Gare de Lens (Pas-de-Calais)

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Lens
Image illustrative de l'article Gare de Lens (Pas-de-Calais)
Bâtiment voyageurs de la gare.
Localisation
Pays France
Commune Lens
Adresse Place du général de Gaulle
62300 Lens
Coordonnées géographiques 50° 25′ 36″ N 2° 49′ 40″ E / 50.426651, 2.8278650° 25′ 36″ Nord 2° 49′ 40″ Est / 50.426651, 2.82786
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV
TER Nord-Pas-de-Calais
Fret SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) Arras à Dunkerque-Locale
Lens à Don - Sainghin
Lens à Ostricourt
Lens à Corbehem
Voies 7 + voies de service
Quais 4 (dont trois centraux)
Altitude 34 m
Historique
Mise en service 1927 (actuelle)
Architecte Urbain Cassan
Protection  Inscrit MH (1984)
Patrimoine mondial Patrimoine mondial (2012)
Correspondances
Bus 12 et

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Lens

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Lens

La gare de Lens est une gare ferroviaire française, située à proximité du centre-ville de Lens, sous-préfecture du département du Pas-de-Calais, en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des TGV et des trains TER Nord-Pas-de-Calais.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Gare de bifurcation, elle est située au point kilométrique (PK) 211,284[1] de la ligne d'Arras à Dunkerque-Locale, entre les gares d'Avion et de Loos-en-Gohelle. Elle est l'origine de la ligne de Lens à Don-Sainghin avant la gare de Sallaumines, de la ligne de Lens à Ostricourt avant la gare de Pont-de-Sallaumines et de la ligne de Lens à Corbehem partiellement déclassée. Son altitude est de 34 mètres.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1880, début d'important travaux d'agrandissement de la gare[2].

La gare en 1906.

Le , le nouveau bâtiment est inauguré par la Compagnie des chemins de fer du Nord[3]. Il est dû à l'architecte Urbain Cassan[3]. Il décrit le bâtiment ainsi : « Le bâtiment des voyageurs sera constitué par des éléments rectangulaires indépendants. L'ossature de chacun de ces éléments sera calculé pour résister à une dénivellation pouvant atteindre 0,25 m entre deux sommets contigus de sa surface d'appui. La remise d'aplomb de ces éléments devra pouvoir s'exécuter au moyen de vérins, et les dispositifs nécessaires : logement des vérins, appuis de ces derniers, force et mode d'action, etc., feront l'objet d'une étude préalable, permettant d'effectuer cette opération dans les conditions les plus faciles et les moins coûteuses. L'ossature sera calculée de manière à supporter les efforts de relevage et devra tenir compte de la présence des dispositifs envisagés pour le relevage. Dans le même esprit, les parties de remplissage des façades, les cloisons, les sols doivent être rendus solidaires de l'ossature et pouvoir subir les mouvements de cette dernière, soit dans les dénivellations accidentelles, soit dans la remise d'aplomb sans dislocation, fissure, coincements des portes et des fenêtres, etc., et sans que l'exploitation des locaux en soit gênée. Les coupures existant entre deux éléments voisins seront munies de couvre-joints d'un entretien très facile, autorisant les mouvements relatifs, tout en assurant l'étanchéité des parois. Les surcharges à prévoir dans les calculs seront, pour l'élévation, celles indiquées au règlement annexé à la Circulaire ministérielle du (halles de chemins de fer) et, pour les sols, 500 kg/m2 dans les locaux accessibles au public, ceux des archives et des bagages, et 300 kg/m2 partout ailleurs. Les herses de support des fils téléphoniques pourront recevoir des efforts de traction de 50 kg par fil. On envisagera le cas de rupture totale d'une ou plusieurs nappes donnant les efforts dissymétriques les plus défavorables. »

Au cause des mouvements de la terre du fait de l'extraction minière, la nouvelle gare est bâtie sans étage sur un radier général de béton armé afin d'éviter la dislocation du bâtiment en cas de tassement du sol[3].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Le parking en face de la gare est en cours de transformation et un nouveau parking de 270 places sera installé au niveau de la gare routière

Desserte[modifier | modifier le code]

En 2006, le trafic annuel national était de 1 793 414 voyageurs[4].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

La nouvelle gare routière est en cours de construction[5]. La ligne du tramway Liévin-Noyelles-Godault devait passer devant la gare. Mais ce projet a été finalement abandonné.

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

Cette gare est ouverte au service du fret[6] (train massif seulement).

Architecture du bâtiment d'Urbain Cassan[modifier | modifier le code]

La gare côté voies

La gare ressemble à une locomotive à vapeur, grâce à sa tour haute de 23 mètres pouvant représenter la cheminée[3]. Tout en haut de cette tour, une horloge à quatre cadrans est installée[3].

Lors de la construction de la gare, son architecte Urbain Cassan a dû tenir compte du risque important d'affaissements de terrain liés à l'extraction minière[3]. Il a ainsi proposé un bâtiment marqué par l'horizontalité, composé de modules simples d'un seul niveau qui s'étend sur 86 m de longueur totale et de 17 m de largeur pour la partie centrale ; les ailes font 9,50 m de largeur et respectivement 25 et 31 m[3]. Il a par ailleurs utilisé le béton armé, nouveau matériel, léger et facile à mettre en œuvre[3]. L'architecte des bâtiments annexes (ancien buffet, bâtiment des "roulants"...) adopte les mêmes caractéristiques que celle du bâtiment principal. La façade de la gare affiche une grande sobriété, le décor se résumant à une simple frise de losanges située sous la corniche. Ce motif trouve un écho sur les grilles, œuvre du ferronnier d'art Edgar Brandt.

À l'intérieur, les éléments encore visibles du soin apporté à la décoration sont les mosaïques d'inspiration cubiste réalisées par Auguste Labouret représentant notamment la mine.

La gare fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Livre : Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, édité par La Vie du Rail en août 2011, ISBN 978-2-918758-34-1, volume 1, page 113.
  2. Conseil général du Pas-de-Calais : Rapport du préfet et procès-verbaux des délibérations, Arras, Imprimerie de la société du Pas-de-Calais,‎ , 1072 p. (lire en ligne), « Gare de Lens », p. 228.
  3. a, b, c, d, e, f, g et h A C, « La reconstruction de la gare de Lens (Nord) : Le nouveau bâtiment des voyageurs », Le Génie civil, no 2385,‎ , p. 401-404 (lire en ligne).
  4. Le Point, no 1858, p. 77
  5. [PDF] Dossier de presse : Arrivée du premier train rapide Bully-Liévin-Lens en gare Lille Flandres, TER Nord-Pas-de-Calais, page 9
  6. Site Fret SNCF : la gare de Lens.
  7. « Notice no PA00108328 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Paris-Nord Arras TGV Béthune Hazebrouck
ou Dunkerque
Arras Avion
ou Arras
TER Nord-Pas-de-Calais Loos-en-Gohelle
ou Bully - Grenay
ou Béthune
Dunkerque
ou Hazebrouck
ou Béthune
Terminus Terminus TER Nord-Pas-de-Calais Pont-de-Sallaumines
ou Billy-Montigny
Lille-Flandres
ou Dourges
Terminus Terminus TER Nord-Pas-de-Calais Sallaumines
ou Pont-à-Vendin
ou Lille-Flandres
Lille-Flandres
ou Don-Sainghin
Terminus Terminus TER Nord-Pas-de-Calais Pont-de-Sallaumines
ou Billy-Montigny
Valenciennes
Terminus Terminus TER Nord-Pas-de-Calais Bully - Grenay Bully - Grenay