1er régiment de parachutistes d'infanterie de marine

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1er régiment de parachutistes d'infanterie de marine
Insigne régimentaire du 1er RPIMa
Insigne régimentaire du 1er RPIMa

Période 15 septembre 1940
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Troupes de marine
Rôle Forces spéciales

Contre-terrorisme

Effectif mai 2 014 : (théorique) 780  (réel) 768[1] personnes
Fait partie de Brigade des forces spéciales terre
Garnison Bayonne
Couleurs Rouge et bleu
Devise Qui ose gagne
Inscriptions
sur l’emblème
Crète 1942
Libye 1942
Sud-Tunisien 1943
France 1944
Ardennes Belges 1945
Hollande 1945
Indochine 1946-1954
Koweït 1990-1991
Anniversaire La Saint-Michel
Bazeilles
Équipement véhicule P4 modéle SAS, véhicule VLRA modéle SAS, véhicule VPS.
Fourragères À la couleur du ruban de la légion d'honneur
Aux couleurs du ruban de la Croix de guerre des TOE
Aux couleurs du ruban de la Croix de la libération
À l'occasion de Bazeilles le 1er septembre 2013 à Fréjus, le 1er RPIMa aura son drapeau décoré d'une deuxième Croix de la Valeur militaire au titre de l'Afganistan, avec palme et recevra la fourragère aux mêmes couleurs.
Le régiment est titulaire de 2 citations pour le même théâtre l'Afghanistan.
Décorations Légion d'honneur
Ordre de la Libération
Croix de guerre 1939-1945
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs
Croix de la Valeur militaire
2 palmes
Bronze Star Medal US
Croix de bronze du Lion de Hollande
Croix de guerre belge 1939-1945
Commandant Colonel Delpit
Commandant historique Capitaine Bergé

Le 1er régiment de parachutistes d'infanterie de marine (ou 1er RPIMa) est un régiment parachutiste des forces spéciales de l'armée française intégré à la Brigade des forces spéciales terre (BFST).

Maintenant la tradition des unités de parachutistes SAS de la France libre et d'Indochine, ce régiment est la seule unité en métropole à utiliser la devise « Qui ose gagne » traduite de la devise des SAS britanniques « Who Dares Wins »[2].

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Fait rare dans l'armée française, la filiation du 1er RPIMa est multiple et indirecte. Le régiment hérite à la fois de formations de l'armée de l'air, de l'infanterie métropolitaine et des troupes coloniale et de marine.

Seconde guerre mondiale 
  • 15 septembre 1940, création en Angleterre de la 1re compagnie d'infanterie de l’air (1re CIA) par le capitaine Georges Bergé[3].
  • 10 avril 1941, rattachée à l’armée de terre et renommée 1re compagnie parachutiste.
  • 25 septembre 1941, la compagnie devient le peloton parachutiste du Levant et est à nouveau rattachée à l'armée de l'air[4].
  • 15 octobre 1941 à Damas, l'unité devient par changement d'appellation la 1re compagnie de chasseurs parachutistes (1re CCP).
  • 1er janvier 1942, l'unité devient le French squadron de la brigade SAS du major Stirling.
  • 1er juillet 1943 : devient le 1er bataillon d’infanterie de l’air (1er BIA).
  • Novembre 1943 : renommé 4e bataillon d’infanterie de l’air (4e BIA).
  • 1er juillet 1944 : renommé 2e RCP SAS ou 4 SAS Regiment.
  • 1er août 1945 : les RCP passent définitivement dans l’armée de terre. Le 3e RCP est dissous et ses effectifs rejoignent le 2e RCP.
Guerre d'Indochine 
  • Les bataillons coloniaux
    • 1er février 1946 : création à partir des 1er RCP et 2e RCP du 1er bataillon de choc SAS
    • 23 février 1946 : le bataillon devient 1er bataillon parachutiste SAS
    • 1er mars 1946 : création à partir des 1er RCP et 1er RICAP du 2e bataillon parachutiste SAS
    • 25 septembre 1947 : les deux bataillons para SAS se regroupent et deviennent le 1er bataillon para SAS
    • 1er janvier 1948 : devient le 1er bataillon colonial de commandos parachutistes
    • 4 juillet 1948 : dissolution du 1er BCCP
    • 7 décembre 1949 : création d'un nouveau 1er bataillon colonial de commandos parachutistes
    • 1er octobre 1950 : devient 1er groupe colonial de commandos parachutistes
    • 1er mars 1951 : devient 1er bataillon de parachutistes coloniaux
    • 19 janvier 1952 : dissolution du 1er BPC
    • 20 juin 1953 : création d'un nouveau 1er bataillon de parachutistes coloniaux
    • 1er septembre 1955 : dissolution du 1er BPC
  • Les brigades coloniales
    • 1er juillet 1946 : création en Indochine de la 1re demi-brigade de parachutistes SAS à partir des 1er et 2e bataillons parachutistes SAS
    • 1er octobre 1947 : création en Bretagne de la demi-brigade coloniale de commandos parachutistes
    • 23 octobre 1947 : la demi brigade SAS devient demi-brigade coloniale de commandos parachutistes SAS
    • juin 1948, les deux demi brigades deviennent en Bretagne la 1re DBCCP et en Indochine la 2e DBCCP
    • 1er février 1955 : la 1re DBCCP devient brigade de parachutistes coloniaux.
Après l'Indochine 
  • Le régiment
    • 1er novembre 1960 : création du Centre d'Instruction du 1er régiment parachutiste d'infanterie de marine à Bayonne
    • 1er janvier 1973 : 1er régiment parachutiste d'infanterie de marine, régiment affecté aux missions spéciales.

Historique des garnisons, campagnes et batailles[modifier | modifier le code]

Héritier de la 1re demi-brigade coloniale de commandos parachutistes dont les origines remontent à la Seconde Guerre mondiale.
Sous l'impulsion du capitaine Georges Bergé, la 1re Compagnie de l'air est créé en Angleterre le 15 septembre 1940, avec les unités de parachutistes du Spécial Air Service (SAS) (1 CCP/SAS créé en 1941 en Écosse). Cette compagnie est engagée de 1942 à 1944 en Crète, Libye, Tunisie, Bretagne, Belgique, Hollande, lors de la Bataille des Ardennes puis en Allemagne.
La compagnie est ensuite dissoute puis nommée 1/2 brigade de parachutistes SAS de 1946 à 1949, puis 1re 1/2 brigade coloniale de commandos parachutistes de 1949 à 1955 en Indochine, Hanoi, Nam Dinh, Plaine des Joncs, Dong Khê, Hoa-Binh, Cao-Bang, Tu-Le, Nasam, Lang-Son, Diên Biên Phù, puis BPC en Algérie de 1955 à 1958 Suez, Bizerte, la BCCP dissoute et renommée de 1959 à 1960 GIBPOM puis en 1960 BPCIMa et renommée en 1962 1er RPIMa qui a la garde de l'emblème des SAS.

Garnisons successives[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Guerre d'Indochine[modifier | modifier le code]

Après un premier séjour de 2 ans, le bataillon quitte l'Indochine le 19 janvier 1951.
Il revient en Indochine en août 1953. En novembre 1953, il participe à l'opération Castor (Occupation de Diên Biên Phù). En décembre 1953, il est envoyé à Seno au Moyen Laos pour contrer l'offensive Viet Minh dans la région. Début mai 1954, la situation à Diên Biên Phù semble désespérée. Le bataillon est largué sur le camp retranché par petits détachements de la taille d'un compagnie : une compagnie dans la nuit du 1er au 2 mai, 94 hommes dans la nuit du 5 au 6 mai. Ce seront les derniers renforts envoyés à Diên Biên Phù avant la fin de la résistance du camp le 7 mai 1954.

Guerre d'Algérie[modifier | modifier le code]

Depuis 1962[modifier | modifier le code]

Le 1er novembre 1960, le 1er régiment parachutiste d'infanterie de marine est créé à Bayonne. Il est l'unité d'instruction des engagés parachutistes.

Avec la professionnalisation des régiments parachutistes, ceux-ci prennent en main la formation de leur personnel. Le 1er RPIMa mute en s'orientant vers le renseignement et l'action. En 1974 est créé le Groupement Opérationnel (GO) qui est employé par le service Action du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE, services spéciaux français). Il participe notamment à l'opération Caban (renversement de Bokassa en Centrafrique en 1979) mais il sera critiqué par le SDECE pour avoir opéré de manière trop visible, en uniforme. Le GO est dissous en 1981.

Le 1er RPIMa se recentre sur des missions moins secrètes, en regroupant les détachements d'assistance opérationnelle (DAO) qui assistent des forces alliées notamment en Afrique. Il se spécialise par ailleurs comme unité de recherche humaine (reconnaissance) en fournissant des unités de recherche de corps d'armée (URCA) aux corps d'armée (le 13e RDP ayant le même rôle au niveau de la 1re Armée).

Pendant la guerre du Golfe (1991), le 1er RPIMa encadre un groupement de commandos d'action dans la profondeur (CRAP) fournis par les régiments de la 11e division parachutiste qui est affecté à la division Daguet. Deux parachutistes du 1er RPIMa sont tués par l'explosion de sous-munitions non-détonées dans le fort d'As Salman le 26 février 1991.

En 1992, le 1er RPIMa est affecté pour emploi au commandement des opérations spéciales (COS) nouvellement créé. En 1997, il quitte la 11e division parachutiste pour intégrer le Groupement Spécial Autonome qui est devenue la Brigade des forces spéciales terre (BFST)[5].

Depuis cette date, le régiment participera aux différentes opérations menées par le COS et l'armée française. Parmi elles, on peut citer les interventions dans les Balkans (en 1995 et 1999 pour capturer des criminels de guerre), l'Afghanistan (opération Arès) ou encore le Sahel avec en point d'orgue l'Opération Serval au Mali. Durant ces actions, le 1er RPIMa mettra en œuvre bon nombre de ses compétences : libération d'otages, évacuation de ressortissants, patrouille longue distance....

Traditions[modifier | modifier le code]

La fête des troupes de marine

Elle est célébrée à l'occasion de l'anniversaire des combats de Bazeilles, ce village qui a été quatre fois repris et abandonné sur ordres, les 31 août et le 1er septembre 1870.

Et au Nom de Dieu, vive la coloniale !

Les Marsouins et les Bigors ont pour saint patron Dieu lui-même. Ce cri de guerre termine les cérémonies intimes qui font partie de la vie des régiments. Son origine est une action de grâce du révérend père Charles de Foucauld, missionnaire, voyant arriver à son secours les unités coloniales un jour où il était en difficulté avec une tribu locale.

Devise[modifier | modifier le code]

« Qui ose gagne », traduction de la devise des SAS anglais « Who Dares Wins »

Insigne[modifier | modifier le code]

« Cercle d’argent de centre bleu ciel à un parachute blanc soutenant la pointe d’une flèche rouge, le tout brochant sur une épée basse gardée d’or. L’inscription « S.A.S. » et « Qui ose gagne » sur le cercle et le chiffre 1 sur le parachute »

Drapeau[6][modifier | modifier le code]

Le drapeau des SAS français fut l'emblème allié le plus décoré au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Drapeau du 1er régiment parachutiste d'infanterie de marine

Béret rouge (amarante) des paras des TDM

Les inscriptions suivantes figurent au drapeau du 1er RPIMA en mémoire des campagnes passées du régiment :

Décorations[modifier | modifier le code]

Il s'agit de l'unité française la plus décorée de la seconde guerre mondiale.

  • Croix de la Légion d'honneur[8].
  • Ordre de la Libération en tant qu'héritier des traditions du 2e Régiment de chasseurs parachutistes de l'Armée de l'air, il porte la décoration remise le 11 novembre 1944 des mains du général de Gaulle, sous l'Arc de Triomphe à Paris au 2e Régiment de chasseurs parachutistes métropolitains[9].
  • Croix de guerre 1939-1945 avec 6 palmes
  • Croix des TOE avec 3 palmes
  • Croix de la Valeur militaire avec 1 palme le 23 novembre 2011(au titre de l'opération Pamir en Afghanistan). À l'occasion de Bazeilles le 1er septembre 2013 à Fréjus, le 1er RPIMa aura son drapeau décoré d'une deuxième Croix de la Valeur militaire au titre de l'Afganistan, avec palme et recevra la fourragère aux mêmes couleurs. Le régiment est titulaire de 2 citations pour le même théâtre l'Afghanistan.
  • Bronzen Leeuw (Lion de Bronze des Pays-Bas)

Les personnels du régiment sont autorisés à porter :

  • La fourragère aux couleurs de la légion d'honneur 1re brigade de parachutistes coloniaux
  • La fourragère aux couleurs de la Croix des TOE
  • La fourragère aux couleurs de la Croix de la libération (depuis le 18 juin 1996). (celle du 2e RCP ; voir la liste des Compagnons de la Libération).

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

Seconde guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

Compagnies et bataillons parachutistes
  • 1940 - 1942 Capitaine Bergé*** (1re CIA / 1re CCP)
  • 1942 - 1943 Capitaine Lambert (1re CIA)
  • 1942 - 1943 Capitaine Jordan** (2e CIA)
  • 1943 - 1943 Lieutenant-colonel Fourcault (1er BIA)
  • 1943 - 1944 Commandant Bourgouin* (4e BIA)
2e RCP
  • 1944 - 1944 Lieutenant-colonel Bourgoin*
  • 1944 - 1945 Commandant Puech-Samson*
  • 1945 - 1945 Lieutenant-colonel Jacques Pâris de Bollardière***/*
  • 1945 - 1946 Lieutenant-colonel Reyniers

Guerre d'Indochine[modifier | modifier le code]

Demi brigades d'Indochine de parachutistes SAS
Demi brigade coloniale de commandos parachutistes
Prise d'arme.
1er bataillon de choc SAS
  • 1946 - 1947 Chef d'escadron Mollat
1er bataillon parachutiste SAS puis 1er bataillon colonial de commandos parachutistes
  • 1947 - 1948 Capitaine Ducasse
2e bataillon de choc SAS
  • 1946 - 1947 Commandant de Maurepas
1er bataillon colonial de commandos parachutistes
  • 1949 - 1950 Chef de bataillon Portal
  • 1950 - 1951 Chef de bataillon Dubois
  • 1951 - 1951 Chef de bataillon Fourcade
  • 1951 - 1952 Capitaine Moretti
1er bataillon de parachutistes coloniaux
  • 1953 - 1954 Chef de bataillon Souquet
  • 1954 - 1954 Capitaine Penduff
  • 1954 - 1954 Capitaine Bazin' de Bezons
  • 1954 - 1954 Capitaine Cogno Bourdieu
  • 1954 - 1954 Chef de bataillon Charlet
  • 1954 - 1955 Chef de bataillon Moniez
  • 1954 - 1954 Capitaine Ferrano

Guerre d'Algérie[modifier | modifier le code]

Brigade des parachutistes coloniaux
Brigade école des parachutistes coloniaux
Brigade de parachutistes d'outre-mer
  • 1958 Lieutenant-colonel Fossey-François
  • 1958 Colonel Fourcade
Brigade parachutiste d'infanterie de marine
  • 1960 - 1961 Colonel Lemire
  • 1961 - 1961 Colonel Cabestan
1er RPIMa
  • 1960 - 1962 Colonel Moulié (***)

Depuis 1962[modifier | modifier le code]

1er RPIMa
  • 1962 - 1965 Colonel Florentin
  • 1965 - 1967 Colonel Mantes
  • 1967 - 1970 Colonel de Braquilanges
  • 1970 - 1972 Colonel Dorandeu
  • 1972 - 1974 Colonel Hovette
  • 1974 - 1976 Colonel de Noray
  • 1976 - 1978 Colonel Franscechi
  • 1978 - 1980 Colonel Briancon Rouge
  • 1980 - 1982 Lieutenant colonel Norlain
  • 1982 - 1984 Colonel Messana
  • 1984 - 1986 Colonel Huchon
  • 1986 - 1988 Colonel Landrin
  • 1988 - 1990 Colonel Rigot
  • 1990 - 1992 Colonel Rosier
  • 1992 - 1994 Colonel Tauzin
  • 1994 - 1996 Colonel Cherreau
  • 1996 - 1998 Colonel Stoltz
  • 1998 - 2000 Colonel Nebout (***)
  • 2000 - 2002 Colonel De Turckheim
  • 2002 - 2004 Colonel Rastouil
  • 2004 - 2006 Colonel Grégoire de Saint-Quentin
  • 2006 - 2008 Colonel Harivongs
  • 2008 - 2010 Colonel Vidaud
  • 2010 - 2012 Colonel Baratz
  • 2012 - Colonel Laurentin
Colonel Harivongs, Colonel Vidaud

(*) Officier qui devint par la suite député.
(**) Officier qui devint par la suite ambassadeur.
(***) Officier qui devint par la suite général de brigade.

Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment[modifier | modifier le code]

Cf. batailles portées au drapeau du régiment.

Personnalités ayant servi au sein du régiment[modifier | modifier le code]

Georges Bergé  : Compagnon de la Libération. Lieutenant en 1934, il est détaché dans l'Armée de l'air, au Groupe d'Infanterie de l'Air no 601, en août 1937. Il rallie les Forces françaises libres à Londres où il rencontre le général de Gaulle le 24 juin à Saint Stephen's House et lui propose de créer une unité de parachutistes. Affecté au Dépôt des FFL puis à l'état-major de l'Air, il est nommé au commandement de la 1re Compagnie d'Infanterie de l'Air (1re CIA) le 15 septembre 1940. Après un stage à l'École britannique de Ringway, il est breveté parachutiste le 25 décembre 1940, en même temps les hommes de la 1re section de la Compagnie. Il est en opération spéciale en France du 15 mars au 5 avril 1941 pour la première mission parachutée en France occupée (Mission "Savannah") au cours de laquelle il crée un noyau de Résistance à Bayonne[10].

Le régiment aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La formation de base est la formation "SAS" (Sticks d'Actions Spéciales) qui dure 22 semaines et démarre traditionnellement au début du mois de février. Cette formation leur donne la qualification de base du régiment: RAPAS (Recherche aéroportée et Action Spéciale)

Après une période probatoire, les personnels brevetés SAS suivent des formations de spécialité complémentaire en fonction des postes à pourvoir et de leurs capacités :

  • "CTLO" (Contre Terrorisme Libération d'Otages)
  • "THP" (Tireurs Haute Précision),
  • "GDC" (gardes du corps),
  • "PAT SAS" (patrouilles SAS spécialisées, dans le combat motorisé tous terrains),
  • Chuteurs "OPS" et "SOTGH" (saut opérationnel à très grande hauteur),
  • "RPO" (Rapas plongeur offensif),
  • Équipier SAS spécialisé "jungle" (formé au Centre d'instruction de la guerre dans la jungle de Manaus au Brésil),
  • Équipier SAS spécialisé montagne etc…

De par son volume et de par sa spécificité, le 1er RPIMa est un régiment sans équivalent au sein de l'armée de Terre et du Commandement des Opérations Spéciales. C'est également un régiment polyvalent qui peut intervenir dans tous les types de milieu.

La citadelle Général Bergé de Bayonne, du nom de l'officier créateur des parachutistes de la France Libre et des SAS français, accueille aussi régulièrement des unités étrangères des forces spéciales dans le cadre d'échanges de compétences.

Subordinations[modifier | modifier le code]

Le 1er RPIMa fait partie de la brigade des forces spéciales terre, elle-même sous commandement du Commandement des opérations spéciales (COS) et du commandement des forces terrestres (CFT).

Composition[modifier | modifier le code]

L'effectif théorique du régiment en 2014 est de 780 personnes mais les unités du COS sont en sous-effectifs chroniques depuis 2008. La loi de programmation militaire 2014-2019 prévoit une hausse à 865 personnels.

En 2011, Le 1er RPIMa s'organise autour des unités suivantes :

  • une compagnie de commandement et de logistique (CCL)
  • 4 compagnies de combat SAS (1re, 2e, 3e, 4e Cie)
  • 1 compagnie d'instruction SAS

Chaque compagnie a sa spécialité. Ainsi la 1re compagnie regroupe les THP, Plongeurs offensifs et chuteurs opérationnels à très grande hauteur. Quant à la 2e compagnie, son pôle d'excellence se situe dans les combats en milieux extrêmes comme la forêt équatoriale ou les zones de hautes montagnes. La 3e compagnie de combat est quant à elle spécialisée dans les patrouilles SAS sur véhicules légers armés (tradition des jeeps armées SAS 1942-1945). Enfin, la 4e compagnie de combat est quant à elle spécialisée dans les Actions Spéciales en Milieu Urbain (ASMU) et comprend les GDC, CTLO, et opérateurs drones.

Missions[modifier | modifier le code]

  • Traiter des objectifs de niveau stratégique en ambiance non permissive
  • Infiltrations et (sur)vie en milieu hostile
  • Liaisons protégées à longue distance
  • Destruction et neutralisation
  • Dans le cadre d'actions d'environnement :
  • Évaluation de situation et liaisons avec les acteurs d'une crise
  • Organisation et entraînement de forces amies
  • Protection de personnalités.
  • Être capable d'apporter une réponse efficace à certaines situations particulières hors de portée des forces conventionnelles.
  • Libération d'otages et contre-terrorisme
  • Extraction de personnes
  • Protection/Évacuation de populations

Matériels[modifier | modifier le code]

Véhicules[modifier | modifier le code]

  • Véhicule léger Peugeot P4 SAS
  • Véhicule léger VLRA SAS
  • VPS
  • Land-Rover Discovery 3 blindé affecté au service de protection rapprochée

Armement[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive, de plus la plupart de ces armes sont modifiées à l'intérieur comme à l'extérieur pour une meilleure utilisation.

Unités comparables[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Reiner, Jacques Gautier, Gérard Larcher, « Le renforcement des forces spéciales françaises, avenir de la guerre ou conséquence de la crise ? », sur Sénat français,‎ 13 mai 2014 (consulté le 1er juin 2014)
  2. Le 2e RPIMa, régiment outre-mer de Forces armées de la Zone Sud de l'océan Indien (FAZSOI) basé sur l'ile de la Réunion, dispose aussi de cette devise inscrite sur son insigne régimentaire.
  3. In Paras de la France libre, page 21
  4. In Histoire des parachutistes français, page 13
  5. Jacques Rosier (dir) et Étienne Leclere (dir) (photogr. Bernard Sidler), Les Forces spéciales françaises dans guerre du Golfe 1991, Paris, Éditions LBM,‎ 2011 (ISBN 9782915347852)
  6. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007
  7. "Edition Chronologique n° 45 du 29 octobre 2010". Le Ministère de la Défense instruction n°1515/DEF/EMA/OL/2 du 23 septembre 1983, modifiée, sur les filiations et l'héritage des traditions des unités; décision n°010318/DEF/CAB/SDBG/CPAG du 15 juillet 2008 portant création d'une commission des emblèmes. Art 1er. L'inscription "Koweït 1990-1991" est attribuée aux drapeaux et étendards des formations des armées énumérées ci-dessous. 2e R.E.I, 1er R.E.C, 6e R.E.G, 3e R.I.Ma, 1er R.P.I.Ma, 11e R.A.Ma, 4e Régiment de dragon, 1er Régiment de Spahis, 6e Régiment de Commandement et de Soutien, 1er R.H.C, 3e R.H.C, puis les formations de l'Armée de l'Air les 5e, 7e, 11e escadre de chasse, la 33e escadre de reconnaissance et les 61e et 64e escadre de transport. Le présent arrêté sera publié au Bulletin officiel des armées, Hervé Morin.
  8. Collectivité décorées de la Légion d’honneur, 1er brigade de parachutistes coloniaux - Ordre de la Légion d’honneur, France-Phaleristique.com
  9. « Le 2e Régiment de chasseurs parachutistes de l'Armée de l'Air », sur www.ordredelaliberation.fr/,‎ 14 août 2014 (consulté le 14 août 2014)
  10. Chancellerie de l'Ordre de la Libération

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Histoire des parachutistes français, Société de Production Littéraire, 1975.
  • Colonel Roger Flamand, Paras de la France libre, Éditions Presses de la Cité, 1976, (ISBN 978-2-258-00036-0).
  • Henry Corta, Les bérets rouges, Amicale des anciens parachutistes SAS, 1952.
  • http://le.cos.free.fr/ ; site sur les forces spéciales
  • Unités décorées dans leur garnison Outre douze unités décorées, vingt-quatre unités recevront la croix de la Valeur militaire ultérieurement. Le 1er R.P.I.Ma page 22.

http://www.rpima1.terre.defense.gouv.fr/coeur_regiment/materiel/index.html Site officiel du matériel du 1er RPIMa.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]