Saint-André-en-Vivarais

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Saint-André-en-Vivarais
Saint-André-en-Vivarais
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Canton Le Cheylard
Intercommunalité Communauté de communes Val'Eyrieux
Maire
Mandat
Charles Fouvet
2014-2020
Code postal 07690
Code commune 07212
Démographie
Population
municipale
214 hab. (2015 en diminution de 5,73 % par rapport à 2010)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 07′ 19″ nord, 4° 24′ 43″ est
Altitude Min. 687 m
Max. 1 205 m
Superficie 20,48 km2
Localisation

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Saint-André-en-Vivarais ou Saint-André-des-Effangeas (Sant-Andrieu en Occitan) est une commune française, du Vivarais, située dans le département français de l'Ardèche en région française Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés Saint-Andréens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-André-en-Vivarais se trouve dans le nord du département de l'Ardèche, entre la vallée du Rhône et le Massif central et à la limite nord du plateau Vivarais-Lignon. La commune est située à 1 070 m d'altitude, sur la ligne de partage des eaux Atlantique-Méditerranée, dominant les hauts plateaux du Velay. Le village se situe à quelques kilomètres du lac de Devesset (48 hectares), principale base nautique de la région, avec le lac de Lavalette.

À côté du village de Saint-André, la commune possède une enclave située entre les communes de Saint-Bonnet-le-Froid, Saint-Pierre-sur-Doux et Rochepaule. Quelques maisons de la Chapelle-sous-Rochepaule et des Chalayes appartiennent à la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Montregard Saint-Bonnet-le-Froid Rose des vents
Le Mas-de-Tence N Saint-Pierre-sur-Doux
O    Saint-André-en-Vivarais    E
S
Devesset

Environnement[modifier | modifier le code]

Le paysage de la région est essentiellement composée de vastes prairies verdoyantes, marquées par le relief. Elles sont remplies de jonquilles au printemps.

L'humidité de la région, la forte présence de l'eau, ont été favorables à la formation de tourbières il y a environ 10 000 ans.

En dehors des prairies, les alentours du village sont recouverts de forêts d'épicéas, ce qui explique l'implantation de scieries, menuiseries et autres industries liées à la sylviculture. Ces forêts sont riches en fruits sauvages et champignons. Saint-André-en-Vivarais est l'une des communes les plus boisées en France. Le climat est relativement doux durant l'année, mais peut s'avérer très rude. En raison de l'altitude et des vents parfois violents, notamment la burle, les températures hivernales ont parfois atteint −25 °C.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Autrefois la commune s'appelait Saint-André-de-Beaudiner puis Saint-André-des-Effangeas, elle a acquis son nom actuel en 1926. Durant la période révolutionnaire, elle se nommait Montvert.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il n’y a pas de traces avérées de présence humaine à Saint-André-en-Vivarais lors de la préhistoire.

La zone de peuplement qui deviendra au XIVe siècle Saint-André-des-Effengeas est citée par Joseph Dourille[Qui ?] comme dépendant de la tribu celte des Ségalauniens.

Durant le très haut Moyen Âge, cette frange du Vivarais et du Velay est un désert humain. Elle était recouverte de sa forêt primitive et peuplée de bêtes sauvages (loups, ours…).

Vers 1130 le seigneur du territoire de la future commune de Saint-André-en-Vivarais était Arthaud de Beaudiner qui à cette époque fit bâtir le château de Beaudiner. Celui-ci sera le siège de la baronnie de Beaudiner comprenant les villages de Montregard, Saint-Bonnet-le-Froid, Saint-Julien-Molhsabates et Saint-André-en-Vivarais.

Au XIIe siècle, implantation de l’ordre du Temple en haut Vivarais, construction de la commanderie de Devesset et de la maison forte du fief de Beaume sa dépendance.

Avant le XIVe siècle le principal centre de peuplement était le bourg du château de Beaudiner. Au XIVe siècle le bourg de St-André autrefois composé de seulement quelques fermes est suffisamment important pour qu’une paroisse y soit fondée, il deviendra alors un village. Le nom de ce bourg originel est inconnu : Effengeas ?, Rialles ? ou autres?

Au XIIe siècle, construction de la maison forte de Montivers qui était la demeure des châtelains gérant la baronnie et le château des Beaudiner après leur déménagement pour le château de Cornillon.

Entre 1360 et 1384 les grandes compagnies semèrent la désolation dans le Velay et le Vivarais qui souffrirent de leurs exactions. C’est très probablement durant cette période que les maisons fortes de Montivers et de Beaume sont attaquées et incendiées. Quant au château de Beaudiner, on rapporte qu’il aurait joué un rôle durant cette période trouble mais aucun texte ne relate de quelconques combats qui s’y seraient déroulés.

En 1572, pendant les guerres de religion, le capitaine huguenot Vacheresse prit le château de Beaudiner par stratagème.

Après plusieurs sièges menées en 1572, 1573, 1574, le baron de Saint-Vidal avec moult gens de guerre à cheval et à pied et 7 pièces d'artillerie reprit et détruisit le château et le bourg de Beaudiner de fond en comble en 1577.

Au cours de l'année 1636, Saint Jean-François Régis vint à Saint-André-en-Vivarais prêcher un dimanche. Son tombeau se situe dans le village de Lalouvesc.

Louis Pize, enseignant et poète, était surnommé le « Virgile du Vivarais ». Il est né le à Bourg-Saint-Andéol (Ardèche) et décédé le 4 septembre 1976 à Saint-André-en-Vivarais.

Postérieurement à la normalisation de l'état civil, il fut constaté que pendant plusieurs années, la commune n'avait pas rempli ses obligations d'enregistrement des naissances, mariages et décès. Les causes ne sont pas établies mais l'absence de consignes, de registres pré-imprimés, la confusion des rôles avec ceux dévolus au chef-lieu de canton sont des motifs possibles.

Une commission d'enquête nommée par délibération de l'Administration municipale du canton de Saint-Agrève en date du 23 fructidor an six () a été chargée de reconstituer les événements à compter du , date de la mise en place de l'état civil.

Les rapports de cette commission sont inclus dans les registres détenus par la mairie et les archives départementales. Ils sont établis en nivôse an huit (janvier 1800) et font état de 81 naissances et 29 mariages reconstitués.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 mars 2001 Guy Pleynet    
mars 2001 en cours
(au 24 avril 2014)
Charles Fouvet[1]   Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1464 environ un siècle après sa fondation 30 feux fumaient en la paroisse de Saint-André-en-Vivarais soit de 200 à 350 habitants (le recensement ne comprenant pas les habitants du bourg de Beaudiner, les nobles et les hommes d'église), ils rapportaient 77 de taille (aide et crue cumulées) en 1478.

On peut noter une nette décroissance de la population au recensement de 1836 (-55 %), conséquences de la Révolution française et des guerres napoléoniennes ? La population croit régulièrement jusqu’au début du XXe siècle ; puis la révolution industrielle engendre un exode rural qui fait chuter la population de 465 %.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2015, la commune comptait 214 habitants[Note 1], en diminution de 5,73 % par rapport à 2010 (Ardèche : +2,89 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7986307794257789139111 005894
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8579279009521 0009901 0641 1341 102
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0951 1011 075908810787665617530
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
485408319255213235225225214
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique
Population 1990 1999 Ecart
Totale 213 235 22 (10,3 %)
Active 76 88 12 (15,8 %)
Chômeurs 8 12 4 (50 %)
Ménages 80 91 11 (13,9 %)
Femmes 106 114 8 (7,5 %)
Hommes 107 121 14 (13,1 %)
Niveau d'étude
Aucun diplôme ou NSPP
Certificat d'études primaires
Brevet des collèges
CAP ou BEP
baccalauréat
BTS/licence
diplômes supérieurs
Commune 31 % 23 % 7 % 27 % 8 % 3 % 1 %

Économie et immobilier[modifier | modifier le code]

Immobilier[modifier | modifier le code]

Propriétaires de leur résidence principale : 64,84 %

Résidence principale de type maisons/fermes : 92,31 %

Résidences principales en immeuble : 5,49 %

Immobilier
1990
1999
Ecart
Propriétaires 49 59 10 (20,4 %)
Locataires 24 25 1 (4,2 %)
Résidences principales 81 91 10 (12,3 %)
Résidences secondaires 64 79 15 (23,4 %)
Ancienneté de l'habitat
avant 1948
1949 à 1974
1975 à 1981
1982 à 1989
après 1990
Taux 68 % 10 % 4 % 5 % 13 %

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux d'activité : 78,4 %

Taux de chômage : 18,18 %

Secteur d'activité
Agriculteurs
Artisans, commerçants
Cadres
Professions Intermédiaires
Employés
Ouvriers
Commune 19 % 4 % 0 % 4 % 19 % 54 %
France 2,7 % 6 % 14,7 % 23,2 % 29,1 % 23,9 %

Activités économiques[modifier | modifier le code]

Activité économique
Établissements
Salariés
Total entreprise 7 4
Industries de biens intermédiaires 1 3
Construction 2 0
Services aux entreprises 1 0
Service aux particuliers 3 1

Source: INSEE

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument aux Morts pour la France (en face de l'église)
  • Église et mairie, au centre du village, de part et d'autre de la place Principale
  • Musée de la Béate (Les Ruches)
  • Château de Montivert (domaine privé)
  • Château de Beaume (domaine privé)
  • Les hameaux et lieux-dits de la commune : les Pimpies, Montivert (château), Beauvert, le Brochet, la Garnat, le Basset, les Eygassons, les Fayes, la Croix des Ruches, les Ruches, la Passa, les Versets, Boucharin, Bel-Air, la Célette, le Gua, Bénétrèche, les Grangeasses, la Souche, Pèyregourde (ruines), Louveton, Fougère, Vacheresse, Poularin, la Sagnette, la Chaumette, les Combes, Gaucher, Barjon, Baume, la Raze, la Faurie, la Chaumasse, les Scies, la Pessia, la Fereire, Bramaloup, Malachareyre, Bouffevent, la Vialette, la Chave, Piaron, le Muret (ruines),les Fournes (ruines)
  • la Valette, les Chalayes, la Rochette (1 et 2),
  • 2 calvaires (route de Saint-Agrève et route de Saint-Bonnet-le-Froid)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Antoine Barthélemy de Vire Duliron de Montivers, capitaine d'infanterie à la Compagnie des Indes au service de Louis XV.
  • Le poète contemporain Louis Pize membre de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon s'est éteint à Saint-André-en-Vivarais.
  • Le Capitaine d'Infanterie Antoine Barthélemy de Vire Duliron de Montivers, Seigneur de Montivers (Château de Montivert). Il fût l'un des trois seuls civils a être officiers à la Compagnie des Indes. Propriété de l'Etat, son portrait fût réalisé à Montivert en 1750 par le peintre François-Dagobert Jouvenet. Aujourd'hui, c'est l'une des pièces maitresses du Musée de la Compagnie des Indes.

La Colonie de vacances la plus vieille de France[modifier | modifier le code]

Tous les étés, la commune prend vie grâce aux cris et rires des enfants, venus passer des temps de loisirs éducatifs à la colonie de vacances de Saint-André. Situé au plein centre du village et accueillant des enfants principalement issus des bassins annonéen et lyonnais, le centre de vacances existe depuis 1906. C'est la plus vieille colonie de France à être encore en activité. Aujourd'hui, l'Association du Centre de Vacances et de Loisirs de Saint-André gère les lieux et ouvre les portes de la colonie durant 8 semaines, chaque été. Les enfants, les animateurs et les activités diverses et variées se succèdent alors pendant ce temps-là[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 31 juillet 2015).
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  6. http://www.colosaintandre.fr/, le site de la colonie de vacances de Saint-André-en-Vivarais

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]