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Divinité égyptienne
Image illustrative de l'article Rê
Caractéristiques
Autre(s) nom(s)
Nom en hiéroglyphes
r
a
N5
Z1
C2

ou
N5
Z1
C2

ou
C2 N5
[1]
Translittération Hannig
Représentation Homme à tête de faucon sur laquelle est posé le disque solaire protégé par le cobra dressé
Région de culte Égypte antique
Symboles
Attribut(s) Soleil
Animal Faucon et cobra (Soleil)
Couleur Blanc et noir (tête), marron (corps)

ou (fondé sur la reconstruction attestée du copte par Rīʕu, signifiant celui qui fait) est le dieu du disque solaire dans la mythologie égyptienne. Sa naissance serait attribuée à la déesse Neit, qui aurait mis Rê au monde sous la forme d'un œuf. Rê sortit de l'œuf et fut aveuglé par la lumière. Cette lumière fit couler des larmes de ses yeux, d'où naquirent les premiers hommes. Cependant, d'après Neil Philip dans son œuvre Mythes et Légendes, il semblerait que Rê se soit créé lui-même en se nommant, comme il créera les éléments de la vie en les faisant sortir du Noun, l'océan primordial. Il devient la divinité principale sous l'Ancien Empire. Il est souvent représenté avec une tête de faucon sur laquelle est posé le disque solaire protégé par le cobra dressé. Mais il peut apparaître sous bien d'autres formes, comme celle de Khépri, le scarabée bousier symbolisant la renaissance, ou encore sous la forme d'un homme couvert d'or. Rê a également été associé à plusieurs autres dieux comme Amon pour devenir Amon-Rê, ou encore Atoum. Assimilé à Atoum, le dieu d'Héliopolis, il est le créateur de l'univers.

Le dieu Rê était également fortement associé au jour de l'an[2]. Le I Akhet 1, jour de l'an égyptien, était l’occasion d’une « fête de Rê » selon un papyrus et un ostracon d’époque ramesside, et selon deux autres papyrus, il s’agissait du jour de sa naissance. Mais déjà, dans les textes des pyramides, Rê était considéré comme « le maître de l’année ».

Mythe[modifier | modifier le code]

D'après la mythologie, suite à un long règne exercé directement sur sa création et les hommes, il devient vieux et fait face à leur rébellion. Sa fille Tefnout la réprime, mais désormais vulnérable il décide de gagner le ciel. Il la rappelle à lui et elle se transforme alors pour devenir la vache céleste Hathor formant la voûte céleste destinée à porter en son sein la barque solaire et son cortège divin désormais symbolisé par les étoiles.

Rê voyage chaque jour à travers le ciel à bord de sa barque sacrée (parcours du Soleil), et chaque nuit au travers des mondes souterrains (les enfers). Chaque lever de soleil était une victoire remportée par Rê sur les « forces des ténèbres ». Peut-être est-ce là l'explication apportée par les Égyptiens aux phénomènes d'éclipses du Soleil, qui seraient autant de défaites momentanées du dieu sur les ténèbres.

Les « forces des ténèbres » sont représentées par le serpent Apophis, qui cherche chaque nuit à déstabiliser la barque solaire et à avaler le monde pour le plonger dans les ténèbres. Rê est épaulé dans son combat par Seth, divinité guerrière particulièrement crainte. C'est l'un des rares mythes où Seth a un rôle positif, et les pharaons qui le prendront comme dieu protecteur n'auront de cesse de le rappeler.

Pharaon, après sa mort, prend place sur la barque de Rê pour rejoindre le royaume des morts.

Le roi Khéphren est le premier à inclure le nom de Sa-Rê (« Le fils de Rê ») dans sa titulature, qui précède le nom de naissance du pharaon inscrit dans un cartouche. Il a pour but de rattacher charnellement le pharaon à la puissance cosmique de l'univers, Rê.

Rê à bord de sa barque

C'est à Héliopolis qu'était vénérée la sainte ennéade, ou assemblée des neuf dieux issus de Rê qui symbolisaient la création du monde :

  • - le soleil - le feu divin,
  • Shou - l'air - le souffle divin,
  • Tefnout - l'humidité - la semence divine,
  • Geb - la terre,
  • Nout - la voûte céleste,
  • Ousir (Osiris),
  • Aset (Isis),
  • Seth,
  • Nephtys.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Hiéroglyphe dans Collier et Manley, p. 29
  2. Grégory Lanners, « Le jour de l'An en Égypte ancienne », Toutankhamon Magazine, no 25,‎ février / mars 2006, p. 46-48.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Neil Philip, Mythe et Légendes, Larousse
  • (fr) Rose-Marie et Rainer Hagen, L'Égypte, Taschen

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Fiction[modifier | modifier le code]

Dans le film Stargate, la porte des étoiles, il est identifié comme étant un Goa'uld. On apprendra par la suite qu'il était le Goa'uld suprême, dominant les autres Grands Maîtres Goa'ulds.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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