Cheffois

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Cheffois
Église Saint-Pierre.
Église Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Fontenay-le-Comte
Canton La Châtaigneraie
Intercommunalité Pays de La Châtaigneraie
Maire
Mandat
Jean-Marie Giraud
2014-2020
Code postal 85390
Code commune 85067
Démographie
Gentilé Cheffoisien
Population
municipale
981 hab. (2012)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 40′ 10″ N 0° 47′ 24″ O / 46.6694444444, -0.7946° 40′ 10″ Nord 0° 47′ 24″ Ouest / 46.6694444444, -0.79
Altitude Min. 75 m – Max. 199 m
Superficie 18,63 km2
Localisation

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Cheffois est une commune française située dans le département de la Vendée, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à l’est du département de la Vendée au cœur du bocage, Cheffois est une petite commune d’environ 850 habitants à rattacher au canton de La Châtaigneraie. Le bourg de Cheffois, environné à l’ouest par les rochers de Mouilleron et à l’est par la colline qui abrite l’ancienne carrière, est niché dans une jolie vallée ombragée, dont le ruisseau rejoint un peu plus au sud le Loing, affluent de rive gauche du Grand Lay.

En fait, la commune se situe dans une zone de transition entre le Haut-Bocage, où les altitudes dépassent régulièrement les 200 mètres, et le Bas-Bocage, à la topographie plus douce et aux altitudes plus modérées (autour de 100 mètres). Le point culminant de la commune est ainsi à rechercher au nord près des Ifs (199 m) alors que les rochers de Cheffois et de Mouilleron, qui représentent pourtant au sud d’imposantes barres topographiques qui contrastent avec la platitude du Bas-Bocage, ne culminent respectivement qu’à 194 m et 174 m (à la Dent Gaudin). Les sommets de ces buttes de quartzite n’en forment pas moins de remarquables belvédères qui, par un temps clair, offrent un panorama magnifique sur tout le bocage environnant. S’étendant sur 1 863 hectares, l’essentiel du territoire de la commune est aujourd’hui voué à une agriculture dynamique. Quelques bois et bosquets remplacent les prairies et les cultures dans les endroits les plus pentus des vallées, au sommet de la butte des carrières et des rochers de Mouilleron, ou encore autour du château de la Rousselière (Le Parc).

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cheffois
Saint-Germain-l'Aiguiller Réaumur Saint-Pierre-du-Chemin
Mouilleron-en-Pareds Cheffois La Tardière
Saint-Maurice-le-Girard Saint-Maurice-le-Girard La Tardière

Géologie[modifier | modifier le code]

Tous les terrains géologiques représentés sur le territoire de la commune sont attribués à l’ère Primaire ou Paléozoïque[1]. Cela nous renvoie à des périodes très anciennes, dans des environnements où la Terre n’était alors qu’un désert biologique, et donc probablement sans équivalent avec les conditions bioclimatiques qui peuvent exister actuellement.

Les terrains les plus anciens sont des schistes d’âge Cambrien Supérieur (~ 500 millions d’années). Ils affleurent principalement dans les environs du bourg sous la forme d’une ample boutonnière au cœur d’un long anticlinal de direction sud-armoricaine (Anticlinal de la Châtaigneraie). Cette sédimentation, de nature essentiellement argileuse, paraît traduire le remplissage d’un bassin immergé par des matériaux détritiques issus des terres émergées environnantes, dans un contexte général d’ouverture océanique. Cet épisode est immédiatement suivi d’un important volcanisme explosif (Ignimbrites et Rhyolites de la Châtaigneraie), à la charnière du Cambrien et de l’Ordovicien.

Les grès armoricains, d’âge Arenigien (~ 465 millions d’années), sont transgressifs sur les terrains Cambriens. Cette appellation de « grès armoricain », du nom donné par des géologues du XIXe siècle qui ont décrit des roches identiques dans le nord et l’ouest du Massif Armoricain, sont en réalité de véritables quartzites. Cette roche, réputée très résistante, forme l’ossature des buttes des Rochers de Mouilleron, Cheffois et la Châtaigneraie qui ont ainsi été conservées par le jeu de l’érosion différentielle. La faible épaisseur (20 à 100 m), l’homogénéité lithologique et la grande extension de cette formation traduisent une période de stabilité dans un environnement paléogéographique de plate-forme sableuse immergée assez semblable à celle du centre et du nord du Massif armoricain pour la même période.

Au nord de l’Anticlinal de la Châtaigneraie, dont les deux flancs sont soulignés par les bandes peu épaisses de grès armoricain, affleurent des terrains plus récents au sein d’un vaste synclinal (Synclinal de St Prouant) qui occupe toute la partie nord du territoire de la commune. Ils correspondent d’abord aux schistes gris à noirs du Groupe de Réaumur d’âge Ordovicien moyen à Silurien (~ 410 à 465 millions d’années). Au Dévonien (~ 365 à 410 millions d’années) suit un dépôt de laves en milieu sous-marin (pillow-lavas) correspondant aux Basaltes de la Meilleraie qui affleurent de manière continue, des Gardes à la Guérinère en passant par la Bauchère ou la Fromentinière. Ce nouvel épisode volcanique, qui évoque un contexte de bassin arrière-arc, serait lié au fonctionnement d’une zone de subduction. Une petite intrusion de granodiorite à grain fin d’âge indéterminé (probablement de la fin du Primaire) affleure au milieu de la formation volcanique dans les environs de la Sablière.

Après une longue période de stabilité relative au début de l’ère Primaire, des événements majeurs vont avoir lieu dans notre région à la fin du Primaire (~ 290 à 360 millions d’années). Ils correspondent à la formation d’une immense chaîne de montagnes, la « chaîne hercynienne », comparable à l’Himalaya actuel et qui occupait alors l’ensemble de l’Europe occidentale et centrale. Ces événements vont avoir pour conséquence d’engendrer d’importantes déformations sur les roches, sous le jeu des contraintes imposées par la tectonique des plaques. Les roches de la région vont ainsi se plisser, à l’origine du redressement des terrains géologiques, et/ou se fracturer. C’est cette structuration « hercynienne » qui est à l’origine de la disposition des roches qui composent actuellement le sous-sol de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces de civilisation sur la commune de Cheffois datent du Néolithique (il y a environ 4 à 7000 ans). En effet, nos ancêtres du Néolithique nous ont laissé de nombreux témoignages (outils, armes, etc.). Mais la commune de Cheffois est surtout connue pour son polissoir, celui de la Vésinière, et pour son dolmen de la Pierre-qui-Vire qui représentent là deux magnifiques témoins de la période préhistorique. Au cours des derniers siècles av. J.-C., les Celtes envahirent notre région. Même si nous ne retrouvons aujourd'hui aucune trace de la civilisation gauloise, sans doute parce que ceux-ci utilisaient le bois plutôt que la pierre comme matériau de construction, le Rocher de Cheffois, au pied duquel le bourg actuel s'est ensuite établi, dut servir d'oppidum ou de centre d'assemblée cultuelle à ces populations primitives qui trouvèrent là un point de défense naturel admirablement situé. Les traces de la civilisation romaine sont un peu plus nombreuses, en particulier à l'emplacement du bourg actuel aux environs de l'église qui elle-même devait se situer autrefois au milieu d'une véritable enceinte. En atteste la découverte de tuiles à rebords, typiques des toitures romaines, et un vase funéraire en terre blanche, du IVe siècle, découvert dans un cimetière de l’époque, près du presbytère. Nous savons aussi que la voie romaine qui reliait Poitiers à Nantes ou plus exactement Rom près de Poitiers à Durinum, l’actuelSaint-Georges-de-Montaigu, traversait notre commune. Son tracé, bien connu, longeait toute la ligne de hauteurs de la Gâtine des Deux-Sèvres et du Haut-Bocage vendéen. Une autre branche venant de Saint-Pierre-du-Chemin allait vers Sigournais par le Talud en passant par le nord de la commune, près des Ifs et de la Boisselière. Des tours à signaux ont probablement existé sur le parcours de cette voie antique, comme la toponymie voudrait parfois le laisser entendre (Les Gardes). Pour terminer sur les principaux témoignages de la période antique, il faut signaler de nombreux souterrains refuges sur tout le territoire de la commune, notamment au centre du bourg où l'on a reconnu un souterrain voûté sur une centaine de mètres, entre l'église et l'ancien prieuré. La plupart de ces souterrains, en général non voûtés et situés en plein champ à l'emplacement d'antiques habitations, servirent de refuges ponctuels pendant l’époque Barbare du IVe au IXe siècle.

Si Cheffois a été marquée très tôt par l’empreinte de la civilisation celte, puis romaine, ce coin de territoire dut également de bonne heure être conquis à l’Evangile. En effet, le christianisme, tout en respectant les croyances locales et les lieux sacrés qu'accompagnent les légendes, réussit facilement[non neutre] à conquérir l’endroit où fut bâtie très tôt l’une des églises les plus anciennes de Vendée (IIIe ou IVe siècle), avant que celle-ci ne soit remplacée par l’église actuelle dont une partie remonte seulement à la fin du XIIIe siècle. Au début de l’époque chrétienne, Cheffois était un point fortifié qui joua un rôle important, et son église actuelle est un superbe témoin de cette puissance qui commença en fait véritablement par la création d’un Prieuré de l’Ordre de Saint Benoît par l’Abbaye de Mauléon, et qui ensuite a faibli peu à peu.

Pendant la période médiévale, il semble que les premiers seigneurs de Cheffois s'installèrent à quelque distance seulement de l'église, à La Court, première maison seigneuriale de l'endroit, dont les vestiges semblent dater de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle. Cependant, l'établissement des premiers seigneurs remonterait à une période beaucoup plus ancienne (Xe ou XIe siècle), une partie de la seigneurie s'installant alors à la Rousselière, qui doit son nom à un certain Rousseau, l'un des plus anciens possesseurs de ce domaine. Puis le château de la Rousselière appartint ensuite longtemps à la famille Rouault, originaire des environs de Pouzauges, et dont on peut suivre en partie la filiation à l’aide des blasons placés sur diverses parties des voûtes de l’église.

Cheffois n'échappa pas aux bouleversements induits par la Révolution comme dans le reste du bocage vendéen insurgé. En 1793, Cheffois passa plusieurs fois des mains des Républicains à celle des insurgés vendéens qui établissaient leur camp au sommet du Rocher de Cheffois. Avec le passage des colonnes infernales républicaines, le bourg, les villages et les fermes furent en grande partie détruits. En 1794, la toiture de l'église fut incendiée et l’édifice restera sans couverture jusqu’en 1807, date à laquelle on profita des travaux pour diminuer de 4 mètres la hauteur des murs et du clocher, ce qui modifia sensiblement la silhouette du bâtiment et lui donna cette allure trapue et ramassée que nous lui connaissons.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1900 1921 Émile Rousseau    
1921 1925 Lucien Rousseau    
1925 1928 Émile Rousseau    
1928 1934 Julien Bourasseau    
1934 1944 Auguste Sireau    
1944 1945 Adrien Sionnet    
1945 1958 Aristide Croué    
1958 1965 Georges Chevallereau    
1965 1989 Gabriel Baty    
1989 2001 Georges Ripaud[Note 1]    
2001 2014 Dominique Baudry[Note 2]    
2014 en cours Jean-Marie Giraud   agriculteur propriétaire exploitant
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 981 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 080 918 653 897 961 957 959 1 003 1 009
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 036 1 034 1 065 1 126 1 163 1 194 1 243 1 213 1 180
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 120 1 219 1 075 982 1 040 1 017 1 030 1 026 1 023
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
905 799 758 764 816 821 888 901 964
2012 - - - - - - - -
981 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %).

Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,6 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,5 %, 15 à 29 ans = 22,5 %, 30 à 44 ans = 19,7 %, 45 à 59 ans = 21,2 %, plus de 60 ans = 16,2 %) ;
  • 48,4 % de femmes (0 à 14 ans = 22,3 %, 15 à 29 ans = 17,7 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 17,7 %, plus de 60 ans = 22,1 %).
Pyramide des âges à Cheffois en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
1,2 
6,6 
75 à 89 ans
8,8 
9,6 
60 à 74 ans
12,1 
21,2 
45 à 59 ans
17,7 
19,7 
30 à 44 ans
20,2 
22,5 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
22,3 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre de Cheffois, église gothique fortifiée datant des XIIIe et XVe siècles (classée monument historique le 17/05/1982).
  • Dolmen de la Pierre-qui-Vire, monument mégalithique datant du Néolithique récent (classé monument historique).
  • Polissoir de la Vésinière, monument mégalithique datant du Néolithique (4500 à 2200 ans av. J.-C.).
  • Château de la Rousselière, manoir datant des XVIIIe et XIXe siècles, situé à l'emplacement de l'ancien château fortifié du XIVe siècle dont les seuls vestiges sont représentés par les douves et une vieille tourelle.
  • Logis de la Girardière, logis vendéen datant des XVe et XVIe siècles et sa chapelle Notre-Dame.
  • Rocher de Cheffois, ancienne carrière de quartzite inondée et recolonisée par la végétation, et sa chapelle datant de 1863. En plus de la beauté offerte par les parois rocheuses qui dominent le plan d'eau, le touriste appréciera les nombreux sentiers aménagés qui ont été mis à sa disposition par le conseil général de la Vendée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 1995.
  2. Réélu en 2008.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Wyns et al., 1988
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  4. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  5. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 13 mai 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]