Marguerite Yourcenar

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Marguerite Yourcenar
Description de cette image, également commentée ci-après
Marguerite Yourcenar en 1982 à l’âge de 79 ans,
photographiée par Bernhard de Grendel.
Nom de naissance Marguerite Antoinette Jeanne Marie Ghislaine Cleenewerck de Crayencour
Naissance
Bruxelles, Belgique
Décès (à 84 ans)
Île des Monts Déserts (Maine)
États-Unis
Nationalité Drapeau de France Française
Drapeau des États-Unis Américaine
Activité principale
Distinctions
Prix Femina (1968)
Prix Prince-Pierre-de-Monaco (1972)
Grand prix de littérature de l'académie française (1977)
Première femme élue à l'Académie française (fauteuil n° 3) (1980)
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

Marguerite Yourcenar[1], née Marguerite Antoinette Jeanne Marie Ghislaine Cleenewerck de Crayencour le à Bruxelles et morte le à Bangor dans l'État du Maine (États-Unis), est une femme de lettres française (naturalisée américaine en 1947). Romancière, nouvelliste et autobiographe, elle est aussi poète, traductrice, essayiste et critique littéraire.

Elle fut la première femme élue membre de l'Académie française en 1980.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Marguerite Antoinette Jeanne Marie Ghislaine Cleenewerck de Crayencour — ce dernier nom, celui d'une terre acquise par la famille, adjoint au patronyme au XVIIIe siècle — est née dans une maison de l'avenue Louise, à Bruxelles, d'un père originaire de la Flandre française et issu d'une famille de l'ancienne bourgeoisie[2], Michel Cleenewerck de Crayencour, et d'une mère, Fernande de Cartier de Marchienne, appartenant à la noblesse belge, qui meurt dix jours après sa naissance[3].

Marguerite est élevée chez sa grand-mère paternelle Noémi Dufresne (dont elle fait, dans Archives du Nord, un portrait acide) par son père, anti-conformiste et grand voyageur ; elle passe ses hivers à Lille et ses étés, jusqu'à la Première Guerre mondiale, dans le château familial situé au Mont-Noir dans la commune de Saint-Jans-Cappel (Nord), construit en 1824 par son arrière-grand-père Amable Dufresne (1801-1875) et qui restera la propriété de la famille Dufresne jusqu'à la mort de Noémi en 1909. Michel Cleenewerck de Crayencour, le père de Marguerite Yourcenar, le vend en 1913, peu de temps après en avoir hérité. Le château sera détruit lors des combats de la Première Guerre mondiale (cf. villa Marguerite Yourcenar).

Elle valide la première partie de son baccalauréat à Nice, sans avoir fréquenté l'école. Son premier poème dialogué, Le Jardin des chimères, est publié à compte d'auteur en 1921 et signé Yourcenar, anagramme de Crayencour à l'omission d'un C près, pseudonyme inventé avec l'aide et l'accord de son père et qui deviendra son patronyme légal en 1947 lorsqu'elle reçut la nationalité américaine[4].

Elle accompagne son père, homme cultivé et anticonformiste, dans ses voyages : Londres pendant la Première Guerre mondiale, le Midi de la France, la Suisse, l'Italie où elle découvre avec lui la Villa d'Hadrien à Tivoli ; elle l'observe, assiste à ses amours dont elle fera la trame de Quoi ? L'Éternité.

Débuts littéraires[modifier | modifier le code]

En 1929, elle publie son premier roman, inspiré d'André Gide[5], d'un style précis, froid et classique : Alexis ou le Traité du vain combat. Il s'agit d'une longue lettre dans laquelle un homme, musicien renommé, confie à son épouse son homosexualité et sa décision de la quitter dans un souci de vérité et de franchise. La « Monique » du texte n'est autre que le grand amour du père de Yourcenar, par ailleurs ancienne condisciple de sa mère, Jeanne de Vietinghoff. Après le décès de son père en 1929 (il a cependant eu le temps de lire le premier roman de sa fille), Marguerite Yourcenar mène une vie bohème entre Paris, Lausanne, Athènes, les îles grecques, Istanbul, Bruxelles, etc. Bisexuelle[6],[7], Yourcenar aime des femmes et tombe amoureuse d'un homme homosexuel, André Fraigneau[7], écrivain et éditeur chez Grasset.

Elle publie les Nouvelles orientales, échos de ses voyages, Feux, composé de textes d'inspiration mythologique ou religieuse entrecoupés d'apophtegmes, où l'auteur traite sur différents modes le thème du désespoir amoureux et des souffrances sentimentales, repris plus tard dans Le Coup de grâce (1939), court roman sur un trio amoureux ayant pour cadre la Courlande pendant la guerre russo-polonaise de 1920.

Départ pour les États-Unis[modifier | modifier le code]

En 1939, alors que l'Europe s'achemine visiblement vers la guerre, Marguerite Yourcenar part pour les États-Unis rejoindre Grace Frick[8], alors professeur de littérature britannique à New York et sa compagne depuis une rencontre fortuite à Paris en février 1937 à l'hôtel Wagram[7].

Grace Frick renonce à sa carrière universitaire, soutient financièrement et psychologiquement Marguerite Yourcenar pendant la guerre et devient la traductrice de son œuvre en anglais[9]. Elles s'installent à partir de 1950 sur l'île des Monts Déserts (Mount Desert Island, dans le Maine), qu'elles avaient découverte ensemble en 1942, et nomment leur maison Petite-Plaisance. Yourcenar y passera le reste de sa vie ; naturalisée américaine en 1947, elle enseigne la littérature française et l'histoire de l'art jusqu'en 1953.

Grace Frick organise leur vie, ne se plaint pas après son ablation du sein en 1958 et doit rassurer sa compagne hypocondriaque et sujette à dépression[10]. Les deux femmes vivent ensemble jusqu'à la mort de Frick d'un cancer du sein en 1979[11].

Principaux romans[modifier | modifier le code]

Son roman Mémoires d'Hadrien, en 1951, connaît un succès mondial et établit définitivement sa réputation d'écrivain majeur, consacrée en 1970 par son élection à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique et en 1980 par son élection à l'Académie française, pour laquelle elle est notamment soutenue par Jean d'Ormesson. Elle dit avoir longtemps hésité, pour le choix de son sujet, entre l'empereur Hadrien et le savant persan du Moyen Âge Omar Khayyam.

Le roman L'Œuvre au noir, commencé dès 1923-1924, paraît en 1968 et fait figure de clé de voûte de l'œuvre de Yourcenar : « L'Œuvre au noir, commencée (sous un autre titre[12]) à l'époque où j'avais l'âge du jeune Zénon, du même Henri-Maximilien du début du livre. Terminée quand j'ai eu un peu plus de l'âge qu'ont Zénon et Henri-Maximilien quand ils butent sur leur mort[13]. » Zénon incarne l'esprit de la Renaissance, à la fois de son époque par son désir de connaissance et de liberté mais en avance sur elle au point d'être broyé par ce qui reste en elle d'obscurantismes. Par là, Zénon transcende son époque et représente une position universelle et intemporelle, celle du héros socratique qui donne plus de prix à sa liberté qu'à sa vie et décide d'affronter la mort en face : « Tâchons d'entrer dans la mort les yeux ouverts[14]. » Il incarne surtout celui qui est de passage, pour qui la quête de sens transite nécessairement par l'abîme. À l'encontre d'un type d'abîme où s'effondre Hans Castorp chez Thomas Mann : « héros qui s'accomplit par le moyen d'une lente autodestruction, et au cours d'une sorte de totale incarcération en soi »[15], la quête yourcenarienne est celle de l'Être héraclitéen éternellement en devenir.

Tels sont les protagonistes majeurs qui parcourent l'œuvre de Yourcenar. Depuis la traduction de la quête de La Nature de l'identité si bien rendue dans Les Vagues de Virginia Woolf, les paradoxes de la sexualité dans Le Coup de grâce, en passant par Le Tour de la prison et deux vaines tentatives personnelles de se rendre au Népal[16], Yourcenar élabore Le Labyrinthe du Monde, qui transmue l'œuvre d'une vie en épopée littéraire. L'écrivain affirme[17] ainsi sa propre identité : « Tant qu'un être inventé ne nous importe pas autant que nous-mêmes, il n'est rien »[18].

Élection à l'Académie française[modifier | modifier le code]

Yourcenar est la première femme à siéger à l'Académie française où elle succède à Roger Caillois auquel elle a consacré un essai[19]. La dernière partie de sa vie se partage entre l'écriture dans l'isolement de l'île des Monts-Déserts et de longs voyages, parmi lesquels des périples autour du monde avec le jeune réalisateur américain Jerry Wilson, son dernier secrétaire et compagnon dont les photographies en couleur illustrent La Voix des Choses, choix de textes par l'écrivain. Jerry Wilson meurt du sida le 8 février 1986[20].

Marguerite Yourcenar meurt à son tour le 17 décembre 1987 à Bar Harbor. Ses cendres sont déposées au cimetière Brookside à Somesville, un des villages de la municipalité de Mount Desert à côté de la petite maison en rondins qu'elle avait louée avec Grace Frick pendant les trois premiers étés du couple dans le Maine. Trois dalles funéraires s'y trouvent : la première, réservée à Grace Frick, porte l'inscription, reprise des Mémoires d'Hadrien, « HOSPES COMESQUE » (elle est l'hôte et la compagne). La deuxième, en malachite, destinée à Jerry Wilson, porte sur la tranche l'inscription en grec « ΣΑΠΦΡΩΝ ΕΡΩΣ » (Saphron Eros qui signifie selon Yourcenar : le calme et intelligent amour). Enfin, la troisième, gravée partiellement avant son décès, est celle qui recouvre ses cendres[21] et porte une épitaphe tirée de L'Œuvre au noir : « Plaise à Celui qui Est peut-être de dilater le cœur de l'homme à la mesure de toute la vie. »

Plaque funéraire de Yourcenar.
Plaque funéraire de Marguerite Yourcenar

Des romans historiques aux mémoires autobiographiques, l'œuvre de Yourcenar se caractérise d'abord par l'élaboration esthétique de sa langue, au style épuré et classique, et par le privilège donné à la narration. Inspirée à la fois par la sagesse orientale et la philosophie gréco-latine, la pensée de l'écrivain se reconnaît notamment dans l'humanisme de la Renaissance entendu comme curiosité universelle nourrie par la lecture des livres anciens :

« Le véritable lieu de naissance est celui où l'on a porté pour la première fois un coup d'œil intelligent sur soi-même : mes premières patries ont été les livres. »

— Mémoires d'Hadrien

Yourcenar lisait couramment le grec ancien et le latin et avait une vaste connaissance de la littérature antique. Pour la rédaction des Mémoires d'Hadrien, elle rassemble une documentation exhaustive et lit toute la littérature conservée de l'époque d'Hadrien[22].

Son abondante correspondance a été publiée partiellement sous le titre Lettres à ses amis et quelques autres (Gallimard, 1995). Une édition complète est en cours chez ce même éditeur (trois volumes parus à ce jour pour la période de 1951 à 1963).

Liste des œuvres[modifier | modifier le code]

Études biographiques[modifier | modifier le code]

  • 1990 : Josyane Savigneau, Marguerite Yourcenar : l'invention d'une vie (Gallimard, 1990);.
  • 1995 : Michèle Sarde, Vous, Marguerite Yourcenar : la passion et ses masques (Laffont, 1995);
  • 1998 : Michèle Goslar, Yourcenar. Qu'il eût été fade d'être heureux (Bruxelles, Racine, 1998);
  • 2010 : Achmy Halley, Tanguy Dohollau, Marguerite Yourcenar, l'académicienne aux semelles de vent (À dos d'âne, 2010)
  • 2016 : Henriette Levillain, Yourcenar : Carte d'identité (Fayard, 2016)

Études sur l'œuvre[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs milliers d'études sur l'œuvre de Marguerite Yourcenar, disponibles dans les bibliothèques des associations yourcenariennes.

  • 2013 : Marguerite Yourcenar, alchimie du paysage, un documentaire de Jacques Loeuille, diffusé en 2014 sur France Télévisions
  • 2002 : La Promesse du seuil : un voyage avec Marguerite Yourcenar de Christian Dumais-Lvowski, photographies de Saddri Derradji, coll. « Archives privées » (Actes Sud);
  • 2008 : Marguerite Yourcenar : itinéraire d'un écrivain solitaire, d'Antoine Gavory, Flagrant d'élie
  • 1980 : Marguerite Yourcenar (Blot), Jean Blot (éditions Seghers);
  • Roman, histoire et mythe dans l'œuvre de Marguerite Yourcenar, actes du colloque d'Anvers mais 1990, Simone et Maurice Delcroix (éditions Tours, 524 pages, 1995);
  • Patrick de Rosbo, Entretiens radiophoniques avec Marguerite Yourcenar (Mercure de France, 1972-1980);
  • Philippe Dasnoy, Dans l'île du Mont-Désert chez Marguerite Yourcenar, documentaire de Philippe Dasnoy et Jean Antoine, diffusé en avril 1975;
  • Les Yeux ouverts, entretiens avec Mathieu Galey (éditions Le Centurion « Les interviews », 1980).
  • Bérengère Deprez, Marguerite Yourcenar et les États-Unis. Du nageur à la vague, Éditions Racine, 2012, 192 p.
  • (en) Bérengère Deprez, Marguerite Yourcenar and the United States. From Prophecy to Protest, Peter Lang, coll. « Yourcenar », 2009, 180 p.
  • Bérengère Deprez, Marguerite Yourcenar. Écriture, maternité, démiurgie, essai, Bruxelles, Archives et musée de la littérature/PIE-Peter Lang, coll. « Documents pour l'histoire des francophonies », 2003, 330 p.
  • Donata Spadaro, Marguerite Yourcenar et l'écriture autobiographique : Le Labyrinthe du monde, bull. SIEY, no 17, décembre 1996, p. 69 à 83
  • Donata Spadaro, Marguerite Yourcenar e l'autobiografia (ADP, 2014)

La Fondation Marguerite-Yourcenar[modifier | modifier le code]

La Fondation Marguerite-Yourcenar, placée sous l'égide de la Fondation de France, est créée en 1982 à l'initiative de l'écrivain elle-même. Cette fondation a pour but de protéger la faune et la flore sauvages[24], et a contribué à la création d'une réserve naturelle dans les Monts des Flandres[25].

Autres actions[modifier | modifier le code]

Le 24 février 1968, Marguerite Yourcenar, végétarienne[26] réclamant un minimum de compassion à l'égard des animaux dans une perspective humaniste universelle[27], écrit à Brigitte Bardot la lettre qui informera celle-ci de la cruauté du massacre des bébés phoques au Canada, et déclenchera par ce truchement une campagne mondiale de plusieurs années[28].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yourcenar est une anagramme imparfaite de son nom de famille, Crayencour.
  2. Ce n'est qu'en 1925 qu'une branche de la famille Cleenewerck de Crayencour sera anoblie en Belgique.
  3. Marguerite Yourcenar, état civil, Centre international de documentation Marguerite Yourcenar, , p. 7
  4. Marthe Peyroux, Marguerite Yourcenar. Mon très cher père, Eurédit, , p. 95
  5. Dans la préface d'Alexis ou le Traité du vain combat, rédigée en 1963, Marguerite Yourcenar affirme que, si le titre fait bien écho au Traité du vain désir de Gide, l'influence de ce dernier fut en réalité faible et surtout formelle, l'empreinte essentielle étant plutôt celle de Rilke.
  6. présentation de Vous, Marguerite Yourcenar La passion et ses masques, un livre de Michèle Sarde
  7. a, b et c Proches et amis de Marguerite Yourcenar sur le site du Centre International de documentation sur Marguerite Yourcenar
  8. 12 janvier 1903 - 18 novembre 1979, sans lien de parenté avec Henry Frick à l'origine de la collection du même nom (Michèle Sarde, Vous, Marguerite Yourcenar, Robert Laffont, 1995, p. 227
  9. (en) Josyane Savigneau, Marguerite Yourcenar. Inventing a LifeUniversity of Chicago Press, , p. 327
  10. (en) George Sebastian Rousseau, Yourcenar, Haus, , p. 9
  11. (en) Bérengère Deprez, Marguerite Yourcenar and the USA. From Prophecy to Protest, Peter Lang, , p. 129
  12. La Mort conduit l'attelage
  13. Marguerite Yourcenar, Œuvres romanesques, éditions Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », , p. 857
  14. ibid., p. 515
  15. Marguerite Yourcenar, Sous bénéfice d'inventaire, Humanisme et hermétisme chez Thomas Mann, éditions Gallimard, , p. 179
  16. Marguerite Yourcenar, Lettres à ses amis et quelques autres, éditions Gallimard, , p. 638 et 687
  17. Louis Coste, Autodestruction et Puissance d'Affirmation de Soi dans l'œuvre de Marguerite Yourcenar, Université Paris 7, Thèse, , 331 p. (lire en ligne), « Marguerite Yourcenar se veut précurseur éternel d'une œuvre qu'il restera toujours construire, à reconstruire. Elle nous relie apparemment à la pensée orientale à travers les vestiges présocratiques. Elle nous relie en fait à l'expression ancestrale de "la terre inconnue". Aussi, sa pensée est-elle composée de la densité du concret et de le décantation subtile du réel. L'imagination en est proscrite, car le rêve est la décantation de la réalité. Son œuvre est la méditation d'une vie...», p. 274.
  18. Marguerite Yourcenar, L'Œuvre au Noir, Carnets de notes, in Œuvres romanesques, éditions Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », , p. 864
  19. Achmy Halley, Marguerite Yourcenar en poésie, Rodopi, , p. 141
  20. Marthe Peyroux, op. cit., p. 252
  21. Philippe Landru, « YOURCENAR Marguerite (Marguerite Cleenewerck de Crayencour : 1903-1987). Cimetière Brookside de Somesville, Maine - États-Unis », 23 février 2014
  22. Entretiens avec Mathieu Galey
  23. Discours de réception et réponse
  24. Fondation Marguerite-Yourcenar sur le site de la Fondation de France, consulté le 5 juillet 2017.
  25. « Musée Marguerite-Yourcenar », sur museeyourcenar.chez.com (consulté le 13 mai 2017)
  26. « Vers l'âge de dix ans, j'appris à manger de la viande pour faire comme tout le monde […] Quarante ans plus tard, révoltée par les carnages de bêtes, je repris le chemin suivi dans l'enfance. » (Quoi ? L'Éternité, Gallimard, p. 205.)
  27. « Créer un site web gratuit - pages perso Orange », sur bibliodroitsanimaux.voila.net (consulté le 13 mai 2017)
  28. Marguerite Yourcenar, Lettres à ses amis et à quelques autres, Folio 2983, 1995, page 357

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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