Alain Jakubowicz

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jakubowicz.
Alain Jakubowicz
Description de l'image defaut.svg.
Naissance (63 ans)
Villeurbanne, France
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
avocat
Autres activités
président de la Licra

Alain Jakubowicz est un avocat français né le à Villeurbanne, dans la banlieue lyonnaise.

Il est le président de la Licra depuis le 31 janvier 2010.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les parents d'Alain Jakubowicz, venant de Pologne et d'Autriche, arrivent en France en 1933. Ils parviennent à échapper aux déportations durant la Seconde Guerre mondiale. Son père possède une manufacture de fabrication de fuseaux à Lyon[1].

Jusqu'à l'âge de 23 ans, il est engagé dans des « mouvements de jeunesse communautaires ».

Il effectue sa prestation de serment en 1976. Il est associé fondateur du cabinet Jakubowicz & Mallet-Guy associés à Lyon[2] dont les activités dominantes concernent le droit commercial, le droit pénal des affaires, l'arbitrage, le droit de la presse, et le devoir de mémoire pour la Shoah.

Carrière d'avocat[modifier | modifier le code]

Comme avocat, il est engagé aux côtés du Consistoire israélite de France lors des procès Barbie, Touvier et Papon.

Il est également l'avocat des familles des victimes au procès de la catastrophe du tunnel du Mont Blanc (2005), celui des familles des victimes de la catastrophe du vol Rio-Paris AF 447 (2009), et celui de Karim Benzema dans l'affaire de chantage présumé à la sextape de M. Valbuena (2015).

Les affaires Barbie, Touvier et Papon[modifier | modifier le code]

Aux côtés de plusieurs avocats au nombre desquels Roland Dumas, Yves Jouffa et Serge Klarsfeld, il participe, au nom du Consistoire au procès de Klaus Barbie pour Crimes contre l'humanité en 1987 devant la Cour d'assises du Rhône, à Lyon.

En 1994, il participe au procès de Paul Touvier. C'est le premier procès retenant le chef d'inculpation de crime contre l'humanité pour un collaborateur français. Il publie en 1995 avec René Raffin, journaliste au quotidien Le Progrès, Touvier, histoire d'un procès[3].

Il retrouve ses confrères pour le procès de Maurice Papon, en 1997, devant la Cour d'assises de la Gironde en 1997 à Bordeaux.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il est adjoint au maire de Lyon Michel Noir en tant que délégué aux droits de l'homme de 1989 à 1995.

En tant qu'adjoint au maire, il vote une subvention municipale de 1,592 million de francs au nouveau parti de Michel Noir Nouvelle Démocratie[4]. Cette subvention permet au parti de régler ses honoraires d'avocat pour un montant de 439 168 francs[5].

Ce fait qui, selon le parquet général de Lyon, « caractérise le paiement d'une dépense strictement personnelle au moyen d'un compte alimenté notamment par des fonds politiques », lui est reproché lors du procès de Michel Noir[6],[7].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Il est en faveur du droit de vote des étrangers ; France-Soir note, en , qu'il a « le cœur à gauche ».

Engagements associatifs[modifier | modifier le code]

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Marié depuis 1977 à Gabrielle Edelstein, il a trois enfants.

Il fréquente la grande synagogue de Lyon d’obédience orthodoxe mais considère que c'est « par atavisme », car il se sent « juif sans Dieu » et plus proche du judaïsme libéral[1].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Controverses[modifier | modifier le code]

En juillet 2015, dénonçant l'utilisation du concept d'« islamophobie », il envoie des tweets en langage « petit nègre » : « islamophobie vise la personne, pas la religion, judéophobie vise le judaïsme ET les juifs. Toi comprendre l’ambiguïté ? », langage dont, selon Dom Bochel Guégan de L'Obs, « la connotation raciste (le comble pour la Licra) n'est plus à démontrer, marque d'un profond mépris à l'encontre du destinataire du message[9]. »

En novembre 2016, il fait l'objet d'une nouvelle polémique après des propos qualifiant l'islamophobie d'« imposture » à combattre[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Catherine Coroller pour Libération, « Alain Jakubowicz. Un pour tous »,‎ .
  2. « Site de www.jmga.fr » (consulté le 17 juillet 2010).
  3. Éditions Julliard (ISBN 9782260011989).
  4. « Michel Noir, ses associations, son violoncelle. L'ancien maire de Lyon devait éclaircir hier le puzzle de ses associations devant le tribunal », Mireille Debard, Libération.fr, 13 mars 1996.
  5. « Rendez-vous à risques », Catherine Lagrange, Le Point.fr, 9 mars 1996.
  6. Le Monde, 11 mars 1996.
  7. « Deux avocats risquent une mise en examen », Mireille Debard, Libération.fr, 11 mars 1996.
  8. (fr) « Site de www.clrd.org » (consulté le 17 juillet 2010).
  9. « Sur Twitter, la Licra me répond en "petit nègre" : des propos malvenus et inquiétants », leplus.nouvelobs.com,‎ (lire en ligne)
  10. « Pour le président de la Licra, l'islamophobie est une "imposture" », LExpress.fr,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]