Osez le féminisme !

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Osez le féminisme !
Image illustrative de l'article Osez le féminisme !

Région Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau de la Suisse Suisse
Création 5 avril 2009
Type Association loi de 1901
Siège Paris, France
Langue Français
Fondatrice Caroline De Haas
Porte-paroles Marie Allibert
Marion Georgel
Céline Piques
Raphaëlle Rémy-Leleu[1]
Site web Osezlefeminisme.fr

Osez le féminisme ! est une association loi de 1901 féministe française. À l'origine un journal dont le premier numéro est paru en juin 2009, Osez le féminisme ! est devenue une association en novembre 2009[2].

L'association a été reconnue d'intérêt général en 2015.

Les porte-paroles de l'association pour le mandat 2017-2018 sont Marie Allibert, Marion Georgel, Céline Piques et Raphaëlle Rémy-Leleu[1].

Création et historique[modifier | modifier le code]

Le 5 avril 2009, des militantes issues notamment du Mouvement français pour le planning familial, du Parti socialiste, d'EELV, du Front de Gauche et de l'UNEF[3], décident de mettre en ligne une pétition, mobilisant la société française contre la réforme Bachelot qui préconisait la baisse annoncée des crédits alloués au Planning Familial[4].

Suite à ce soulèvement populaire, elles décident de créer une nouvelle organisation et lance un journal militant, dont le premier numéro est publié en juin 2009, et se donnent pour objectif de "faire augmenter le niveau de féminisme dans la société"[5]. L'association s'accentue et organise un premier week-end de formation à Lyon : Osez le féminisme ! est née.

Principes et objectifs[modifier | modifier le code]

Depuis , Osez le féminisme ! prend rapidement la forme d'un réseau assez informel doté d'un texte de référence. L'association publie un journal bimestriel, écrit par les adhérents qui aborde globalement la situation des femmes dans tous les domaines de la société et les questions liées aux inégalités femmes-hommes : violences contre les femmes, rôle des religions, maternité, place des femmes en politique, éducation, prostitution...

Elle lance régulièrement des campagnes, notamment :

  • Bougez pour l'IVG, une campagne pour défendre le droit d'avorter en Europe, à l'occasion des 40 ans de la loi Veil, avec les Féministes en Mouvements;
  • Fémicité, une campagne pour féminiser le nom des rues dans l'île de la Cité à Paris[6];
  • LesBieFamily, une campagne contre la lesbophobie et la biphobie[7];
  • Marre du rose, une campagne pour lutter contre les jouets stéréotypés[8] avec Les Chiennes de garde;
  • Reconnaissons le féminicide; une campagne pour la reconnaisance des féminicides et des meurtres sexistes[9];
  • Retraites femmes, une campagne pour réduire les inégalités femmes-hommes liées à la retraite[10],[11];
  • Sang tabou, une campagne qui vise à déconstruire les stéréotypes autour des règles;
  • Vie de Meuf, un blog pour rendre visible le sexisme ordinaire[12],[13], où les rôles femmes-hommes sont inversés;
  • Viol : La honte doit changer de camp, une campagne contre le viol avec le Collectif féministe contre le viol et Mix-cité Paris[14];
  • « Qui va garder les enfants ? », une campagne réclamant 500 000 places en crèche supplémentaires[15],[16] avec le collectif Pas de bébés à la consigne;
  • « Take back the metro » (Reprendre le métro), une campagne contre le harcèlement dans les transports en commun avec plusieurs actions collectives et festives[17], en .

Antennes locales[modifier | modifier le code]

Depuis 2010, Osez le féminisme ! a développé un réseau d'antennes locales dans plusieurs départements français et à l'étranger. En 2014, l'association revendiquait une vingtaine de structures locales[2] dans l'objectif de relayer des campagnes nationales et de décliner les questions du féminisme ancré dans un territoire.

Plusieurs antennes, dont les statuts ont été déposés en préfecture, ont mené des actions ou des campagnes locales de sensibilisation auprès du grand public :

  • Osez le féminisme ! 06
  • Osez le féminisme ! 13 [18]
  • Osez le féminisme ! 14[19]
  • Osez le féminisme ! 17
  • Osez le féminisme ! 25
  • Osez le féminisme ! 31 [20]
  • Osez le féminisme ! 33[21]
  • Osez le féminisme ! 34
  • Osez le féminisme ! 35[22]
  • Osez le féminisme ! 37[23]
  • Osez le féminisme ! 38
  • Osez le féminisme ! 39
  • Osez le féminisme ! 44
  • Osez le féminisme ! 54
  • Osez le féminisme ! 57
  • Osez le féminisme ! 59 [24]
  • Osez le féminisme ! 63[25]
  • Osez le féminisme ! 67
  • Osez le féminisme ! 69
  • Osez le féminisme ! 74
  • Osez le féminisme ! 75
  • Osez le féminisme ! 84
  • Osez le féminisme ! 91[26]
  • Osez le féminisme ! 92[27]
  • Osez le féminisme ! Belgique
  • Osez le féminisme ! Suisse

Partenariats[modifier | modifier le code]

Osez le féminisme ! a été à l'initiative de la création de plusieurs collectifs sur des questions féministes avec d'autres organisations du milieu associatif, politique ou syndical :

L'association fait également partie de plusieurs collectifs comme le Collectif national pour les droits des femmes, Abolition 2012, le Collectif retraites 2013, la Coordination française du Lobby européen des Femmes et l'Inter-LGBT.

Positionnements[modifier | modifier le code]

L'association considère que « Le féminisme n’est pas un combat de femmes. C’est un combat de société »[28].

Osez le féminisme ! a pris position en faveur du mariage homosexuel et souhaite que les couples de lesbiennes et les femmes célibataires aient le droit d'accéder à la procréation médicalement assistée.

L'association a également participé aux mobilisations lancées par les syndicats contre les réformes des retraites, pénalisant selon elle les femmes dont les retraites sont plus faibles que celles des hommes[29].

Osez le féminisme ! a une position abolitionniste concernant la prostitution, soutenant la proposition de loi de pénalisation des clients et abrogeant le délit de racolage passif. L'association a également pris position contre la gestation pour autrui.

Dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2017 qui oppose Marine Le Pen et Emmanuel Macron, Osez le féminisme ! appelle implicitement dans une tribune avec soixante autres associations à faire barrage à la candidate du Front National[30].

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Osez le féminisme !, Audrey Messiaen, Catherine Vidal, Vie de Meuf : Le sexisme ordinaire illustré, Hugo et Compagnie, 2011, 130 p. (ISBN 978-2755607710)
  • Osez le féminisme !, Prostitution : 10 bonnes raisons d'être abolitionniste, Ixe, 2013, 128 p. (ISBN 979-1090062184)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Murielle Tison-Navez, « Une Brillonaise porte-parole de Osez Le Féminisme! », sur La Voix du Nord,
  2. a et b Site officiel Osez le féminisme !
  3. Lénaïg Bredoux, « Ces féministes qui rêvent de conquérir la politique », sur Médiapart,
  4. « Le Planning familial lance une pétition contre la baisse de ses crédits », sur L'Obs,
  5. Charlotte Rotman, « À peine 30 ans, déjà féministes. », sur Libération,
  6. Paméla Rougerie, « Des rues de Paris renommées pour honorer les femmes », sur Le Figaro,
  7. Marie Allibert, « Mettons fin à la les-bie-phobie! », sur The Huffington Post,
  8. « Sexisme: La campagne «Marre du rose» s'attaque aux jouets stéréotypés », sur 20 minutes,
  9. «Osez le féminisme!» veut inscrire le féminicide dans le code pénal, sur 20 Minutes,
  10. Mylène Wascowiski, « Réforme des retraites : elles disent non ! », sur Marie Claire
  11. Marion Roucheux, « Retraite des femmes : l'appel des féministes face aux inégalités », sur Terre Femina,
  12. Nathalie Ratel, « Vie de meuf, le blog contre le machisme au boulot », sur L'Express,
  13. Anne Chemin, « "Vie de meuf" ou la chronique du sexisme ordinaire », sur Le Monde,
  14. Julien Van Caeyseele, « Contre le viol, "la honte doit changer de camp" », sur L'Express,
  15. « Qui va garder les enfants ? La campagne d’Osez le Féminisme », sur Elle,
  16. Ixchel Delaporte, « La grande loterie des places en crèche », sur L'Humanité,
  17. « Violences sexistes : une campagne pour « se réapproprier les transports en commun » », sur Libération,
  18. Marie Turcan, « Visuel sexiste : les Bouches-du-Rhône devront réimprimer leur carnet de santé », sur Les Inrocks,
  19. Jérémy Bonnet, « Osez le féminisme s'installe dans la région », sur Ouest France,
  20. «Le viol est présent, réel et actuel», sur La Depêche,
  21. « Bordeaux: elles disent stop au harcèlement de rue », sur Charente Libre,
  22. Emilie Colin, « “Osez le féminisme” lance une antenne à Rennes », sur France Info,
  23. « Osez le féminisme s'installe en Touraine », sur La Nouvelle République,
  24. « Osez le féminisme! à Lille: "C’est dès le plus jeune âge qu’il faut combattre les clichés sexistes », sur La Voix du Nord,
  25. « Osez le féminisme 63 fête ses trois ans lors d'une journée festive », sur La Montagne,
  26. « La tribune d'Osez le féminisme 91 publiée pour la Journée de la femme », sur Le Parisien,
  27. « A Colombes, les féministes veulent des garanties sur l'IVG », sur Le Parisien,
  28. Caroline Castets, « "Le féminisme n'est pas un combat de femmes. C'est un combat de société" », sur Le Nouvel Économiste,
  29. « Les femmes ne doivent pas battre en retraite », sur Libération,
  30. « "Le pire est malheureusement possible!" : l’appel de 61 associations et ONG avant le second tour », sur JDD,

Liens externes[modifier | modifier le code]