Phil Jackson

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Phil Jackson 3 cropped.jpg
Fiche d’identité
Nom complet Philip Douglas Jackson
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Naissance 17 septembre 1945 (69 ans)
Deer Lodge
Taille 2,03 m (6 8)
Poids 100 kg (220 lb)
Surnom Zen Master
Situation en club
Numéro 17, 18
Poste Ailier fort
Carrière universitaire ou amateur
1981-1984 Fighting Sioux du Dakota du Nord
Draft NBA
Année 1967
Position 17e (deuxième tour)
Franchise Knicks de New York
Carrière professionnelle *
Saison Club Moy. pts
1967-1968
1968-1969
1969-1970
1970-1971
1971-1972
1972-1973
1973-1974
1974-1975
1975-1976
1976-1977
1977-1978
1978-1979
1979-1980
Knicks de New York
Knicks de New York
Knicks de New York
Knicks de New York
Knicks de New York
Knicks de New York
Knicks de New York
Knicks de New York
Knicks de New York
Knicks de New York
Knicks de New York
Nets du New Jersey
Nets du New Jersey
Carrière d’entraîneur
1989-1998
1999-2004
2005-2011
Bulls de Chicago
Lakers de Los Angeles
Lakers de Los Angeles
Basketball Hall of Fame 2007

* Points marqués dans chaque club comptant pour le championnat
national et les compétitions nationales et continentales.

Philip Douglas Jackson (né le 17 septembre 1945 à Deer Lodge dans le Montana) est un ancien joueur et entraîneur de basket-ball, aujourd'hui président de la franchise des Knicks de New York. Il est, en tant qu'entraîneur, six fois champion NBA avec les Bulls de Chicago et cinq fois avec les Lakers de Los Angeles. Il détient le record de titres NBA (11), de finales disputées (13), de victoires en playoffs (229), de % de victoires en saison régulière (70,4 %) et en playoffs (68,8 %), ainsi que le meilleur bilan sur une saison régulière (72-10). Il a eu la chance d'entrainer durant sa longue carrière des joueurs d'exception, tels que Michael Jordan, Scottie Pippen, Kobe Bryant ou Shaquille O'Neal .

En tant que joueur, Phil Jackson a également remporté deux titres de champion avec les Knicks de New York en 1970 et 1973.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière de joueur[modifier | modifier le code]

Après une enfance stricte dans le Montana, Phil Jackson entre à l'Université du Dakota du Nord. Lors de la draft NBA 1967, il est choisi par les Knicks de New York. Bien qu'étant un athlète complet, avec des bras longs, Jackson est un tireur limité et relativement lent. Il compense ses faiblesses par son analyse du jeu et énormément de travail, spécialement en défense (il est d'ailleurs le joueur de la ligue commettant le plus de fautes en 1974-1975, titre qu'il partage avec Bob Dandridge[1]). Il fait partie durant sa première saison en NBA de la NBA All Rookie team[2]. Remplaçant clé de l'équipe des Knicks championne en 1973, il devient titulaire peu de temps après le départ de nombreux joueurs à la retraite. Jackson prend sa retraite en 1980 après deux dernières saisons pour les Nets du New Jersey.

Carrière d'entraîneur[modifier | modifier le code]

Durant les années suivantes, Jackson entraîne principalement des équipes de ligues mineures, notamment en CBA avec le club des Patroons d'Albany (il y remporte un titre en 1984). Il recherche activement un emploi en NBA sans succès, peut-être à cause de son penchant connu pour les contre-cultures (notamment le mouvement hippie).

Il est finalement nommé en 1987 entraîneur-assistant aux Bulls de Chicago. Deux ans plus tard, il est nommé entraîneur. C'est là qu'il installe la fameuse attaque en triangle développée par Tex Winter et permet aux Bulls de remporter six titres. Jackson est aussi réputé pour son approche « zen » de l'entraînement qui lui permet de gérer des joueurs au caractère difficile, notamment Dennis Rodman, qu'il parvient à canaliser, réussissant l'un des plus grands paris du second three-peat des Bulls.

Rodman a ainsi été échangé peu avant la saison 1995-1996 par les Spurs de San Antonio. Le meilleur rebondeur de la ligue ne s'adapte pas au caractère strict de l'entraîneur Brian Hill, qui le transfère aux Bulls contre Will Perdue. Si sur le plan statistique les Bulls sont largement gagnants, de nombreux analystes craignent sur le moment que Rodman ne mette en péril l'équilibre des Bulls. Il n'en sera rien, Rodman sera un membre important de l'équipe triple-championne, défenseur hors pair et à chaque année meilleur rebondeur de la ligue.

Jackson est aussi réputé pour sa manière spéciale de faire passer ses messages aux joueurs : à l'entraînement, durant les séances de visionnage, il entrecoupe les analyses par des séquences de films. Il recommande régulièrement à ses joueurs de lire certains livres.

Sur le banc des Lakers

Mais les relations entre Phil Jackson et le general manager Jerry Krause empirent avec le temps. Après le titre de 1998, Jackson quitte l'équipe et prend une année sabbatique. Il apparaît que le départ de Jackson ait conditionné le départ à la retraite de Michael Jordan, qui paraissait pourtant désireux de continuer une année supplémentaire. Mais Krause semblait manifestement trop pressé de saborder son équipe vieillissante pour mieux la reconstruire.

Après une année de repos, Jackson redevient entraîneur cette fois aux Lakers de Los Angeles. Le défi est de taille, car en dépit du talent manifeste de Kobe Bryant et Shaquille O'Neal, Jackson doit gérer l'égo de ses deux stars. Il leur permet dès sa première saison de remporter le titre NBA, et trois titres en trois ans. La passe de quatre n'aura pas lieu, les Lakers sont arrêtés par les San Antonio Spurs durant les playoffs 2003.

Pour la saison 2003-2004, les Lakers sont ultra favoris grâce à l'arrivée de deux joueurs légendaires : Gary Payton et Karl Malone, tous deux à la recherche de leur premier titre. Durant la saison régulière, l'alchimie prend mal, les stars ayant du mal à jouer ensemble. Les Lakers atteignent néanmoins les finales NBA en prenant au passage leur revanche sur les Spurs durant les playoffs. Les Lakers sont donnés ultra-favoris pour les finales face aux Pistons de Detroit, mais à la surprise générale, les Pistons et leur défense rugueuse ont raison des Lakers qui semblent parfois trop suffisants et peu motivés. Les Lakers perdent en cinq matchs. Le 18 juin 2004, trois jours après sa première défaite en finales NBA en dix participations, Phil Jackson annonce sa démission.

Durant la saison 2004-2005, Phil Jackson est pressenti comme remplaçant de Lenny Wilkens aux Knicks de New York. C'est finalement Herb Williams qui prendra la position. Le 14 juin 2005, il retourne en tant qu'entraîneur aux Lakers de Los Angeles.

En 2007-2008, Phil Jackson atteint les finales avec les Lakers après avoir acquis la première place à l'Ouest (57 victoires, 25 défaites) mais ce sont les Celtics de Boston de Doc Rivers qui remportent le titre de Champion NBA en gagnant la série 4 à 2.

En 2008-2009, les Lakers se qualifient pour les playoffs et finissent meilleure équipe de la conférence ouest. Les Lakers remportent la finale 4-1 face au Magic d'Orlando et Phil Jackson devient l'entraîneur le plus titré de l'histoire de la NBA avec dix titres de champion devant Red Auerbach, l'entraîneur des Celtics de Boston dans les années 1960.

En 2009-2010 il est à nouveau champion après avoir battu les Celtics de Doc Rivers, 4 victoires à 3. Phil Jackson remporte par la même occasion son onzième titre NBA.

Il annonce le 1er juillet 2010 qu'il rempile avec les californiens pour une dernière saison qu'il espère " grande ". Mais le 8 mai 2011, son équipe est éliminée des playoffs par les Mavericks de Dallas en demi-finale de conférence, sur le score de 4 victoires à 0 (jamais son équipe n'avait été éliminée sur un tel score de toute sa carrière d'entraîneur jusqu'alors). Il prend alors sa retraite, qui était déjà programmée. Après avoir été pressenti plusieurs fois pour un poste de dirigeant au sein de diverses franchises, notamment les Lakers, Phil Jackson est nommé officiellement président des Knicks de New York le 18 mars 2014.

Palmarès de joueur[modifier | modifier le code]

Palmarès d'entraîneur[modifier | modifier le code]

Équipe Année Saison régulière Playoffs
Victoires Défaites % victoire Classement Victoires Défaites % victoire Résultat
Bulls de Chicago 1989-1990 55 27 67,1 2e en division Centrale 10 6 62,5 Défaite contre les Pistons de Detroit en finale de Conférence
Bulls de Chicago 1990-1991 61 21 74,4 1er en division Centrale 15 2 88,2 Champion NBA
Bulls de Chicago 1991-1992 67 15 81,7 1er en division Centrale 15 7 68,2 Champion NBA
Bulls de Chicago 1992-1993 57 25 69,5 1er en division Centrale 15 4 78,9 Champion NBA
Bulls de Chicago 1993-1994 55 27 67,1 2e en division Centrale 6 4 60,0 Défaite contre les Knicks de New York en demi-finale de Conférence
Bulls de Chicago 1994-1995 47 35 57,3 3e en division Centrale 5 5 50,0 Défaite contre le Magic d'Orlando en demi-finale de Conférence
Bulls de Chicago 1995-1996 72 10 87,8 1er en division Centrale 15 3 83,3 Champion NBA
Bulls de Chicago 1996-1997 69 13 84,1 1er en division Centrale 15 4 78,9 Champion NBA
Bulls de Chicago 1997-1998 62 20 75,6 1er en division Centrale 15 6 71,4 Champion NBA
Lakers de Los Angeles 1999-2000 67 15 81,7 1er en division Pacifique 15 8 65,2 Champion NBA
Lakers de Los Angeles 2000-2001 56 26 68,3 1er en division Pacifique 15 1 93,8 Champion NBA
Lakers de Los Angeles 2001-2002 58 24 70,7 2e en division Pacifique 15 4 78,9 Champion NBA
Lakers de Los Angeles 2002-2003 50 32 61,0 2e en division Pacifique 6 6 50,0 Défaite contre les Spurs de San Antonio en demi-finale de Conférence
Lakers de Los Angeles 2003-2004 56 26 68,3 1er en division Pacifique 13 9 59,1 Défaite contre les Pistons de Detroit en finale
Lakers de Los Angeles 2005-2006 45 37 54,9 3e en division Pacifique 3 4 42,9 Défaite contre les Suns de Phoenix au premier tour
Lakers de Los Angeles 2006-2007 42 40 51,2 2e en division Pacifique 1 4 20,0 Défaite contre les Suns de Phoenix au premier tour
Lakers de Los Angeles 2007-2008 57 25 69,5 1er en division Pacifique 14 7 66,7 Défaite contre les Celtics de Boston en finale
Lakers de Los Angeles 2008-2009 65 17 79,3 1er en division Pacifique 16 7 69,6 Champion NBA
Lakers de Los Angeles 2009-2010 57 25 69,5 1er en division Pacifique 16 7 69,6 Champion NBA
Lakers de Los Angeles 2010-2011 57 25 69,5 1er en division Pacifique 4 6 40,0 Défaite contre les Mavericks de Dallas en demi-finale de Conférence
Total 1155 485 70,4 229 104 68,8 11 Championnats NBA
  • 11 titres NBA (6 avec les Bulls de Chicago et 5 avec les Lakers de Los Angeles). Record NBA.
  • 13 finales disputées. Record NBA.
  • 20 saisons : 1 155 victoires et 485 défaites.
  • 20 playoffs : 229 victoires et 104 défaites.
  • Record NBA du nombre de victoires en playoffs.
  • 70,5 % de victoires en saison régulière. Record NBA.
  • 69,7 % de victoires en playoffs. Record NBA.
  • 20 playoffs en 20 ans de carrière d'entraîneur. Jackson n'a jamais manqué la qualification pour les playoffs. Record NBA.
  • 5e coach pour le plus grand nombre de victoire en saison régulière.
  • 72 victoires 10 défaites sur la saison 1995-1996 avec les Bulls de Chicago. Record NBA.

CBA[modifier | modifier le code]

NBA[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « 1974-75 NBA Leaders », sur basketball-reference.com (consulté le 16 décembre 2014).
  2. (en) « NBA & ABA All-Rookie Teams », sur basketball-reference.com (consulté le 16 décembre 2014).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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