Marguerite Yourcenar

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour l'essai de Jean Blot, voir Marguerite Yourcenar (Blot).
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille Cleenewerck de Crayencour.
Marguerite Yourcenar
Description de cette image, également commentée ci-après

Marguerite Yourcenar en 1983.

Nom de naissance Marguerite Antoinette Jeanne Marie Ghislaine Cleenewerck de Crayencour
Naissance
Bruxelles, Drapeau de la Belgique Belgique
Décès (à 84 ans)
Île des Monts Déserts, Maine
Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale
Distinctions
Prix Femina (1968)
Prix Prince-Pierre-de-Monaco (1972)
Grand prix de littérature de l'académie française (1977)
Première femme élue à l'Académie française (fauteuil n° 3) (1980)
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

Marguerite Yourcenar[1], née Marguerite Antoinette Jeanne Marie Ghislaine Cleenewerck de Crayencour le à Bruxelles et morte le à Bar Harbor, dans l'État du Maine (États-Unis), est une femme de lettres française naturalisée américaine en 1947, auteur de romans et de nouvelles « humanistes », ainsi que de récits autobiographiques. Elle fut aussi poète, traductrice, essayiste et critique littéraire.

Elle fut la première femme élue à l'Académie française, le 6 mars 1980, grâce au soutien actif de Jean d'Ormesson, qui prononça le discours de sa réception, le 22 janvier 1981.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marguerite Antoinette Jeanne Marie Ghislaine Cleenewerck de Crayencour — domaine acquis par la famille, qui l'ajouta à son nom — est née dans une maison de l'avenue Louise, à Bruxelles, d'un père originaire de la Flandre française appartenant à l'ancienne bourgeoisie[2], la famille Cleenewerck de Crayencour, Michel Cleenewerck de Crayencour, et d'une mère belge, Fernande de Cartier de Marchienne, d'une famille noble belge, qui meurt dix jours après sa naissance[3].

Marguerite est élevée chez sa grand-mère paternelle Noémi Dufresne (dont elle fait, dans Archives du Nord, un portrait à l'acide) par son père, anti-conformiste et grand voyageur; elle passe ses hivers à Lille et ses étés, jusqu'à la Première Guerre mondiale, dans le château familial situé au Mont Noir dans la commune de Saint-Jans-Cappel (Nord), construit en 1824 par son arrière-grand-père Amable Dufresne (1801-1875) et qui restera la propriété de la famille Dufresne jusqu'à la mort de Noémi en 1909. Michel Cleenewerck de Crayencour, le père de Marguerite Yourcenar, le vend en 1913, peu de temps après en avoir hérité. Le château sera détruit lors des combats de la Première Guerre mondiale (cf. villa Marguerite Yourcenar).

Elle valide la première partie de son baccalauréat à Nice, sans avoir fréquenté l'école. Son premier poème dialogué, Le Jardin des chimères, est publié à compte d'auteur en 1921 et signé Yourcenar, anagramme de Crayencour à l'omission d'un C près, pseudonyme inventé avec l'aide et l'accord de son père et qui deviendra son patronyme légal en 1947 lorsqu'elle reçut la nationalité américaine[4].

Elle accompagne son père, homme cultivé et anticonformiste, dans ses voyages : Londres pendant la Première Guerre mondiale, le Midi de la France, la Suisse, l'Italie où elle découvre avec lui la Villa d'Hadrien à Tivoli ; elle l'observe, assiste à ses amours dont elle fera la trame de Quoi ? L'Éternité.

En 1929, elle publie son premier roman, inspiré d'André Gide[5], d'un style précis, froid et classique : Alexis ou le Traité du vain combat. Il s'agit d'une longue lettre dans laquelle un homme, musicien renommé, confie à son épouse son homosexualité et sa décision de la quitter dans un souci de vérité et de franchise. La « Monique » du texte n'est autre que le grand amour du père de Yourcenar, par ailleurs ancienne condisciple de sa mère, Jeanne de Vietinghoff . Après le décès de son père, en 1929 (il a cependant eu le temps de lire le premier roman de sa fille), Marguerite Yourcenar mène une vie bohème entre Paris, Lausanne, Athènes, les îles grecques, Constantinople, Bruxelles, etc. Marguerite Yourcenar est bisexuelle[6],[7], elle aime des femmes et tombe amoureuse d'un homosexuel, André Fraigneau[7], écrivain et éditeur chez Grasset.

Elle publie les Nouvelles orientales, échos de ses voyages, Feux, composé de textes d'inspiration mythologique ou religieuse entrecoupés d'apophtegmes, où l'auteur traite sur différents modes le thème du désespoir amoureux et des souffrances sentimentales, repris plus tard dans Le Coup de grâce (1939), court roman sur un trio amoureux ayant pour cadre la Courlande pendant la guerre russo-polonaise de 1920.

En 1939, dix ans après la mort de son père, l'Europe s'agite dangereusement. Marguerite Yourcenar part pour les États-Unis rejoindre Grace Frick[8] (12 janvier 1903- 18 novembre 1979), alors professeur de littérature britannique à New York et sa compagne depuis une rencontre fortuite à Paris en février 1937 à l'hôtel Wagram[7]. Les deux femmes vivent ensemble jusqu'à la mort de Frick d'un cancer du sein en 1979[9].

Elles s'installent à partir de 1950 sur l'île des Monts Déserts (Mount Desert Island, dans le Maine), qu'elles avaient découverte ensemble en 1942, et nomment leur maison Petite-Plaisance. Yourcenar y passera le reste de sa vie ; citoyenne américaine en 1947, elle enseigne la littérature française et l'histoire de l'art jusqu'en 1953. Grace Frick qui sacrifie sa carrière universitaire, la soutient financièrement et psychologiquement pendant la guerre et devient traductrice de son œuvre[10]. Grace Frick organise leur vie, ne se plaint pas après son ablation du sein en 1958 et doit rassurer sa compagne hypocondriaque et sujette à dépression[11].

Plaque funéraire de Marguerite Yourcenar.
Plaque funéraire de Marguerite Yourcenar. L'épitaphe est tirée de L'Œuvre au noir : « Plaise à Celui qui Est peut-être de dilater le cœur de l'homme à la mesure de toute la vie. »

Son roman Mémoires d'Hadrien, en 1951, connaît un succès mondial et lui vaut le statut définitif d'écrivain, consacré en 1970 par son élection à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, et dix ans plus tard, par son entrée à l'Académie française, grâce au soutien actif de l'écrivain et académicien Jean d'Ormesson.

L'Œuvre au noir, initiée dès 1923-24, paraît en 1968. Ce roman est sans doute la clé de voûte de l'œuvre de Marguerite Yourcenar: « L'Œuvre au noir, commencée (sous un autre titre[12]) à l'époque où j'avais l'âge du jeune Zénon, du même Henri-Maximilien du début du livre. Terminée quand j'ai eu un peu plus de l'âge qu'ont Zénon et Henri-Maximiien quand ils butent sur leur mort[13]. » Zénon accompagne et incarne l'esprit de la Renaissance. Il est l'archétype de l'homme profondément mu par le désir de savoir afin de repousser l'obscurantisme. Il incarne encore l'être qui transcende époques et civilisations : anti-héros plutôt que combattant-philosophe au sens jupitérien comme Hadrien jusque dans la mort : « Tâchons d'entrer dans la mort les yeux ouverts[14]. » Il incarne surtout celui qui est de passage, pour qui la quête de sens transite nécessairement par l'abîme. À l'encontre d'un type d'abîme où s'effondre Hans Castorp chez Thomas Mann : "héros qui s'accomplit par le moyen d'une lente autodestruction, et au cours d'une sorte de totale incarcération en soi"[15], la quête yourcenarienne est celle de l'Etre héraclitien éternellement en devenir.

Tels sont les protagonistes majeurs qui parcourent l'œuvre de Yourcenar. Depuis la traduction de la quête de la nature de l'Identité si bien rendue dans les Vagues de Virginia Woolf, les paradoxes de la sexualité dans le Coup de Grâce, en passant par Le Tour de la Prison et deux vaines tentatives personnelles de se rendre au Népal[16], Yourcenar élabore Le Labyrinthe du Monde, qui transmue l'œuvre d'une vie en épopée littéraire. L'écrivain affirme[17] ainsi sa propre identité: "Tant qu'un être inventé ne nous importe pas autant que nous-mêmes, il n'est rien"[18].

Yourcenar est la première femme à siéger à l'Académie française où elle succède à Roger Caillois auquel elle a consacré un essai[19]. Elle dit avoir longtemps hésité, pour le choix de son sujet, entre l'empereur Hadrien et le mathématicien-philosophe Omar Khayyam. Sa vie se partage entre l'écriture dans l'isolement de l'île des Monts-Déserts et de longs voyages, parmi lesquels des périples autour du monde avec Jerry Wilson[20], son dernier secrétaire et compagnon dont les photographies en couleur illustrent La Voix des Choses, choix de textes par l'écrivain. Jerry Wilson meurt du sida le 8 février 1986[21].

Marguerite Yourcenar meurt à son tour le 17 décembre 1987 à Bar Harbor. Ses cendres sont déposées au cimetière Brookside à Somesville, un des villages de Mount Desert, à côté de la petite maison en rondins qu'elle avait louée avec Grace Frick pendant les trois premiers étés du couple dans le Maine. Trois dalles funéraires s'y trouvent : la première, réservée à Grace Frick porte l'inscription, reprise à Mémoires d'Hadrien, « HOSPES COMESQUE » (elle est l'hôte et la compagne). La deuxième, en malachite, destinée à Jerry Wilson, porte sur la tranche l'inscription en grec « ΣΑΠΦΡΩΝ ΕΡΩΣ » (Saphron Eros qui signifie selon Yourcenar : le calme, l'intelligent amour). Enfin, la troisième, gravée partiellement avant son décès, est celle qui recouvre ses cendres[22].

Des romans historiques aux mémoires autobiographiques, l'œuvre de Yourcenar s'inscrit en marge du courant engagé de son époque et se caractérise d'abord par sa langue, au style épuré et classique, et aussi par son esthétisme et le désir d'affirmer la finalité de la littérature : la narration. Inspirée par la sagesse orientale, et surtout par la philosophie gréco-latine, la pensée de l'écrivain ne s'est jamais éloignée de l'humanisme de la Renaissance :

« Le véritable lieu de naissance est celui où l'on a porté pour la première fois un coup d'œil intelligent sur soi-même : mes premières patries ont été les livres. »

— Mémoires d'Hadrien

Yourcenar lisait couramment le grec ancien et le latin et connaissait parfaitement les textes antiques. Pour la rédaction des Mémoires d'Hadrien, elle s'obligea à lire ou relire tous les textes majeurs de l'époque d'Hadrien[23].

Son abondante correspondance a été publiée partiellement sous le titre Lettres à ses amis et quelques autres (Gallimard, 1995) puis par ce même éditeur (trois volumes parus à ce jour pour 1951 à 1963).

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1921 : Le Jardin des chimères (poésie) ;
  • 1922 : Les dieux ne sont pas morts (poésie) ;
  • 1929 : Alexis ou le Traité du vain combat (roman), publié au Sans Pareil ;
  • 1931 : La Nouvelle Eurydice (roman) ;
  • 1932 : Pindare ;
  • 1934 : Denier du rêve (roman) ;
  • 1934 : La mort conduit l'attelage ;
  • 1936 : Feux (poèmes en prose) ;
  • 1937 : Les Vagues, de Virginia Woolf (traduction) ;
  • 1938 : Les Songes et les Sorts ;
  • 1938 : Nouvelles orientales, (nouvelles) ;
  • 1939 : Le Coup de grâce (roman) ;
  • 1947 : Ce que savait Maisie, d'Henry James (traduction) ;
  • 1951 : Mémoires d'Hadrien (roman) ;
  • 1954 : Électre ou la Chute des masques ;
  • 1956 : Les Charités d'Alcippe (La Flûte enchantée, Liège, poésies) ;
  • 1958 : Présentation critique de Constantin Cavafy 1863-1933, suivie d'une traduction intégrale de ses poèmes (poésie, traduction) ;
  • 1962 : Sous bénéfice d'inventaire (essai) ;
  • 1962 : Ah, mon beau château (étude historique sur le château de Chenonceau, repris sous forme de guide touristique en 1975 ?) ;
  • 1963 : Le Mystère d'Alceste (théâtre) ;
  • 1963 : Qui n'a pas son Minotaure ? ;
  • 1964 : Hortense Flexner, suivi de poèmes choisis (poésie, essai, traduction) ;
  • 1964 : Fleuve profond, sombre rivière (poésie, traduction de negro spirituals) ;
  • 1968 : L'Œuvre au noir (roman) ;
  • 1969 : Présentation critique d'Hortense Flexner, choix de poèmes (traduction) ;
  • 1971 : Réception de Madame Marguerite Yourcenar à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique - Discours de M. Carlo Bronne et de Mme Marguerite Yourcenar (discours) ;
  • 1971 : Théâtre I (Rendre à César, la Petite Sirène et le Dialogue dans le marécage) (théâtre) ;
  • 1972 : Entretiens Marguerite Yourcenar et Patrick de Rosbo (entretien) ;
  • 1974 : Le Labyrinthe du monde. I, Souvenirs pieux (récit) ;
  • 1977 : Le Labyrinthe du monde. II, Archives du Nord (récit) ;
  • 1979 : La Couronne et la Lyre (anthologie de poèmes traduits du grec ancien) ;
  • 1980 : Les Yeux ouverts : entretiens avec Marguerite Yourcenar de Matthieu Galey (entretiens) ;
  • Comment Wang-Fô fut sauvé.
  • 1980 : Mishima ou la Vision du vide, (Gallimard, essai) ;
  • 1981 : Discours de réception de Madame Marguerite Yourcenar à l'Académie française et réponse de Monsieur Jean d'Ormesson (discours)[24] ;
  • 1982 : Comme l'eau qui coule (Anna, soror…, Un homme obscur, Une belle matinée) ;
  • 1982 : Œuvres romanesques (Pléiade) ;
  • 1982 : « ... Si nous voulons encore essayer de sauver la Terre » (conférence) ;
  • 1982 : Sur quelques thèmes érotiques et mystiques de la Gita-Govinda - L'Andalousie ou les Hespérides (essai) ;
  • 1983 : Le Coin des « Amen » de James Baldwin (traduction) ;
  • 1983 : Le Temps, ce grand sculpteur ;
  • 1984 : Blues et Gospels (poésie, traduction) ;
  • 1984 : Cinq Nô moderne de Yukio Mishima (traduction) ;
  • 1984 : Les Charités d'Alcippe, (poème);
  • 1985 : Le Cheval noir à tête blanche (conte indien) ;
  • 1987 : La Voix des choses (recueil de textes illustré de photos de Jerry Wilson) ;
  • 1988 : Le Labyrinthe du monde. III : Quoi ? L'Éternité (récit) ;
  • 1988 : Les Trente-Trois Noms de Dieu-Le Livre d'Adresse (essai d'un journal suivi par poésie) ;
  • 1989 : En pèlerin et en étranger (essai) ;
  • 1991 : Le Tour de la prison (essai, voyages) ;
  • 1991 : Essais et Mémoires (Pléiade) ;
  • 1992 : Écrit dans un jardin (poème illustré par Pierre Albuisson) ;
  • 1993 : Conte bleu - Le Premier soir - Maléfice (contes) ;
  • 1994 : Poèmes à la nuit, de Rainer Maria Rilke (poésie, avec une préface de M. Yourcenar)  ;
  • 1995 : Lettres à ses amis et quelques autres (correspondance) ;
  • 1999 : Radioscopie de Jacques Chancel avec Marguerite Yourcenar' (entretien) ;
  • 1999 : Sources II (essai) ;
  • 1999 : Marguerite Yourcenar : Entretiens avec des Belges (entretiens) ;
  • 2002 : Portrait d'une voix (entretiens) ;
  • 2004 : D'Hadrien à Zénon - Correspondance 1951-1956 ;
  • 2007 : Une volonté sans fléchissement - Correspondance 1957-1960 ;
  • 2008 : Marguerite Yourcenar en questions (questionnaire) ;
  • 2011 : Persévérer dans l'être - Correspondance 1961-1963.

Études biographiques[modifier | modifier le code]

  • 1990 : Josyane Savigneau, Marguerite Yourcenar : l'invention d'une vie (Gallimard, 1990);.
  • 1995 : Michèle Sarde, Vous, Marguerite Yourcenar : la passion et ses masques (Laffont, 1995);
  • 1998 : Michèle Goslar, Yourcenar. Qu'il eût été fade d'être heureux (Bruxelles, Racine, 1998);
  • 2010 : Achmy Halley, Tanguy Dohollau, Marguerite Yourcenar, l'académicienne aux semelles de vent (À dos d'âne, 2010)
  • 2016 : Henriette Levillain, Yourcenar : Carte d'identité (Fayard, 2016)

Études sur l'œuvre[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs milliers d'études sur l'œuvre de Marguerite Yourcenar, disponibles dans les bibliothèques des associations yourcenariennes.

  • 2013 : Marguerite Yourcenar, alchimie du paysage, un documentaire de Jacques Loeuille, diffusé en 2014 sur France Télévisions
  • 2002 : La Promesse du seuil : un voyage avec Marguerite Yourcenar de Christian Dumais-Lvowski, photographies de Saddri Derradji, coll. « Archives privées » (Actes Sud);
  • 2008 : Marguerite Yourcenar : itinéraire d'un écrivain solitaire, d'Antoine Gavory, Flagrant d'élie
  • 1980 : Marguerite Yourcenar (Blot), Jean Blot (éditions Seghers);
  • Roman, histoire et mythe dans l'œuvre de Marguerite Yourcenar, actes du colloque d'Anvers mais 1990, Simone et Maurice Delcroix (éditions Tours, 524 pages, 1995);
  • Patrick de Rosbo, Entretiens radiophoniques avec Marguerite Yourcenar (Mercure de France, 1972-1980);
  • Philippe Dasnoy, Dans l'île du Mont-Désert chez Marguerite Yourcenar, documentaire de Philippe Dasnoy et Jean Antoine, diffusé en avril 1975;
  • Les Yeux ouverts, entretiens avec Mathieu Galey (éditions Le Centurion « Les interviews », 1980).
  • Bérengère Deprez, Marguerite Yourcenar et les États-Unis. Du nageur à la vague, Éditions Racine, 2012, 192 p.
  • (en) Bérengère Deprez, Marguerite Yourcenar and the United States. From Prophecy to Protest, Peter Lang, coll. « Yourcenar », 2009, 180 p.
  • Bérengère Deprez, Marguerite Yourcenar. Écriture, maternité, démiurgie, essai, Bruxelles, Archives et musée de la littérature/PIE-Peter Lang, coll. « Documents pour l'histoire des francophonies », 2003, 330 p.
  • Donata Spadaro, Marguerite Yourcenar et l'écriture autobiographique : Le Labyrinthe du monde, bull. SIEY, no 17, décembre 1996, p. 69 à 83
  • Donata Spadaro, Marguerite Yourcenar e l'autobiografia (ADP, 2014)

La Fondation Marguerite Yourcenar[modifier | modifier le code]

La Fondation Marguerite Yourcenar, sous l'égide de la Fondation de France est créée en 1982, à l'initiative de l'écrivain elle-même. Cette fondation a pour but de protéger la faune et la flore sauvages[25], et a contribué à la création d'une réserve naturelle dans les Monts de Flandre[26].

Autres actions[modifier | modifier le code]

Le 24 février 1968, Marguerite Yourcenar, végétarienne[27] réclamant un minimum de compassion à l'égard des animaux dans une perspective humaniste universelle[28], écrit à Brigitte Bardot la lettre qui informera celle-ci de la cruauté du massacre des bébés phoques au Canada, et déclenchera par ce truchement une campagne mondiale de plusieurs années[29].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yourcenar est une anagramme imparfaite de son nom de famille, Crayencour.
  2. Une branche de la famille Cleenewerck de Crayencour ne sera anoblie en Belgique qu'en 1925.
  3. Marguerite Yourcenar, état civil, Centre international de documentation Marguerite Yourcenar, , p. 7
  4. Marthe Peyroux, Marguerite Yourcenar. Mon très cher père, Eurédit, , p. 95
  5. Dans la préface d'Alexis ou le Traité du vain combat, rédigée en 1963, Marguerite Yourcenar affirme que, si le titre fait bien écho au Traité du vain désir de Gide, l'influence de ce dernier fut en réalité faible et surtout formelle, l'empreinte essentielle étant plutôt celle de Rilke.
  6. présentation de Vous, Marguerite Yourcenar La passion et ses masques, un livre de Michèle Sarde
  7. a, b et c Proches et amis de Marguerite Yourcenar sur le site du Centre International de documentation sur Marguerite Yourcenar
  8. Sans lien de parenté avec Henry Frick à l'origine de la collection du même nom, référence: Michèle Sarde, Vous, Marguerite Yourcenar, Robert Laffont, 1995, p. 227
  9. (en) Bérengère Deprez, Marguerite Yourcenar and the USA. From Prophecy to Protest, Peter Lang, , p. 129
  10. (en) Josyane Savigneau, Marguerite Yourcenar. Inventing a LifeUniversity of Chicago Press, , p. 327
  11. (en) George Sebastian Rousseau, Yourcenar, Haus, , p. 9
  12. La Mort conduit l'attelage
  13. Marguerite Yourcenar, Œuvres romanesques, Gallimard, , p.857
  14. ibid., p.515
  15. Marguerite Yourcenar, Sous bénéfice d'inventaire, Humanisme et hermétisme chez Thomas Mann, Gallimard, , p.179
  16. Marguerite Yourcenar, Lettres à ses amis et quelques autres, Gallimard, , p.638, 687
  17. Louis Coste, Autodestruction et Puissance d'Affirmation de Soi dans l'œuvre de Marguerite Yourcenar, Université Paris 7, Thèse, , 331 p. (lire en ligne), "Marguerite Yourcenar se veut précurseur éternel d'une œuvre qu'il restera toujours construire, à reconstruire. Elle nous relie apparemment à la pensée orientale à travers les vestiges présocratiques. Elle nous relie en fait à l'expression ancestrale de "la terre inconnue". Aussi, sa pensée est-elle composée de la densité du concret et de le décantation subtile du réel. L'imagination en est proscrite, car le rêve est la décantation de la réalité. Son œuvre est la méditation d'une vie... "p.274
  18. Marguerite Yourcenar, L'Œuvre au Noir, Carnets de notes, in Œuvres romanesques, Gallimard, , p. 864
  19. Achmy Halley, Marguerite Yourcenar en poésie, Rodopi, , p. 141
  20. Jeune réalisateur américain parfaitement bilingue.
  21. Marthe Peyroux, op. cit., p. 252
  22. Philippe Landru, « YOURCENAR Marguerite (Marguerite Cleenewerck de Crayencour : 1903-1987). Cimetière Brookside de Somesville, Maine - États-Unis », 23 février 2014
  23. Entretiens avec Mathieu Galey
  24. Discours de réception et réponse
  25. http://www.fondationdefrance.org/La-Fondation-de-France/Fonds-et-fondations-sous-egide/Toutes-les-fondations/Marguerite-Yourcenar
  26. http://museeyourcenar.chez.com/la_fondation_marguerite_yourcenar_082.htm
  27. « Vers l'âge de dix ans, j'appris à manger de la viande pour faire comme tout le monde […] Quarante ans plus tard, révoltée par les carnages de bêtes, je repris le chemin suivi dans l'enfance. » (Quoi ? L'Éternité, Gallimard, p. 205.)
  28. http://bibliodroitsanimaux.voila.net/yourcenaramedesbetes.html
  29. Marguerite Yourcenar, Lettres à ses amis et à quelques autres, Folio 2983, 1995, page 357

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :