Foin

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 Ne doit pas être confondu avec paille.
image illustrant l’agriculture
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Le foin était la principale alimentation du bétail, autrefois souvent logé sous les maisons en hiver en zone froide et tempérée

Le foin est un fourrage constitué d'herbe séchée et destiné à l'alimentation des animaux domestiques herbivores durant la mauvaise saison. Il provient d'une prairie semée ou naturelle[1]. C'était autrefois une des conditions de nombreux systèmes de type polyculture élevage. Les chevaux des administrations (poste, armée, etc.) et des industries privées étaient aussi consommateurs de foin.

L'ingestibilité du foin est meilleure que celle de la paille[1].

Le foin a aussi été utilisé pour la conservation de la viande.

Caractéristiques et composition[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

Le foin est de l'herbe séchée, par conséquent le plus souvent composée des graminées prairiales, c'est-à-dire issues de prairies. De fait, il contient beaucoup de feuilles et de petits épis. Le foin a une couleur verte caractéristique à la différence de la paille qui est jaune[1].

Les foins peuvent contenir ou être exclusivement constitués de légumineuses comme le trèfle et la luzerne mais ce sont alors des foins spécifiques.

La composition du foin peut varier selon les usages.

La plupart des éleveurs de chevaux préfèrent utiliser le foin composé d'un mélange de luzerne et de graminées comme la fléole des prés, le brome, le dactyle ou le ray-grass[1].

Les acheteurs de foin pour les bovins laitiers apprécient les légumineuses (luzerne, trèfle, lotier) en raison de leur niveau élevé d’énergie et de protéine.

Valeur nutritive et digestibilité[modifier | modifier le code]

La qualité du foin, qu'il s'agisse de sa valeur nutritive ou de sa digestibilité, est très variable. Elle dépend de plusieurs facteurs, notamment :

  • du stade de fauchage des herbes. Pour avoir la meilleure qualité énergétique, l'herbe doit être fauchée avant qu'elle soit épiée c’est-à-dire que les graines ne soient sorties de leur gaine.
  • des conditions de récolte
  • de la qualité du séchage (en extérieur d'abord, et éventuel affinage en grange, modernisée selon une méthode née dans les montagnes françaises, suisses et autrichiennes, et en cours d'extension dans l'Ouest de la France[2]);

…trois conditions pouvant être contrariées par des conditions climatiques défavorables.

Différences entre le foin et la paille[modifier | modifier le code]

Le foin et la paille sont présents dans toutes les écuries ou presque mais ne peuvent être confondus :

  • le foin est de l'herbe séchée, quand la paille est constituée de la tige de céréales (blé, orge, avoine, seigle)[1],
  • le foin est de couleur verte, quand la paille est de couleur jaune,
  • le foin est composé de feuilles et de tiges fines, avec peu de tissus de soutien (donc peu de lignine) à la différence de la paille qui est constituée de chaumes lignifiés à tiges creuses dont le rôle est de soutenir l'épi. Les chaumes sont cireuses (la paille brille) ce qui les protègent des maladies.
  • le foin une fois fauché ou pâturé avant l'épiaison ne meurt pas mais continue de pousser. Il produit d'autres feuilles. Il connaît plusieurs cycles végétatifs dans une saison (jusqu'à 4 à 5 cycles). La graminée prairiale est parfois pluriannuelle. La graminée de céréales qui fournit la paille est une plante annuelle[1],
  • le foin du fait de la faible présence de tissus de soutien contient peu de cellulose (environ 30 % de cellulose brute) et une teneur en matières azotées qui est d’autant plus importante que la proportion de feuilles est élevée (53 g par kg pour un foin de ray-grass anglais, 2e cycle)[1]. La paille contient beaucoup plus de cellulose (42% de cellulose brute pour le blé) donc d'énergie pour le bétail et ne contient pas de matières azotés.
  • La digestibilité de la matière organique du foin est bonne, de l'ordre de 60% ; celle la paille est en comparaison mauvaise du fait de la forte teneur en cellulose brute, de la présence de cires et de l'absence de matières azotés, digestibilité de 35 % seulement [1]. Pour améliorer sa digestibilité ou ses qualités nutritives, la paille peut être traitée avec de l'ammoniac ou de la soude.

Différence entre foin et fourrage[modifier | modifier le code]

Le foin est un fourrage constitué uniquement d'herbe séchée et destiné à l'alimentation des animaux domestiques herbivores durant la mauvaise saison.

Le fourrage est une plante ou un mélange de plantes utilisé pour l'alimentation des animaux, qu'ils soient exclusivement herbivores à l'image du foin ou non, comme pour les porcins, camélidés, oies, canards ...

Le fourrage se compose de feuilles et de tiges, mais également et à la différence du foin, de racines (betterave fourragère, chou navet, radis fourrager ...), à l'exclusion toutefois des graines et des fruits. Le foin est donc un fourrage, mais pas l'inverse.

Récolte, conservation et stockage[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Meule de foin et botte (agriculture).

Les opérations qui permettent la préparation du foin s'appellent la fenaison.

Pour obtenir une bonne conservation, il est nécessaire que le taux d'humidité de l'herbe soit ramené à 15 - 20 % maximum, alors que l'humidité initiale de l'herbe avoisine 70 à 90 %[3].
Ce séchage se fait généralement au soleil et au vent, mais il existe des techniques de séchage du foin en grange nécessitant l'équipement d'un ventilateur.

Le stockage du foin se fait généralement sous la forme de :

  • bottes de foin : rectangulaires (de 12 à 600 kg). La section d’une botte est normalement de 36 cm × 46 cm. La longueur varie en général entre 76 et 91 cm. La principale distinction entre les petites bottes rectangulaires se situe au niveau de la densité.
  • balles connues également sous le nom de "gaëls" (120 à 300 kg).
  • On trouve encore parfois des meules de foin dans les champs, notamment en Europe de l'Est.
  • Le fenil est le bâtiment traditionnellement utilisé pour entreposer la récolte de foin. C'est aussi l'étage d'un bâtiment où s'exerce la même fonction ; le fenil est souvent situé au-dessus des étables.

Production[modifier | modifier le code]

Sur un hectare, on peut produire jusqu'à 5 tonnes de foin selon la fertilité du sol et le climat.

Le foin dans la culture[modifier | modifier le code]

Récolte de foin à Éragny, par Camille Pissaro (1889)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h « Quelles sont les différences entre un foin et une paille ? », sur Techniques d'élevage,‎ (consulté le 2 janvier 2017)
  2. Association de promotion et de développement du séchage du foin (Cesson-Sévigné)
  3. « Conservation du foint et de la paille », sur www.fao.org (consulté le 2 janvier 2017)

Lien externe[modifier | modifier le code]

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