Souleymane Bachir Diagne

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Souleymane Bachir Diagne
Souleymane Bachir Diagne-Strasbourg-Septembre 2018 (2).jpg
Souleymane Bachir Diagne en septembre 2018.
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Souleymane Bachir Diagne est un philosophe sénégalais, né le 8 novembre 1955 à Saint-Louis (Sénégal). Professeur de français à l'université Columbia, c'est un spécialiste de l'histoire des sciences et de la philosophie islamique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après ses études au Sénégal où il passe son baccalauréat, il est admis en classes préparatoires (hypokhâgne et khâgne) au lycée Louis-le-Grand de Paris, suivant les pas, presque un demi-siècle plus tard, de son compatriote Léopold Sédar Senghor. Il y prépare le concours d’entrée à l'École normale supérieure, tout en passant une licence et une maîtrise de philosophie à l'université Panthéon-Sorbonne.

Reçu à l’École normale supérieure de la rue d'Ulm, il y est l’élève de Louis Althusser et de Jacques Derrida. Reçu à l’agrégation de philosophie en 1978, il passe une année à l’université Harvard dans le cadre d’un programme d’échanges. Il soutient une thèse de doctorat de troisième cycle de philosophie à l'université Panthéon-Sorbonne sous la direction de Jean-Toussaint Desanti en 1982, sur le thème suivant : De l’algèbre numérique à l’algèbre de la logique[1].

La même année, il revient dans son pays natal pour y enseigner la philosophie à l’universite Cheikh Anta Diop de Dakar. Il soutient sa thèse de doctorat d’État à l'université Panthéon-Sorbonne en 1988 sous la direction de Jean-Toussaint Desanti, sur le thème suivant : Philosophie symbolique et algèbre de logique : les lois de la pensée de George Boole[2]. Ancien vice-doyen de la faculté des lettres et sciences humaines de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, il fut nommé par l’ancien président de la République du Sénégal Abdou Diouf, comme conseiller pour l’éducation et la culture de 1993 à 1999.

Souleymane Bachir Diagne est codirecteur des Éthiopiques (revue sénégalaise de littérature et de philosophie), membre du comité de publication de la Revue d’histoire des mathématiques (journal de l’histoire des mathématiques publié par la société des mathématiques de France), membre du comité de publication de Présence africaine, membre du comité international scientifique de Diogenes (journal de philosophie et de sciences sociales publié par le Conseil international de philosophie et de sciences sociales de l’UNESCO, membre du comité scientifique du Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique, membre du Comité africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), membre du Conseil du Futur de l’UNESCO.

En 2004, un dossier du Nouvel Observateur le retient dans sa sélection des « 25 grands penseurs du monde entier »[3].
En 2007, il figure parmi « les 100 personnalités qui font l'Afrique », selon l'hebdomadaire Jeune Afrique[4].

Il a publié depuis de nombreux travaux dans les domaines de l’histoire de la logique, de la philosophie, en particulier dans le monde islamique et en Afrique. Il est l’auteur, entre autres travaux, d’un ouvrage consacré à l’algèbre de la logique créée par George Boole et intitulé Boole, l’oiseau de nuit en plein jour (Belin, 1989), d’une traduction française des Lois de la pensée de cet auteur (Vrin, 1992) et, dans le domaine de la philosophie islamique, d’un livre d’introduction à l’œuvre du poète et philosophe Muhammad Iqbal : Islam et société ouverte, la fidélité et le mouvement dans la pensée de Muhammad Iqbal (Maisonneuve & Larose, 2001)[5]. Il a sorti un essai sur Léopold Sédar Senghor: l'art africain comme philosophie (Riveneuve éditions, 2007.

Après avoir enseigné pendant plusieurs années à l’université Northwestern d’Evanston (Illinois, États-Unis) Souleymane Bachir Diagne est actuellement[Quand ?] professeur aux départements de français et de philosophie de l’université Columbia de New York (New York, États-Unis). Il a été invité à participer à une audition le pour la commission du Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité nationale au Sénat français à Paris.

Il a reçu en 2011 le prix Édouard-Glissant pour l'ensemble de son œuvre. Il a dirigé en 2013 la concertation nationale sur l'avenir de l'enseignement supérieur et de la recherche au Sénégal qui a préconisé une réforme ambitieuse du système universitaire autour de 11 décisions majeures en faveur de la réorientation vers les sciences, le numérique et les technologies.

En 2017, il est fait chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en même temps que sa collègue Emmanuelle Saada pour ses contributions à l'éducation et à la philosophie[6].

Philosophie[modifier | modifier le code]

La démarche de Souleymane Bachir Diagne se développe autour de l’histoire de la logique et des mathématiques, de l’épistémologie, ainsi que des traditions philosophiques de l’Afrique et du monde islamique. Elle est imprégnée de culture islamique et sénégalaise - wolof, sérère, toucouleur, mandingue, diola -, d’histoire de la philosophie occidentale et de littérature et de politique africaine. C’est le mélange - la mutualité - qui décrit le mieux sa philosophie. [réf. nécessaire]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Souleymane Bachir Diagne est l’auteur de très nombreux articles et contributions dans diverses revues et publications.

Traduction[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Seloua Luste Boulbina (dir.), Dix penseurs africains par eux-mêmes, Chihab éditions, Alger, 2016, 151 p. (ISBN 978-9947-39-116-7) (« L'universel au risque de la philosophie » : entretien de Seloua Luste Boulbina avec Souleymane Bachir Diagne)

Sources[modifier | modifier le code]

  • Souleymane Diagne a fait l’objet d’un article dans un numéro hors-série du Nouvel Observateur : 25 grands penseurs du monde entier, décembre 2004/janvier 2005.
  • « Les 100 personnalités qui font l'Afrique », Jeune Afrique, n° 2450-2451, du 23 décembre au 5 janvier 2008, p.  51

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. SUDOC 008695482
  2. SUDOC 041313550
  3. 25 grands penseurs du monde entier, Dossiers du Nouvel Observateur, 2004
  4. « Les 100 personnalités qui font l'Afrique », Jeune Afrique, no 2450-2451, du 23 décembre 2007 au 5 janvier 2008, p. 51
  5. quaibranly.fr
  6. (en) « France Honors Emmanuelle Saada and Souleymane Bachir Diagne », sur frenchculture.org (consulté le 29 novembre 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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