Équipe des États-Unis de basket-ball

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite de l'équipe masculine. Pour l'équipe féminine, voir Équipe des États-Unis de basket-ball féminin.

Drapeau : États-Unis Équipe des États-Unis
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Généralités
Zone FIBA FIBA Amériques
Couleurs blanc, bleu, rouge
Surnom Dream Team (1992-1996)
Nightmare Team (2002)
Redeem Team (2007-2008)
Classement FIBA en stagnation 1re (2013)[1]
Personnalités
Sélectionneur Drapeau : États-Unis Mike Krzyzewski
Rencontres officielles historiques
Premier match 7 août 1936
Drapeau : États-Unis 2 - 0 Drapeau : Espagne[2]
Plus large victoire 28 juin 1992
Drapeau : États-Unis 136 - 57 Drapeau : Cuba[3]
Plus large défaite 15 août 2004
Drapeau : Porto Rico 92 - 73 Drapeau : États-Unis[4]
Palmarès
Jeux olympiques médaille d'or, Jeux olympiques (1936, 1948, 1952, 1956, 1960, 1964, 1968, 1976, 1984, 1992, 1996, 2000, 2008, 2012)
Championnat du monde médaille d'or, monde (1954, 1986, 1994, 2010)
Championnat des Amériques médaille d'or, Amérique (1992, 1993, 1997, 1999, 2003, 2007)
Jeux panaméricains médaille d'or, Amérique (1951, 1955, 1959, 1963, 1967, 1975, 1979, 1983)
Maillots
 
Domicile jersey
Domicile jersey
 
Domicile shorts
 
Domicile
 
Extérieur jersey
Extérieur jersey
 
Extérieur shorts
 
Extérieur

L'équipe des États-Unis de basket-ball, aussi connu sous l'appellation Team USA, est la sélection des meilleurs joueurs américains. Elle est placée sous l'égide de la Fédération des États-Unis de basket-ball (USA Basketball).

Championne olympique en 2012, l'équipe des États-Unis est également championne du monde en titre depuis sa victoire sur la Turquie en finale du Mondial 2010 (81-64). La sélection de Mike Krzyzewski a pour l'occasion mis un terme à 16 ans de disette, puisque son dernier titre mondial remontait à 1994[5].

Le Team USA possède le plus beau palmarès du basket international, avec quatorze médailles d'or olympiques et quatre titres de champion du monde.

Historique[modifier | modifier le code]

1936-1968 - Domination des premières joutes internationales[modifier | modifier le code]

Berceau du basket-ball, principal acteur du développement de ce sport, les États-Unis possédaient un avantage certain sur les autres nations lors des toutes premières rencontres internationales. Les Américains dominèrent la première édition du tournoi olympique de basket-ball qui se déroula à Berlin en 1936 en remportant la médaille d'or tout en restant invaincus. Avec un bilan de cinq victoires et aucune défaite, ils montèrent sur la plus haute marche du podium, accompagnés de leurs deux voisins du continent américain : le Canada et le Mexique.

Les six tournois olympiques suivants virent les Américains décrocher l'or à chaque édition, tout en préservant leur invincibilité. Ils ne concédèrent aucune défaite lors des tournois organisés à Londres, Helsinki, Melbourne, Rome, Tokyo et Mexico. Ces compétitions étaient réservées aux joueurs amateurs. Toutefois, durant cette période, les équipes américaines alignèrent dans leurs rangs des joueurs qui devinrent ensuite de grandes vedettes du sport professionnel comme les légendaires Bill Russell, Oscar Robertson, Jerry West et Jerry Lucas.

Ces trois derniers firent partie de l'équipe qui joua à Rome en 1960 et que beaucoup considèrent comme la meilleure équipe américaine avant la formation de la Dream Team en 1992.

1972 - Controverses aux Jeux de Munich[modifier | modifier le code]

Les États-Unis se présentèrent au tournoi olympique de Munich en 1972 avec un palmarès très enviable de sept médailles d'or consécutives, compilant un total de 63 victoires pour aucune défaite. L'équipe remporta les huit premiers matchs du tournoi de manière convaincante, s'assurant une place en finale contre l'URSS.

La finale des jeux de Munich fut sans aucun doute la rencontre la plus controversée[6] de l'histoire des Jeux olympiques. Les États-Unis essuyèrent par la même occasion leur première défaite dans un match olympique. À trois secondes de la fin du match, l'ailier américain Doug Collins marqua deux lancers-francs pour placer les États-Unis en tête, 50-49[7]. Aussitôt le deuxième lancer de Doug Collins marqué, l'équipe soviétique s'empressa de réaliser la remise en jeu mais le chrono est arrêté par un arbitre alors que l'entraîneur soviétique interpelle la table de marque. Les Soviétiques déclarent qu'ils ont déposés un temps-mort entre les deux lancers, ce qui leur laissait trois secondes. Les arbitres décidèrent de remettre 3 secondes au chronomètre et de faire rejouer la dernière action. Malheureusement, l'arbitre remit la balle en jeu avant que le chronomètre ne fût réinitialisé à 3 secondes. Les Soviétiques tentèrent une longue passe sans succès, la sirène retentit et les Américains commencèrent à fêter leur victoire[8].

À cet instant, R. William Jones, le secrétaire de la FIBA, fit son apparition pour demander aux arbitres de remettre une seconde fois le chronomètre à 00:03 et de rejouer à nouveau la dernière action du match. Cette fois-ci, la longue passe de l'équipe soviétique fit mouche. La passe de Ivan Edeshko fut captée par Aleksandr Belov au niveau de la ligne des lancers-francs américaine. Belov se joua de Kevin Joyce et Jim Forbes pour filer marquer le panier victorieux juste avant que la sirène ne retentisse[7],[8].

L'équipe américaine posa une réclamation après le match en signe de protestation. Un jury de cinq hommes dut alors prendre position. Les trois votes des membres du jury du monde communiste donnèrent raison à l'équipe soviétique qui remporta ainsi sa première médaille d'or olympique[7].

Les joueurs de l'équipe des États-Unis refusèrent de recevoir leur médaille d'argent. Kenny Davis alla plus loin en décidant de faire figurer dans son testament qu'il ne souhaitait pas que ses héritiers acceptent la médaille, même à titre posthume[9].

1976-1984 - reconquête de l'or olympique sur fond de boycotts[modifier | modifier le code]

Après la défaite controversée de Munich, l'équipe américaine entraînée par Dean Smith renoua avec l'or olympique en 1976, à Montréal, en remportant 7 victoires et en ne concédant aucune défaite. Ce succès porta le bilan de l'équipe américaine à 78 victoires et 1 défaite.

L'invasion de l'Afghanistan par l'Union soviétique poussa différents pays, dont les États-Unis, à boycotter les Jeux olympiques de Moscou en 1980. L'équipe américaine de 1980 participa toutefois à une tournée à travers les États-Unis nommée « Gold Medal Series ». Cette équipe, dirigée par Dave Gavitt, dispute six rencontres, cinq contres des sélections d'équipe de NBA, et la dernière face à l'équipe des États-Unis championne olympique des jeux de Montréal quatre ans plus tôt[10]. Composée de jeunes talents, dont trois joueurs futurs All-Star, Rolando Blackman, Buck Williams et Isiah Thomas, ce dernier étant également membre du Basketball Hall of Fame, cette sélection remporte cinq victoires, dont la rencontre face aux médaillés de 1976 sur le score de 81 à 77, pour une défaite[10].

En réponse au boycott américain de 1980, la plupart des pays du monde communiste boycottent les Jeux olympiques de Los Angeles de 1984. Michael Jordan fait ses débuts dans le tournoi olympique, huit ans avant la naissance de la première Dream Team. Avec 17,1 points par match, Jordan termine meilleur marqueur de son équipe, entraînée par Bobby Knight. Invaincus, enregistrant huit victoires, les États-Unis décrochent une nouvelle médaille d'or.

1988 - revanche perdue contre les Soviétiques[modifier | modifier le code]

Après la défaite de 1972, les Américains, dont l'effectif comprend plusieurs futures vedettes de la NBA comme David Robinson et Mitch Richmond, Dan Majerle ou Danny Manning, récemment désigné meilleur joueur du tournoi NCAA et vainqueur du titre national avec les Jayhawks du Kansas, vient d'enchainer vingt-et-une victoires olympiques. En demi-finale, ils sont opposés à une sélection d'URSS dont les principaux joueurs sont Kurtinaitis, Chomičius, Marčiulionis, Volkov. Celle-ci peut également compter sur la présence d'Arvydas Sabonis, absent des parquets pendant dix-huit mois pour une blessure au talon d'achille[11]. Les Soviétiques mènent d'un bout à l'autre de cette rencontre, ayant un avantage de dix points à la mi-temps. Les Américains se rapprochent plusieurs fois mais doivent s'incliner sur le score de 82 à 76, avec 28 points de Kourtinaitis et 13 points et 13 rebonds de Sabonis[11]. L'équipe américaine doit se contenter d'une médaille de bronze lors de ces jeux après une victoire 78 à 49 sur les Australiens.

1992 - la Dream Team[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dream Team.
David Robinson face à Porto Rico

Lors d'une assemblée générale exceptionnelle le 6 avril 1989, la Fédération internationale de basket-ball décida d'ouvrir, pour la première fois, les compétitions internationales aux joueurs professionnels[12].

L'équipe alignée par les États-Unis pour le tournoi olympique de Barcelone en 1992 fut alors peut-être la plus fameuse collection de talents qu'une équipe sportive ait jamais assemblés. Parmi les 12 joueurs de l'effectif américain, 10 figureront sur la liste des 50 plus grands joueurs de NBA, liste établie en 1996 à l'occasion des 50 ans de la ligue nord-américaine.

Dream Team
Nom Club
Charles Barkley Suns de Phoenix
Larry Bird Celtics de Boston
Clyde Drexler Trail Blazers de Portland
Patrick Ewing Knicks de New York
Magic Johnson Lakers de Los Angeles
Michael Jordan Bulls de Chicago
Karl Malone Jazz de l'Utah
Scottie Pippen Bulls de Chicago
David Robinson Spurs de San Antonio
John Stockton Jazz de l'Utah
Chris Mullin Warriors du Golden State
Christian Laettner Université de Duke
Entraîneur : Chuck Daly Pistons de Détroit

L'équipe américaine affronta l'Angola lors du match d'ouverture du tournoi olympique. Barkley marqua 24 points dans ce match qui vit les États-Unis l'emporter sur le score de 116 à 48. Barkley se fit remarquer en donnant un coup de coude à un joueur angolais, joueur qui lui rendait plus de 20 kilos.

Le match suivant opposa la Dream Team à une talentueuse équipe de Croatie. Jordan, avec 21 points, emmena les Américains vers une large victoire (103-70). Les États-Unis enregistrèrent ensuite une victoire contre l'Allemagne avec une bonne performance de Larry Bird (19 points) et Karl Malone (18). Puis sept joueurs américains marquèrent plus de dix points lors de la victoire 127-83 contre le Brésil. Dans ce match, Barkley établit le nouveau record de points pour un joueur américain en sélection avec 30 unités. Le dernier match de poule vit la Dream Team battre l'Espagne et, encore une fois, de manière spectaculaire avec un score de 122 à 81.

Lors des quarts-de-finale, les États-Unis rencontrèrent l'équipe de Porto Rico avec une victoire à la clé sur le score de 115-77. La demi-finale se conclut par une écrasante victoire de la Dream Team sur l'équipe lituanienne 127-76. Neuf joueurs américains marquèrent plus de dix points. La finale fut le match le plus difficile du tournoi pour la Dream Team qui s'imposa de 32 points, 117-85, contre la Croatie.

Avec un écart moyen de 43 points par match, l'équipe américaine a écrasé la compétition tout au long de ce tournoi.

1994 - la Dream Team 2[modifier | modifier le code]

Dream Team II
Nom Club
Steve Smith Miami Heat
Shaquille O'Neal Orlando Magic
Reggie Miller Indiana Pacers
Dominique Wilkins Atlanta Hawks
Joe Dumars Detroit Pistons
Alonzo Mourning Charlotte Hornets
Mark Price Cleveland Cavaliers
Shawn Kemp Seattle Supersonics
Dan Majerle Phoenix Suns
Derrick Coleman New Jersey Nets
Larry Johnson Charlotte Hornets
Kevin Johnson Phoenix Suns
Entraîneur : Don Nelson Golden State Warriors

La deuxième Dream Team participa aux championnats du monde de 1994, à Toronto au Canada. L'effectif fut totalement remanié dans le but de présenter des joueurs différents de ceux présents à Barcelone en 1992. La Dream Team 2 possédait peu de noms aussi prestigieux que sa grande sœur la Dream Team 1 mais elle sut se montrer tout aussi redoutable. Composée de jeunes talents de la NBA, elle remporta la médaille d'or en étant dominatrice tout au long de la compétition.

1996 - la Dream Team 3[modifier | modifier le code]

La troisième équipe américaine composée de joueurs de NBA participe aux Jeux olympiques d'Atlanta en 1996. Encore une fois, l'effectif ne manque pas de vedettes avec cinq membres de la Dream Team 1 (Barkley, Malone, Pippen, Robinson et Stockton) et deux autres joueurs élus parmi les 50 plus grands joueurs de la NBA : Hakeem Olajuwon et Shaquille O'Neal.

Les États-Unis décrochent à nouveau la médaille d'or en s'imposant avec une marge moyenne de 32 points par match. Ils s'imposent en finale, devant leur public, contre la Yougoslavie sur le score de 95 à 69.

1998 - lockout de la NBA[modifier | modifier le code]

L'équipe américaine qui se présente au championnat du monde d'Athènes en 1998 n'est pas considérée comme une Dream Team car aucun joueur de l'effectif n'évolue en NBA à cette période. L'équipe est baptisée « the dirty dozen » (en référence au film Les Douze Salopards) car ses joueurs sont très tenaces et n'hésitent pas à travailler dur pour le bien du collectif.

À cause d'un conflit entre le syndicat des joueurs de la NBA et la direction de la ligue américaine qui mène au lockout, aucun joueur de NBA n'est autorisé à participer au tournoi mondial. Cette équipe de « seconds couteaux », composée de joueurs évoluant en université, dans les ligues mineures américaines et en Europe, remporte tout de même une très honorable médaille de bronze.

À la suite de ce tournoi, Brad Miller se révèle être le seul joueur de l'effectif à réellement s'imposer en NBA.

2000 - courte victoire à Sydney[modifier | modifier le code]

Au cours des années 1990, de plus en plus de joueurs non-américains s'imposent dans la NBA. Dans ce contexte de mondialisation du basket-ball, l'équipe américaine participant aux Jeux olympiques de Sydney, en 2000, a la lourde tâche de prouver que le basket-ball made in USA est toujours le meilleur. L'effectif est composé à nouveau de joueurs de NBA mais la plupart des vedettes déclinent l'offre.

L'équipe entraînée par Rudy Tomjanovich remporte très facilement ses deux premiers matchs mais rencontre plus de difficultés par la suite. Le match de poule contre la Lituanie se solde par une mince victoire 85-76. Deux matchs plus tard, lors de la victoire 106-94 contre la France, Vince Carter réalise ce que certains considèrent comme le plus beau dunk de tous les temps en sautant par dessus le pivot français de 2 m 18 Frédéric Weis.

La demi-finale contre la Lituanie se révèle extrêmement serrée. Les États-Unis remportent le match 85-83, la star lituanienne Šarūnas Jasikevičius manquant un tir à 3 points à la dernière seconde du match. En définitive, les Américains ramenent tout de même l'or olympique en s'imposant 85-75 en finale contre la France.

Même si les États-Unis restent invaincus lors ce tournoi, le sentiment d'invincibilité s'est envolé et plusieurs équipes internationales semblent en mesure de rivaliser.

2002 - flop à domicile[modifier | modifier le code]

L'équipe américaine de 2002 participe au championnat du monde 2002 organisée aux États-Unis, à Indianapolis. De manière encore plus marquée qu'en 2000, les superstars de la NBA boudent ce championnat. L'effectif est tout de même constitué de solides joueurs de la NBA.

Entraînée par George Karl, l'équipe est extrêmement décevante, terminant seulement à la sixième place après une défaite contre la Yougoslavie en quart de finale. Cette campagne désastreuse est considérée comme la pire déroute de l'équipe des États-Unis.

2004 - désillusions olympiques[modifier | modifier le code]

Se sentant humiliés par le triste résultat de 2002, un grand nombre de vedettes de la NBA décident de faire partie de l'équipe olympique de 2004. Le tournoi des Amériques de 2003, qualificatif pour les Jeux olympiques, voit les Américains écraser la compétition et gagner leur ticket pour les Jeux olympiques d'Athènes l'année suivante.

Malheureusement, le corps de l'équipe dominante de 2003 ne peut pas être conservé pour le tournoi olympique. Pour différentes raisons, 10 des 12 membres de l'équipe renoncent à participer à la compétition. L'effectif final fait figurer de jeunes talents de la NBA comme LeBron James, Dwyane Wade et Carmelo Anthony mais aussi les récents meilleurs joueurs de la NBA Tim Duncan et Allen Iverson.

Après avoir souffert lors des différents matchs de préparation, l'équipe américaine confirme sa vulnérabilité lors de la défaite dans le premier match du tournoi olympique d'Athènes 95-73 contre le voisin Porto Rico. Cette défaite est seulement la troisième de l'histoire de l'équipe des États-Unis aux Jeux olympiques, après les deux défaites contre les Soviétiques en 1972 et 1988. Mais c'est avant tout la première défaite d'une équipe de joueurs de la NBA. Cette large défaite (22 points d'écart) confirme la progression du basket international, qui peut désormais rivaliser avec les joueurs américains.

Après avoir battu la Grèce et l'Australie, les États-Unis subissent une deuxième défaite, cette fois-ci contre la Lituanie. Une victoire lors du dernier match du premier tour contre l'Angola permet aux Américains de se qualifier pour les quarts-de-finale en terminant quatrièmes de leur poule (bilan de trois victoires et deux défaites).

Le quart-de-finale est un succès pour les États-Unis qui battent l'Espagne, encore invaincue, 102-94. Toutefois, l'aventure américaine s'arrête en demi-finale, battus par l'Argentine 89-81. C'est la troisième fois que les Américains laissent échapper la médaille d'or, mais la première fois pour une équipe composée de joueurs de NBA.

Avant le début de ce tournoi, les États-Unis n'ont perdu que deux rencontres olympiques dans leur histoire. Ils s'inclinent à trois reprises dans ce tournoi.

2006-2008 - objectif Pékin[modifier | modifier le code]

L'équipe de États-Unis avec LeBron James, Dwyane Wade et Chris Bosh notamment remporte le tournoi olympique en 2008.

Après les déceptions de 2002 et 2004, les États-Unis décident de changer leur manière de préparer les compétitions internationales. Jerry Colangelo, brillant manager en NBA, est débauché pour prendre en main l'équipe. Il met en place un règlement intérieur plus strict en imposant aux joueurs de s'engager pour trois ans, jusqu'aux Jeux olympiques de Pékin en 2008.

Le staff sélectionné est prestigieux avec au poste d'entraîneur Mike Krzyzewski, de l'université Duke, avec comme assistants Jim Boeheim de l'université de Syracuse, Mike D'Antoni des Phoenix Suns et Nate McMillan des Portland Trail Blazers. Alors que quelques joueurs dominants de la NBA comme Kevin Garnett annoncent qu'ils ne participeront pas, d'autres vedettes s'associent officiellement au projet, à l'image de Kobe Bryant, Dwyane Wade et LeBron James. Allen Iverson, capitaine de l'équipe de 2004, n'est pas invité. Dwyane Wade, LeBron James et Carmelo Anthony sont nommés cocapitaines de l'équipe américaine pour le championnat du monde de 2006 au Japon.

L'équipe gagne aisément une place en demi-finale en battant leurs adversaires par une moyenne de 25 points par match. Cependant, en demi-finale, contre la Grèce, championne d'Europe en titre, les Américains essuient une défaite 101-95. La défense des États-Unis lors de cette rencontre est extrêmement passive, permettant à l'équipe de Grèce de tirer à plus de 62 % de réussite. Cette nouvelle déconvenue représente le troisième échec de suite pour l'équipe des États-Unis lors des rencontres internationales après 2002 et 2004. Une victoire contre les Argentins, qui les ont battus en 2002 et 2004, permet tout de même de ramener le bronze du Japon.

Le 23 mai 2007, sept joueurs de l'équipe américaine doivent renoncer à participer au tournoi des Amériques, disputé lors de l'été 2007, à cause de blessures. Ces joueurs sont Gilbert Arenas, Joe Johnson, Brad Miller, Lamar Odom, Chris Paul, Paul Pierce et Dwyane Wade. Par conséquent, huit nouveaux joueurs sont ajoutés à l'effectif de l'équipe nationale. Ces derniers sont Carlos Boozer, Tyson Chandler, Kevin Durant, Jason Kidd, Mike Miller, Tayshaun Prince, Michael Redd et Deron Williams.

Le 24 août 2008, les États-Unis battent l'Espagne en finale du tournoi olympique sur le score de 118 à 107[13],[14]. L'équipe américaine, dont l'effectif est composé de Carmelo Anthony, Carlos Boozer, Kobe Bryant, Chris Bosh, Dwight Howard, LeBron James, Jason Kidd, Chris Paul, Tayshaun Prince, Michael Redd, Deron Williams et Dwyane Wade, remporte l'ensemble des rencontres du tournoi.

2010 – une « équipe B » championne du monde[modifier | modifier le code]

Les États-Unis alignent une « équipe bis » pour le Mondial, puisqu'aucun joueur de l'équipe des Jeux de 2008 n'y participe.

Cependant, un peu à la surprise générale, l'équipe termine le tournoi invaincue (9 victoires) et s'impose en finale face à la Turquie, qui évolue pourtant à domicile, mais qui dû faire face à la blessure de son meilleure joueur dès la 8ème minute (81-64)[15]. Grand artisan de ce parcours sans faute, le jeune ailier Kevin Durant est élu meilleur joueur du tournoi[16].

En outre, l'expérience internationale aura été profitable pour nombre de joueurs de cette sélection puisque Derrick Rose sera nommé la saison suivante plus jeune MVP de l'histoire de la NBA, Kevin Durant à nouveau meilleur marqueur, Kevin Love en sera le meilleur rebondeur et Tyson Chandler sera champion NBA avec les Dallas Mavericks.

Effectif actuel[modifier | modifier le code]

Pré-sélectionnés pour les Jeux olympiques de Londres 2012[modifier | modifier le code]

Les 18 joueurs présélectionnés sont[17] :

Cette sélection doit faire face aux forfaits de Chris Bosh, Dwyane Wade, Blake Griffin.

 États-Unis v · d · m 
Joueurs Entraîneurs
Pos. No. Nom Taille Date de naissance
pivot 4 Tyson Chandler 2,16 2 octobre 1982
arrière, ailier 5 Kevin Durant 2,06 29 septembre 1988
ailier 6 LeBron James 2,03 30 décembre 1984
meneur 7 Russell Westbrook 1,91 12 novembre 1988
meneur 8 Deron Williams 1,91 26 juillet 1984
arrière-ailier 9 Andre Iguodala 1,98 28 janvier 1984
arrière 10 Kobe Bryant 1,98 23 août 1978
ailier fort 11 Kevin Love 2,08 7 septembre 1988
arrière 12 James Harden 1,96 26 août 1989
meneur 13 Chris Paul 1,83 6 mai 1985
ailier fort 14 Anthony Davis 2,08 11 mars 1993
ailier 15 Carmelo Anthony 2,03 29 mai 1984
Entraîneur
Assistants

Légende 
  • (C) Capitaine

Équipe dirigeante[modifier | modifier le code]

Entraîneur Mike Krzyzewski Duke Blue Devils
Assistant Jim Boeheim Université de Syracuse
Assistant Mike D'Antoni Los Angeles Lakers
Assistant Nate McMillan
Supervision des adversaires Rudy Tomjanovich
Manager général Jerry Colangelo

Résultats dans les grandes compétitions[modifier | modifier le code]

Parcours chronologique de l'équipe des États-Unis de basket-ball en compétitions internationales
Jeux olympiques Championnat du monde
1936 : médaille d'or, Jeux olympiques Champion
1948 : médaille d'or, Jeux olympiques Champion 1950 : médaille d'argent, monde 2e
1952 : médaille d'or, Jeux olympiques Champion 1954 : médaille d'or, monde Champion
1956 : médaille d'or, Jeux olympiques Champion 1959 : médaille d'argent, monde 2e
1960 : médaille d'or, Jeux olympiques Champion 1963 : 4e
1964 : médaille d'or, Jeux olympiques Champion 1967 : 4e
1968 : médaille d'or, Jeux olympiques Champion 1970 : 5e
1972 : médaille d'argent, Jeux olympiques 2e 1974 : médaille de bronze, monde 3e
1976 : médaille d'or, Jeux olympiques Champion 1978 : 5e
1980 : ne participe pas 1982 : médaille d'argent, monde 2e
1984 : médaille d'or, Jeux olympiques Champion 1986 : médaille d'or, monde Champion
1988 : médaille de bronze, Jeux olympiques 3e 1990 : médaille de bronze, monde 3e
1992 : médaille d'or, Jeux olympiques Champion 1994 : médaille d'or, monde Champion
1996 : médaille d'or, Jeux olympiques Champion 1998 : médaille de bronze, monde 3e
2000 : médaille d'or, Jeux olympiques Champion 2002 : 6e
2004 : médaille de bronze, Jeux olympiques 3e 2006 : médaille de bronze, monde 3e
2008 : médaille d'or, Jeux olympiques Champion 2010 : médaille d'or, monde Champion
2012 : médaille d'or, Jeux olympiques Champion 2014 :

Joueurs marquants[modifier | modifier le code]

Jerry West fut champion olympique en 1960.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en)« Ranking Men after the 2012 London Olympics », sur www.fiba.com,‎ décembre 2012.
  2. victoire par forfait
  3. (en)« USA Men's Senior National Team All-Time Results », sur usabasketball.com (consulté le 4 décembre 2012)
  4. (en)« U.S.: 3-for-24 from 3-point range », sur sports.espn.go.com,‎ 17 août 2004 (consulté le 4 décembre 2012)
  5. (fr) Forts comme… des Américains sur lequipe.fr
  6. (en) 10 controverses olympiques, point n°6
  7. a, b et c (en) « Classic 1972 USA vs. USSR Basketball game », ESPN,‎ 6 août 2004 (consulté le 23 juillet 2012)
  8. a et b Robert Parienté et Guy Lagorce, La fabuleuse histoire des Jeux olympiques, Minerva, « Scandale au basket-ball », p. 462-463
  9. (en) « A Few Pieces Of Silver », sur sportsillustrated.cnn.com,‎ 15 juin 1992 (consulté le 2 août 2010)
  10. a et b (en) [PDF] « USA Basketball - Men's Olympic Team History (1936-2008) », sur usabasketball.com
  11. a et b (en) Peter Alfano, « THE SEOUL OLYMPICS: Men's Basketball; After 16-Year Wait, Soviets Stun U.S. Again, 82-76 », sur nytimes.com,‎ 28 septembre 1988 (consulté le 23 juillet 2012)
  12. (en) l'histoire de la FIBA sur le site de USA Basketball
  13. Cyril Olives, « JO - Basket (H) - Les USA retrouvent leur rang », sur lequipe.fr,‎ 24 août 2008 (consulté le 23 juillet 2012)
  14. (en) Kelly Whiteside, « USA basketball back on top of the world with Beijing victory », sur usatoday.com,‎ 24 août 2008 (consulté le 23 juillet 2012)
  15. (en) « Durant Lifts Americans Back to Top at Worlds », compte-rendu de la finale par le New York Times, 13 septembre 2010.
  16. (fr) « Kevin Durant MVP du Mondial », lequipe.fr, 12 septembre 2010.
  17. « Deux joueurs en renfort », sur L'Équipe,‎ 4 mai 2012 (consulté le 25 mai 2012)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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