Saint-Sulpice-en-Pareds

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Saint-Sulpice-en-Pareds
Saint-Sulpice-en-Pareds
L’église Saint-Sulpice en .
Blason de Saint-Sulpice-en-Pareds
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Fontenay-le-Comte
Canton La Châtaigneraie
Intercommunalité Communauté de communes du Pays-de-la-Châtaigneraie
Maire
Mandat
Marie-Chantal Guyonnet
2014-2020
Code postal 85410
Code commune 85271
Démographie
Gentilé Sulpiciens
Population
municipale
426 hab. (2016 en augmentation de 6,23 % par rapport à 2011)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 36′ 09″ nord, 0° 50′ 03″ ouest
Altitude 88 m
Min. 63 m
Max. 111 m
Superficie 13,32 km2
Localisation

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Saint-Sulpice-en-Pareds

Saint-Sulpice-en-Pareds est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal de Saint-Sulpice-en-Pareds s’étend sur 1 332 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 88 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 63 et 111 mètres[1],[2].

Située au sud-ouest du canton de La Châtaigneraie, Saint-Sulpice-en-Pareds est une petite commune typique du bocage vendéen, traversée par trois routes départementales : la RD 31 de la Chaize-le-Vicomte à Saint-Hilaire-des-Loges, la RD 63 de la Chapelle-Thémer à la Châtaigneraie et la RD 89 de Chavagnes-les-Redoux au Busseau. La commune est sillonnée par trois cours d'eau : le Petit Fougerais, le Vézeron et le Thouvron (ou ruisseau de la Mare des Trembles).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte le nom de La Fertile[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est à l'époque gallo-romaine que remonte la fondation du domaine appelé Barabin (du nom de son premier propriétaire) d'où est issu le bourg actuel de Saint-Sulpice. La bourgade portera ensuite successivement les noms de la Barabinière, la Barabinerie, la Court Barabine, avant de devenir Saint-Sulpice (ou Suplice) jusqu'au XIIIe siècle.

Au Moyen Âge, plusieurs seigneuries se partageaient son territoire : le Pally, la Mothe-Boislève, la Mothe-Chevalier, le Puy-Viault, la Chervinière. Toutes dépendaient de la baronnie de Vouvant, qui en recevait hommage-lige et revenus. En 1317, à la suite du redécoupage des diocèses promulgué par la bulle Salvator Noster du pape Jean XXII, la paroisse s'appelle Saint-Sulpice-d'Antigny, puis en 1685, Saint-Sulpice-Sous-Vouvant (par affiliation à ses voisines), et encore Saint-Sulpice-d'Abeille en 1698.

Relativement épargnée par les guerres de religion, la commune a été le théâtre de plusieurs exactions durant la période révolutionnaire (pillage et incendie du château de la Mothe par les colonnes infernales du général Dufour, massacre de l'intendant du marquis de Saint-Sulpice, Philippe-Quentin de Lingier, et de 18 défenseurs, assassinat du notaire M. Blaizot). Le château a été rebâti à neuf au cours du XIXe siècle d'après le style Renaissance.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Taillé : au premier, d'azur au buste de Saint Sulpice d'argent, nimbé d'or, issant d'une nuée aussi d'argent ; au second, de gueules au château couvert d'or posé sur une motte alésée de sinople chargée d'une onde d'azur, surmonté d'une fleur de lys d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 mars 2008 Jean-Claude Bely[Note 1]    
mars 2008 En cours Jean-Marie Porchet[4]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6].

En 2016, la commune comptait 426 habitants[Note 2], en augmentation de 6,23 % par rapport à 2011 (Vendée : +4,51 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
700599506688735712713776709
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
684689688719721768796775758
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
745742708636642574597572550
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
544510461430378381388389390
2013 2016 - - - - - - -
417426-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (30 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,4 %, 15 à 29 ans = 12,8 %, 30 à 44 ans = 17,9 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 29,1 %) ;
  • 49,7 % de femmes (0 à 14 ans = 19,1 %, 15 à 29 ans = 11,3 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 19,6 %, plus de 60 ans = 31 %).
Pyramide des âges à Saint-Sulpice-en-Pareds en 2007 en pourcentage[8]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ans ou +
0,0 
9,7 
75 à 89 ans
12,4 
18,9 
60 à 74 ans
18,6 
19,9 
45 à 59 ans
19,6 
17,9 
30 à 44 ans
19,1 
12,8 
15 à 29 ans
11,3 
20,4 
0 à 14 ans
19,1 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[9]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Sulpice, édifiée aux XIVe et XVe siècles, fut détruite en partie à la Révolution, puis restaurée au XIXe siècle. Elle s'inspire de l'architecture gothique. À côté de son clocher monumental, elle possède, sur un de ses piliers sud, un cadran solaire.

Le château de la Mothe construit aux XVe et XVIe siècles abrite au cœur de son parc ombragé un if âgé, que la légende date millénaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Christophe Claveau, dit le « Capitaine Puyviault », seigneur de ce lieu, célèbre chef huguenot au temps des guerres de Religion, compagnon d'armes d'Henri de Navarre, Soubise et Coligny ; il fut l'une des premières victimes du massacre de la Saint-Barthélémy à Paris, le 24 aout 1572.
  • Alphonse de Châteaubriant, écrivain qui passa sa jeunesse au château de la Mothe, au début du XXe siècle, auteur de romans La Brière et Monsieur des Lourdines.
  • Henri Gault, journaliste gastronomique et créateur du célèbre guide Gault et Millau, propriétaire du château de la Motte (en 1973), où il est décédé le 9 juillet 2000.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune 17763 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  2. « Saint-Sulpice-en-Pareds », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  9. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 » [archive du ], sur insee.fr (consulté le 12 juin 2011)


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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