoma City.

Les Lakers battent avec difficulté les Nuggets de Denver sur le score de quatre à trois mais s'inclinent lors du tour suivant, en demi-finale de conférence face au Thunder d'Oklahoma City sur le score de quatre à un malgré 42 points de Kobe Bryant lors de la dernière rencontre. Déçu par ce nouvel échec en phase finale, ce dernier déclare que les « Lakers ne disparaîtront pas de la circulation et feraient tout pour rester de fort challenger au titre ».

La reconstruction : Nash, Howard et D'Antoni[modifier | modifier le code]

Le General Manager des Lakers applique dès le mois d'août ses consignes. Dwight Howard, le meilleur pivot de la ligue et triple meilleur défenseur de la NBA, arrive dans un échange à quatre équipes ou Andrew Bynum atterrit chez les Sixers de Philadelphie. Antawn Jamison et Jodie Meeks arrivent également pour la franchise en août. Début juillet, c'est le meneur canadien Steve Nash qui avait signé pour 3 ans, réalisant un 5 majeur de rêve pour les Angelinos : Nash - Bryant - World Peace - Gasol - Howard. Avant même le début de la saison, les Lakers se positionnent en candidats pour la succession du Heat de Miami pour le titre du championnat[5],[6]. Toutefois, avec un bilan de huit défaites en autant de rencontres en pré-saison et de une victoire pour cinq défaites en saison régulière, les résultats ne sont pas à la hauteur des objectifs attendus. Aussi, le 9 novembre 2012, Mike Brown est démis de son poste, Bernie Bickerstaff, son assistant, devenant alors entraîneur par intérim[7]. Après quelques jours, les Lakers engagent Mike D'Antoni comme nouveau head coach. Les Lakers connaissent une saison très compliquée et Kobe Bryant se blesse en fin de saison régulière lors d'un match contre les Warriors de Golden State remporté 118-116 par les Lakers. Celui-ci s'est rompu le tendon d'Achille et laisse penser qu'il pourrait être indisponible pendant un an mais cependant on constate que son état s'améliore plus vite que prévu et il manquera uniquement le début de saison 2013-2014. Les Lakers se qualifient de justesse pour les Playoffs dans les derniers jours de la saison et finissent la saison régulière à la septième place de la conférence ouest avec un décevant bilan de 45 victoires pour 37 défaites. Au premier tour des Playoffs les Lakers doivent se confronter aux Spurs de San Antonio de Tony Parker et se font éliminer sèchement 4-0. À la suite de cette élimination beaucoup de changements ont été effectués dans l'effectif de l'équipe. D'abord, Dwight Howard ayant signé que pour un an avec les Angelinos décide de ne pas poursuive l'aventure avec eux et quitte la Californie pour s'engager avec les Rockets de Houston. Metta World Peace, après 4 ans passé avec les Lakers (dont un titre NBA remporté en 2010 avec les Angelinos) quitte également la Californie pour rejoindre les Knicks de New York. Earl Clark, Chris Duhon, Devin Ebanks, Andrew Goudelock, Antawn Jamison, et Darius Moris quittent également les Lakers qui doivent tout reconstruire à nouveau pour la nouvelle saison.

Noms successifs[modifier | modifier le code]

  • 1946-1947 : Gems de Détroit (NBL).
  • 1947-1960 : Lakers de Minneapolis (NBL puis NBA).
  • Depuis 1960 : Lakers de Los Angeles (NBA).

Arenas successives[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Effectif actuel[modifier | modifier le code]

Lakers de Los Angeles
Effectif actuel
Entraîneur : Byron Scott
Arrière 24 Drapeau des États-Unis Kobe Bryant (C) Lower Merion HS, Pennsylvanie
Ailier fort 5 Drapeau des États-Unis Carlos Boozer Duke
Meneur, Arrière 5 Drapeau des États-Unis Jordan Clarkson (R) Missouri
Ailier fort 27 Drapeau des États-Unis Jordan Hill Arizona
Ailier fort 4 Drapeau des États-Unis Ryan Kelly Duke
Meneur 17 Drapeau des États-Unis Jeremy Lin Harvard
Aillier fort 32 Drapeau des États-Unis Ed Davis North Carolina
Meneur 10 Drapeau du Canada Steve Nash Santa Clara
Ailier fort 30 Drapeau des États-Unis Julius Randle (R) Kentucky
Pivot 50 Drapeau des États-Unis Robert Sacre Gonzaga
Arrière 0 Drapeau des États-Unis Nick Young USC

(C) - Capitaine (AL) - Agent libre (R) - Rookie (ou Recrue)

Meilleurs marqueurs de l'Histoire de la franchise[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant représente les points marqués par les joueurs lorsqu'ils évoluent, ou évoluaient, avec la franchise des Lakers[8]. Ainsi, Kareem Abdul-Jabbar, meilleur marqueur de l'histoire de la NBA, occupe le troisième rang en raison de carrière préalable avec les Bucks de Milwaukee[9],

Place Nom du joueur Pays Points
1er Kobe Bryant 1996 - Drapeau des États-Unis États-Unis 31 700
2e Jerry West 1960 - 1974 Drapeau des États-Unis États-Unis 25 192
3e Kareem Abdul-Jabbar 1975 - 1989 Drapeau des États-Unis États-Unis 24 176
4e Elgin Baylor 1958 - 1971 Drapeau des États-Unis États-Unis 23 149
5e Magic Johnson 1979 - 1991 / 1996 Drapeau des États-Unis États-Unis 17 707
6e James Worthy 1982 - 1994 Drapeau des États-Unis États-Unis 16 320
7e Shaquille O'Neal 1996 - 2004 Drapeau des États-Unis États-Unis 13 895
8e Gail Goodrich 1965 - 1968 / 1970 - 1976 Drapeau des États-Unis États-Unis 13 044
9e Byron Scott 1983 - 1993 / 1996 - 1997 Drapeau des États-Unis États-Unis 12 780
10e Jamaal Wilkes 1977 - 1985 Drapeau des États-Unis États-Unis 10 601
Dernière mise à jour : le 25 juin 2014
En gras : Joueurs évoluant toujours dans la franchise

Records de la franchise[modifier | modifier le code]

Les records individuels pour la franchise sont[10] :

  • Meilleur marqueur : Kobe Bryant (31 700 points).*
  • Meilleur passeur : Magic Johnson (10 141 passes décisives).
  • Meilleur rebondeur : Elgin Baylor (11 643 rebonds).
  • Meilleur contreur : Kareem Abdul-Jabbar (2694 contres).
  • Meilleur intercepteur : Kobe Bryant (1828 interceptions).*
  • Tirs marqués : Kobe Bryant (11 024 tirs primés).*
  • Meilleur pourcentage au tir : Wilt Chamberlain (60.5%).
  • 3 points marqués : Kobe Bryant (1637 tirs primés).*
  • Meilleur pourcentage à 3 points : Vladimir Radmanovic (40.0%).
  • Lancers-francs marqués : Kobe Bryant (7932 tirs primés).*
  • Meilleur pourcentage au lancer-franc : Cazzie Russell (87.7%).
  • Matchs joués : Kobe Bryant (1239 matchs).*

Mise à jour le 28 avril 2013. * Joueur jouant toujours dans la franchise.

Maillots retirés[modifier | modifier le code]

Maillots retirés au Staple Center

Les Lakers de Los Angeles ont retiré 9 maillots de joueur et une bannière microphone :

D'autres joueurs et entraîneurs ont été honoré pour leur épopée (cinq titres NBA en six ans) quand la franchise était basée à Minneapolis, mais les maillots n'ont pas été retirés[11].

Fans célèbres des Lakers[modifier | modifier le code]

Étant basés à Los Angeles, les Lakers possèdent dans leur rang de nombreux fans célèbres, et notamment dans le milieu de cinéma. Outre le plus assidu de tous, Jack Nicholson, qui assiste à tous les matchs des Lakers depuis plus de trente ans et se fait livrer les vidéos des rencontres lorsqu'il ne peut y assister, on compte également Jackie Jackson, Lou Adler, Denzel Washington, Halle Berry, Leonardo DiCaprio, David Beckham, Dustin Hoffman, Richard Dreyfuss, Pete Sampras, Andy García, Penny Marshall, Ice Cube, Sylvester Stallone, Dyan Cannon, Tobey Maguire, Edward Norton, Salma Hayek, Game, Snoop Dogg, Justin Timberlake, Ashton Kutcher, Demi Moore, Ray Lewis, Tyra Banks, les Red Hot Chili Peppers, James Lafferty, Zac Efron, Will Smith, Vanessa Hudgens, Michael Jackson, Lil Wayne, Johnny Depp, Fergie (chanteuse), P. Diddy, Dr.Dre, Adam Levine.

Il est à noter que beaucoup de fans « célèbres » n'apparaissent dans les premiers rangs des gradins que lors des matchs importants et au moment des playoffs.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://lagrosseballeorange.wordpress.com/2011/10/12/il-y-a-20-ans-les-lakers-debarquaient-a-paris/
  2. (en) « League feels the Pau - but what would Popovich have done? », sur sportsline.com, CBSSports.com
  3. (en) « NBA Playoffs: Gasol - 'One of the greatest trades ever' », Salt Lake Tribune
  4. « Les Lakers 4 ans après », Nouvel Obs.com,‎ 29 mai 2008 (consulté le 30 mai 2008)
  5. Benjamin Adler, « Kobe Bryant : « on n’est pas les Pistons, on ne va pas disparaître » », sur basketusa.com,‎ 22 mai 2012 (consulté le 31 mai 2012)
  6. Fabrice Auclert, « Lakers : des échanges en préparation ? », sur basketusa.com,‎ 24 mai 2012 (consulté le 31 mai 2012)
  7. (en) Matt Moore, « Lakers fire Mike Brown; Bernie Bickerstaff named interim coach », sur cbssports.com,‎ 9 novembre 2012
  8. (en) « Los Angeles Lakers Career Leaders », sur basketball-reference (consulté le 28 avril 2013)
  9. (en) « NBA & ABA Career Leaders and Records for Points », sur basketball-reference (consulté le 17 avril 2014)
  10. (en)« Miami Heat Career Leaders », sur basketball-reference.com (consulté le 28 avril 2013)
  11. (en)« L.A. to Honor Great Minneapolis Lakers Teams and Players », sur Site des Lakers sur finals.com,‎ 5 avril 2002 (consulté le 29 décembre 2012)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]